mardi 29 avril 2008

Invitation au lancement officiel



Invitation au lancement officiel
de la programmation estivale de la TOHU!

Lundi 5 mai, 5 à 7

Toute l'équipe de la TOHU, de nombreux artistes, médias et autres invités.

TOHU, la Cité des arts du cirque
2345, rue Jarry Est
Montréal (Québec)

mardi 22 avril 2008

Production



Production

La « production » s'est ralentie. Il y a même eu un arrêt total durant près de deux semaines... D’abord et surtout à cause de la mise en place de cette exposition à la TOHU. Pendant la mise au point du plan d’exposition, on aurait dit que je n'osais peindre de peur de créer une toile que j’aurai absolument eu envie d’exposer et, du coup, revoir tout le plan d’accrochage.

D’accord, il y avait bien des détails à régler, des petites choses à faire ou à finir, les invitations, les affiches, la promotion, les premières entrevues… Il y avait aussi les ateliers, le vernissage, la performance, tant de choses qui m’occupaient l’esprit et me prenaient de l’énergie.

Pourquoi ai-je toujours ce sentiment que si je ne peins pas, je ne suis pas peintre? Suis-je peintre? Je suis un designer qui peint ou suis-je un peintre qui design?
« Ah ces artistes! Toujours à se poser des questions existentielles! »
« De toute façon, tu as tellement de toiles, ce n’est pas une de plus qui fera la différence! »
Vraiment? C’est un processus continu. Et lorsque qu’après une période d’arrêt je reprends mes pinceaux, c’est comme un muscle, c’est un peu plus dur à redémarrer. J’ai alors tendance à revenir sur mes traces et à me plagier pour reprendre mes marques.

Finalement, cet hiver aura été moins productif que les précédents. Rénovations, expositions, toutes des bonnes raisons.
Mais maintenant que l’exposition majeure de ma courte carrière est bien lancée, je devrais pouvoir retrouver mon rythme. Mais mon atelier sommairement vidé est intimidant. Il faudrait que je réaménage, que je remette quelques autres toiles sur les murs.
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jeudi 17 avril 2008

Le "coaching"


La façade ocre
acrylique sur toile - 2008-
32" x 24" (81,3 cm x 61,0 cm)
série "Usines" www.alec5.com


Le "coaching"


En tant qu'artiste, il n'est pas rare de se faire proposer une forme de "coaching" de la part de galeristes.
Permettez-moi ici un coup de gueule!
Que les choses soient claires : le soit disant "coaching" n'est rien de moins que le moyen de faire faire à l'artiste ce que le galeriste veut pouvoir vendre.

« Mais non ! C'est seulement que, quelques-fois, un conseil pour aller dans telle ou telle direction, ce n'est jamais mauvais à prendre. »
Foutaises ! Ce ne sont que des conseils pour maximiser la "production" de l'artiste, pour mieux presser le citron. Si vous considérez que votre artiste ne rencontre pas vos attentes, changez d'artiste.

« Quelque fois ce n'est que pour corriger une perspective, un choix de couleurs, une proportion... »
Si vous considérez que votre artiste ne maîtrise pas tout à fait son art, il est à se demander si votre façon de choisir vos artistes est la bonne.

« Et puis nous pouvons offrir un certain recul objectif à l'oeuvre d'un artiste, surtout un artiste émergeant! »
Foutaises encore ! Vous n'oseriez jamais faire cela avec un artiste établi. Le jeune artiste, trop heureux de pouvoir (enfin) entrer dans l'écurie d'une galerie, se pliera aux vues du galeriste, délaissant sa propre démarche. Malheureusement, une fois que le jus sera extrait, le galeriste considérera le jeune artiste moins intéressant et le mettra sur une tablette, le temps que sont contrat, souvent exclusif, pour un an ou plus, s'achève enfin.

« Après tout, c'est de bonne guerre, on est là pour vendre de l'art et que tout le monde puisse y trouver son compte! »
Foutaises toujours ! Question de bons comptes, les 50, 60, 70 % et plus, que bon nombre de galeries retiennent sur la vente d'une oeuvre sont largement abusifs, surtout s'il ne s'agit que de mettre les oeuvres en consigne.

Je reste convaincu qu'il existe des galeristes qui travaillent de concert avec l'artiste pour non pas les "coacher" mais bien établir un plan (de carrière?), à cours, moyen et peut-être long terme, afin de promouvoir le travail artistique de l'artiste et, ainsi, l'aider à s'épanouir, à s'exprimer pleinement dans la démarche artistique qu'il aura choisie par lui-même et qui fait justement son unicité.
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dimanche 13 avril 2008

Marie-Josèphe Vallée

Marie-Josèphe Vallée est une artiste complexe, si l'on en juge par son site internet. Mais la force de ses images est indéniable. Mixture savante de photo et de peinture, d'illustration et de réflexion intense sur ce qui l'entoure, elle nous décrit un aspect particulièrement émotif de l'architecture sur l'environnement urbain.

