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dimanche 6 avril 2008

L'après-match



L’expérience de la performance à la TOHU m’a marqué durant plusieurs jours. Je n’ai pas arrêté d’y penser, de l’analyser, d’échafauder de nouvelles possibilités.

Malgré toutes mes années de scène, en tant que musiciens, puis de chanteur, je ne me suis jamais senti autant à ma place. La symbiose avec le groupe de musiciens a été plus marquée et marquante que je ne l’avais imaginée. J’avais prévu une certaine interaction mais, sachant qu’il s’agissait d’une première, que nous ne nous connaissions pas sous cette forme, cela aurait été probablement bien, mais peut-être vécu chacun de son côté. Bien sûr j’espérais que mon fantasme se réalise pleinement, mais je n’en espérais pas trop pour ne pas être déçu si rien ne se passait, ou, au pire, si cela ne fonctionnait pas.
C’est pourquoi je plane sur un nuage depuis plusieurs jours. Il s’est passé des moments forts qui présument des capacités et des possibilités d’un tel échange.

Au dire même des musiciens, la prochaine fois, cela risque d’être très prenant! Et j’ai tellement hâte à cette prochaine fois.

Je rêve maintenant d’une expérience à grand déploiement, une création musico-picturale bien plus exaltée encore.
À l’aide d’écrans géants, de multiples caméras, dont une, minuscule, placée sur ma tempe, dans l’axe visuel exact, avec l’interaction de musiciens aguerris (ceux-là même qui ont cassé la glace avec moi à la TOHU), dans une enceinte post industrielle reconvertie, à l’exemple de la Fonderie Darling, on pourrait créer un œuvre multimédia, un véritable spectacle d’immersion artistique, une invitation au spectateur à plonger dans le processus même de la création.

Musiciens, vidéastes, monteurs, sonorisateurs, éclairagistes, toute une équipe pour cette expérience d’improvisation.
La base même de l’idée créatrice est « l’émanation mnémonique spontanée », c’est-à-dire la transcription non préméditée de la mémoire d’un lieu, de sa forme à son histoire.
Chaque spectacle serait directement influencé par ce lieu.
Bon, ok, je rêve, mais la performance de la TOHU n’était aussi qu’un rêve flou qui a trouvé son lieu et son temps.

Alors, appel à tous ceux qui seraient intéressés à m'aider à concrétiser un tel spectacle. (...ou quelque chose dans le genre!)

La création en art visuel, ou en art plastique est une discipline généralement solitaire. Rendre publique la phase de création a une dimension de partage. J'ai toujours senti que les gens étaient curieux de savoir comment cela se passe. De mettre ainsi en contexte le processus créatif permet de rejoindre encore plus intensément les gens et de leur offrir une fenêtre sur une dimension souvent impalpable, voire incomprise.
Nombre de personne qui sont venu me voir après la performance en me disant « Je ne savais pas comment tu travaillais », ou « Moi, l'art, j'y comprends pas grand-chose, je ne suis pas un connaisseur, mais maintenant je comprend pourquoi vous, les artistes, vous tripper autant à créer. C'est beau à voir et je regarde maintenant votre travail d'une autre manière », ou « De voir ça comme ça, ça me donne envie d'essayer ».
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dimanche 23 mars 2008

Ça y est ! On l'a fait !


image tirée du film (en cour de montage) de Robert Dupuy

après le spectacle

Ça y est ! On l'a fait !
La performance à la TOHU

Samedi 22 mars 2008, 18h30-19h30
Accompagné par d'excellents musiciens (Yanick Coderre au sax, Jean-Pierre Lévesque à la batterie et Samuel Cournoyer à la contrebasse), j'ai réalisé un vieux fantasme, issu d'une scène que j'avais écrite dans mon troisième roman "La dernière notre" : créer une oeuvre en direct, en interaction très étroite avec de la musique improvisée. Et bien, ce fut toute une expérience, bien au-delà de mes attentes !
Cela faisait plusieurs mois que je me préparais à l'idée de cet événement, de cette performance, plusieurs semaines que je visualisais la scène, ne sachant pas quelle en serait vraiment la teneur. C'était un véritable saut dans le vide.

