Émanation mnémonique spontanée
« C’est un travail sur la mémoire architecturale, non pas dans son sens de construction, ni d'esthétique, mais sur l'émanation mnémonique spontanée, résurgence de la mémoire profonde de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque. »

vendredi 29 janvier 2010

Exposition


La tour noire
acrylique sur toile - 2009 - 34" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)

Série "Usines"
www.alec5.com

Exposition solo
"Toutes formes confondues"
Échantillonnage des séries "Mécaniques", "Formes noires" et "Usines", ainsi que quelques toiles "Hors série".

du 1er mars au 11 avril 2010.
vernissage : mardi 02 mars à 18h


Galerie Art Neuf
Centre culturel
Calixa-Lavallée
3819, avenue Calixa-Lavallée
H2L 3A7 Montréal (Québec)
Au coeur du Parc Lafontaine
Carte Google
Accès : Par la rue Rachel
Métro : Sherbrooke
Autobus : 24 Est
Stationnement gratuit

www.artneuf.ca

artneuf@bellnet.ca
514
872-3947
514 523-3316

vendredi 22 janvier 2010

Faire ma part en tant qu'artiste....


Fenêtres sur cours industrielle 2
24" x 36" (61,0 cm x 91,4 cm)
Hors série
www.alec5.com


Faire ma part en tant qu'artiste....

Un Don, Une Oeuvre
à la Galerie Fabienne Rhein

29 janvier 2010
de 15:00 à 22:00
301 rue Saint Paul Est
(Vieux-Montréal, en face du Marché Bonsecours)

« De nombreux artistes Québécois et Haïtiens se mobilisent en offrant une ou plusieurs de leurs œuvres dont l’intégralité de la vente sera versée à la Croix Rouge Canadienne en faveur des haïtiens sinistrés. Cette exposition de qualité présentera le travail d’artistes émergents et professionnels à des prix accessibles à tous, pour la bonne cause. Il y aura des toiles, dessins , photos, sculptures, bijoux, céramique verre soufflé... La chanteuse haïtienne Lao-Annick Siméon viendra éclairer la soirée de son immense talent. Nous espérons un public nombreux afin que la somme collectée soit conséquente. »

http://www.facebook.com/home.php?#/event.php?eid=271616817168

Galerie Fabienne Rhein
301, rue Saint-Paul Est
Montréal (Québec) H2Y 1H1
http://www.fabienne-rhein.com

Tél.: 514 868-1119

jeudi 14 janvier 2010

Travail final sur un artiste contemporain

Merlin Germain-Demers
merlin200@hotmail.com
Cégep Saint-Laurent, Montréal
Travail présenté à M. André H. Martin
Décembre 2009


Alec

Je ne m’attendais pas à grand-chose lorsque j’ai entamé ma recherche d’un artiste contemporain montréalais en tapant ces mots dans le moteur de recherche de mon ordinateur. C’est sur un registre d'artistes peintres de Montréal que le deuxième site d’artiste m’a intrigué. L’artiste avait plusieurs séries de peintures qui me parlaient. Les séries visibles sur son site sont nommées : Surfaces, Structures, Mécaniques, Formes noires et Usines. D’autres onglets figurent également à son site où on y trouve une démarche diversifiée.

J’ai donc contacté Alec par courriel pour une entrevue et c’est un lundi soir, chez Baptiste, que j’ai rencontré le créatif en question. Avec les informations que j’avais obtenues sur lui par son site, je me doutais que nous avions des centres d’intérêts en commun. J’ai donc commencé par lui parler un peu de moi : travail dans le domaine du vélo, mon groupe de musique, la peinture… Je ne fus pas surpris d’apprendre par la suite qu’il était également musicien.
« J’ai fait de la musique dans les clubs et les festivals pendant longtemps. J’ai arrêté il y a quatre ans pour me consacrer uniquement à la peinture. La musique c’est épuisant. Et puis ça n'a jamais vraiment décollé. Donc c’est beau d’être patient et persévérant, mais à un moment donné… J'ai des chums qui se sont cassé la gueule en continuant. Alors, avant de m’épuiser, j’ai arrêté là. »


