jeudi 6 décembre 2012

PEA - Le chevalet

Le chevalet - 1ère partie

Je dois maintenant m’atteler à construire un chevalet spécialement conçu pour les performances du projet Électro-Acrylique. Il ne s’agit plus simplement de soutenir une toile. Il faut la maintenir fermement, assez solidement pour absorber les coups percussifs. Et surtout faire en sorte que la toile vibre, mais pas le chevalet. Il faut isoler la toile de son support. Le chevalet doit aussi être hyper-stable. Bref c’est un projet en soi, un défi de design très intéressant.
Le bois est de mise pour ce projet. Le chêne ou le pin? Le pin absorbera mieux les vibrations, mais le chêne sera plus rigide et solide. Oh, et puis il y aura peut-être plusieurs versions de ce chevalet. Commençons par le 1.0 : en pin.

Jusqu'à présent, pour les performances, j'ai utilisé un chevalet ancestral qui me venait d'une famille amie de ma famille... tous des peintres! C'est un monstre gigantesque, massif et magnifique que j'ai restauré et solidifié pour mes besoins. Il est fantastique en spectacle. Seul hic : il ne rentre pas dans mon atelier actuel!! Et il est si imposant qu'il n'est pas facile à transporter. Le bois, de très bonne qualité, est séché avec les années et étrangement, ce chevalet n'est pas si pesant. Mais un successeur s'impose, répondant au défi technologique du projet Électro-Acrylique.

Il faut donc que son successeur en soit digne! Car j'ai le plus grand respect pour ce vénérable chevalet qui a traversé le temps sur plusieurs générations tout en restant debout et fier.

Le successeur devra être "pliable" autant que possible, sans faiblir sur sa stabilité et sa rigidité. Ou peut-être même montable et démontable en quelques "clics and snaps".

À suivre!

Performance Électro-Acrylique
C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs. Le musicien devient instrumentiste visuel. Le peintre devient percussionniste pictural.

Bande annonce : projet Électro-Acrylique

mercredi 5 décembre 2012

PEA - Projet Électro-Acrylique



Projet : Électro-acrylique
Performance multi-médium.
Un peintre, un musicien, une osmose visuelle et sonore.


"Le coup de pinceau a un son.

Le son a une forme. 
La forme a une image."

Performance :

C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs.

Technique :

À l’endos de la toile de 4’ par 6’ se trouvent une multitude de capteurs.

Le peintre crée une oeuvre. Se faisant, les micros captent le passage du pinceau sur la toile et les vibrations du canevas selon l'intensité de la pulsion créative. Les premiers sons, ainsi générés, sont récupérés par le musicien qui les module, les transforme et les organise en séquences afin de former une trame sonore de fond qui lui servira à son tour de canevas virtuel pour créer une oeuvre musicale. En réciprocité, la composition musicale va directement influencer la composition picturale. Il se créer alors une sorte d'effet rétroactif de Larsen (feedback). On ne sait plus qui influence qui. Les deux oeuvres se bâtissent par rapport à l'autre pour n'en former qu'une le temps de la performance.

On tente ainsi de créer une osmose parfaite entre les deux arts et les deux artistes. L’un n’est plus seulement musicien, puisqu’il influence directement le geste du peintre. L’autre n’est plus seulement peintre, puisqu’il génère des sons et des séquences.
Le musicien devient instrumentiste visuel.
Le peintre devient percussionniste pictural.

Le musicien : Fréderic Laurier alias DJ Pfreud
Concepteur sonore chez Boogie Studio. Depuis plus de 8 ans, Frédéric est concepteur sonore et mixeur tant dans le domaine de la pub que celui de la télévision et du cinéma. On notera au passage son travail sur les films "Grande Ourse - La clé des possibles" et "Nitro".

Comparé à un canif suisse, il est reconnu par sa grande aptitude à sculpter les sons d'une façon très originale et détaillée. Il est aussi reconnu pour sa grande aptitude à la recherche musicale. Ce qui s'explique par le fait qu'il est DJ à ses heures depuis une quinzaine d'années.

Source : Boogie Studio

Démarche :

Observation de la rencontre et de l'interaction possible du "High-tech" et du "Low-tech"Le "High-tech" est ici évidemment représenté par l'électro-acoustique. Le "Low-tech", ce sont les pinceaux et la toile de lin.