Installé à même le sol (ma façon de peindre), au beau milieu de l'immense enceinte de l'espace SSQ de la TOHU, une toile vierge de 4 pieds par 6 pieds, mise en valeur par un spot de scène la surplombant à une quinzaine de pieds, n'attendait que le coup d'envoi pour être maculée de noir, de gris et d'ocre.

À l'heure dite, après que tout le monde se soit installé (les musiciens et le caméraman Robert Dupuy, car il y a eu une captation à deux caméras!), la contrebasse a ouvert le bal par une mélopée envoûtante, très atmosphérique. L'ambiance s'est installée. La batterie et le saxophone ont alors emboîté le pas, très tranquillement.
J'ai regardé cette toile vide, cette surface blanche et, armé d'un large pinceau chargé de noir, je me suis littéralement lancé sur la toile. La musique m'a immédiatement transporté sur des avenues de plus en plus rythmées, syncopées, si suggestives que je n'ai eu qu'à me laisser aller.
Dans une sorte de danse, une image s'est formée, soutenue çà et là part les accents d'une cymbale, par le phrasé du sax, ou par la rondeur enveloppante de la contrebasse.
Il s'est alors créé une complicité à laquelle je ne m'étais pas attendu. Les musiciens ont parfaitement compris le jeu. Nous nous sommes fait des clins d'oeil, tantôt figurés par telle ou telle intervention musicale ou picturale, tantôt réels, sorte d'acquiescement à la compréhension mutuelle.

À titre d'exemple, à un certain moment, la musique a baissé d'ampleur, on pouvait entendre mon brossé de pinceau énergique. C'est alors que le batteur, a repris ce rythme au ballet sur la peau de caisse claire. Par cet écho à mon geste, j'ai compris son intention, et nous nous sommes répondu dans un jeu progressif et constructif.
À d'autres occasions, mes coups étaient littéralement dirigés par les accents de saxophone, la vitesse même étant contrôlée par ses intensités.

Il y avait de plus en plus de monde. J'ai relevé les yeux à une occasion et me suis aperçu de cette multitude. J'ai vu des regards curieux, des sourires, peut-être même de l'étonnement.

Nous nous sommes tenus à la durée d'une heure que nous nous étions fixée. Et je pense que c'était une durée parfaite. Ni trop longue pour ne pas lasser, ni trop courte pour que la création puisse se faire.
Véritablement toute une expérience ! Maintenant que la glace est brisée et que cela a parfaitement fonctionné, c'est sans aucun doute à refaire!

Merci à tous ceux qui sont venus voir cette performance, merci à la TOHU d'avoir permis un tel événement et merci aux musiciens pour cette complicité inspirante.

voir aussi : http://alecart.blogspot.com/2008/02/la-performance.html

vendredi 21 mars 2008

Photos d'expo



Les premières photos de l'exposition solo à la TOHU sont visibles sur le site
www.alec5.com, section "peinture" - "photos d'expo"

mercredi 19 mars 2008

Entrevue radio

Extrait de l'entrevue téléphonique
à la station de radio CISM 89.3
radio étudiante de l'Université de Montréal
à l'émission "La queue de la poire"
le lundi 17 mars, à 11h00
chroniqueuse : Constance Tabary

Pour écouter l'extrait radio : CISM 89.3 fm


à réécouter aussi : Entrevue à Radio Centre ville

mardi 18 mars 2008

Le cadre Opus "Maadh" 08 exposé à la TOHU

texte publié sur le blogue d'Opus

Le cadre Opus "Maadh" 08 exposé à la Tohu

Le cadre de vélo de montagne Opus "Maadh", sera présenté lors d'une exposition d'art visuel de l'artiste Alec, à la Tohu, du 13 mars au 10 mai 08. Vernissage : jeudi 20 mars, 18h (entrée libre)

La technique est un transfert photographique d'un montage d'éléments de l'image de la toile originale d'Alec (ci-dessous), sur une micro-pellicule, appliqué en décalcomanie puis recouvert d'un vernis satiné et cuit au four.