Il avait commencé comme claviériste, puis avait fait les back vocals, et enfin, il ne s'est présenté sur scène qu’avec un micro. Son domaine était le jazz, le blues, le rythm'n blues et le funk. « Fallait que ça groove ».
Alec me confia avoir réalisé à l'époque une première série de toiles inédites qu’il a ensuite détruites.
« Ma première série, en 89, fut très longue et intensive. Comme elle faisait suite à une rupture, c’était très violent et j’ai finalement tout détruit. Je peignais sur des grands panneaux de Masonite, c’était très lourd et je pouvais pas vraiment les traîner. Alors ce n’était pas très pratique. Après, cela s’est apaisé avec la série des Surfaces ».

Après les séries Surfaces, Structures et Mécaniques, peintes entre 90 et 91, ce sont les Formes noires et Usines, de 2004 à aujourd'hui, qui représentent le résultat d’une démarche définie par l’artiste comme l’émanation mnémonique spontanée.
L’émanation mnémonique spontanée, c’est la reproduction instinctive de la sensation d’un lieu et d’une époque.
« Décris-moi en quelques taches un lieu où tu es allé dans ton enfance. La structure de l’image ne peux pas être claire, mais ton souvenir l’est. »


Les ambiances ainsi produites par l’artiste dans ses toiles appartiennent à l’époque du début de l’industrialisation. Ce sont des souvenirs sur trois générations dans lesquels il pige, en faisant ressurgir des impressions de choses qu’on lui a racontées. Des objets appartenant à cette époque, des lieux qu’il a vus, des sensations qu’il a éprouvées. Il m’a raconté une anecdote concernant son exposition à la Tohu où un vieil homme lui a dit : « Tu as exactement peint ce qu’on vivait, ce qu’on respirait, ce qu’on ressentait à cette époque-là », en parlant de l’industrialisation et de l’ambiance poussiéreuse du début du siècle.

Ce qu’il veut représenter, c’est le dur labeur de cette époque, mais où il y avait malgré tout un souci du travail bien fait, où les objets étaient fait de matériaux solides pour durer avec la petite touche de poésie dans l’ornement sur une fournaise de fonte, par exemple, l’implication des gens, la touche humaine présente dans une époque difficile. Tout cela est en contraste avec la société de consommation actuelle où le « fait à la main » est une marque de prestige, où l’on vit de plus en plus rapidement et que les objets ont une durée de vie de plus en plus courte. Mais pourquoi porter cette importance aux objets? Peut-être parce que l’artiste, en mettant autant d’implication dans le processus de création d’une œuvre, qui est avant tout un objet, est plus sensible aux objets qui l’entourent.

Alec démontrait une réelle fascination en me décrivant la plaque ornementale d’une grosse machine ou de simples poulies, « comme elles étaient belles ces poulies ». Un ouvrier a dû couler du métal dans un moule pour les produire et tant qu’à faire ça, quelqu'un d’autre a dû s’assurer de l’esthétique du moule même si les seuls à voir ces poulies étaient les employés de l’usine. Les beaux objets, tout comme les œuvres d’arts, apportent une certaine fierté.

De plus, Alec aurait également une petite série de toiles inédites exposées chez lui. Une fois, il a eu le malheur de la montrer à une galerie qui avait sélectionné toutes ses séries. Puis elle ne voulu que cette petite série de dix toiles.
« Je n’ai jamais trouvé le moyen de continuer cette série-là. C’était la succession logique aux mécaniques. En fait, je peux te le dire, c’était des corps humains, la seule fois que j’ai fait des corps humains. »


Designer pour la compagnie de vélo Opus, Alec travaille depuis quatre ans à mettre des extraits de ses toiles sur une ligne de cadres de vélo. Le résultat en était concluant. Alors, toujours dans l’optique d’allier ses passions, à la fin de l’été, il a commencé un projet qui consiste à s’exprimer librement en peinture directement sur des cadres de vélos de fibre de carbone : Artbike (un jeu de mot avec « Arbeith », en Allemand pour le travail : progression de l’œuvre artistique).
Ce nouveau médium motive beaucoup l’artiste et est une habile avancée de l’art dans un milieu qui lui est étranger. D’autant plus que les cadres passeront par un atelier spécialisé afin que le fini respecte les standards de qualité, ce qui fait de chacune de ces pièces uniques, un vélo qui pourra être assemblé puis utilisé.

