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jeudi 8 avril 2010

Prolongation jusqu'au 19 avril


Bonne nouvelle! La galerie Art Neuf prolonge l'exposition "Mémoire usinée" jusqu'au 19 avril 2010

"Mémoire usinée"

Galerie Art Neuf
Centre culturel Calixa-Lavallée
3819, avenue Calixa-Lavallée
H2L 3A7 Montréal
www.artneuf.ca
artneuf@bellnet.ca

514 872-3947 - 514 523-3316

L'événement sur Facebook

vendredi 26 mars 2010

Visite matinale - 4

Je serai ce vendredi matin, 26 mars
de 10h à 12h,
à l'exposition "Mémoire usinée"

Galerie Art Neuf
Centre culturel Calixa-Lavallée

3819, avenue Calixa-Lavallée
H2L 3A7 Montréal
Au coeur du Parc Lafontaine
Carte Google
Accès : Par la rue Rachel - Métro : Sherbrooke - Autobus : 24 Est
Stationnement gratuit
www.artneuf.ca
artneuf@bellnet.ca
514 872-3947 - 514 523-3316

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mercredi 17 mars 2010

Perdre son temps


Le pont des soupirs
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm)

série "Usines" www.alec5.com

Lors du vernissage de l'exposition "Mémoire usinée", la commissaire de l’exposition, Anne Évangéline LeBlanc m’a fait remarquer à quel point les gens semblaient prendre plus leur temps pour regarder et s'imprégner de mon travail.
Et c’est justement l’un de mes propos que je veux faire ressortir par mes toiles : où est passé le temps? Il y a une époque, pas si lointaine, où le temps semblait se fondre en harmonie dans le quotidien. Aujourd’hui, ce serait plutôt le quotidien qui fait fondre le temps au point de le faire disparaître.

L'expression, perdre son temps prend, à mes oreilles, tout un autre sens. À l’instar du regard que l’on peut avoir sur un verre à moitié rempli, perdre son temps serait justement le moyen de le retrouver. Prendre une marche, regarder, s’arrêter, respirer… Voilà ce qu’il faut faire pour regagner ce temps qui nous échappe par l’optimisation continuelle que nous tentons d'exécuter. Agenda à la main, à l’ordinateur, au iPhone, au Blackberry, nous le remplissons de peur de le perdre. Mais c’est justement en le remplissant de la sorte que nous l’occultons. Il n’a plus de place pour nous laisser voir et vivre ce qui nous entoure.

Je veux perdre du temps à en gagner. Et si pour certains, le temps c'est de l’argent, alors je veux être riche de temps qui passe. Et je veux passer du bon temps avec lui.

dimanche 14 mars 2010

"Mémoire usinée" - suite de l'exposition


La grande verrière extérieure
acrylique sur toile - 2009 - 36" x
48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "Usines" www.alec5.com

Une personne qui n'avait vu mes toiles que par le net, m'a fait des commentaires intéressants sur le fini et la texture de mes oeuvres en les découvrant à l'exposition "Mémoire usinée". Elle s'étonnait de ressentir autant de douceur de l'acrylique, elle qui, de prime abord, n'aimait pas ce médium.

Je reprends ici un peu ce que je lui écrivais en réponse.
La texture, la matière, le brossé sont des éléments importants pour moi. Après tout, c'est le fait même de peindre que de jouer avec cela. Mais je ne suis pas fervent de coups de pinceaux trop visibles en générale, voire ostentatoire, ce genre de traces éclatantes qui semblent vouloir dire : « Hey! Je suis un artiste! ». Je préfère que l'image prenne le dessus sur l'exposé du geste.
Malgré tous, il y a des coups de pinceaux fortuits qui parlent tellement, au-delà même de l'intention du peintre, que je les laisse survivre à l'essuyage ou au brossage!
Ce "brossé" est longuement et énergiquement travaillé, ce qui est paradoxal d'ailleurs, car la douceur que voient certains, voire la plupart, dans mes toiles de la série Usines, est issue en fait d'une grande énergie déployée.