Nous avançons inexorablement dans un monde "High-tech" pour, en grande partie, de bonnes raisons. Parallèlement à cela, il y a un mouvement, une conscience, une réaction, un désir de retour vers une approche plus "Low-tech" de notre environnement et de notre quotidien. Le "High-tech" et le "Low-tech" sont-ils de deux façons d'appréhender notre manière de vivre? Faut-il choisir son camp? Faut-il d’ailleurs inéluctablement compartimenter nos modes de fonctionnement, classifier et étiqueter ce que nous sommes selon ce que nous employons comme forme de fonctionnement?

Cette performance tente de démontrer que non seulement ces deux univers peuvent co-exister, mais ils peuvent se fondre en un mouvement enrichit de l'un et de l'autre en décloisonnant l'un et l'autre par cette inter-relation physique et créative.

Sous-démarche :

C'est une sorte de métissage artistique basé sur l'interactivité de deux formes d'art complètement différentes de prime abord, mais qui sont fondamentalement jumelles dans leur processus créatif. La musique, tout comme la peinture, se travaille par couches successives et par la mise en place dans un espace, qu'il soit bi ou multi-dimensionnel, d'éléments distincts qui forment un ensemble dans une recherche constante d'équilibre.

Habituellement, un peintre tente de commencer, modeler et finaliser une image, or ici, il se peut que cette dernière change radicalement durant le processus. Il en est de même pour le musicien qui d'ordinaire tente de structurer et composer une pièce selon des préceptes identifiables.

Mais ici, dans le cadre de cette performance, il y a une part d'inconnu dans ce qui va se passer durant le processus. L'empirisme même de l'expérience peut générer des surprises, autant du point de vue du peintre que du musicien. C'est un décloisonnement du modus operandi artistique individuel qui oblige chaque artiste à explorer et découvrir de son art appliqué sur une toute autre forme créative. Cela va au-delà de la simple performance d'improvisation où d'ordinaire on se base sur ses outils, son expérience et ses références premières afin de, malgré tout, contrôler la situation. Ici, les deux artistes devront se laisser aller et se libérer de leurs réflexes créatifs. La part de risque est plus grande.

Blog du Projet Électro-Acrylique :
http://projetelectroacrylique.blogspot.ca/

vendredi 16 novembre 2012

Le nouvel atelier

L’atelier avec un grand A? Non, pas encore, mais il va être à des années lumières (haa! La lumière!) de ce que j’avais. Il faut dire que de créer dans un coin de sous-sol, encombré, sans hauteur ni recule, ce n’est pas ce qu’il y a de plus stimulants.

Il ne sera pas immense, mais il va tout de même répondre à un vieux fantasme, car je vais pouvoir le faire à l’image de ce que j’avais écrit dans « Le pinceau d’Ocre ». Blanc et épuré, à l’éclairage diffus! Je m’y vois déjà, entouré de mes toiles, enrobé de musique. Le temps va s’arrêter et je vais créer purement et simplement, avec le mouvement et l’énergie que je recherche depuis tant de temps. Je vais pouvoir expérimenter, découvrir, tester, faire des erreurs, des bons coups, respirer.

Il me reste beaucoup à faire encore. Je me transforme en bâtisseur. Mais chaque recoin sera à ma main, pensé et réalisé. Et même si j’ai déjà largement visualisé l’espace, je suis certain de découvrir l’inattendu. Il y aura un gros travail d’adaptation et d’optimisation de cet espace pour ne pas être à nouveau envahi. La pinacothèque va être repensée, car des toiles, au fur et à mesure, ça prend de l’espace. Et ce ne sera pas pour autant un hall de gare!

Je vais enfin pouvoir faire des visites d’atelier, chose que je refusais car mon espace n’était pas des plus accueillants et ne mettait pas en valeur mes toiles.

À suivre.

mardi 13 novembre 2012

Drôle de transition

La vie nous mène parfois sur des chemins imprévus. Voilà que ma mission sociale se poursuit avec des chaises roulantes! Mais pas n'importe lesquelles.

Je dois avouer que, lorsqu'on m'a proposé ce défi, je n'étais pas très chaud à l'idée de passer des vélos aux chaises roulantes. Des préjugés? Certainement! Mais c'était sans compter que l'entreprise qui développe ces chaises, Motion Composites, a une toute autre approche que ce que l'on pourrait penser.