Les oeuvres sur les cadres reprennent les formes abstraites de la série Formes noires, mais Alec n’exclut pas la possibilité de petites incartades dans d’autres styles, ce qui semble inévitable vu la différence de forme entre une toile et un cadre de vélo.
En regardant le cadre devant la toile, je remarque que les couleurs sont reprises, la forme des motifs également, mais les motifs sont plus petits sur le cadre. Sûrement parce que celui-ci offre une surface plus étroite. Le contraste entre la forme du cadre, dont chaque angle a été calculé, et les formes noires qui sont plutôt instinctives est subtil, puisqu’un cadre de carbone a une structure lisse et travaillée. Ce nouveau médium offre une surface en trois dimensions donc, il y a toujours des surfaces que l’on ne peut pas voir simultanément.
Heureusement, Alec cherche à faire exposer ces cadres bientôt à Montréal, Toronto et Vancouver. Donc nous pourrons aller les contempler sous tous les angles.

Enfin, Alec est un artiste moderne qui a su s’adapter à la société actuelle en mélangeant le design avec la peinture pour créer des œuvres excitantes à réaliser et qui trouveront leurs places dans des expositions ainsi que dans des magasins de vélo (sur commande du moins). On voit dans le travail de peinture d’Alec un souci d’exprimer quelque chose de plus que l’esthétisme. Avec la démarche d’émanation mnémonique spontanée, avec lequel il parvient à tirer de ses origines européennes, souvenir des guerres et de sa famille artistique, des impressions dont sont imprégnées les ambiances de ses toiles souvent à la limite du figuratif et de l’abstrait.
Ses romans et ses design de pochettes d’album touchent à sa passion pour la musique et la photo.

Bref, Alec semble avoir fait bon usage de sa créativité pour allier ses champs d’intérêt et son travail est fait de manière consciencieuse. Son intégrité par rapport à son travail de peinture est également un aspect de cet artiste qui est fort et qui fera de son œuvre quelque chose qui devrait traverser le temps à titre représentatif de l’artiste dans notre société actuelle.

mardi 12 janvier 2010

Hommage de Christophe Bustin


Christophe Bustin

« Bonjour,

Je me nomme Christophe Bustin et je tiens à vous dire que ce que vous faites est vraiment quelque chose de fascinant. Je suis étudiant à Saint-Luc, à Liège, et je dois faire un travail sur un artiste que j'aime particulièrement. Je vous ai donc choisi. Je vous ai mis en lien une photo de la peinture que j’ai réalisée pour mon travail. Je tiens à vous dire que je suis vraiment admiratif de vos peintures. »


Christophe Bustin (Belgique)
departure-plan@hotmail.com


Merci Christophe pour ce travail. C'est toujours très touchant de voir son oeuvre étudiée par de jeunes artistes. Bravo pour ton travail. Je pense que tu t'es inspiré d'un de mes triptyques : Requiem


Requiem
triptyque - acrylique sur toile - 1991
48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm)
48" x 36" (121,9 cm x 91,4 cm)
48" x 24 (121,9 cm x 61,0 cm)

série "Mécaniques" www.alec5.com

jeudi 24 décembre 2009

Qu'est-ce qui m'a pris.. encore?


Tuyaux de fonte 2
acrylique sur toile - 2009 - 36" x 24 " (
91,4 cm x 61,0 cm)
série "Hors série" www.alec5.com

Qu'est-ce qui m'a pris? Aucune idée. L'envie de peindre mon réel, mon quotidien, ce qui m'entoure. Envie de plonger dans le figuratif? Peut-être. Quoi qu'il en soit, c'est une expérience.

