Émanation mnémonique spontanée
« C’est un travail sur la mémoire architecturale, non pas dans son sens de construction, ni d'esthétique, mais sur l'émanation mnémonique spontanée, résurgence de la mémoire profonde de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque. »

vendredi 4 décembre 2009

Votre opinion...

Pour mieux évaluer le projet, j'aimerais avoir votre opinion à propos du projet ArtBike :

"ArtBike", ce sont des cadres de vélo sur lesquels je vais m'exprimer librement en peinture. Chaque cadre sera une oeuvre unique.

On peut certes accrocher un de ces cadres peints sur un mur ou l’exposer sur un piédestal, mais aussi assembler un vélo complet et aller rouler. Art mobile, art en mouvement, tous les descriptifs sont possibles !

Une première série sera créée à partir du stock de cadres monocoques carbone d'Opus. Cette première série de cadres artistique sera inspirée de la série des "Formes Noires". Il y aura aussi certainement quelques incartades dans d'autres styles, selon l'inspiration du moment. C'est ce qui fait l'unicité de chaque cadre.

La préparation des cadres, ainsi que leur finition sont assurées par un atelier spécialisé dans la peinture de cadre de vélo, afin de faire en sorte que l’œuvre finale soit aux normes de qualités de l’industrie cycliste. Il s’agit vraiment d’art et de technologie.

jeudi 12 novembre 2009

Dans le jus




Tellement dans le jus avec la création de la ligne de vélos 2011 (oui, oui, 2011 !) que je n'ai à peine le temps de faire autre chose, et même de penser à autre chose! Et la gamme 2010 qui arrive en décembre (pour certains modèles) en magasins! Sommes-nous encore en 2009 ? J'ai tendance à me tromper lorsque je dois écrire la date quelque part. On vit une époque formidable, ou une époque de fous! C'est selon. Bref, c'est une période de création très intense!

Et là dessus il y a le Projet Artbike, avec de nouveaux développements... prometteurs ? Exposition en galerie ? À suivre !!
Sitôt cette période passée, je vais pouvoir me lancer allègrement dans la peinture artistique de cadre de vélo.

jeudi 5 novembre 2009

In Situ

Est-ce la curiosité de savoir où vont mes oeuvres? Est-ce la curiosité de savoir où et comment elles sont installées, de savoir comment elles s'intègrent, comment elles prennent vie dans un contexte différent? Oui, bien sûr, il s'agit de cette curiosité qui ma poussé à proposer aux acquéreurs de mes toiles, de les prendre en photo, une fois celles-ci installées chez eux. Ces images, avec leur permission, sont publiées sur mon site dans la section peinture, "In Situ".

C'est aussi pour savoir comment les gens voient mes oeuvres, comment ils les perçoivent au-delà même de leur image. C'est, en quelque sorte, une démarche d'objectivité, car l'artiste ne peut être adéquatement juge de son travail. La conjonction de regards tiers, combiner à l'idée que se fait l'artiste de ses oeuvres, donne ainsi la possibilité à ce dernier, s'il est à l'écoute, de mieux comprendre son travail.
L'artiste doute-t-il? Est-ce que je doute? Bien sûr, car je peux me faire une image fausse de mon travail, me croire faire partie d'une certaine mouvance artistique et être en réalité dans un tout autre domaine pictural.



lundi 2 novembre 2009

Qu'est-ce qui m'a pris?


Tuyaux de fonte
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 36 " (61,0 cm x 91,4 cm)

série "Hors série" www.alec5.com

Qu'est-ce qui m'a pris? Aucune idée. L'envie de peindre mon réel, mon quotidien, ce qui m'entoure. Envie de plonger dans le figuratif? Peut-être. Quoi qu'il en soit, c'est une expérience.