à voir :
www.mariejosephevallee.qc.ca

jeudi 10 avril 2008

Designer de vélo


entrevue publiée sur le blogue d'Opus

ENTREVUE

Alec est responsable du design et du style des vélos Opus et des accessoires Ora.

Q : En quelques mots, quel est votre parcours?

AS : Je suis né à Genève et j'ai étudié le design graphique aux Arts Décoratifs. Depuis toujours, je me suis intéressé au design d'objets et au design graphique. Ma formation m'a permis d'explorer plusieurs avenues professionnelles, telles que la publicité, où j'ai été graphiste, puis directeur artistique de quelques agences, à Genève et à Montréal, le dessin archéologique pour le département d'anthropologie de Genève, l'illustration, la peinture et le design pour divers projets.
Parmi eux, j'ai eu le plaisir d'être au commencement d'un projet extraordinaire : Omer, un sous-marin à propulsion humaine, qui détient, encore aujourd'hui, dans sa 6e version, le record mondial de vitesse sous l'eau.
Je suis entré chez OGC (distributeur de produits de cyclisme) en 94. En 2000, nous avons commencé le projet de vélos Opus.

Q : Qu’est-ce qui vous a amené à vous occuper du design et du style de la marque Opus?

AS : Je m'occupais déjà, chez OGC du développement de produit. Lorsque OGC a pris la décision de développer sa propre marque de vélo, ce fut alors le projet le plus excitant de ma carrière, car cela me donnait la possibilité d'enfin réaliser des véhicules qui seraient distribués à travers tout le pays.

Q : La marque Opus existe sur le marché depuis 2001. Quels sont vos projets pour la marque pour les années à venir?

AS : L'avenir se trouve, à mon sens, dans le vélo urbain, anciennement appelé hybride. Mais le terme d'hybride est réducteur et quelque peu péjoratif. Un hybride et la combinaison de deux choses. Autant dire qu'il n'est ni l'un ni l'autre complètement! Dans la désignation "Urbain" il y a une idée sous-jacente qui est le "tous les jours".
Le but est de développer un vélo pouvant le mieux répondre aux besoins de cette vie de tous les jours. Les préoccupations environnementales sont évidemment considérées. Quoi de mieux que de laisser sa voiture, ne pas polluer et se mettre en forme. Mais il y aussi le "coup de coeur". Ne nous le cachons pas, nous vivons dans un monde matérialiste. On aime les objets et on veut le plus beau. Si je peux arriver à faire aimer la pratique du cyclisme par le fait d'avoir un coup de coeur pour une belle mécanique, alors cela va me stimuler à dessiner le plus beau des vélos, le plus raffiné, correspondant aux goûts de son utilisateur, mais aussi, ayant les composants les plus intéressants, tout en respectant un budget parfaitement abordable. C'est un défi de taille. J'aime créer des machines de compétition, de véritables formules 1 cyclistes, mais l'exercice est relativement facilité du fait que bien des composants de pointe sont choisis pour ces vélos de course. Au final, le prix reflète les besoins du coureur.
Pour le cycliste de tous les jours, le budget est évidemment beaucoup plus serré. Mais il ne faut pas que la conception de sa machine en souffre. Alors il faut chercher et encore chercher les bons produits afin de créer un vélo au comportement routier parfait et à la fiabilité irréprochable.
C'est un défi qui me stimule beaucoup et qui me pousse à aller quelque fois au-delà des sentiers battus. Et si, en plus j'arrive à faire en sorte que ce vélo ait un style unique, alors je suis content de mon travail.
Ma récompense est de voir quelqu'un circuler sur un de nos vélos, sans effort, tout sourire et fier de sa monture.
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dimanche 6 avril 2008

L'après-match



L’expérience de la performance à la TOHU m’a marqué durant plusieurs jours. Je n’ai pas arrêté d’y penser, de l’analyser, d’échafauder de nouvelles possibilités.

Malgré toutes mes années de scène, en tant que musiciens, puis de chanteur, je ne me suis jamais senti autant à ma place. La symbiose avec le groupe de musiciens a été plus marquée et marquante que je ne l’avais imaginée. J’avais prévu une certaine interaction mais, sachant qu’il s’agissait d’une première, que nous ne nous connaissions pas sous cette forme, cela aurait été probablement bien, mais peut-être vécu chacun de son côté. Bien sûr j’espérais que mon fantasme se réalise pleinement, mais je n’en espérais pas trop pour ne pas être déçu si rien ne se passait, ou, au pire, si cela ne fonctionnait pas.
C’est pourquoi je plane sur un nuage depuis plusieurs jours. Il s’est passé des moments forts qui présument des capacités et des possibilités d’un tel échange.