« C'est le mariage de mes deux centres d'intérêt, le design et la peinture. Lorsqu'Opus m'a proposé d'habiller ses cadres de vélos de montagne, j'ai tout d'abord pensé qu'il serait difficile de transférer une toile en deux dimensions, d'un certain format, sur des tubes ronds n'offrant que peu de surfaces d'impression. Mais en considérant l'ensemble du cadre et en faisant abstraction des "vides", je me suis vite rendu compte que le résultat pouvait parfaitement fonctionner. Bien sûr, il ne s'agit pas de la toile complète, mais d'une recomposition à partir de quelques extraits. Le Maadh 08 est la seconde expérience et je suis très content du résultat. La qualité d'impression à permis de bien reproduire l'essence même de la toile. » — Alec

à lire aussi :
http://alecart.blogspot.com/search/label/Opus


Le savant fou
acrylique sur toile - 1991 - 36" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm)

série "Mécanique" www.alec5.com


ALEC À LA TOHU
La cité des arts du cirque
Montréal
2345, rue Jarry Est, (angle Iberville)
du 13 mars au 10 mai 2008
Vernissage : jeudi 20 mars, 18h
Performance
:
samedi 22 mars, de 18h30 à 19h30
Voyez la création d'une toile de 4 pi par 6 pi, dans une improvisation en interaction avec le trio du saxophoniste Yanick Coderre.


dimanche 16 mars 2008

Les ateliers à la TOHU



Lorsque la Tohu m'a proposé de présenter des ateliers, dans le cadre de mon exposition, je me suis demandé ce que je pouvais bien apporter dans ce cas. Je ne suis ni professeur, ni maître, ni quoi que ce soit qui puisse prétendre inculquer un certain savoir.
Il faut rappeler ici que la Tohu a, entre autres, une mission communautaire, étant en quelque sorte la maison de la culture du quartier Saint-michel.

Alors j'ai pensé à la performance que j'allais donner durant l'exposition. Et si je faisais partager cette expérience de création spontanée sous influance musicale? Bien sûr, il ne serait pas possible de faire cela avec des musiciens, mais avec de la musique enregistrée.
L'album fétiche, Arbour Zena de Keith Jarrett, qui m'accompagne depuis tant d'année se prêterait parfaitement à l'expérience.

La Tohu a mis à disposition une salle de conférence, installé des tables et fourni des cartons entoilés, de l'acrylique, ainsi que des pinceaux. Trois dates ont été entendues pour donner ces ateliers.

Samedi, j'ai donc donné le premier de ces ateliers. La veille je ne savais pas du tout ce que j'allais présenter, ce que j'allais bien pourvoir dire. Mais j'aime ces sauts dans le vide figuré. J'ai longtemps fait cela sur scène, en musique, alors pourquoi pas essayer comme cela. Me rappelant que ma mère donnait des cours aux adultes, dans le cadre de formation continu, et des cours aux adolescents, en tant qu'enseignante au collège, je me suis relevé les manches cérébrales et me suis lancé dans l'arène.

J'ai tout d'abord présenté le concept même de la création spontanée, par opposition à la création conceptuelle. Sur un gros système de son, on a diffusé la musique. Je l'ai mis assez fort pour pouvoir "enrober" tout le monde, et ainsi susciter plus d'émotions, mais pas trop non plus pour n'assommer personne.

Et à ma grande joie, la magie a opéré. Toutes sortes couleurs, des textues, de constructions ont jaillis de la plupart. Bien sûr, certains ont eu un peu plus de difficultés devant la toile blanche, mais un mot par ci, une suggestion par là, et les mains se sont déliées! Le caractère de gens se transcrivait sur les toiles, la musique les emportait dans des avenues qu'ils n'avaient, aux dires de la plupart, jamais exploré. Se laisser aller dans des images inconnues, au-delà de ses habitudes, au-delà des conventions, de la technique, de la forme, du bien paraître, au-delà même de la peur du résultat. Nombre de fois j'ai pu voir un sourire rassuré lorsque je disais dans le creux de l'oreille : « On peut toujours essuyer, mettre du blanc et repartir de là! Le but n'est pas le résultat, mais le parcours pour s'y rendre. »

Pour une première expérience, je suis heureux et les gens qui y ont participé sont sortis avec de grands sourires. Moi, je suis reparti avec le coeur rempli. J'ai eu l'impression d'avoir été utile!