Quoique pour moi, peindre du figuratif est déjà une sorte de contrainte, car il faut transcrire une image réelle. L'abstraction engage le mouvement, la liberté du geste et de l'intention. L'abstrait, pour moi, fait sortir des images à lectures multiples. Le figuratif impose en quelque sorte une lecture unique, ou presque, une compréhension dirigée.

samedi 24 octobre 2009

Les "Mécaniques" à la Maison Blanche

Quelques-unes de mes toiles de la série "Mécaniques" ont été accueillies à la galerie "La Maison Blanche" à St-Lambert, sur la rive sud de Montréal. C'est une charmante petite galerie d'art contemporain, récemment ouverte, dont la propriétaire est également artiste, Caroline White, qui signe sous le nom de Blanc.
(www.white-blanc.com)

Galerie La maison blanche
200, rue St-Denis, (coin Elm)
Saint-Lambert.
450 923-2526

Carte Google
www.lamaisonblancheweb.com
whiteblanc@aol.com




American fields 1
91 - 44" x 32" (111,8 cm x 81,3 cm)
Échafaudages 2
91 - 48" x 28" (121,9 cm x 71,1 cm)



Ils construisirent une colonne de lumière
91 - 48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm)
Le cheval à piston
91 - 30" x 40" (76,2 cm x 101,6 cm)



Le jouet
91 - 36" x 26" (91,4cm x 66,0 cm)
Le petit savant fou
91 - 36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)



Rythmes
91 - 48" x 32" (121,9 cm x 81,3 cm)
Sciences et consciences des peuples
90 - 22" x 30" (55,9 cm x 76,2 cm)



Totem 1
91 - 48" x 30" (121,9 cm x 76,2 cm)
Engrenages temporels
04 - 36" x 24" (91,4 cm x 61,0 cm)

mercredi 14 octobre 2009

Il y a ceux qui Consomment et ceux qui Cultivent


Violons sur le toît
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 36"

série "Hors Série" www.alec5.com


Il s'en est fallu de peu — et rien n'est gagné encore — pour que je replonge dans l'habitude picturale, dans la routine gestuelle, dans ma poutine factuelle. Rassurant terrain connu? Certainement! Besoin d'un ailleurs? Certainement aussi! Mais comment changer sans se perdre? Comment toucher autre chose, changer de direction, sans muer de peau au point de ne plus se reconnaître et pire, que l'antécédent s'en retrouve relégué au statut de l'obsolescence?

Pourquoi en arrivé à avoir peur du changement? Pourquoi le changement serait-il obligé, d'ailleurs?
Une idée, une réflexion m'est venue :
Il y a ceux qui Consomment et ceux qui Cultivent.
Ceux qui consomment en veulent toujours plus et c'est ceux-là mêmes qui poussent sans répit à ce que les choses changent, car ils croient fuir ainsi une certaine lassitude du connu. Mais prennent-ils le temps de connaître?
Ceux qui cultivent sont plus patients. Ils absorbent tout autant qu'ils régurgitent en manières diverses tout ce qu'ils ont absorbé. Ils cultivent leur culture!

Mais notre vasque sociétale, étant basée sur l'économie, préconise paradoxalement la consommation. Il faut donc constamment que de nouveaux objets de désirs apparaissent afin d'alimenter le tison ardent de la consommation. Le stigmate le plus flagrant de cette mécanique inaliénable est l'éclectisme grandissant en tous domaines. Tout est devenu "pizza toute garnie". Il faut qu'il y en ait pour tout les goûts, tout les styles. C'est la grand-messe du « multi-genre », de la « variété », de la « pluralité », de la « multiplicité ». On a plus peur du mélange. Pour certains, cela offre un foisonnement de voies créatrices possibles. Pour d'autres, c’est l’abolition des limites. Et c’est tant mieux! Certes tous doivent pouvoir y trouver leur compte, mais comment découvrir son réel plaisir lorsque tout se confond, tout se mélange, tout ne goûte plus rien de spécifique, mais un peu de tout? Il nous est offert des parcelles sporadiques et éphémères de plaisirs visuels.

D'un autre côté, cultiver sans cesse le même terrain, inlassablement la même plante, fait en sorte qu'on maîtrise de mieux en mieux sa croissance. Mais peut-être au détriment de toutes les autres possibilités qui jouxtent ce terrain? Faut-il alors absolument tout essayer? Ou faut-il se contenter de... soi? Car quoi que l'on fasse, cultiver ou consommer, il s'agit avant tout de soi.