Quoique pour moi, peindre du figuratif est déjà une sorte de contrainte, car il faut transcrire une image réelle. L'abstraction engage le mouvement, la liberté du geste et de l'intention. L'abstrait, pour moi, fait sortir des images à lectures multiples. Le figuratif impose en quelque sorte une lecture unique, ou presque, une compréhension dirigée.

jeudi 17 décembre 2009

Projet "ArtBike"


Une idée plus graphique.... Le carbone est apparent!

lundi 14 décembre 2009

8 ways to kill an idea

Ces magnifiques petits dessins ont touché mon âme de créatif souvent confronté à d'immenses murs d'incompréhension lors de la présentation et de la mise en place d'idées nouvelles. Réalisés par l’illustrateur et artiste américain Scott Campbell, ces dessins illustrent à merveille le sentiment profond de bons nombres de créateurs lorsque leur travail implique plus qu'eux-mêmes pour leur réalisation.








lundi 7 décembre 2009

La confiance


L'angélus
acrylique sur toile - 2006 - 34" x 48" (86,4 cm x 121,9 cm)

Hors série
www.alec5.com


Je me suis assis dehors. J'ai regardé la rassurante structure chaotique de la cime d'un arbre noir qui se découpait sur le ciel blanc et j'ai eu une réflexion, ou plutôt une révélation! Je venais de comprendre, je crois, quel était l'élément principal qui avait changé depuis mon enfance : La confiance.
En regardant cet arbre je me souvenais que pour moi les arbres étaient immuables et éternels. Or rien n'est plus faux. Ce qui distingue notre époque actuel est la perte de la confiance. En nous-mêmes? Peut-être aussi, mais avant tout en ce qui nous entoure. Avons-nous encore confiance en notre garagiste? Notre laveuse était-elle aussi fiable que les modèles plus anciens? Nous remettons-nous pleinement et sagement à nos gouvernements? Croyons-nous en l'honnêteté des gens de services, quels qu'ils soient? L'outil qui est parfait va-t-il être remplacé sans préavis par quelque chose qui ne convient plus, qui ne s'adapte plus? Le planificateur financier est-il un planificateur financier? Le médecin sait-il ce qu'il fait, connaît-il vraiment le médicament qu'il prescrit? Et pourquoi nous assure-t-on qui n'y aura pas de problème? Doit-il y en avoir à chaque fois? Est-ce vraiment l'aliment illustré que je mange? Et les exemples sont légion.
La perte de confiance va avec la perte de l'innocence. C'est probablement pour cela que tant d'adultes sont moroses, désabusés, sarcastiques et critiques. Et j'en fais définitivement partie.

Je regarde cet arbre et pense à un temps plus simple, plus lent, avec tellement moins d'éléments à surveiller et dont on doit prendre conscience. Je regarde le velouter du ciel blême et il me vient des airs de Fauré, Debussy... Et je sais que je n'aurais pas le temps aujourd'hui de les entendre pleinement. Nous avons perdu confiance mais nous avons tellement conscience! Conscience de notre environnement, conscience du temps qui s'égraine et que l'on doit compartimenter afin de rencontrer les échéanciers préalablement établis en collégialité avec toute une société elle-même abreuvée d'informations et de conscientisation. J'en ai marre! Stop! Laisser-moi souffler et inhaler le temps qui passe, ne serait-ce que pour quelques secondes d'éternité.

Et cet arbre, est-il là pour au moins le temps de ma vie? Rien n'est désormais moins sûr.

vendredi 4 décembre 2009

Votre opinion...

Pour mieux évaluer le projet, j'aimerais avoir votre opinion à propos du projet ArtBike :

"ArtBike", ce sont des cadres de vélo sur lesquels je vais m'exprimer librement en peinture. Chaque cadre sera une oeuvre unique.

On peut certes accrocher un de ces cadres peints sur un mur ou l’exposer sur un piédestal, mais aussi assembler un vélo complet et aller rouler. Art mobile, art en mouvement, tous les descriptifs sont possibles !

Une première série sera créée à partir du stock de cadres monocoques carbone d'Opus. Cette première série de cadres artistique sera inspirée de la série des "Formes Noires". Il y aura aussi certainement quelques incartades dans d'autres styles, selon l'inspiration du moment. C'est ce qui fait l'unicité de chaque cadre.