Pour s'inscrire aux prochains ateliers :
http://www.tohu.ca/fr/activites/fiche.aspx?aid=234

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mardi 11 mars 2008

Communiqué

Communiqué
Pour diffusion immédiate


La TOHU présente
les paysages industriels envoûtants de l’artiste-peintre Alec


du jeudi 13 mars au samedi 10 mai 2008
Vernissage le jeudi 20 mars 2008, à 18 h


Montréal, le 4 mars 2008
C’est avec enthousiasme que la TOHU accueille l’exceptionnelle exposition de l’artiste-peintre Alec. Intéressé par les formes architecturales industrielles, l'ingénierie et la mécanique, Alec met en scène des paysages industriels où le noir domine, ponctués d’ocre et de blanc. Peignant à même le sol, l’artiste appose de façon instinctive, sur la surface de lin, ses matières de prédilection, la peinture acrylique recyclée et le fusain. Son exposition éponyme sera présentée du jeudi 13 mars au samedi 10 mai 2008, tous les jours, de 9 h à 17 h, dans l’Espace SSQ de la TOHU. Le vernissage, ouvert à tous, aura lieu le jeudi 20 mars 2008, à 18 h, en présence de l’artiste.


ALEC

Alec est un artiste multidisciplinaire originaire de Genève, établi à Montréal depuis une quinzaine d’années. Touche-à-tout du visuel et du formel, il est graphiste de formation. Devenu designer au fil des ans, il a travaillé notamment au design de vélos, de sous-marins, d’automobiles et d’hélicoptères. Fils du peintre Ceska, il est plongé dans l'univers de l'art visuel depuis sa tendre enfance. Son voyage pictural a véritablement commencé par le besoin d’explorer et d’exploiter la gestuelle, la trace, l’image et la matière sur la toile.


L’EXPOSITION
Alec présente diverses séries. Les Mécaniques : L’influence de l’ingénierie et du design a conduit cette série dans des avenues anecdotiques, où la structuration des thèmes vise à analyser le parcours même de l’artiste. Les Formes noires : Cette série exploite pleinement la gestuelle instinctive. Absence de réflexion, de conceptualisation, c’est la mise en déséquilibre créatif qui fait loi, jusqu'à ce que l’image se stabilise. Les Usines : Issue directement de la démarche des Formes noires, la série des usines est une synthèse des séries précédentes et se veut à la limite de la figuration. L’univers industriel y est ici présenté de façon beaucoup plus évidente et assumée.


L’ART ET LA TECHNOLOGIE
Un cadre de vélo de montagne, habillé d’extraits de toiles d’Alec sera aussi présenté dans le cadre de l’exposition. Ce cadre, produit en série pour Opus, est l’aboutissement du mariage des divers intérêts d’Alec


PERFORMANCE

Voyez l’artiste-peintre en pleine création! Assistez à une performance d’improvisation en interaction avec le saxophoniste Yanick Coderre, le samedi 22 mars, de 18 h 30 à 19 h 30, dans l’Espace SSQ de la TOHU (entrée libre). Veuillez noter que le soir de la performance, le spectacle Mi Ricordo (Je me souviens) sera présenté gratuitement à 20 h, dans la salle de spectacle de la TOHU (réservation requise).


ATELIERS DE PEINTURE

En compagnie d’Alec, participez à une séance d’improvisation sons et couleurs guidée par un choix musical de l’artiste-peintre. Une occasion unique de vivre une expérience de création toute particulière, durant laquelle la musique devient la source d’inspiration principale, traversant le corps pour ressortir en gestes et couleurs! Place aux formes abstraites musico-visuelles…!
Ces ateliers gratuits, qui s’adressent tout particulièrement aux adultes ayant déjà expérimenté la peinture, auront lieu le samedi 15 mars 2008, de 13 h à 14 h 30 ainsi que le samedi 22 mars 2008, de 13 h à 14 h 30 et de 15 h à 16 h 30. Réservation requise: Les citoyens de la Ville de Montréal peuvent s’inscrire dès maintenant au 514 376-TOHU (8648). Les places sont limitées.

www.alec5.com
www.alecart.blogspot.com

Pour plus de détails : www.tohu.ca
LA TOHU La cité des arts du cirque 2345, rue Jarry Est, Montréal (angle Iberville)

Cette exposition est présentée grâce à une contribution de la Ville de Montréal.
La TOHU bénéficie du soutien de SSQ Groupe financier, partenaire principal, du gouvernement du Canada, du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec et de la Ville de Montréal, ainsi que de La Presse, Métromédia Plus, le Réseau Admission, Uranium Design, Univins, la Brasserie McAuslan, les thés Four O’Clock et Energizer.