Alors qui suis-je?

lundi 12 octobre 2009

Le temps "s'engrise"


Rouages industriels
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 36"

série "Usines" www.alec5.com


Il suffisait que le temps "s'engrise" pour que mon humeur en fasse autant. Et pourtant, l'automne s'installant, je savais que certaines choses changeraient invariablement. Et pourtant, l'automne s'installant, je savais que les couleurs changeraient aussi, pour éclater, un premier temps, en un rougeoiement fulgurant et éphémère, puis, laissant place à une impression de dévastation, la nature elle-même, au complet succomberait face à la distance solaire croissante.
Restait à moi à ne pas sombrer dans ce même mouvement, vers cette léthargie hivernale. Tout devenant, au mieux, noir et blanc, au pire monochrome grisaillant. Je devais alors être fort et résister à l'idée d'avoir perdu cette chaleur, cette légèreté, cette volupté estivale.
Mon arme contre ce spleen automnal : La création. Il me fallait créer, absolument et en toute urgence.

mercredi 7 octobre 2009

Hommage de Benjamin



« Bonjour Alec,

Je suis Benjamin Evrard, j'ai 18 ans, je suis étudiant en Art à Saint-Luc (Liège, Belgique).
J'admire votre travail depuis déjà quelque temps, et suite à un travail que l'on me demande de fournir dans le cadre de mon cours de "Composition peinture", j'ai décidé de vous faire un "Hommage". »

Benjamin Evrard (belgique)
bib_evrard@hotmail.com

mardi 6 octobre 2009

Racines intégristes


Racines intégristes
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 36"

série "Formes noires" www.alec5.com

Ça bouille, mais ça brouille aussi! Avec cette toile, j'ai essayé de laisser tomber ce que j'ai fait jusqu'à présent avec le frôlement figuratif des "Usines", tout en revenant à la "Forme noire", au geste. D'où le titre "Racines intégristes" qui, je l'avoue, peut être dérangeant pour certains, ou qui pourrait être interprétée d'une autre façon. Quoiqu'il puisse y avoir une certaine imagerie moyenne orientale dans la composition.
En fait ici, il ne s'agit absolument pas de religion. À moins que l'on puisse considérer que la religion première du peintre soit sa peinture, bien évidemment. Je cherche avant tout mes propres racines picturales, mon côté intègre face à la peinture. Pourquoi je peins. Et pour moi qui suis, de part mon métier et ma formation, un faiseur d'images, c'est un véritable chemin de Damas!
Ces derniers temps, j'ai peint toutes sortes de toiles, dans toute sorte de directions... De tout et surtout de n'importe quoi. Je ne les montre pas. Mais dans ce n'importe quoi, je découvre que mon processus de mutation est bien plus complexe et ardu que je ne le pensais. Je perçois des toiles que je n'arrive pas à créer, du moins pas encore. C'est en forgeant... Et bien, l'hiver arrive et, d'habitude, je me mets à peindre en fou. Étrangement, l'hiver passé, cela ne s'est pas produit. C'était la première fois que cela arrivait, ou plutôt que cela n'arrivait pas. Mais cette année, j'ai un appel très fort de sortir de ma torpeur et une envie d'explosion picturale.

mardi 29 septembre 2009

Mutation picturale


La géante noire
acrylique sur toile - 2009 - 48" x 72" (121,9 cm x 182,9 cm)

série "Usines" www.alec5.com

C'est une période de l'année très chamboulée pour moi. Il y a eu le lancement de la ligne de vélo 2010, le salon Eurobike à Friedrichshafen, en Allemagne, le salon Expocycle à Montréal (où nous exposions), le catalogue Opus 2010, alouette...!
Et dans tout cela, à part le projet ArtBike, je n'ai quasiment pas peint. Et comme à chaque année, je suis en réflexion, peut-être même en mutation picturale. J'ai des images qui surgissent dans ma tête, des envies de peindre autrement, d'aborder même une autre démarche. En plus, mon petit atelier m'étouffe. Il suffit d'un rien et il est sens dessus dessous. J'ai toujours le goût de grandes toiles, de grands mouvements, d'oxygène! J'ai envie que ça explose, que ça dégouline!
Lorsque je suis sur une lancée de plusieurs semaines, il se passe quelque chose que je pourrais qualifier de libératoire. Mais quand je n'ai que quelques heures à consacrer à ma peinture, je m'enfarge dans mes pinceaux et retombe sur mes réflexes visuels et... techniques. Ça m'emmerde! Je n'ai pas l'impression d'évoluer.
La dernière toile qui m'a suer et donc, qui m'a fait du bien est la Géante noire.

