jeudi 26 juillet 2012

L’émanation énergétique inertielle


exHumachina
acrylique sur toile - 2012
30" x 48" (76,2 cm 121,9 cm)
série "Humains"
www.alec5.com


Observer le corps comme on découvre une machine et son émanation énergétique inertielle. L’image du corps étant statique, il ne peut s’en dégager que la résultante de l’effort. Donc, non plus dans son action, mais dans son résidu mnémonique des tissus, de la matière même du corps.

La machine, elle, fait de même. En prenant un cliché de celle-ci, on ne la voit pas en action, mais son énergie transparaît à travers l’image prise en instantané. Et ce qui est paradoxal, c’est que cet instantané révèle en fait une beaucoup plus longue période de temps : le vécu.

En mettant en parallèle un humain et une machine, je cherche à observer toutes les similitudes énergétiques, mnémoniques, voire historiques possibles de l’un et de l’autre.

L’émanation énergétique inertielle est pour moi l’essence même de « la force tranquille », mais est-elle si tranquille que cela? Même si l’humain semble au repos, il vibre encore de l’effort effectué. La machine, même si on l’éteint subitement, continuera à dégager sa chaleur. Le corps aussi.

Plus loin dans le temps : Si on observe une ancienne machine de proche, si on la touche, ou même simplement en y étant pleinement attentif, on peut y déceler encore l’énergie qu’elle a produite ou consumé par le passé. Pourquoi? Parce que l’émanation énergétique inertielle fait désormais partie de ses entrailles, de ses atomes.

Il y a des corps dont émane aussi facilement cette énergie inertielle, des corps qui parlent, qui s’expriment rien qu’en étant là. Le charisme? Probablement. Mais il ne s’agit pas de caractère, il s’agit de présence, de masse, tout comme la machine.

Alors pourquoi pas le nu? Le nu, en peinture est-il un passage obligé? Le nu n'est pas le propos de ma démarche actuelle. Pour moi, le nu ne pouvant être asexué (et tant mieux), ferait peut-être dériver le propos de ma peinture. Je ne dis pas que je n'y toucherais pas une fois ou l'autre, mais je ne crois pas qu'il soit en rapport avec ce que je cherche.
C'est l'image de l'humain et de son labeur qui m'intéresse. Pas de décrire ou montrer un labeur en particulier, mais simplement que l'on ressente qu'il y en ait eu un.

lundi 16 juillet 2012

Electro-house

Bon, bon. J'ai mis quelques extraits sur SoundCloud de ce je viens de "bidouiller" musicalement.
http://soundcloud.com/alec-stephani

En fait, c'est par un pur hasard que j'ai "trifouiller" dans "Garage Band" sur un iPad pour voir ce que je pouvais faire avec ce programme, ce mini-studio, et j'ai découvert que j'avais une fibre techno insoupçonnée. Ça m'a fait rigoler. Alors je me suis mis à faire plein de maquette "house".

Et dire qu'avant ça prenait tout un studio, des claviers, des guitares, de la basse, un drums, etc... Là, c'est tout dans mon sac, sur une tablette numérique et je continue ma toune n'importe où, n'importe quand. C'est flyé! J'adore ça!! GarageBand a ses limites et le clavier flat et virtuel, c'est bizarre. Mais ça ne me tente pas de passer sur un LapTop. La "minimobilité" est trop cool!

PEA - Performance musico-picturale



Je commence à travailler sur l'étape suivante d'une performance musico-picturale issue d'une expérience vécue lors d'une performance à la Tohu en 2008, alors qu'un batteur, un contrebassiste et un saxophoniste-guitariste m'accompagnaient.

Nous avions créé une œuvre musico-picturale d’une heure en continu. Lors de cette expérience, une synergie dynamique s’était créée entre les musiciens et ma peinture. Les uns et les autres s’influençant à tel point que, par exemple, les mouvements et les bruits du pinceau sur la toile étaient repris par le batteur avec ses balais, créant ainsi une sonorité duelliste unique.

Depuis cet épisode, cette expérience riche en découvertes artistiques, je cherche à transcender l’acte de peindre en me mettant en osmose de plus en plus profonde avec l’univers musical. J’y vois des parallèles créatifs. Les deux formes d'art, qui semblent complètement différentes de prime abord sont, je crois, fondamentalement jumelles dans leur processus créatif. La musique, tout comme la peinture, se travaille par couches successives et par la mise en place dans un espace d'éléments distincts formant un ensemble, dans une recherche constante d'équilibre cohérent.

Cette fois-ci, je serais accompagné d'un concepteur sonore...

A suivre...

vendredi 6 juillet 2012

Techno et pinceaux

Récemment, j’ai entamé une sorte de reconversion musicale.
En m’amusant avec « Garage Band » sur un iPad, j’ai spontanément créé des pièces « électro-beat », très loin de ce que je faisais musicalement il y a bien des années sur scène ou en studio.
J’ai immédiatement senti que je venais de toucher quelque chose d’autre, plus proche de la démarche picturale que de la musique pop!

Parallèlement à cela, et suite à une expérience de performance musicale picturale à la Tohu, j’ai amorcé un lent processus d’alliage plus profond, d'une immersion plus expérimentale de ma peinture dans la musique. Je suis d’ailleurs en train de monter un projet un peu fou en ce sens.
Mais ce qui se passe depuis peu est en train d’accéléré ma reconversion musicale.