« J'ai aussi vu, senti, dans toutes ces toiles, une sympathie, un amour pour ces objets architecturaux injustement tombés en disgrâce. »

Je suis tellement heureux que les gens voient ce dont j'avais envie de parler à travers cette série "Usines". Le temps. L'époque. Cette façon dont les choses étaient faites. Avec cette sorte de naïveté, de candeur qui permettait de ne pas penser aux coûts de productions mais, en plus de la fonction de l'objet, à sa beauté. Que ce soit sur le plan architectural, du design d'intérieure ou du design d'objet, il y avait un souci du bien fait, dans la mesure des moyens techniques de l'époque, bien sûr.

À travers des impressions floues de souvenirs épars, j'essaie de retrouver et de témoigner de cet état d'esprit. Pourtant je ne suis pas du tout de cette génération. Mais elle me parle à travers les décennies, voire le siècle.

vendredi 5 mars 2010

Clip "Mémoire usinée"



Clip monté pour l'exposition "Mémoire usinée" à la galerie ART NEUF du Centre culturel Calixa-Lavallée.
Thème musical : Dan Thouin, Half Dub 1, de l'excellent album Mile End Waverly

mercredi 3 mars 2010

Retour sur le VERNISSAGE - Mémoire usinée



Un vernissage est toujours une expérience dont on ne peut rien prévoir à l'avance. On se fait une idée générale, mais c’est toujours une surprise. Et celui-ci n’y a pas fait exception. Ce fut l’occasion de rencontres multiples, de visages connus et d’autres à découvrir...
L'occasion de rencontrer pour la première fois des gens qui me suivent par le blogue ou le site depuis un moment déjà. Entre autres, j'ai eu le plaisir de rencontrer Marie-Josèphe Vallée dont le travail m'avait interpellé il y a quelques années. Il y a dans le travail de cette artiste, quelques points communs avec le mien. Nous nous sommes ainsi reconnu dans nos oeuvres.
C'était l'occasion aussi de rencontrer aussi Sylvain, "Le vadrouilleur urbain" qui, depuis quelques semaines, donne un relais média important à l'annonce de cette exposition. Il y avait aussi l'artiste Michel Picotte, amateur de vélo qui fut intrigué par le cadre de vélo peint à la main ArtBike.

Mais au-delà du fait d’y découvrir des gens, ce qui m’a le plus touché, c’est que pour beaucoup, le sens de ma démarche semblait suffisamment transparaître de mes toiles. Plusieurs m’ont parlé de la dichotomie entre l’austérité du sujet, les usines, et la douceur du travail. « Austérité et tendresse » à mentionné quelqu'un. Il avait parfaitement raison. Je perçois dans la genèse industrielle du début du siècle, une innocence et une tendresse qui ont fait de la moindre usine une oeuvre conçue et construite avec un certain charme, une certaine tendresse. Les détails architecturaux en témoignent.
Il en est de même pour la machinerie qui était tout naturellement enjolivée de fioritures inutiles au demeurant, mais qui faisait de ces énormes monstres, de paisibles et gentils dragons de fonte.

En parlant de ma peinture, quelqu’un d'autre a même parlé de « flouisme »! J'aime beaucoup ce néologisme. Le fauvisme, l'impressionnisme... et maintenant, le flouisme. Pourquoi pas!
C'est précisément ce flou, émanant de notre inconscient visuel, que je cherche à faire ressurgir. L'émanation mnémonique spontanée.

Je suis content de l'ensemble de l'exposition, de sa « composition ». Car il s'agit bien là d'une composition. Je suis content de l'harmonie des oeuvres. Décidément, je suis encore très loin de pouvoir présenter une exposition éclectique!