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Relations de presse:
Nathalie Cooke

TOHU
(514) 374-3522, poste 2292
nathalie.cooke@tohu.ca

samedi 16 février 2008

La performance



La performance


Ça y est, c'est officiel! La performance musico-picturale aura lieu le samedi 22 mars, de 18h30 à 19h30 à la Tohu

En interaction avec le saxophoniste Yanick Coderre et un contrebassiste (à déterminer), je me lancerais dans une improvisation picturale sur une toile de 4 pieds par 6 pieds, posée par terre...

C'est un happening que j'ai longtemps imaginé, comme une sorte de fantasme, mais qui, aujourd'hui, se réalise! Ai-je le trac? Bien sûr. C'est l'inconnu. Et en même temps, ce plongeon dans l'improvisation pure est si stimulant, que j'ai très hâte de voir ce que cela va donner.

J'ai fait longtemps de la scène musicale et j'ai toujours privilégié l'improvisation. Me lancer dans le vide est quelque chose qui me stimule. Mais je ne l'ai jamais fait sous cette forme. L'ironie est que, lorsque j'ai laissé de côté ma "non-carrière" musicale, au profit de la peinture, je me suis dit que je ne vivrais plus le stress d'avant concert. Un vernissage, il y a quelque chose d'effervescent, mais de paisible à la fois. Les oeuvres sont là, faites. Il ne reste qu'à savourer le moment présent et laisser faire les choses. Il n'y a pas cette angoisse à ne pas savoir si on va pouvoir rendre justice à une pièce musicale en la réinterprétant encore une fois.
Et voilà que je me remets en situation de perte de contrôle, d'inconnu...

Le but de cette performance est de se mettre en déséquilibre totale, poussant la spontanéité à son extrême. C'est en fait l'antithèse de l'industrialisation, où chaque geste a sa raison, son calcule, sa quantification, sa productivité et sa reproductivité. Ici, le geste est issu d'une intention non préméditée. C'est d'ailleurs plus qu'une intention, c'est une réaction à l'environnement. Pas dans le sens environnemental, mais bien spatial. Et cet environnement spatial sera sonore. L'intangible faisant face au visuel. Le visuel modelant le son. Le son se liant à l'image en construction.

Yanick Coderre est un musicien que j'admire beaucoup. Son jeu, sa créativité sera à son meilleur car c'est un improvisateur de talent. On a longtemps joué ensemble et il a une écoute exceptionnelle. Yanick à un très bon album a son actif : Yanick Coderre Quartet. Je ne connais pas encore le contrebassiste. C'est le choix de Yanick.

voir aussi :
http://alecart.blogspot.com/2007/11/le-happening.html
http://alecart.blogspot.com/2008/01/la-tohu-suite.html

entendre aussi:
http://www.youtube.com/yanickcoderre-1
http://www.youtube.com/yanickcoderre-2
http://www.youtube.com/yanickcoderre-3

mardi 12 février 2008

Préparation virtuelle



Préparation virtuelle

La salle d’exposition de la Tohu est immense. La première fois que je l’ai vue, je me suis demandé si je pouvais décemment remplir ce vaste espace mural. C’est pour cela que pour la première fois, j’ai fait une mise en place virtuelle, à l’échelle afin de me rendre compte de l’ampleur de cette exposition. Et bien, je me rends compte justement que, s’il y avait eu plus de place, j’en aurais volontiers pris encore.

Cet exercice m’a fait faire un choix de 9 toiles de la série « Mécaniques », 10 de la série « Formes Noires » et 22 de la série des « Usines ». J'ai donc dû faire une sélection. Pour bien présenter les trois périodes, il fallait être, du coup, le plus représentatif.

Évidemment, je privilégie la période la plus récente, les « Usines ». Et c’est ce qui m’a fait choisir le mur le plus grand (66 pieds – 20 m) pour cela. Ce mur est « entre » les deux autres, plus petit (39 pieds – 11 m). La chronologie en prend un coup! Mais tant pis! Dans un sens, puisque la salle, ouverte sur l’entrée de la salle de spectacle de la Tohu, est constituée de trois murs, cela offre une lecture particulière : à gauche la première période, les « Mécaniques » à droite la seconde, les « Formes Noires » et droit devant, le mur que l'on voit le plus, c'est le résultat, les « Usines ».
Chaque toile, sur chaque mur, est placée en chronologie. Ainsi on peut voir la dernière toile de chaque série étant la charnière pour la série suivante.