Motion Composites est une jeune entreprise, gérée par de jeunes entrepreneurs aux idées nouvelles, et qui essaient de briser les conventions en proposant des chaises performantes, ultra-légères, toutes en composite carbone. Cela fait du dernier modèle, par exemple, la chaise la plus légère au monde. Elle se plie en moins de deux et son poids plume surprend et impressionne. On est à des années lumières des fauteuils roulants. D’ailleurs le terme de "fauteuil" ne se prête pas du tout. Ce mot à une connotation de "gros", "lourd" et "confort passif". Au contraire, il s'agit là de chaises très compactes, performantes, légères et au confort actif, faites pour des gens actifs.

Le premier mandat était de donner la touche esthétique finale à leur dernier prototype, le "Veloce". Motion Composite est allé par la suite le proposer à un salon international en Allemagne. Ce dernier modèle a remporté un franc succès.

Revenus enchantés de cette présentation et de la réception positive du "Veloce", les gens de Motion Composite m'ont alors proposé de revoir entièrement la gamme de leurs produits par une imagerie nouvelle et dynamique.

Et comme ils savent que chez Opus, en plus du design des vélos, je m'occupais aussi de toute la communication visuelle, ils m'ont proposé de faire leurs catalogues, leurs dépliants et autre support marketing.

Un beau défi!

jeudi 25 octobre 2012

Troisième clip

Troisième clip pour l'exposition "Les humains et le métal". Galerie ESPACE CRÉATION Dominique Payette. du 18 au 27 octobre 2012.

dimanche 21 octobre 2012

Mécaniques humaines, selon Alec

20 octobre 2012 - Texte et photos : Nathalie Paquin  

Média Sud

Texte original : http://mediasud.ca/nouvelle5463-mecaniques-humaines-selon-alec.html 
 
L’artiste multidisciplinaire Alec propose à l’Espace Création, à Saint-Lambert, l’exposition « Alec - Les humains et le métal », où il livre une interprétation bien sentie d’une corrélation tout en nuances entre la machine et l’homme, énergies à la fois opposées et complémentaires. 

De la statique de la machine industrielle et de ses composantes de métal, à la machine humaine, énergie toujours latente et véritable terreau d’émotions, Alec élabore son propos. Un discours qu’il puise tant dans l’inertie de l’objet industriel, cette force froide en attente de fonctionner, conçue et pensée toutefois par l’homme, que dans le repos et l’apaisement de celui qui a manœuvré dans l’effort. Se côtoient ainsi deux univers intimement liés, en équilibre, tel le yin et le yang.

« Ce qui m’a toujours intéressé depuis 20 ans, sur toute ma démarche, c’est ce moment charnière du début de l’industrialisation, où l’artisanat était encore présent dans la façon de fabriquer les objets. Pendant 20 ans, c’était surtout dans l’abstraction que je travaillais, sur cette mémoire, cette énergie, cette mécanique. Et depuis trois ans à peu près, je voulais aller plus concrètement en faisant du figuratif et j’ai commencé par des objets… J’ai voulu voir l’émanation des objets, ce qui pouvait en sortir », explique Alec.

Ainsi, après avoir peint des pièces mécaniques tel douilles, vis, tuyaux, etc. le créateur de ces objets, l’humain, a pris une place plus importante dans l’œuvre. Jusqu’à ce que cet humain soit lié avec ces mêmes pièces ou appareils industriels. Utilisant le médium acrylique et la puissance évocatrices des grands formats, Alec propose une vision très actuelle, urbaine et figurative, qui s’inscrit non pas en représentation exacte des choses, mais en une gestuelle vigoureuse, brossée, sans excès de détail.

Son expérimentation l’amène à revenir graduellement à une certaine forme d’abstrait dans le figuratif. « Non pas une recherche de technique, mais plutôt de libération par rapidité du geste », ajoute l’artiste originaire de Suisse – où il a reçu une formation en graphisme – et résident québécois depuis 24 ans. « Et maintenant, l’humain est la piste à suivre », de conclure Alec au sujet de sa démarche artistique actuelle.

L’exposition Alec - Les humains et le métal est en cours jusqu’au 27 octobre, à Espace Création, au 1101 avenue Victoria, Saint-Lambert.

vendredi 19 octobre 2012

Autre clip

EXPOSITION-HumainsMetal2 from alec on Vimeo.