Au dire même des musiciens, la prochaine fois, cela risque d’être très prenant! Et j’ai tellement hâte à cette prochaine fois.

Je rêve maintenant d’une expérience à grand déploiement, une création musico-picturale bien plus exaltée encore.
À l’aide d’écrans géants, de multiples caméras, dont une, minuscule, placée sur ma tempe, dans l’axe visuel exact, avec l’interaction de musiciens aguerris (ceux-là même qui ont cassé la glace avec moi à la TOHU), dans une enceinte post industrielle reconvertie, à l’exemple de la Fonderie Darling, on pourrait créer un œuvre multimédia, un véritable spectacle d’immersion artistique, une invitation au spectateur à plonger dans le processus même de la création.

Musiciens, vidéastes, monteurs, sonorisateurs, éclairagistes, toute une équipe pour cette expérience d’improvisation.
La base même de l’idée créatrice est « l’émanation mnémonique spontanée », c’est-à-dire la transcription non préméditée de la mémoire d’un lieu, de sa forme à son histoire.
Chaque spectacle serait directement influencé par ce lieu.
Bon, ok, je rêve, mais la performance de la TOHU n’était aussi qu’un rêve flou qui a trouvé son lieu et son temps.

Alors, appel à tous ceux qui seraient intéressés à m'aider à concrétiser un tel spectacle. (...ou quelque chose dans le genre!)

La création en art visuel, ou en art plastique est une discipline généralement solitaire. Rendre publique la phase de création a une dimension de partage. J'ai toujours senti que les gens étaient curieux de savoir comment cela se passe. De mettre ainsi en contexte le processus créatif permet de rejoindre encore plus intensément les gens et de leur offrir une fenêtre sur une dimension souvent impalpable, voire incomprise.
Nombre de personne qui sont venu me voir après la performance en me disant « Je ne savais pas comment tu travaillais », ou « Moi, l'art, j'y comprends pas grand-chose, je ne suis pas un connaisseur, mais maintenant je comprend pourquoi vous, les artistes, vous tripper autant à créer. C'est beau à voir et je regarde maintenant votre travail d'une autre manière », ou « De voir ça comme ça, ça me donne envie d'essayer ».
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vendredi 4 avril 2008

Jogues Rivard



Jogues Rivard

Ce photographe explore les lieux abandonnés, inconnus du regard du passant.
Il explore la mémoire et l'altération du temps sur les structures et les matériaux. Par ces observations, Rivard nous fait prendre conscience que l'oubli est le virus principal de nos sociétés modernes, technologiques et performantes (!). Ce souci de mémorisation, ou, tout du moins, le rappel d'une certaine mémoire me touche particulièrement car, elle fait écho à mon travail pictural récent, avec la série des usines.

À voir à la
Galerie Monopoli
Du 19 mars au 10 mai 2008 - mercredi au vendredi, 13 h à 18 h, samedi 13 h à 17 h
181 rue St-Antoine Ouest
514 868-6691

à voir aussi :
www.explorationurbaine.ca

mardi 1 avril 2008

L'émanation mnémonique spontanée

« C’est un travail sur la mémoire architecturale, non pas dans son sens de construction, ni d'esthétique, mais sur l'émanation mnémonique spontanée, résurgence de la mémoire profonde de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque. »

Je me rends compte maintenant que tout mon processus pictural est en train de se cristalliser sur la mémoire inconsciente, instinctive et spontanée, celle qu’on ne peut expliquer mais qui est là, sous-jacente à chaque mouvement, geste ou décision que l’on prend.

À l’instar de la mémoire des métaux, par exemple, je crois que le corps en son entier acquiert une mémoire des lieux et du temps qui transcendent même la qualification de mémoire.

En stimulant le réflexe, le geste spontané, et surtout en se « débranchant » non seulement des contrôles de forme, de justesse mais aussi des normes reçues ou établies, il devient alors possible de retranscrire des images sans même les concevoir. Seule cette mémoire interne pourra s’exprimer et faire surgir des images peut-être floues, mais qui laisseront à chacun un espace interprétatif libre, pouvant réagir selon sa propre émanation mnémonique spontanée.

C'est peut-être pour cela que je me balade entre l'abstraction et le figuratif...