J’espère ainsi que le visiteur pourra bien comprendre l’évolution de mon travail en détectant aussi les thèmes récurants, les similitudes, même dans ces séries, de prime abord assez différentes.

Voir aussi :
La Tohu - suite
Tohu

vendredi 8 février 2008

Préparation



Préparation


Peindre, ce n'est pas tout. Faire des toiles et des toiles, c'est bien, mais encore faut-il s'y retrouver.
Parallèlement au travail de création, il y a le travail de répertoire, de classement. Chaque toile est inscrite sur une (longue) liste, en titres, dimensions, années, numéro de classement, prix, etc. Et il faut aussi inscrire cette même information à l'endos de chaque toile. Il faut prendre des photos de chaque toile, les classer et les conserver, mais aussi les mettre sur le site internet avec leur pedigree.
Il y a également la finition. Depuis le début, j'ai pris l'habitude de faire les tranches de toile en noir. De cette façon, elles peuvent être exposées sans cadre. C'est long, très long, mais ça donne un bon résultat. Ah! Il faut aussi pouvoir les accrocher : câbles et oeillets (au bout d'une certaine quantité, ça fait mal aux doigts!).

Bref, une toile nécessite beaucoup de temps hors création. Et, pour ma part, cela s'arrête là. Pour d'autres, il y a l'application du vernis et la confection du cadre, et que sais-je encore.
Beaucoup de travail!
Le pire est lors de période très créative : le classement et la finition prennent évidement du retard.
Et c'est justement ce retard que je rattrape présentement. Aussi parce que l'exposition à la Tohu approche. Il s'agit d'une cinquantaine de toiles, peut-être plus. Alors, il faut que toutes soient prêtes à être exposées, même celles qui, finalement, n'auront pas la chance d'être vues.
En effet, pour chaque exposition, je prends facilement un quart de plus de toiles que le nombre exposable, afin de me donner du jeu.

Toutefois, pour la Tohu, je vais préparer une mise en place virtuelle, à l'échelle. Pour ma part, c'est une première. Moi qui suis adepte de l'improvisation, pour cette exposition majeure, je vais me préparer! Trois murs, trois périodes, trois séries : "Mécaniques", "Formes noires", "Usines". Des textes explicatifs seront imprimés sur grandes affiches, certaines phrases de ces textes reproduites en lettrage de vinyle.
Il y a aussi les cadres de vélo. Leur mise en place requiert une attention spéciale.

En plus de tout cela, il a été convenu que je donnerais trois à cinq ateliers en lien avec l'exposition et cette fameuse performance en directe, avec musiciens... Mais ça, j'en reparlerais plus tard, lorsque ce projet en marge de l'exposition sera plus développé.
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mercredi 23 janvier 2008

La Tohu - suite


www.tohu.ca

La Tohu - suite

L'exposition à la Tohu arrive à grand pas. J'ai rencontré hier la nouvelle agente de programmation, Hélène Coulombe. Des idées nouvelles ont été présentées pour cet événement. Entre autres, la possibilité, durant les trois mois d'exposition, de présenter le fameux "Hapenning", cette performance musico-picturale que je prévoyais monter avec mon vieil ami saxophoniste Yanick Coderre. D'autant plus que, dans cet environnement architectural industriel, cela devrait donner un résultat très intéressant. Le son du saxophone ténor, projeter dans l'immense alcôve de béton et d'acier devrait avoir une réverbération unique. Je pourrais peintre par terre, comme à mon habitude, et les spectateurs pourront nous entourer et se déplacer à leur guise, au milieu de l'exposition.
Hélène Coulombe a suggéré de faire de cette performance, par la suite, un atelier d'initiation picturale pour des personnes suivant déjà des cours de peinture ou peut-être même pour néophytes amateur d'art visuel. C'est à voir (et à faire!).
Projet en devenir.
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samedi 8 décembre 2007

La géante rouge - suite



Pour le projet de performance, le fait de peindre par terre complique un peu les choses. Devrais-je me résoudre à peindre sur chevalet ?
Pour l'expérience, j'ai placé la géante rouge sur mon chevalet, pour un moment. « Mais tu peins par terre, alors pourquoi tu as quand même un chevalet ? » Il faut bien prendre du recule de temps à autre, et à moins de maîtriser la gravité, tel un moine tibétain, le seul recul que je peux obtenir est sur le plan horizontal !