Retour sur le vernissage

Le lieu comptait pour beaucoup et il a fait son effet. Cet espace d'exposition fait corps avec mes toiles en un tout cohérent. Ce lieu à l'allure industrielle, agrémenté de grosses tuyauteries, de valves, de robinets, de poutres de béton et de fenêtre à carreaux, encadre le sujet des mes toiles dans une résonance visuelle parfaite.

Je suis tellement content et fier de cette exposition. J'espère sincèrement que plein de visiteurs la verront car il n'arrive pas souvent que le tout se conjugue aussi bien. Je me sens tellement bien dans cette galerie.

Beaucoup de personnes sont venues au vernissage, beaucoup d'amis, de têtes connues et de journalistes, mais aussi des découvreurs, des curieux, des amateurs d'art. Ce fut l'occasion de faire de belles rencontres.

photo : Martin Chamberland
Dj Pfreud a fait un travail extraordinaire en agrémentant de façon intelligente et subtile le volume sonore de l'endroit par un choix de rythme techno-industriel tout à fait à propos.

Les visiteurs m'ont fait à quelques reprises la remarque que l'univers sonore était parfait.

C'est d’ailleurs avec Dj Pfreud, alias Frédérique Laurier, que je compte monter mon projet électro-acrylique ces prochaines semaines.

Le vernissage a duré jusqu'à tard dans la soirée. Je crois que tout le monde s'y sentait bien et que l'ambiance faisait en sorte que les gens restaient à discuter de peinture et de projets.

Photo : Martin Chamberland
L'exposition se poursuit le samedi 20 et samedi 27 octobre. Vous pouvez aussi, sur rendez-vous, faire une visite privée durant la semaine. Contactez Dominique Payette au 514 966-9714  ou moi à 514 806-4265. J'aurais le plaisir de vous y rencontrer et de vous parler de mon travail et de ma démarche.

Le samedi 20 et samedi 27 octobre,
de 13h à 17h.
La semaine sur rendez-vous du 19 au 27 octobre.

galerie ESPACE CRÉATION

1101, rue Victoria
Saint-Lambert J4R 1P8
514 966-9714
www.espacecreation.ca

mercredi 17 octobre 2012

Alec à l’Espace Création


exposition "Les humains et le métal"
Paru dans le journal District 9, mercredi 17 octobre 2012

Alec à l’Espace Création 

Il y a de ces gens qu’on rencontre sur qui il est impossible d’apposer une étiquette, et c’est le cas du Lambertois Alec Stephani, né en Suisse, débarqué ici il y a une vingtaine d’années. Il a été chanteur et musicien. Il fait du dessin, de la peinture, il écrit des romans, il dessine des vélos, il tient un blogue et, de son propre aveu, il sait aussi faire la vaisselle!

Pourtant, ce qui nous préoccupe pour le moment, c’est son exposition Les humains et le métal, à l’Espace Création. Celui qui se décrit comme un urbain fini dessine les vélos Opus depuis maintenant 17 ans. Au summum de son enthousiasme lorsqu’il est question de design de vélos urbains, Alec s’est donné comme mission d’intéresser au vélo les gens qui n’en font pas. Ce travail créatif, qu’il s’applique aux vélos, quels qu’ils soient, n’est certainement pas étranger à sa démarche artistique basée sur la mémoire. Les trois séries d’oeuvres récentes présentées dans le cadre de cette exposition, Métal, Humains et Mécaniques, illustrent donc la mémoire apparente. Elles représentent la mécanique de ce que l’on est, de ce que l’on vit.

Le vernissage a lieu ce jeudi 18 octobre et l’exposition se poursuit les samedis 20 et 27 octobre, de 13h à 17h (il est possible de visiter l’exposition sur semaine, en prenant rendez-vous), à l’espace création, 1101, av. Victoria.

Pour de plus amples renseignements sur l’artiste : www.alec5.com et sur l’exposition : www.espacecreation.ca.

lundi 8 octobre 2012

Clip pour l'exposition


EXPOSITION : Alec - "Les humains et le métal" from alec on Vimeo.