C'est peut-être aussi pour cela que je peins les yeux mi-clos, comme me l'a fait remarquer quelqu'un lors d’une performance publique. Je ne regarde pas vraiment ce que je fais, je le perçois.

dimanche 23 mars 2008

Ça y est ! On l'a fait !


image tirée du film (en cour de montage) de Robert Dupuy

après le spectacle

Ça y est ! On l'a fait !
La performance à la TOHU

Samedi 22 mars 2008, 18h30-19h30
Accompagné par d'excellents musiciens (Yanick Coderre au sax, Jean-Pierre Lévesque à la batterie et Samuel Cournoyer à la contrebasse), j'ai réalisé un vieux fantasme, issu d'une scène que j'avais écrite dans mon troisième roman "La dernière notre" : créer une oeuvre en direct, en interaction très étroite avec de la musique improvisée. Et bien, ce fut toute une expérience, bien au-delà de mes attentes !
Cela faisait plusieurs mois que je me préparais à l'idée de cet événement, de cette performance, plusieurs semaines que je visualisais la scène, ne sachant pas quelle en serait vraiment la teneur. C'était un véritable saut dans le vide.

Installé à même le sol (ma façon de peindre), au beau milieu de l'immense enceinte de l'espace SSQ de la TOHU, une toile vierge de 4 pieds par 6 pieds, mise en valeur par un spot de scène la surplombant à une quinzaine de pieds, n'attendait que le coup d'envoi pour être maculée de noir, de gris et d'ocre.

À l'heure dite, après que tout le monde se soit installé (les musiciens et le caméraman Robert Dupuy, car il y a eu une captation à deux caméras!), la contrebasse a ouvert le bal par une mélopée envoûtante, très atmosphérique. L'ambiance s'est installée. La batterie et le saxophone ont alors emboîté le pas, très tranquillement.
J'ai regardé cette toile vide, cette surface blanche et, armé d'un large pinceau chargé de noir, je me suis littéralement lancé sur la toile. La musique m'a immédiatement transporté sur des avenues de plus en plus rythmées, syncopées, si suggestives que je n'ai eu qu'à me laisser aller.
Dans une sorte de danse, une image s'est formée, soutenue çà et là part les accents d'une cymbale, par le phrasé du sax, ou par la rondeur enveloppante de la contrebasse.
Il s'est alors créé une complicité à laquelle je ne m'étais pas attendu. Les musiciens ont parfaitement compris le jeu. Nous nous sommes fait des clins d'oeil, tantôt figurés par telle ou telle intervention musicale ou picturale, tantôt réels, sorte d'acquiescement à la compréhension mutuelle.

À titre d'exemple, à un certain moment, la musique a baissé d'ampleur, on pouvait entendre mon brossé de pinceau énergique. C'est alors que le batteur, a repris ce rythme au ballet sur la peau de caisse claire. Par cet écho à mon geste, j'ai compris son intention, et nous nous sommes répondu dans un jeu progressif et constructif.
À d'autres occasions, mes coups étaient littéralement dirigés par les accents de saxophone, la vitesse même étant contrôlée par ses intensités.

Il y avait de plus en plus de monde. J'ai relevé les yeux à une occasion et me suis aperçu de cette multitude. J'ai vu des regards curieux, des sourires, peut-être même de l'étonnement.

Nous nous sommes tenus à la durée d'une heure que nous nous étions fixée. Et je pense que c'était une durée parfaite. Ni trop longue pour ne pas lasser, ni trop courte pour que la création puisse se faire.
Véritablement toute une expérience ! Maintenant que la glace est brisée et que cela a parfaitement fonctionné, c'est sans aucun doute à refaire!

Merci à tous ceux qui sont venus voir cette performance, merci à la TOHU d'avoir permis un tel événement et merci aux musiciens pour cette complicité inspirante.

voir aussi : http://alecart.blogspot.com/2008/02/la-performance.html

vendredi 21 mars 2008

Photos d'expo



Les premières photos de l'exposition solo à la TOHU sont visibles sur le site
www.alec5.com, section "peinture" - "photos d'expo"

mercredi 19 mars 2008

Entrevue radio

Extrait de l'entrevue téléphonique
à la station de radio CISM 89.3
radio étudiante de l'Université de Montréal
à l'émission "La queue de la poire"
le lundi 17 mars, à 11h00
chroniqueuse : Constance Tabary

Pour écouter l'extrait radio : CISM 89.3 fm


à réécouter aussi : Entrevue à Radio Centre ville

mardi 18 mars 2008

Le cadre Opus "Maadh" 08 exposé à la TOHU

texte publié sur le blogue d'Opus

Le cadre Opus "Maadh" 08 exposé à la Tohu

Le cadre de vélo de montagne Opus "Maadh", sera présenté lors d'une exposition d'art visuel de l'artiste Alec, à la Tohu, du 13 mars au 10 mai 08. Vernissage : jeudi 20 mars, 18h (entrée libre)

La technique est un transfert photographique d'un montage d'éléments de l'image de la toile originale d'Alec (ci-dessous), sur une micro-pellicule, appliqué en décalcomanie puis recouvert d'un vernis satiné et cuit au four.