Je mise gros sur le projet ArtBike. Ce sera vraiment l'occasion de conjuguer mes deux pôles d'activités créatrices.
Le type de médium et la surface m'oblige à dévelloper une nouvelle façon de peindre. Je vais pouvoir aussi déroger de ma ligne et essayer d'autres formes picturales. De plus, le faisant dans les infrastructures d'Opus, je pourrais m'installer un atelier plus vaste. Jusqu'où ce projet m'amènera, en terme artistique? Aucune idée. Je ne me mets aucune règle, ni limite. Bien sûr, je ne pourrais pas faire autant de cadres que je peins de toiles. Le processus est plus ardu et nécessite d'autres étapes techniques que les toiles ne nécessitent pas. La préparation des cadres et leur finition seront faites en atelier de peinture industrielle, afin de rencontrer les normes de qualité de l'industrie cycliste. Ce sont des cadres de vélo "utilisables" après tout. On peut assembler un vélo complet et aller rouler!
J'essaie d'impliquer Opus, OGC et une firme de relation publique pour monter une exposition itinérante de ces cadres peints, à Montréal, Toronto et Vancouver.

vendredi 18 septembre 2009

Métier galeriste


En ajout de l'article du "Vadrouilleur urbain": "Métier galeriste"

D’abord, il y a ces galeristes qui se foutent éperdument de l’artiste. Ils ne voient que multiplication d’inventaire et de choix. Ainsi, sous prétexte d’offrir de la diversité à leurs clients, leurs galeries sont d’un éclectisme à faire vomir. Si ce n’est pas en plus d’un manque flagrant de sensibilité et de connaissance artistique.

Il y a aussi ces galeristes qui se prennent pour des mentors et qui tentent de « formater » leurs artistes, afin de répondre plus adéquatement à leur clientèle. Je me dis que si un tel galeriste se sent obligé de modifier la pratique de son artiste, c’est que quelque part, il n’a pas su le choisir, ce qui dénote un manque de jugement évident. Et si même il a su déceler le potentiel d’un artiste, de quel droit se permet-il de dire quoi faire, quoi peindre et comment le peindre. J’ai eu le déplaisir de rencontrer plusieurs de ce genre de galeristes. Je ne les ai jamais rappelés.

Mais il y a aussi ces rares galeristes qui ont clairement une direction artistique. Que l’on aime ou pas, ils ont le mérite de l’intégrité de leur choix. Lorsqu’on entre dans leur galerie, il n’y a pas un étalage d’artiste, même si leur « écurie » regorge de talents. Il y a avant tout une ambiance, un tout visible et ressenti.

Tant qu’aux pique-assiettes que l’on retrouve effectivement dans chaque vernissage, je les vois comme un mobilier presque utile à la mise en place et à l’ambiance du décor de tels événements. C’est un peu comme un restaurant : si celui-ci est vide lorsqu’on y rentre, on aura immanquablement un a priori défavorable. Et puis, d’un point de vue humanitaire, pour ces groupes migratoires qui se retrouvent de vernissages en vernissages, c’est un peu leur façon de vivre leur vie sociale qui autrement serait peut-être inexistante. Finalement, depuis le temps que je fais des expositions, ils ne me gênent plus. Il y a même une certaine relation symbiotique à l’image du pachyderme qui se fait bichonner par ces oiseaux déparasiteur.
Je suis méchant à l’endroit de certains d’entre eux, surtout ceux qui fréquentent indistinctement les vernissages, les lancements de disque, de livres, les premières médiatiques en tout genre. Mais pour d’autres, je sais qu’il y a un réel désir de se retrouver exclusivement dans le bain chaud et réconfortant des arts visuels, et rien que pour cela, je garde une certaine tendresse envers eux, les saluant de fois en fois.