Pour moi, peindre sur un chevalet, c'est en fait trois problèmes : lorsque j'ai essayé avec la "Géante rouge", elle a bien failli tomber une fois (trop d'énergie !). Ok, ok, ce n'est pas le méga-chevalet, il est plutôt timide, mais courageux. Je le traîne depuis près de vingt ans. Le second problème est que je ne peux plus tourner autour de la toile. Le sens du brossé est constamment et naturellement optimisé lorsque je peux changer d'axe. Et le troisième problème est que la graviter fait couler les interventions plus humides... Bien des peintres tirent profit de ce fait, et des fois très bien, mais cela ne fait pas partie de ma peinture.

Alors j'ai pensé à une projection en direct sur grand écran, pour que tous les observateurs puissent suivre ce qui se passe sur la toile. Mais c'est un dilemme, car je sais aussi que la projection sur grand écran ne rendra peut-être pas justice à ce qui se passe sur la toile.

Quelqu'un a-t-il une suggestion ? ;-)
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mardi 4 décembre 2007

La géante rouge



La géante rouge
acrylique sur toile - 2007 - 48" x 72" (121,9 cm x 182,9 cm)

série "Usines" www.alec5.com
vendu

La géante rouge

Elle a envahi mon petit atelier, mais il le fallait bien un jour. Une toile géante! 48" x 72". Cela a été le rapport le plus physique que j'ai connu avec la création d'une toile. Tourner autour comme un prédateur, à la recherche de l'image en formation. Surplomber la toile en quasi-déséquilibre. Et cette grandeur m'a obligé à aller vite et fort au début. De grands mouvements, énergiques, sans relâche. J'étais essoufflé, en sueur, mais quelle expérience! Je ne sais pas encore si je suis content du résultat, mais j'ai relevé mon défi. C'est un peu ce qui comptait, car j'ai toujours rêvé de faire des très grands formats sans savoir si j'en étais capable. Garder la maîtrise de cette surdimension est un défi à part entière, en tout cas pour cette première fois.

Plus grand? J'avouerais que cette toile est à la limite de ce qui peut entrer dans ma minivan. Si j'avais encore mon bon vieux camion noir, cette toile aurait pu être du double du format! Et en plus, j'aurais pu en mettre plusieurs!

Sur le moment, à mi-parcours en tout cas, je me suis dit que ceci pourrait être un excellent format pour mon projet de performance. Parce que question chorégraphie spontanée...! Mais finalement, je pense que ce serait un peu trop long, surtout pour les musiciens. et puis il y a un tel rapport de force que je ne sais pas qui gagnerait dans ce combat créatif.
Bien sûr, pour la part de risque, c'est très intéressant, presque enivrant. Je ne sais pas... je garde l'idée. Mais je pense qu'un plus petit format serait plus à propos. Petit? Pas si petit que cela. Mettons grand, mais raisonnable. Et puis je ne sais pas encore quel pourrait être l'espace disponible pour ce genre d'événement. Aussi, considérant que je prévois toujours peindre par terre, même pour cette performance avec musiciens, et considérant l'idée de retransmettre par caméra, sur écran géant, techniquement, pour filmer une si grande toile, il faudait placer la caméra très haut, sinon l'utilisation d'un grand angle déformerait trop les proportions de la toile projetée.
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mercredi 7 novembre 2007

Le Happening


Usine en contretemps
acrylique sur toile - 2007 - 24" x 30" (61,0 cm x 76,2 cm)

série "Usines" www.alec5.com

Le Happening

Il y a quelques années, j'ai écris, dans un de mes romans (La dernière note), la scène d'un "happenning" artistique, qui se déroule, devant public, dans une vieille bâtisse industrielle, avec une musicienne, une talentueuse bassiste et un peintre. L'un peignant sur la musique de l'autre. L'autre jouant sur les images de l'un. Une vraie symbiose musicale et picturale. Un spectacle de peinture en direct, d'improvisation jazz et d'art visuel.