EXPOSITION
Vernissage : jeudi 18 octobre à 18h
avec DJ Pfreud
www.soundcloud.com/pfreud

Le samedi 20 et samedi 27 octobre,
de 13h à 17h.
La semaine sur rendez-vous du 19 au 27 octobre.

galerie ESPACE CRÉATION

1101, rue Victoria
Saint-Lambert J4R 1P8
514 966-9714
www.espacecreation.ca

« Observer le corps comme on découvre une machine et son émanation énergétique inertielle. L’image du corps étant statique, il ne peut s’en dégager que la résultante de l’effort, non plus dans son action, mais dans son résidu mnémonique des tissus, de la matière même du corps.
En mettant en parallèle un humain et une machine, je cherche à observer toutes les similitudes énergétiques, mnémoniques, voire historiques possibles de l’un et de l’autre.»

Site : www.alec5.com
Blogue : www.alecart.blogspot.ca

jeudi 27 septembre 2012

samedi 22 septembre 2012

Tibor Nagy

After the Rain, Huile sur lin, 18" x 12"
12" x 18"
..ou comment l'abstraction peut devenir parfaitement suggestive. Cette oeuvre de Tibor Nagy est exactement sur la mince frontière qui sépare le figuratif et l'abstrait. On peut décrire tout, sans nécessairement écrire tout.

12" x 16"
C'est en tombant par hasard sur cette oeuvre, After the Rain, et en explorant un peu plus que j'ai découvert un artiste qui maîtrise d'une façon extraordinaire la lumière par quelques coups couleurs.

Tibor Nagy est un artiste originaire de Slovaquie, né en 1963. Partant de fond de couleurs sombres, Nagy utilise des couches épaisses de peinture pour créer ses sujets à l'huile, soit avec de larges pinceaux plats, des truelles ou des couteaux de peintre, grattant la toile avec force et conviction.

12" x 18"
Je suis complètement fasciné par cette capacité de mettre en quelques coups, toute l'information visuelle sans avoir besoin apparemment de travailler outre mesure les détails. Cela dénote une immense expérience, une pratique constante, jusqu’à arriver cette maîtrise. C'est une parfaite analyse de l'image qui permet d'en soutirer que l’essentiel, tout ce qui fait qu'une image se comprend sans pour autant en dire trop.

15,7" x 15,7"
Cela démontre aussi que notre perception de l'image que l'on observe est somme toute relativement sommaire. Comme nous ne pouvons enregistrer tout l'ensemble des détails que nous regardons, à moins d'avoir une mémoire visuelle hors du commun, cela prouve qu'avec quelques bribes d'information, nous sommes capables de reconstituer ce qui nous semble l'ensemble de l'image dans notre esprit. Donc l'image que nous nous en faisons est complètement relative à l'impression que l'on a eue et non pas aux détails réels que constituent cette image.

15.7" x 11.8"
En fait, Nagy travail un peu comme si l'on extrapolait une image par quelques pixels. Le pixel ne veut rien dire si il n'est pas mise en relation avec les autres. Mais le pixel tout seul a une force unique puisqu'il transporte avec lui une valeur et une tonalité.

Le coup de truelle de Nagy a, en quelques sortes, le même effet. Observé individuellement, ce coup ne dit rien mais transmet une force et une lumière qui rentre directement en relation avec les autres coups de couleur. L'ensemble forme l'image, mais n'a pas besoin de plus de détail pour exprimer l'impression d'un lieu, d'un paysage et d'une ambiance.

14" x 11"
Cela me donne le goût d’expérimenter plus a fond cette technique qui, de part son côté direct et, on peut dire tranchant, appose sans compromis l'émotion sur la toile.

www.nagytibor.com

dimanche 9 septembre 2012

Retour sur une soirée de performances




Samedi soir, c'était la deuxième soirée de performances en tous genres : "Les aiguilles tournent à l'envers".
Organisé dans deux grands lofts d'artistes, dans un des derniers anciens bâtiments industriels du centre-ville de Montréal, la programmation proposait une foule de performances diverses allant de projections de film d'art, ou de vidéo-montages artistiques, de musique expérimentale, de performances d’artistes de cirque ou de danse, de dj, etc.

Arrivé avec tout mon matériel une heure avant le coup d'envoi, j'ai installé mon massif chevalet ancestral et ma toile de 4' x 6' sur une grande bâche de vinyle noir, à côté des tables tournantes du dj.