« C'est le mariage de mes deux centres d'intérêt, le design et la peinture. Lorsqu'Opus m'a proposé d'habiller ses cadres de vélos de montagne, j'ai tout d'abord pensé qu'il serait difficile de transférer une toile en deux dimensions, d'un certain format, sur des tubes ronds n'offrant que peu de surfaces d'impression. Mais en considérant l'ensemble du cadre et en faisant abstraction des "vides", je me suis vite rendu compte que le résultat pouvait parfaitement fonctionner. Bien sûr, il ne s'agit pas de la toile complète, mais d'une recomposition à partir de quelques extraits. Le Maadh 08 est la seconde expérience et je suis très content du résultat. La qualité d'impression à permis de bien reproduire l'essence même de la toile. » — Alec

à lire aussi :
http://alecart.blogspot.com/search/label/Opus


Le savant fou
acrylique sur toile - 1991 - 36" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm)

série "Mécanique" www.alec5.com


ALEC À LA TOHU
La cité des arts du cirque
Montréal
2345, rue Jarry Est, (angle Iberville)
du 13 mars au 10 mai 2008
Vernissage : jeudi 20 mars, 18h
Performance
:
samedi 22 mars, de 18h30 à 19h30
Voyez la création d'une toile de 4 pi par 6 pi, dans une improvisation en interaction avec le trio du saxophoniste Yanick Coderre.


dimanche 16 mars 2008

Les ateliers à la TOHU



Lorsque la Tohu m'a proposé de présenter des ateliers, dans le cadre de mon exposition, je me suis demandé ce que je pouvais bien apporter dans ce cas. Je ne suis ni professeur, ni maître, ni quoi que ce soit qui puisse prétendre inculquer un certain savoir.
Il faut rappeler ici que la Tohu a, entre autres, une mission communautaire, étant en quelque sorte la maison de la culture du quartier Saint-michel.

Alors j'ai pensé à la performance que j'allais donner durant l'exposition. Et si je faisais partager cette expérience de création spontanée sous influance musicale? Bien sûr, il ne serait pas possible de faire cela avec des musiciens, mais avec de la musique enregistrée.
L'album fétiche, Arbour Zena de Keith Jarrett, qui m'accompagne depuis tant d'année se prêterait parfaitement à l'expérience.

La Tohu a mis à disposition une salle de conférence, installé des tables et fourni des cartons entoilés, de l'acrylique, ainsi que des pinceaux. Trois dates ont été entendues pour donner ces ateliers.

Samedi, j'ai donc donné le premier de ces ateliers. La veille je ne savais pas du tout ce que j'allais présenter, ce que j'allais bien pourvoir dire. Mais j'aime ces sauts dans le vide figuré. J'ai longtemps fait cela sur scène, en musique, alors pourquoi pas essayer comme cela. Me rappelant que ma mère donnait des cours aux adultes, dans le cadre de formation continu, et des cours aux adolescents, en tant qu'enseignante au collège, je me suis relevé les manches cérébrales et me suis lancé dans l'arène.

J'ai tout d'abord présenté le concept même de la création spontanée, par opposition à la création conceptuelle. Sur un gros système de son, on a diffusé la musique. Je l'ai mis assez fort pour pouvoir "enrober" tout le monde, et ainsi susciter plus d'émotions, mais pas trop non plus pour n'assommer personne.

Et à ma grande joie, la magie a opéré. Toutes sortes couleurs, des textues, de constructions ont jaillis de la plupart. Bien sûr, certains ont eu un peu plus de difficultés devant la toile blanche, mais un mot par ci, une suggestion par là, et les mains se sont déliées! Le caractère de gens se transcrivait sur les toiles, la musique les emportait dans des avenues qu'ils n'avaient, aux dires de la plupart, jamais exploré. Se laisser aller dans des images inconnues, au-delà de ses habitudes, au-delà des conventions, de la technique, de la forme, du bien paraître, au-delà même de la peur du résultat. Nombre de fois j'ai pu voir un sourire rassuré lorsque je disais dans le creux de l'oreille : « On peut toujours essuyer, mettre du blanc et repartir de là! Le but n'est pas le résultat, mais le parcours pour s'y rendre. »

Pour une première expérience, je suis heureux et les gens qui y ont participé sont sortis avec de grands sourires. Moi, je suis reparti avec le coeur rempli. J'ai eu l'impression d'avoir été utile!