L'autre soir, en rentrant du boulot, dans ma voiture, j'écoutais Jan Garbarek. J'ai traversé, comme tous les jours, le quartier St-Henri, à Montréal, ancien quartier industriel, fait de vieilles usines et de structures désaffectées, dont les images sont relativement présentes dans ma peinture.
Et j'ai repensé à la scène du "happening".

J'ai pensé alors à un ami de longue date, Yanick Coderre, un saxophoniste de talent, avec qui j'ai joué durant quelques années. J'ai donc proposé à cet ami de tenter l'expérience du "Happenning".
Tout comme Keith Jarrett, (Köln concert ou Arbour Zena avec Garbarek) ou certaines pièces de Pat Metheny, la musique de Garbarek illustre bien l'atmosphère de ma peinture.

Il ne me manque plus qu'un "entremetteur", qu'un "organisateur", bien "pluggé", pour rendre ce projet réel.
Pour l'instant, je ne sais pas où cela pourrait se dérouler. Ce n'est que l'embryon d'une idée de spectacle. Dans le cadre d'une soirée privée? Dans une galerie? Dans une maison de la culture? Sur scène? Voire même dans un bar?
La peinture en direct, ça se fait. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus original comme spectacle. Mais je voudrais vraiment créer quelque chose de plus homogène, d'un style unique, combiner deux univers complémentaires en une véritable synergie artistique, en une véritable expérience audio-visuelle.
Le fruit de cette expérience (une ou plusieurs toiles) serait vendu sur place. Combiner le tout avec une mini exposition d'un soir? Pourquoi pas!
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dimanche 3 juin 2007

À la TOHU!


www.tohu.ca

Bonne nouvelle! Je prépare, pour mars et avril 2008, ma plus grosse exposition en carrière (Carrière! C'est un peu pompeux, mais ça sonne bien dans ce cas!). Probablement même une sorte de rétrospective sur mes 17 ans de peinture...
Où ça? À la TOHU!

Les gens de la TOHU sont tombés sur mon site et ont aimé mon travail. J'avoue que c'est une grande et très heureuse surprise. La salle d'exposition est immense, le plafond à trente pieds du sol offre la possibilité d'accrocher d'immenses bannières de tulles translucides en vinyl, avec des reproductions d'extrait de mes toiles. Ça va être impressionant!

Si je pars sur l'idée de faire un bilan, je présenterais les trois grandes séries (ou périodes) de ma production, soit : Les "Surfaces" 1990, les "Structures et Mécaniques" 1991, et naturellement les "Formes noires" 2004 à aujourd'hui. Pour la section "Mécaniques", j'y ajouterais aussi les deux cadres de vélo Opus qui arborent chacun des extraits de deux toiles : "Carcasse pour le vent" (91) et "Le petit savant fou" (91), qui seront aussi présentées. Ces cadres de vélo de montagne font partie respectivement de la production 07 et 08 de la gamme Opus.
Maadh 07 - cadre de vélo Opus

Une année pour y penser. Une année pour peindre de nouvelles toiles, de grandes toiles... Et une question se pose : Où en serais-je dans une année? Ma recherche m'aura-t-elle amené sur d'autres voies? Ma récente expérience des "cheminées" m'a fait légèrement bifurquer sur une nouvelle liberté picturale. Est-elle un préambule à une toute nouvelle approche?

J'aime mieux ne pas y penser. Trop de questions possibles. Peindre un point c'est tout! Et rendu à janvier et février 08, je ferais un bilan et déciderais de faire cette exposition avec le meilleur matériel possible.
C'est un peu fou cette notion temporelle. Une année de création, de recherche, d'expérience, de réalisation... Mon travail ne sera peut-être plus le même du tout. Une autre série? J'en doute, je me sens tellement bien avec mes "Formes noires". Mais qui peut prévoir l'avenir?

Pour ceux qui ne connaissent pas la TOHU :
« La Tohu, la Cité des Arts du Cirque est un organisme à but non lucratif qui vise à diffuser les arts du cirque. Elle est située dans l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension de la ville de Montréal sur le site du Complexe environnemental Saint-Michel, lieu d'une ancienne carrière de calcaire et d'enfouissement des déchets récemment revitalisé en parc urbain. La Tohu fut le premier bâtiment vert certifié LEED* au Québec.»
*Le Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) est un système américain de standardisation d'écoconstructions développé par le US Green Building Council.
(source Wikipédia)
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