"Mémoire usinée "
, jusqu'au 10 avril 2010

mardi 2 mars 2010

Première critique de "Mémoire usinée"

Première critique de l'exposition "Mémoire usinée" par le vadrouilleur urbain .
À lire : Le vernissage d'Alec à la galerie Art Neuf

« L’artiste réussi à faire de son époque le symbole de tous les autres, génial, libre et sans concession, tout cela donne à son art une inimitable signature. »

Le vadrouilleur urbain
« Le Blogzine du Vadrouilleur urbain est une formule de nouvelles brèves et d'humeur sur l’art visuel. C’est cultiver la paresse active afin de vous livrer les dernières découvertes en art visuel tout en jonglant avec les clichés urbains. »


photo : Sylvain

dimanche 14 février 2010

Homogène ou éclectique?



Il est aussi difficile de choisir des toiles pour une exposition que de choisir des chansons pour un album ou pour un spectacle. On se dit que l'on veut montrer le meilleur, ou le plus représentatif de ce que l'on fait, mais aussi en montrer suffisamment pour donner un vaste échantillon de son travail de création.

Exposer un "best of"? Oui, mais les meilleurs toiles s'agencent-elles facilement? Pas nécessairement.
Exposer une démarche? Oui, mais comment éviter alors la répétition, la série trop redondante, ou l'uniformité qui peut créer un certain ennui.

Homogène ou éclectique? Pour ma part, l'éclectisme m'a toujours paru comme étant un manque de direction, un manque de décision. Pour d'autres, l'éclectisme est preuve de richesse, de multiplicité, d'inventivité.

En une dizaine de toiles, un artiste peut-il faire découvrir l'ensemble de son travail? La réponse théorique devrait être oui, mais dans la pratique, c'est une autre histoire. Surtout pour l'artiste lui-même. Est-il le mieux placé pour déterminer quelles toiles représentent le mieux sa démarche? Oui. Est-il le mieux placé pour savoir si une toile va plaire ou pas? Non.
Est-ce que le fait de plaire devrait être un critère pour l'artiste? Personne ne cherche foncièrement à déplaire, d'autant plus lorsque l'on veut faire découvrir ses oeuvres. Et puis l'artiste cherche aussi à vendre ses toiles pour que celles-ci voyagent, et pouvoir financer la production d'autres toiles.

Alors, prendre note du regard des autres, de leurs avis? Oui, mais c'est un peu comme un "Blind Date", rencontre surprise organisée par un ami. On réalise alors que les gens, même les proches, ne nous connaissent pas aussi bien que l'on pourrait croire.

Il reste alors le "gros bon sens". Mais pour cela, il faut arrêter de se poser des questions. Ok, ok! J'arrête. Mais...

vendredi 12 février 2010

Préparer une exposition - "Mémoire usinée"


La géante noire
acrylique sur toile - 2009 - 48" x 72" (121,9 cm x 182,9 cm)

série "Formes noires" www.alec5.com


"Mémoire usinée"
à la galerie Art Neuf
du 1er mars au 10 avril 2010.
vernissage : mardi 02 mars à 18h


Il y a eu la visite de la salle, l'observation et la prise de mesures des murs disponibles. Avec ces informations, je fais un plan. En fait de plan, en termes d'architecture, on devrait plutôt appeler cela une élévation. Sur cette élévation, j'appose des images des toiles en proportion. Cela me permet de faire une première version virtuelle de l'exposition. Ainsi je peux essayer plusieurs agencements.

J'avais procédé de la même façon pour l'exposition à la Tohu. Du fait de l'immense espace disponible, je m'étais permis une sorte de rétrospective sur près de vingt ans, en installant une série par mur. J'avais même eu la possibilité de faire repeindre un des murs en gris anthracite, pour mettre en valeur la série "Usines" . Il y avait même des grands titres en gris clair au dessus de chaque série.
Avant cette exposition, j'avais plutôt tendance à arriver sans plan établi, simplement avec bien plus de toiles que prévu et j'improvisais sur place. Il faut dire que même avec un plan précis, il reste une part d'improvisation car, une fois sur place, les choses changent, même si tout a été finement mesuré. Question d'ambiance, d'atmosphère...