Pour s'inscrire aux prochains ateliers :
http://www.tohu.ca/fr/activites/fiche.aspx?aid=234

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mardi 11 mars 2008

Communiqué

Communiqué
Pour diffusion immédiate


La TOHU présente
les paysages industriels envoûtants de l’artiste-peintre Alec


du jeudi 13 mars au samedi 10 mai 2008
Vernissage le jeudi 20 mars 2008, à 18 h


Montréal, le 4 mars 2008
C’est avec enthousiasme que la TOHU accueille l’exceptionnelle exposition de l’artiste-peintre Alec. Intéressé par les formes architecturales industrielles, l'ingénierie et la mécanique, Alec met en scène des paysages industriels où le noir domine, ponctués d’ocre et de blanc. Peignant à même le sol, l’artiste appose de façon instinctive, sur la surface de lin, ses matières de prédilection, la peinture acrylique recyclée et le fusain. Son exposition éponyme sera présentée du jeudi 13 mars au samedi 10 mai 2008, tous les jours, de 9 h à 17 h, dans l’Espace SSQ de la TOHU. Le vernissage, ouvert à tous, aura lieu le jeudi 20 mars 2008, à 18 h, en présence de l’artiste.


ALEC

Alec est un artiste multidisciplinaire originaire de Genève, établi à Montréal depuis une quinzaine d’années. Touche-à-tout du visuel et du formel, il est graphiste de formation. Devenu designer au fil des ans, il a travaillé notamment au design de vélos, de sous-marins, d’automobiles et d’hélicoptères. Fils du peintre Ceska, il est plongé dans l'univers de l'art visuel depuis sa tendre enfance. Son voyage pictural a véritablement commencé par le besoin d’explorer et d’exploiter la gestuelle, la trace, l’image et la matière sur la toile.


L’EXPOSITION
Alec présente diverses séries. Les Mécaniques : L’influence de l’ingénierie et du design a conduit cette série dans des avenues anecdotiques, où la structuration des thèmes vise à analyser le parcours même de l’artiste. Les Formes noires : Cette série exploite pleinement la gestuelle instinctive. Absence de réflexion, de conceptualisation, c’est la mise en déséquilibre créatif qui fait loi, jusqu'à ce que l’image se stabilise. Les Usines : Issue directement de la démarche des Formes noires, la série des usines est une synthèse des séries précédentes et se veut à la limite de la figuration. L’univers industriel y est ici présenté de façon beaucoup plus évidente et assumée.


L’ART ET LA TECHNOLOGIE
Un cadre de vélo de montagne, habillé d’extraits de toiles d’Alec sera aussi présenté dans le cadre de l’exposition. Ce cadre, produit en série pour Opus, est l’aboutissement du mariage des divers intérêts d’Alec


PERFORMANCE

Voyez l’artiste-peintre en pleine création! Assistez à une performance d’improvisation en interaction avec le saxophoniste Yanick Coderre, le samedi 22 mars, de 18 h 30 à 19 h 30, dans l’Espace SSQ de la TOHU (entrée libre). Veuillez noter que le soir de la performance, le spectacle Mi Ricordo (Je me souviens) sera présenté gratuitement à 20 h, dans la salle de spectacle de la TOHU (réservation requise).


ATELIERS DE PEINTURE

En compagnie d’Alec, participez à une séance d’improvisation sons et couleurs guidée par un choix musical de l’artiste-peintre. Une occasion unique de vivre une expérience de création toute particulière, durant laquelle la musique devient la source d’inspiration principale, traversant le corps pour ressortir en gestes et couleurs! Place aux formes abstraites musico-visuelles…!
Ces ateliers gratuits, qui s’adressent tout particulièrement aux adultes ayant déjà expérimenté la peinture, auront lieu le samedi 15 mars 2008, de 13 h à 14 h 30 ainsi que le samedi 22 mars 2008, de 13 h à 14 h 30 et de 15 h à 16 h 30. Réservation requise: Les citoyens de la Ville de Montréal peuvent s’inscrire dès maintenant au 514 376-TOHU (8648). Les places sont limitées.

www.alec5.com
www.alecart.blogspot.com

Pour plus de détails : www.tohu.ca
LA TOHU La cité des arts du cirque 2345, rue Jarry Est, Montréal (angle Iberville)

Cette exposition est présentée grâce à une contribution de la Ville de Montréal.
La TOHU bénéficie du soutien de SSQ Groupe financier, partenaire principal, du gouvernement du Canada, du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec et de la Ville de Montréal, ainsi que de La Presse, Métromédia Plus, le Réseau Admission, Uranium Design, Univins, la Brasserie McAuslan, les thés Four O’Clock et Energizer.