La préparation des cadres, ainsi que leur finition sont assurées par un atelier spécialisé dans la peinture de cadre de vélo, afin de faire en sorte que l’œuvre finale soit aux normes de qualités de l’industrie cycliste. Il s’agit vraiment d’art et de technologie.




jeudi 12 novembre 2009

Dans le jus




Tellement dans le jus avec la création de la ligne de vélos 2011 (oui, oui, 2011 !) que je n'ai à peine le temps de faire autre chose, et même de penser à autre chose! Et la gamme 2010 qui arrive en décembre (pour certains modèles) en magasins! Sommes-nous encore en 2009 ? J'ai tendance à me tromper lorsque je dois écrire la date quelque part. On vit une époque formidable, ou une époque de fous! C'est selon. Bref, c'est une période de création très intense!

Et là dessus il y a le Projet Artbike, avec de nouveaux développements... prometteurs ? Exposition en galerie ? À suivre !!
Sitôt cette période passée, je vais pouvoir me lancer allègrement dans la peinture artistique de cadre de vélo.

jeudi 5 novembre 2009

In Situ

Est-ce la curiosité de savoir où vont mes oeuvres? Est-ce la curiosité de savoir où et comment elles sont installées, de savoir comment elles s'intègrent, comment elles prennent vie dans un contexte différent? Oui, bien sûr, il s'agit de cette curiosité qui ma poussé à proposer aux acquéreurs de mes toiles, de les prendre en photo, une fois celles-ci installées chez eux. Ces images, avec leur permission, sont publiées sur mon site dans la section peinture, "In Situ".

C'est aussi pour savoir comment les gens voient mes oeuvres, comment ils les perçoivent au-delà même de leur image. C'est, en quelque sorte, une démarche d'objectivité, car l'artiste ne peut être adéquatement juge de son travail. La conjonction de regards tiers, combiner à l'idée que se fait l'artiste de ses oeuvres, donne ainsi la possibilité à ce dernier, s'il est à l'écoute, de mieux comprendre son travail.
L'artiste doute-t-il? Est-ce que je doute? Bien sûr, car je peux me faire une image fausse de mon travail, me croire faire partie d'une certaine mouvance artistique et être en réalité dans un tout autre domaine pictural.



samedi 24 octobre 2009

Les "Mécaniques" à la Maison Blanche

Quelques-unes de mes toiles de la série "Mécaniques" ont été accueillies à la galerie "La Maison Blanche" à St-Lambert, sur la rive sud de Montréal. C'est une charmante petite galerie d'art contemporain, récemment ouverte, dont la propriétaire est également artiste, Caroline White, qui signe sous le nom de Blanc.
(www.white-blanc.com)

Galerie La maison blanche
200, rue St-Denis, (coin Elm)
Saint-Lambert.
450 923-2526

Carte Google
www.lamaisonblancheweb.com
whiteblanc@aol.com




American fields 1
91 - 44" x 32" (111,8 cm x 81,3 cm)
Échafaudages 2
91 - 48" x 28" (121,9 cm x 71,1 cm)



Ils construisirent une colonne de lumière
91 - 48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm)
Le cheval à piston
91 - 30" x 40" (76,2 cm x 101,6 cm)



Le jouet
91 - 36" x 26" (91,4cm x 66,0 cm)
Le petit savant fou
91 - 36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)



Rythmes
91 - 48" x 32" (121,9 cm x 81,3 cm)
Sciences et consciences des peuples
90 - 22" x 30" (55,9 cm x 76,2 cm)



Totem 1
91 - 48" x 30" (121,9 cm x 76,2 cm)
Engrenages temporels
04 - 36" x 24" (91,4 cm x 61,0 cm)

mercredi 14 octobre 2009

Il y a ceux qui Consomment et ceux qui Cultivent


Violons sur le toît
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 36"

série "Hors Série" www.alec5.com


Il s'en est fallu de peu — et rien n'est gagné encore — pour que je replonge dans l'habitude picturale, dans la routine gestuelle, dans ma poutine factuelle. Rassurant terrain connu? Certainement! Besoin d'un ailleurs? Certainement aussi! Mais comment changer sans se perdre? Comment toucher autre chose, changer de direction, sans muer de peau au point de ne plus se reconnaître et pire, que l'antécédent s'en retrouve relégué au statut de l'obsolescence?