Bref, un milieu où il y a de tout pour tous. Il suffit de faire ces choix.

mardi 15 septembre 2009

Le projet ArtBike au Salon Expocycle 09

Le a été présenté au salon Expocycle de Montréal, à la Place Bonavanture en fin de semaine.

Intrigués et intéressés, les représentants et les détaillants de vélos ont posé beaucoup de questions. J'ai été surpris en bien de l'accueil d'un tel concept peu courant dans l'industrie du vélo. Il y a un intérêt certain même s'il faut bien être conscient qu'on ne parle pas de gros volume de vente. Le "fait main" a la cote dans notre ère de production de masse.

Selon les représentants de l'ouest, il y aurait une clientèle beaucoup plus réceptive à l'art visuel. Edmonton et Vancouver seraient des villes intéressantes pour proposer une exposition de cadres de vélo, en galerie. Alors pourquoi ne pas penser à une exposition itinérante? Montréal, Toronto, Edmonton, Calgary, Vancouver...

lundi 7 septembre 2009

Soirée d'ouverture - annulée

La soirée d'ouverture du 1er août 09 de l'Espace Lux, situé dans l'Église Saint-Denis, est annulée. Le projet même d'installer une galerie d'art dans cette église ne se fera finalement pas.
Les contraintes avec la fabrique de la paroisse Saint-Denis se sont multipliées ces derniers temps et l'organisatrice voit dans l’obligation de mettre fin au développement de ce projet.


Les "Formes noires" dans la nef
Garder la foi

mardi 25 août 2009

Le projet Artbike présenté au lancement Opus 2010



Le projet ArtBike a été présenté lors du lancement de la gamme de vélo Opus 2010, ce mardi 25, devant les bureaux d'OGC, le distributeur et fabriquant de la marque Opus. (Non, non, je ne peux pas encore montrer les nouveaux vélos !!)

La réponse est très positive. Bien sûr, il est encore difficile d'expliquer le concept avec seulement deux cadres de la même série à montrer, mais ce projet suscite un intérêt certain. J'ai monté ces deux cadres devant une toile de la série "Formes Noires", sur le fameux chevalet que j'utilise depuis quelques années pour présenter les cadres d'art.

Reste à intégrer ce volet purement artistique dans un cadre de travail régit en temps et en lieu de production. Évidemment, on ne parle pas de production à la chaîne. Je vais devoir trouver un rythme, une cadence qui soit en harmonie avec ma démarche et le milieu dans lequel elle va devoir évoluer. Pour les dirigeants d'Opus, il y aura aussi une adaptation à faire. C'est un peu comme faire de la poterie sur un tour à pied dans une usine de montage automobile...

lundi 24 août 2009

Le projet ArtBike est intégré au catalogue Opus 2010



Le projet ArtBike est intégré au catalogue Opus 2010.
Nous avons présenté le projet et les premiers cadres artistiques à la réunion annuelle de vente de OGC (le distributeur des vélos Opus). La réception a été très bonne, même si les représentants, peu habitués à voir un tel projet artistique au sein de leur milieu sportif, ont fait des yeux ronds en se passant les cadres de main en main.

Le programme de ce projet est encore à finaliser car plusieurs possibilités de mise en marché sont possibles. Mais pour moi, le fait que le projet ait été intégré au catalogue confirme que Opus veut vraiment aller de l'avant avec cette idée de cadres artistiques.

Le projet sera présenté aux détaillants lors du lancement de la gamme de vélos 2010, ce mardi.

vendredi 21 août 2009

Concours nouvel auteur



La librairie Archambault, via son blogue "Côté Blogue.ca", à lancé un concours de nouvel auteur littéraire. Je m'y suis lancé et y ait proposé mon roman "Métal". On verra bien....