Après discussion avec la commissaire de l'exposition, Anne Évangéline LeBlanc, et compte tenu des dimensions des murs, il a été convenu que les séries "Formes Noires" et "Usines" constitueraient l'ensemble de l'exposition. La synergie de ces deux séries permet un enchevêtrement non éclectique.
J'haïs l'éclectisme! Malgré cela, je me promets, un jour, d'essayer une expérience risquée à mes yeux : tout mélanger! Exposer des toiles de toutes les séries et observer le lien qui les unie. Bien sûr, la patte du peintre est un dénominateur commun, mais j'ai tellement le nez ans mes tableaux que je ne peux avoir objectivement le recule nécessaire pour voir l'ensemble de l'oeuvre comme un tout. Je perçois trop de différence entre les "Mécaniques", par exemple, et les "Usines" , pour pouvoir les mettre ensemble.
Malgré cela, en termes de démarche, il s'agit véritablement d'une évolution de la même observation, du même questionnement sur notre façon de créer et de vivre les objets et les lieux.

L'exposition s'appellera "Mémoire usinée" en réaction à la mémoire "formatée" de notre époque actuelle, celle des disques durs. C'est dans le sens de ma démarche : Émanation mnémonique spontanée, ou l'observation de l'approche industrielle des formes d'une époque révolue, alors qu'il y avait une certaine et paradoxale tendresse dans les détails des objets et architectures industrielles.

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vendredi 29 janvier 2010

Exposition - "Mémoire usinée"


La tour noire
acrylique sur toile - 2009 - 34" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)

Série "Usines"
www.alec5.com

Exposition solo
"Mémoire usinée"
Oeuvres récentes.

du 1er mars au 10 avril 2010.
vernissage : mardi 02 mars à 18h


L'exposition s'appelle "Mémoire usinée" en réaction à la mémoire "formatée" de notre époque actuelle, celle des disques durs. C'est dans le sens de ma démarche : Émanation mnémonique spontanée, ou l'observation de l'approche industrielle des formes d'une époque révolue, alors qu'il y avait une certaine et paradoxale tendresse dans les détails des objets et architectures industrielles.

« C’est un travail sur la mémoire architecturale, non pas dans son sens construction, ni esthétique, mais sur l’émanation mnémonique spontanée, la perception de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque. »

Je me rends compte maintenant que tout mon processus pictural est en train de se cristalliser sur la mémoire inconsciente, instinctive et spontanée, celle qu’on ne peut expliquer mais qui est là, sous-sous-jacente à chaque mouvement, geste ou décision que l’on prend.
À l’instar de la mémoire des métaux, par exemple, je crois que le corps en son entier acquiert une mémoire des lieux et du temps qui transcende même la qualification de mémoire.

En stimulant le réflexe, le geste spontané, et surtout en se « débranchant » non seulement des contrôles de forme, de justesse mais aussi des normes reçues ou établies, il devient alors possible de retranscrire des images sans même les concevoir. Seule cette mémoire interne pourra s’exprimer et faire surgir des images peut-être floues, mais qui laisseront à chacun un espace interprétatif libre, pouvant réagir selon sa propre émanation mnémonique spontanée.

C'est peut-être pour cela que je me balade entre l'abstraction et le figuratif...
C'est peut-être aussi pour cela que je peins les yeux mi-clos, comme me l'a fait remarquer quelqu'un lors de la performance. Je ne regarde pas vraiment ce que je fais, je le perçois.


Galerie Art Neuf
Centre culturel Calixa-Lavallée
3819, avenue Calixa-Lavallée
H2L 3A7 Montréal (Québec)
Au coeur du Parc Lafontaine
Carte Google
Accès : Par la rue Rachel - Métro : Sherbrooke - Autobus : 24 Est
Stationnement gratuit

www.artneuf.ca
- artneuf@bellnet.ca
514
872-3947 - 514 523-3316

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Le vin d'honneur du vernissage est commandité par:

www.barefootwine.com