En fait, le coup d'envoi s'est déroulé dehors, dans le parking d'en face. Nous avons sorti, non sans efforts, un gros piano droit. Simplement flanqué d'un spot d'appoint, un des artistes a spontanément entamé quelques notes sur le clavier. S'accompagnant d'une rythmique buccale qu'il maîtrisait très bien, il a plaqué une série d'accords aux sonorités loundge très modulées et dansantes. Sans être de la programmation, cette performance spontanée valait le détour.

C'est après cela qu'un autre pianiste a entamé des pièces de classique contemporain avec une virtuosité remarquable qui contrastait avec l'usure et la subtile dissonance du piano. Dans la nuit urbaine, éclairé par un spot et les lumières presque aveuglantes, juchées tout en haut d'un building en construction, cette scène avait déjà quelque chose de surréaliste. C'est alors que deux artistes de cirque se sont mêlés à la prestation musicale. Spontanément, ils ont commencé à parodier, avec justesse et sans moqueries, des danseurs classiques, tout en jonglant avec de grosses balles blanches. Entrechats et jongleries exécutés avec brio, défiant quelques fois la gravité. Il y avait quelque chose de magique de ce que ce trio improbable nous offrait.

La suite des performances se déroula en haut, dans les grands lofts.

Montant le long d'un escalier de métal et de ciment où un flot de personne commençait à circuler à double sens, les deux lofts résonnaient déjà d'une certaine fébrilité créative.

J'ai ouvert tous mes pots de peinture, sorti mes pinceaux de l'eau et entamé ma grande toile, me lançant comme d’habitude dans l'inconnu pictural.

Les performances et prestations se passaient partout, les unes après les autres, soit sur les murs, soit sur des espaces délimités au milieu de la foule. Au plus fort de la soirée, nous devions être près de deux cents personnes. Il faisait chaud.

Je me suis vite senti dans une certaine et agréable bulle créative. Mon espace au sol, délimité par la bâche noire, me donnait une liberté de mouvement. À quelques reprises, des gens sont venus me parler, commenter ou me questionner sur ma pratique. C'est une des raisons pour laquelle je suis motivé à faire des performances en public : partager le processus créatif en le montrant, inviter les gens dans ma tête.

Je regrette peut-être d'avoir été si concentré sur ma toile, que je n'ai pas assisté à la moité des performances, surtout celles du deuxième loft.

Il faut soulignier le travail et l'effort bénévole de l'organisation pour tenir un tel événement. Graphisme soigné de l'affiche, utilisation judicieuse des réseaux sociaux pour la communication de l'événement, déroulement de la programmation sans accroc des multiples performances.

C'est suite au succès d'une première soirée complètement improvisée, en avril, que la jeune équipe de lofteurs a décidé de réitérer l'expérience avec plus d'organisation. Et c'est un succès. Grosse affluence dans une ambiance bonne enfant d'émerveillement et de découverte des diverses performances.

À un moment donné, un dj est venu agrémenter la soirée avec des thèmes "dubstep" qui m'ont inspiré d'une façon très différente.

Ce que j'ai compris ce soir-là est que je suis en train de vouloir passer de peinture en direct, soit la création libre et spontanée sans lignes directrices, à la performance interactive musico-picturale. En peinture en direct, je me sens libre, mais je crois qu'en performance musico-picturale, je me sens encore plus stimulé et poussé à explorer plus à fond ce que ma peinture peut devenir dans de tel contexte.

J'ai donc encore plus hâte d'entamer la prochaine phase : les performances "Électro-Acrylique".

photos : René Obregon-Ida

LES AIGUILLES TOURNENT À L'ENVERS
Soirée Performance
Danse, concerts, projections, peinture
Samedi 8 septembre 2012




Usine à capteur de temps
acrylique sur toile - 2012
48" x 72"
série "Usines"
www.alec5.com

lundi 3 septembre 2012

Multi-performances

Ça risque d'être assez flyé. Pour tous ceux qui aiment les performances c'est LA place. Danse, artiste de cirque, poésie, musique minimaliste expérimentale, ou, peinture, expériences artistiques en tous genres...

Je ferais partie de l'ouverture avec une performance dehors, avec des artistes de cirque, jongleurs et danseurs qui vont interagir avec l'ébauche de ma toile... Puis je continuerais cette prémisse, à l'étage, dans un des deux grands lofts qui accueilleront des diverses performances durant toute cette folle soirée.