Pourquoi en arrivé à avoir peur du changement? Pourquoi le changement serait-il obligé, d'ailleurs?
Une idée, une réflexion m'est venue :
Il y a ceux qui Consomment et ceux qui Cultivent.
Ceux qui consomment en veulent toujours plus et c'est ceux-là mêmes qui poussent sans répit à ce que les choses changent, car ils croient fuir ainsi une certaine lassitude du connu. Mais prennent-ils le temps de connaître?
Ceux qui cultivent sont plus patients. Ils absorbent tout autant qu'ils régurgitent en manières diverses tout ce qu'ils ont absorbé. Ils cultivent leur culture!

Mais notre vasque sociétale, étant basée sur l'économie, préconise paradoxalement la consommation. Il faut donc constamment que de nouveaux objets de désirs apparaissent afin d'alimenter le tison ardent de la consommation. Le stigmate le plus flagrant de cette mécanique inaliénable est l'éclectisme grandissant en tous domaines. Tout est devenu "pizza toute garnie". Il faut qu'il y en ait pour tout les goûts, tout les styles. C'est la grand-messe du « multi-genre », de la « variété », de la « pluralité », de la « multiplicité ». On a plus peur du mélange. Pour certains, cela offre un foisonnement de voies créatrices possibles. Pour d'autres, c’est l’abolition des limites. Et c’est tant mieux! Certes tous doivent pouvoir y trouver leur compte, mais comment découvrir son réel plaisir lorsque tout se confond, tout se mélange, tout ne goûte plus rien de spécifique, mais un peu de tout? Il nous est offert des parcelles sporadiques et éphémères de plaisirs visuels.

D'un autre côté, cultiver sans cesse le même terrain, inlassablement la même plante, fait en sorte qu'on maîtrise de mieux en mieux sa croissance. Mais peut-être au détriment de toutes les autres possibilités qui jouxtent ce terrain? Faut-il alors absolument tout essayer? Ou faut-il se contenter de... soi? Car quoi que l'on fasse, cultiver ou consommer, il s'agit avant tout de soi.

Alors qui suis-je?

lundi 12 octobre 2009

Le temps "s'engrise"


Rouages industriels
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 36"

série "Usines" www.alec5.com


Il suffisait que le temps "s'engrise" pour que mon humeur en fasse autant. Et pourtant, l'automne s'installant, je savais que certaines choses changeraient invariablement. Et pourtant, l'automne s'installant, je savais que les couleurs changeraient aussi, pour éclater, un premier temps, en un rougeoiement fulgurant et éphémère, puis, laissant place à une impression de dévastation, la nature elle-même, au complet succomberait face à la distance solaire croissante.
Restait à moi à ne pas sombrer dans ce même mouvement, vers cette léthargie hivernale. Tout devenant, au mieux, noir et blanc, au pire monochrome grisaillant. Je devais alors être fort et résister à l'idée d'avoir perdu cette chaleur, cette légèreté, cette volupté estivale.
Mon arme contre ce spleen automnal : La création. Il me fallait créer, absolument et en toute urgence.

mercredi 7 octobre 2009

Hommage de Benjamin



« Bonjour Alec,

Je suis Benjamin Evrard, j'ai 18 ans, je suis étudiant en Art à Saint-Luc (Liège, Belgique).
J'admire votre travail depuis déjà quelque temps, et suite à un travail que l'on me demande de fournir dans le cadre de mon cours de "Composition peinture", j'ai décidé de vous faire un "Hommage". »

Benjamin Evrard (belgique)
bib_evrard@hotmail.com


Salut Benjamin,

Je suis troublé, positivement, par la synthèse que tu as faite de mon travail. C'est fascinant de voir par les yeux de quelqu'un d'autre. Ainsi je perçois ce qui t'a accroché comme éléments et même au niveau de la technique, ce que tu as pu ressentir de mes oeuvres.
Bravo et merci!