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Relations de presse:
Nathalie Cooke

TOHU
(514) 374-3522, poste 2292
nathalie.cooke@tohu.ca

vendredi 7 mars 2008

La fonderie Darling



Depuis toujours, je recherche les lieux d'exposition qui se prêtent le mieux à mon univers pictural. Que ce soit le simple mur de briques, ou les structures métalliques d'un ancien atelier de manufacture, je suis à l'affût de ce qui pourrait transcender ma peinture.

Les galeries conventionnelles sont très bien. Elles offrent des espaces compréhensibles, décodables, des infrastructures parfaites, des éclairages optimisés, mais les lieux industriels résonnent (dans tous les sens du terme) tellement mieux avec mes images d'usines et de mécaniques.
Si je peux, au-delà de mes peintures, inviter l'observateur à ressentir ce que je ressens moi-même dans ce que je crée, je pourrais ainsi faire mieux comprendre mes inspirations et mes motivations à peindre.
Déjà, depuis quelques expositions, j'aime proposer la musique qui accompagne le mieux mes images, Arbour Zena de Keith Jarrett et Jan Garbarek. En fait, il faudrait, un jour, que j'expérimente le montage d'un film d'art, recréant en mouvement les images de mes toiles, sur des ambiances musicales se fondant dans les teintes de mes oeuvres. Tout un projet que je réaliserais certainement, les moyens techniques multimédias d'aujourd'hui permettant tellement de choses que l'on peut faire soi-même!

L'exposition à la Tohu n'est même pas commencée que je songe à la suite. Un de mes rêve serait d'exposer à la Fonderie Darling, qui fait partie du Quartier Éphémère, un centre d'artistes, un lieu unique et extraordinaire, resté à l'état brut.
Créer une exposition dans cette enceinte de béton et de verre, si vaste, y proposer la performance musicale-picturale, la réverbération des accents de saxophone et de contrebasse, la création d'une oeuvre en direct... serait une expérience tellement stimulante!
...un dossier est parti! On se croise les doigts!
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mardi 4 mars 2008

Encan


L'ancien domaine industriel
acrylique sur toile - 2006 - 48
" x 36" (
121,9 cm x 91,4 cm)
série "Formes noires" www.alec5.com

Cette toile sera présentée au Café Méliès, à l'Ex-Centris, sur la rue St-Laurent à Montréal, ce jeudi 6 mars, à compté de 18h, dans le cadre d'un encan "Passions & Teintes" organisé par le Conseil des Arts du Québec et la Fondation ...Un Toit, au profit de Mères Avec Pouvoir (MAP) qui vient en aide au mère monoparentales.
Cet encan sera dirigé par le commissaire-priseur Patrick Blaizel de la Maison des Encans de Montréal.
Entre autres des artistes participants : Armand Vaillancourt, Zilon
Prix des billets : 99$ par personne. Des reçus pour fins d’impôt seront émis par l’organisme de charité enregistré Une Fondation…Un Toit (numéro 87218 2936 RR0001) pour la partie applicable au billet d’entrée pour la soirée et/ ou pour le prix de vente de l’oeuvre offerte (au donateur de l’oeuvre). Informations: (514) 522-2107 poste 227

Café Méliès
Complexe Ex-Centris
3536 boulevard Saint-Laurent

mardi 26 février 2008

Art mural



Art mural

Une compagnie montréalaise mu-art.ca, m'a demandé si je connaissais l'art mural.
Non, mais ça m'a chatouillé l'esprit. Toujours partant pour de nouveaux projets, je me suis imaginé en train d'exécuter une oeuvre gigantesque dans les rues de Montréal.

Ah! Mais on ne s'improvise pas muraliste comme cela! Tout d'abord, comment transcrire le style pictural, comment reproduire le "brossé", la texture, la "mouture" de couleur de mes toiles? C'est peut-être impossible. À moins de faire une reproduction numérique géante.
Bref, me visualisant sur un échafaudage, en train de m'évertuer à vouloir reproduire une de mes toiles sur trente pieds de haut, je me suis essoufflé, rien qu'à y penser. Mais la vision d'un probable résultat me pousserait à vouloir tout de même tenter l'expérience.
..avec l'aide de muralistes aguerris, bien sûr!

Et puis, je me suis dit que ma série des "Usines" pourrait bien se prêter à l'intégration urbaine, surtout dans St-Henri ou Pointe St-Charles... Ce serait comme faire écho à ces vieilles usines disparues de ces quartiers industriels qu'on transforme de plus en plus en condominiums de luxe.
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vendredi 22 février 2008

Pourquoi l’usine?