LES AIGUILLES TOURNENT À L'ENVERS

Soirée Performance
Danse, concerts, projections, peinture
Samedi 8 septembre 2012
Loft 201 & 202, 371 rue Dowd (métro Place des arts, sortie Bleury)
l'entrée est libre
INFOS :
loftdowd@gmail.com / 438 869 2221
facebook.com/events/400368173361477/

mardi 28 août 2012

Septembre en performances

Je participerais à des performances de peinture en direct tous les vendredis après-midi de septembre, de 12 h30 à 17h à l'Artothèque, "le musée qui s'emporte", dont je suis membre.

ARTOTHÈQUE.CA est une institution muséale qui fonctionne suivant le principe d'une bibliothèque d'oeuvres d'art. On peut louer des oeuvres!

Venez manifester votre art ou l'art de manifester
du 1 Septembre au 29 Septembre 2012
12 h 30 à 17h

VERNISSAGE :
Samedi, 29 Septembre 2012 - 5:00pm - 7:59pm


ARTOTHÈQUE.CA
5720 St-André

« À l’occasion de la rentrée culturelle, Artothèque.ca invite ses artistes à libérer leur créativité sur les thèmes sociopolitiques qui ont occupé, échauffé et monopolisé, les esprits au Québec depuis ces derniers mois avant même le déclenchement des élections.
Nous proposons aux artistes de s’exprimer par la peinture, la sculpture, le dessin ou l’installation sur le droit à la manifestation de tous les citoyens québécois. Ce nouveau mode de scrutin artistique tend à démontrer que rien n’est acquis sans des efforts quotidiens d’écoute et de respect de son concitoyen.
les artistes auront l’opportunité de présenter leur travail artistique en créant une œuvre durant les heures d’ouverture (de 12 h30 à 17h) du mercredi au samedi dans les locaux de
Artothèque.ca.

L’enjeu de cet évènement est de permettre aux artistes de s’exposer, d’échanger leurs expériences artistiques avec les artistes participants, et de rencontrer la clientèle de Artothèque.ca et le public extérieur.»

Source Artothèque

lundi 27 août 2012

Prochaine performance

LES AIGUILLES TOURNENT À L'ENVERS from Quentin Sixdeniers on Vimeo.

LES AIGUILLES TOURNENT À L'ENVERS

Soirée Performance
Danse, concerts, projections, peinture
Samedi 8 septembre 2012
Loft 201 & 202, 371 rue Dowd (métro Place des arts, sortie Bleury)

l'entrée est libre

INFOS :
loftdowd@gmail.com / 438 869 2221
facebook.com/events/400368173361477/

samedi 25 août 2012

Sur mesures

La question des formats vient souvent se substituer au choix de l'œuvre picturale. En tant que graphiste, je ne peux pas être totalement contre. Effectivement, une toile, aussi belle soit-elle, placée sur un mur mal proportionné ne sert pas du tout l'œuvre. Il m'est arrivé à quelques reprises que des acquéreurs de mes toiles placent ces dernières sur des surfaces inadéquates et mes oeuvres en souffraient durement. Il est question de "mise en page", en quelque sorte. Si la toile est bien proportionnée par rapport à la surface du mur, cela se ressent et crée un équilibre visuellement agréable et juste.

Mais bon, je peins des toiles selon mes inspirations et selon la suite de ma démarche. Pas pour les murs disponibles.

Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à Guernica de Picasso. 349 cm × 776 cm (137.4 in × 305.5 in). Qui peut mettre ça dans son salon? Pourtant il y a bien des gens qui voudraient cette toile.

Malgré tout ça m'a fait réfléchir. J'ai dernièrement fait une commande spéciale (chose que je ne fais pour ainsi dire jamais). Une très grande toile dont le format a été déterminé avant pour pouvoir s'harmoniser parfaitement sur la surface de mur disponible. Et le résultat est... solide.
De plus, pour cette commande spéciale, je me suis commis dans un autre style pictural. Je sentais le besoin, voire la nécessité de créer quelque chose de différent pour ce contexte précis. J'ai même changé de technique. J'ai expérimenté une technique que je n'avais jamais utilisé : peindre à la truelle. Résultat? J'ai adoré ça. J'ai retrouvé la peinture au premier degré, dans le sens parfaitement positif du terme.