mardi 6 octobre 2009

Racines intégristes


Racines intégristes
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 36"

série "Formes noires" www.alec5.com

Ça bouille, mais ça brouille aussi! Avec cette toile, j'ai essayé de laisser tomber ce que j'ai fait jusqu'à présent avec le frôlement figuratif des "Usines", tout en revenant à la "Forme noire", au geste. D'où le titre "Racines intégristes" qui, je l'avoue, peut être dérangeant pour certains, ou qui pourrait être interprétée d'une autre façon. Quoiqu'il puisse y avoir une certaine imagerie moyenne orientale dans la composition.
En fait ici, il ne s'agit absolument pas de religion. À moins que l'on puisse considérer que la religion première du peintre soit sa peinture, bien évidemment. Je cherche avant tout mes propres racines picturales, mon côté intègre face à la peinture. Pourquoi je peins. Et pour moi qui suis, de part mon métier et ma formation, un faiseur d'images, c'est un véritable chemin de Damas!
Ces derniers temps, j'ai peint toutes sortes de toiles, dans toute sorte de directions... De tout et surtout de n'importe quoi. Je ne les montre pas. Mais dans ce n'importe quoi, je découvre que mon processus de mutation est bien plus complexe et ardu que je ne le pensais. Je perçois des toiles que je n'arrive pas à créer, du moins pas encore. C'est en forgeant... Et bien, l'hiver arrive et, d'habitude, je me mets à peindre en fou. Étrangement, l'hiver passé, cela ne s'est pas produit. C'était la première fois que cela arrivait, ou plutôt que cela n'arrivait pas. Mais cette année, j'ai un appel très fort de sortir de ma torpeur et une envie d'explosion picturale.

mardi 29 septembre 2009

Mutation picturale


La géante noire
acrylique sur toile - 2009 - 48" x 72" (121,9 cm x 182,9 cm)

série "Usines" www.alec5.com

C'est une période de l'année très chamboulée pour moi. Il y a eu le lancement de la ligne de vélo 2010, le salon Eurobike à Friedrichshafen, en Allemagne, le salon Expocycle à Montréal (où nous exposions), le catalogue Opus 2010, alouette...!
Et dans tout cela, à part le projet ArtBike, je n'ai quasiment pas peint. Et comme à chaque année, je suis en réflexion, peut-être même en mutation picturale. J'ai des images qui surgissent dans ma tête, des envies de peindre autrement, d'aborder même une autre démarche. En plus, mon petit atelier m'étouffe. Il suffit d'un rien et il est sens dessus dessous. J'ai toujours le goût de grandes toiles, de grands mouvements, d'oxygène! J'ai envie que ça explose, que ça dégouline!
Lorsque je suis sur une lancée de plusieurs semaines, il se passe quelque chose que je pourrais qualifier de libératoire. Mais quand je n'ai que quelques heures à consacrer à ma peinture, je m'enfarge dans mes pinceaux et retombe sur mes réflexes visuels et... techniques. Ça m'emmerde! Je n'ai pas l'impression d'évoluer.
La dernière toile qui m'a suer et donc, qui m'a fait du bien est la Géante noire.

Je mise gros sur le projet ArtBike. Ce sera vraiment l'occasion de conjuguer mes deux pôles d'activités créatrices.
Le type de médium et la surface m'oblige à dévelloper une nouvelle façon de peindre. Je vais pouvoir aussi déroger de ma ligne et essayer d'autres formes picturales. De plus, le faisant dans les infrastructures d'Opus, je pourrais m'installer un atelier plus vaste. Jusqu'où ce projet m'amènera, en terme artistique? Aucune idée. Je ne me mets aucune règle, ni limite. Bien sûr, je ne pourrais pas faire autant de cadres que je peins de toiles. Le processus est plus ardu et nécessite d'autres étapes techniques que les toiles ne nécessitent pas. La préparation des cadres et leur finition seront faites en atelier de peinture industrielle, afin de rencontrer les normes de qualité de l'industrie cycliste. Ce sont des cadres de vélo "utilisables" après tout. On peut assembler un vélo complet et aller rouler!
J'essaie d'impliquer Opus, OGC et une firme de relation publique pour monter une exposition itinérante de ces cadres peints, à Montréal, Toronto et Vancouver.

vendredi 18 septembre 2009

Métier galeriste


En ajout de l'article du "Vadrouilleur urbain": "Métier galeriste"

D’abord, il y a ces galeristes qui se foutent éperdument de l’artiste. Ils ne voient que multiplication d’inventaire et de choix. Ainsi, sous prétexte d’offrir de la diversité à leurs clients, leurs galeries sont d’un éclectisme à faire vomir. Si ce n’est pas en plus d’un manque flagrant de sensibilité et de connaissance artistique.