«Métal» raconte le parcours de Thomas, un jeune carrossier dont le souvenir de l'incursion d'une pièce métallique dans sa chair, lors d'un accident de voiture durant son enfance, le poussera à vouloir retrouver cette sensation unique, âcre et amère, mais à la fois si douce. Avec le temps, il développera une sensibilité très particulière au métal. Ivanna, une jeune musicienne et sculpteure, lui fera découvrir les arts plastiques... ou plutôt métalliques! «Métal» est le premier volet, non pas d'une trilogie, mais d'un triptyque traitant de l'initiation artistique. «Métal», c'est la sculpture, tandis que «Le pinceau d'ocre», c'est évidemment la peinture. Pour ce qui est de «La dernière note», il s'agit autant de musique que de peinture.

http://www.coteblogue.ca/blogs/concours-nouvel-auteur/authors/alec-stephani/

jeudi 20 août 2009

Les "Formes noires" dans la nef


Cathédrale
acrylique sur toile - 1991 - 36" x 48" (91,4 cm x
121,9 cm)
série "Structures" www.alec5.com

J'ai visité l'église Saint-Denis, à Montréal, dont une partie va se transformer en galerie d'art permanente. Étrange projet d'une passionnée, artiste sculpteur, Geneviève Chartrand. Il y a encore de l'aménagement à faire, mais je pense que ce sera intéressant.

Étrange projet, car le fait d'introduire des pièces artistiques au sein d'une alcôve à vocation mystique, engendre spontanément une réflexion sur la position de l'art et de la spiritualité. Étant plutôt agnostique à la base, j'aurais tendance à ne pas réagir face au lieu. Mais ayant été élevé chez les pères, j'ai au fond de moi, une réaction mêlée de respect et de refus.

Durant mon enfance, j'étais fasciné par les cathédrales. J'en dessinais tout le temps, durant des heures, voire des jours, pierre par pierre. C'étaient d'immenses dessins à l'encre noire. Bien sûr, il s'agissait du sens architectural de l'image. Au point où j'avais appris à peu près tout ce qui concerne la construction d'une cathédrale. Point de mystique ou de spirituel, simplement la curiosité du "comment c'est fait".

Et voilà que je me retrouve dans ce projet atypique de galerie intégrée à la nef d'une l'église. Et l'éternelle question pour une exposition : Quoi montrer?
Compte tenu du contexte particulier, certaines toiles illustrant des architectures de cathédrales vont évidemment prendre place dans cette exposition. L'organisatrice, d'ailleurs m'a proposé de montrer plusieurs toiles de la série "Mécaniques" car le co-exposant, Florent Veilleux, étant un sculpteur pataphysicien, elle trouvait que cette série était à propos. Mais il y aura aussi des toiles récentes, des "Formes Noires". Elle peuvent faire écho à une certaine période de l'histoire québécoise face au dicta de l'église : La grande noirceur.

Soirée d'inauguration le 1er octobre.
Église Saint-Denis
, 454, avenue Laurier est (coin Saint-Denis, en face du métro Laurier)

lundi 17 août 2009

Scènes de galerie - Avez-vous vu sa dernière expo?

— Avez-vous vu sa dernière expo?
— Oui, j'étais aussi au vernissage. Comment l'avez-vous trouvée?
— Cette réflexion sur l'équilibre chancelant de l'humanité était si intense! Tout simplement renversante!
— Ah bon? Vous trouvez que d'aligner soixante petits cubes blancs sur le sol c'est renversant?
— Pas vous?
— Pour la dame qui s'est empêtrer les hauts talons dedans, on peut effectivement dire que l'humanité était chancelante!

***

— Avez-vous vu sa dernière expo?
— Non. Le fallait-il?
— Pas vraiment. Mais... tout le monde était là.

***

— Avez-vous vu sa dernière expo?
— Extraordinaire. C'est un visionnaire.
— Avons-nous vu la même exposition?
— Peut-être ne l'avez-vous que regardée.
— Excusez-moi, mais je sais ce que j'ai vu!
— Avez-vous vu l'autre exposition?
— Ça n'a rien à voir!
— Vous voyez, vous n'avez rien vu.
— Écoutez...
— Ah, vous l'avez écoutée?
— Non. Y avait-il quelque chose à écouter?
— Pas vraiment.
— Donc ça ne vaut pas la peine d'en parler?
— Effectivement.

***

— Avez-vous vu sa dernière expo?
— Oui, un clip sur YouTube
— Mais vous saviez qu'il exposait?
— Oui, je l'ai appris sur Twitter
— ...et vous y êtes allé?
— Pas encore, j'attends qu'il soit mon ami!
— ...sur Facebook, j'imagine?