Alors je me suis demandé s'il n'y avait pas matière à développement. Pas pour ma démarche, car il s'agit d'un processus construit et réfléchi qui m'emmène tranquillement sur des avenues qui me plaisent de plus en plus.
Non, il s'agit là bien plus d'une digression récréative et nourricière. Une escapade nécessaire et régénératrice. Le plaisir de peindre sans contrainte. C'est alors que je me suis dit que la seule contrainte que je pourrais concevoir pour cette "non-série", est une contrainte de format. Effectivement, pourquoi ne pas faire le contraire : partir du format. Celui-ci serait à la source même de l'inspiration. Une sorte de démarche purement graphique.

C'est là que l'idée de proposer un concept de commandes spéciales a surgi. Alors j'ai monté un petit site pour expliquer ce concept.

On pourra me reprocher de faire, par le biais cette série, de la peinture décorative, de la peinture commerciale. Hey? Je ne peux pas juste vivre d'acrylique et d'eau fraîche! À un moment donné... Bref, je me suis dit : "why the nut?".

Alors voici le site : Alec sur mesures
www.alecsurmesures.blogspot.ca

vendredi 3 août 2012

UrbArt5



Le défunt blogue URBANISTA est partiellement ressuscité sur :
http://urbart5.blogspot.ca/

Le blogue URBANISTA a existé durant 5 ans. C'est avec lui que je me suis découvert une âme de rédacteur. Faire des entrevues, des articles de fonds et des chroniques fut un réel plaisir.

Au départ, je sentais le besoin de présenter la ligne de vélo Urbanista, d'Opus, d'une façon différente du reste de la gamme, éloignée de la connotation commerciale. Je voulais expliquer et faire découvrir les idées qui avaient engendré chaque concept de vélo. Pourquoi telle couleur? Pourquoi tel nom? Bref, une sorte de "making of".

Rapidement, j'y ai vu la notion "culturelle" du vélo et y ai observé les tendances du vélo urbain. Le mouvement "Slow Bike" s'est naturellement greffé à la philosophie de la gamme Urbanista et par le fait même au blogue.

Puisque le blogue parlait de vélo et d'urbanité, les sujets de "vie urbaine" se sont multipliés et petit à petit la culture urbaine et l'art se sont invités aux propos des articles. C'est là que j'ai découvert la vraie nature de ce blogue : "Bicycles, Art et Culture".

C'est alors que j'ai senti que je pouvais "ouvrir" l'horizon de ce blogue en parlant d'expositions, de bons restos, de bonnes adresses, d'artistes et d'architectures.
J'ai pu ainsi découvrir des gens, faire des entrevues et des articles plus étoffés. Bref, une sorte de magazine. Toutefois, la ligne éditoriale était quelque peu contrainte par le fait que ce blogue représentait tout de même une marque de vélo. C'est d’ailleurs pour cela que certaines personnes, à juste raison, ne m'ont pas accordé d'entrevue alors qu'ils reconnaissaient l'originalité du blogue.
Je me suis dit qu'un jour, peut-être, je plongerais dans un vrai magazine comme rédacteur et idéateur.

Le blogue URBANISTA a été "débranché" cavalièrement un lundi matin sous le prétexte que l'information serait maintenant diffusée dans une "news letter" directement affiliée au site principal d'Opus.

Quoi qu'il en soit, tous les articles ont été conservés et les voici re-publiés dans ce nouveau blogue UrbArt5.

mercredi 1 août 2012

Projet : Time Lapse

Ça faisait longtemps que j’avais envie de filmer la création d’une toile. La fonction « Time Lapse » d’une petite camera GoPro HD permet de prendre à intervalles réguliers des photos qui seront assemblées en film par la suite. Idéalement, j’aimerais ne voir que la toile et l’image se « construire » toute seule. Mais bon, pour une première étape, ce sera déjà drôle de voir le travail évoluer à grande vitesse sous nos yeux.

Cette minuscule caméra a des possibilités de multiples fixations très intéressantes. À l’origine développée pour filmer les sports d’action en haute définition, elle s’avère être un outil vidéo remarquable pour une foule d’autres applications. Je compte bien l’exploiter à fond avec la peinture.

À suivre…