Il y a aussi ces galeristes qui se prennent pour des mentors et qui tentent de « formater » leurs artistes, afin de répondre plus adéquatement à leur clientèle. Je me dis que si un tel galeriste se sent obligé de modifier la pratique de son artiste, c’est que quelque part, il n’a pas su le choisir, ce qui dénote un manque de jugement évident. Et si même il a su déceler le potentiel d’un artiste, de quel droit se permet-il de dire quoi faire, quoi peindre et comment le peindre. J’ai eu le déplaisir de rencontrer plusieurs de ce genre de galeristes. Je ne les ai jamais rappelés.

Mais il y a aussi ces rares galeristes qui ont clairement une direction artistique. Que l’on aime ou pas, ils ont le mérite de l’intégrité de leur choix. Lorsqu’on entre dans leur galerie, il n’y a pas un étalage d’artiste, même si leur « écurie » regorge de talents. Il y a avant tout une ambiance, un tout visible et ressenti.

Tant qu’aux pique-assiettes que l’on retrouve effectivement dans chaque vernissage, je les vois comme un mobilier presque utile à la mise en place et à l’ambiance du décor de tels événements. C’est un peu comme un restaurant : si celui-ci est vide lorsqu’on y rentre, on aura immanquablement un a priori défavorable. Et puis, d’un point de vue humanitaire, pour ces groupes migratoires qui se retrouvent de vernissages en vernissages, c’est un peu leur façon de vivre leur vie sociale qui autrement serait peut-être inexistante. Finalement, depuis le temps que je fais des expositions, ils ne me gênent plus. Il y a même une certaine relation symbiotique à l’image du pachyderme qui se fait bichonner par ces oiseaux déparasiteur.
Je suis méchant à l’endroit de certains d’entre eux, surtout ceux qui fréquentent indistinctement les vernissages, les lancements de disque, de livres, les premières médiatiques en tout genre. Mais pour d’autres, je sais qu’il y a un réel désir de se retrouver exclusivement dans le bain chaud et réconfortant des arts visuels, et rien que pour cela, je garde une certaine tendresse envers eux, les saluant de fois en fois.

Bref, un milieu où il y a de tout pour tous. Il suffit de faire ces choix.

mardi 15 septembre 2009

Le projet ArtBike au Salon Expocycle 09

Le a été présenté au salon Expocycle de Montréal, à la Place Bonavanture en fin de semaine.

Intrigués et intéressés, les représentants et les détaillants de vélos ont posé beaucoup de questions. J'ai été surpris en bien de l'accueil d'un tel concept peu courant dans l'industrie du vélo. Il y a un intérêt certain même s'il faut bien être conscient qu'on ne parle pas de gros volume de vente. Le "fait main" a la cote dans notre ère de production de masse.

Selon les représentants de l'ouest, il y aurait une clientèle beaucoup plus réceptive à l'art visuel. Edmonton et Vancouver seraient des villes intéressantes pour proposer une exposition de cadres de vélo, en galerie. Alors pourquoi ne pas penser à une exposition itinérante? Montréal, Toronto, Edmonton, Calgary, Vancouver...

lundi 7 septembre 2009

Soirée d'ouverture - annulée

La soirée d'ouverture du 1er août 09 de l'Espace Lux, situé dans l'Église Saint-Denis, est annulée. Le projet même d'installer une galerie d'art dans cette église ne se fera finalement pas.
Les contraintes avec la fabrique de la paroisse Saint-Denis se sont multipliées ces derniers temps et l'organisatrice voit dans l’obligation de mettre fin au développement de ce projet.


Les "Formes noires" dans la nef
Garder la foi