Petite usine verticale
acrylique sur toile - 2007 -
36" x 18" (91,4 cm x 45,7 cm)
série "Usines" www.alec5.com


Pourquoi l’usine?

En fait c’est plutôt l’industriel qui me fascine. L’industriel est devenu le reflet tangible de notre société. Auparavant, avant 1900, c’était les arts. Celui-ci est devenu « appliqué » alors que l’essor de la machine changeait la face du monde. L’architecture est devenue industrielle, les objets, autrefois issus de la main des artisans, sont devenus industrialisés. Nos méthodes, nos pensées, nos visions se sont teintées de normalisation.

Au début du vingtième siècle, l’industriel se valorisait encore d’art. On n’a qu’à voir des grandes réalisations de cette époque : la tour Eiffel et le palais Garnier, à Paris en sont de bons exemples. Mais aussi des réalisations beaucoup plus modestes, issues d’architectes discrets et oubliés, des constructions non moins raffinées et pourvues d’une âme unique!

Et c’est cette âme que je veux transcrire dans mes toiles de la série « Usines », cette âme absente de nos architectures industrielles actuelles. Je veux rappeler que, même si la révolution industrielle a tout bouleversé, que même si cette époque était dure et intransigeante, il y avait encore des détails architecturaux et mécaniques qui témoigniaient d’un souci d’esthétique, d’un certain sens de la vie, d’un savoir faire, d’un respect du travail bien fait, de la compétence, de la fierté. Voilà nombre de valeurs qui ont disparu sous les néons, les tôles et la sévérité des bâtiments modernes et rationnels. Les conditions de travails sont évidemment meilleures mais, paradoxalement, l’incompétence est devenue reine car chacun s’est déresponsabilisé de son pouvoir de réalisation.

Je ne suis pas nostalgique d’une certaine époque, je ne l’ai même pas connu. Je suis plutôt utopiste et je rêve de voir le souci du détail, la conscience du temps, la jouissance du moment présent reprendre le dessus des priorités de nos vies.
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samedi 16 février 2008

La performance



La performance


Ça y est, c'est officiel! La performance musico-picturale aura lieu le samedi 22 mars, de 18h30 à 19h30 à la Tohu

En interaction avec le saxophoniste Yanick Coderre et un contrebassiste (à déterminer), je me lancerais dans une improvisation picturale sur une toile de 4 pieds par 6 pieds, posée par terre...

C'est un happening que j'ai longtemps imaginé, comme une sorte de fantasme, mais qui, aujourd'hui, se réalise! Ai-je le trac? Bien sûr. C'est l'inconnu. Et en même temps, ce plongeon dans l'improvisation pure est si stimulant, que j'ai très hâte de voir ce que cela va donner.

J'ai fait longtemps de la scène musicale et j'ai toujours privilégié l'improvisation. Me lancer dans le vide est quelque chose qui me stimule. Mais je ne l'ai jamais fait sous cette forme. L'ironie est que, lorsque j'ai laissé de côté ma "non-carrière" musicale, au profit de la peinture, je me suis dit que je ne vivrais plus le stress d'avant concert. Un vernissage, il y a quelque chose d'effervescent, mais de paisible à la fois. Les oeuvres sont là, faites. Il ne reste qu'à savourer le moment présent et laisser faire les choses. Il n'y a pas cette angoisse à ne pas savoir si on va pouvoir rendre justice à une pièce musicale en la réinterprétant encore une fois.
Et voilà que je me remets en situation de perte de contrôle, d'inconnu...

Le but de cette performance est de se mettre en déséquilibre totale, poussant la spontanéité à son extrême. C'est en fait l'antithèse de l'industrialisation, où chaque geste a sa raison, son calcule, sa quantification, sa productivité et sa reproductivité. Ici, le geste est issu d'une intention non préméditée. C'est d'ailleurs plus qu'une intention, c'est une réaction à l'environnement. Pas dans le sens environnemental, mais bien spatial. Et cet environnement spatial sera sonore. L'intangible faisant face au visuel. Le visuel modelant le son. Le son se liant à l'image en construction.

Yanick Coderre est un musicien que j'admire beaucoup. Son jeu, sa créativité sera à son meilleur car c'est un improvisateur de talent. On a longtemps joué ensemble et il a une écoute exceptionnelle. Yanick à un très bon album a son actif : Yanick Coderre Quartet. Je ne connais pas encore le contrebassiste. C'est le choix de Yanick.

voir aussi :
http://alecart.blogspot.com/2007/11/le-happening.html
http://alecart.blogspot.com/2008/01/la-tohu-suite.html

entendre aussi:
http://www.youtube.com/yanickcoderre-1
http://www.youtube.com/yanickcoderre-2
http://www.youtube.com/yanickcoderre-3