***

— Avez-vous vu sa dernière expo?
— J'espère que c'était sa dernière!

Scènes de galerie - J'adore ce que vous faites
Scènes de galerie - Je peux vous aider?
Scènes de galerie - Vous connaissez l'artiste?

mercredi 5 août 2009

Comment j’ai plongé dans l’écriture de romans

En fait, cela vient d’un long trajet en vélo où, pour me changer les idées, je me suis mis à penser à une théorie de propulsion temporelle. Plus j’avançais, plus cette théorie se complexifiait et, paradoxalement, devenait de plus en plus claire pour moi. Je le voyais sous forme de graphique.

Arrivé chez moi, j’ai immédiatement esquissé ce graphique, mais il fallait dès lors l’expliquer. Je me suis mis à écrire cette théorie. Pour appuyer l’explication, il fallait que je décrive un exemple tangible. J’ai créé une situation la plus vraisemblable possible qui est devenue une sorte de faux reportage. Mais plus j’avançais dans cette mise en exemple, plus cela devenait une véritable histoire. C’est ainsi que je me suis lancé dans l’écriture d’un roman.
Ce fut Le futur simple.

Autant récit historique documenté que biographie, mêlé de science et d’anticipation, avec un soupçon d’autobiographie, ce premier pseudo-roman s'est avéré un fourre-tout de genres et de styles divers.
J’ai écrit et réécris maintes et maintes fois cet ouvrage au point où il a complètement perdu son sens premier. Mais cela m’a convaincu du fait que j’aimais écrire.

Lorsque j’ai entrepris un second roman, Métal, je suis parti d’une prémisse simple, mais surtout, de personnages. C’est ainsi que j’ai découvert comment j’aimais écrire : sans plan défini, juste avec un point de départ et un point d’arrivée. Le reste, ce sont les personnages, d’après leurs attitudes et leur caractère qui forgent le parcours du récit.

Je considère donc Métal comme mon premier véritable roman.
Métal s'est avéré le premier volet d'un triptyque, et non pas d'une trilogie, traitant de l'initiation artistique. Métal, c'est la sculpture, tandis que Le pinceau d'ocre, c'est évidemment la peinture. Pour ce qui est de La dernière note, il s'agit autant de musique que de peinture.

Même si j’écris sans plan, j’écris d’abord mentalement de longs passages que je brasse, que je rumine pour enfin les coucher d’une traite sur le papier.

Écrire pour moi c’est la liberté de mettre en scène des personnages, de les voir évoluer le long du récit, de créer des décors, des environnements, des atmosphères, des images, voire même des trames sonores sans avoir à aller en studio, ni en production, ni en réalisation, etc. Tout devient possible dans la limite du vraisemblable.

Je suis un visuel, j’écris visuellement. Les chapitres sont des scènes. J’écris mais en fait je regarde. Je transcris.

Ne cherchez pas ces romans en librairie, ils sont à éditer... Avis aux éditeurs!

vendredi 31 juillet 2009

Kind of Blue



Même si j'ai déjà écris que je rêvais d'un atelier blanc et lumineux, j'ai aussi le fantasme d'une immense alcôve claire obscure, baignée d'une lueur verticale, issu d'un imposant puits de lumière. Un vieil atelier industriel, bardé de tuyauterie de fonte, de circuits électriques vétustes mais encore fiables, aux planchers de bois franc et aux murs de plâtre gâché, un espace vaste aux senteurs d'antan, d'huile mécanique, de boiseries, de tissus et de poussière.

Cette lumière venue d'en haut, diluée par la distance et le temps, où chaque objet n'aurait que pour seul choix d'être au trois-quarts plongé dans sa propre ombre. Même les murs, couverts d'immenses toiles, seraient enfouis dans la pénombre. Au fond, dont on ne sait où précisément, émanerait une mélodie solitaire, un violoncelle baroque ou peut-être un hautbois plus contemporain, ou pourquoi pas, un bon Kind of Blue...

Et alors, placé en plein centre, là où le halo lumineux est le plus intense, une gigantesque toile couchée au sol, blanche et prête à se livrer à l'instinct artistique.