Mon voisin et ami Julien m’a emmené voir un spectacle de « Dubstep » au New City Gaz. Rien que pour la place, cela en valait la peine. Le New City Gaz est un immense club de style New-Yorquais (où l’on se fait fouiller à l’entrée), installé à l’intérieure des anciens bâtiments de distribution du gaz d’éclairage du centre-ville de Montréal, à l’époque où les réverbères n’étaient pas électriques.

Les nouveaux architectes du New City Gaz ont prit parti de conserver une grande majorité des murs de pierres ou de briques et des structures de l’ancienne bâtisse de 1860 et y ont greffé des structures d’acier et de béton lisses, ainsi que l'intégration d'éclairages inusités dans un équilibre parfait de modernité et de design. Les formes pures et simples, sans compromis, contrastent avec justesse dans cet ensemble historique.

Rien que l’immense lavabo commun des toilettes hommes et femmes vaut la peine d’être vue. Les murs même de cette salle sont un subtil mélange de petites céramiques vernies et mattes formant des motifs organiques que lorsque la lumière s’y accroche. Dans le couloir qui fait la jonction entre deux bars de styles très différents, passant justement devant le vitrage des toilettes, de grandes et superbes toiles du peintre suisse Jean-Daniel Rohrer y sont exposées sur un mur anthracite.
C’est une surprise d’ailleurs de voir des œuvres d’art dans cet environnement, et d’une telle qualité de surcroît.

La place n’ouvre que pour de gros événements. Ce soir-là, nous étions venus écouter et voir Porter Robinson, un jeune DJ de 20 ans, de Chapel Hill en Caroline du Nord, oeuvrant dans le « Dubstep » avec une aisance désarmante.
Deux autres artistes se produisaient en première et seconde partie.
Ce sont les trois électroniciens de « The M Machine » qui ont ouvert le bal, ou devrais-je dire presque le « Rave ». Les trois gars hyper énergiques et hyper créatifs nous ont servi un fabuleux mélange de techno, d’électro, de dubstep et de progressif envoûtant et super entraînant.

En un rien de temps, ils ont conquis la salle et même, à mon sens, ont un peu volé la vedette de la soirée, car « Mat Zo » qui les a suivis, seul à ses machines, nous à offert une techno-dance beaucoup plus convenue et sans surprise. Je trouve même que, du côté de la performance pure, c’était plutôt ordinaire. Un DJ organisant des pré-enregistrements à la douzaine… Je préfère nettement voir des artistes construire et modeler les sons et les rythmes en direct.

Puis ce fut Porter Robinson, la vedette attendue de la soirée. Lui aussi, seul a su tout de même faire preuve de prouesses créatives, remodelant ses propres pièces jusqu’à les déstructurer complètement et emmenées le public dans des avenues plus étranges et plus stimulantes.

Puis cette semaine, un autre de mes amis et voisin, Sébastien, a proposé à Julien et à moi d’aller voir « Nobody Beats the Drum » à la SAT, dans le cadre du Festival de jazz de Montréal.
Le trio Néerlandais, composé d’un alchimiste du rythme, d’un DJ arrangeur complètement éclaté et d’un vidéaste-monteur cuisinant les images avec une créativité renversante, nous ont proposé leur techno électro-industrielle.

Fascinant comme des gars avec des ordinateurs, des modulateurs et autres séquenceurs sont capables de créer en direct des pièces hyper rythmées qui se tiennent parfaitement. Le tout agrémenté de visuels sur écran géant et fragmenté en une dizaine de rectangles verticaux.

Je suis sorti de là en faisant le point. Je ne suis pas un gars de techno à la base, j'ai plutôt un parcours jazz, funk, groove et classique contemporain, mais il est en train de se passer quelque chose à l’intérieure de mon esprit, dans la chambre créative, qui bouleverse mes bases et mes connaissances. Ce ne sera probablement pas de là techno telle que je l’ai entendue récemment qui en résultera, mais le maillage de ma peinture avec une certaine structuration sonore est en train de mûrir en moi et va surgir bientôt en un art hybride exprimé sous forme de performance.
C’est le retour à la scène…

lundi 2 juillet 2012

Alec Stephani - CV

C (514) 806-4265

info@alec5.com
www.alec5.com

CV en images (DA)
CV en images (Complet)
CV en format Blogue
CV en format PDF

Langue maternelle : français
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Compétences

• Idéateur-concepteur
Producteur au contenu
• Directeur artistique
• Designer graphique

• Designer industriel
• Rédacteur
• Chroniqueur
• Blogueur
• Auteur (romans)

• Artiste (peinture)
• Performeur (peinture, musique)

Compétences complémentaires :
Montage vidéo, Musique, Photo
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Expériences professionnelles
Projets, Idéation

2015 - …     
Idéateur-concepteur, producteur
Magazine UrbArt
Vélo, art et culture
Émission TV 
MAtv (Productions : TOAST - Prototype5)
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2012 - …     
Électro-Acrylique - Performance
Symbiose design sonore et création picturale, avec Dj Pfreud 
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2012 - …     
Félix L’Heureux - Roman jeunesse

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2011 - …     
Magazine UrbArt Magazine numérique

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1990 -1993
Projet Omer - Sous-marin à propulsion humaine
en collaboration avec l'ETS
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Expériences professionnelles
Rédaction

2012 - ...
Concepteur-rédacteur
Blogue UrbArt5 (renaissance du blogue Urbanista débuté en 2009)
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2012 - ...
Chroniqueur
Magazine Lambert
"Sur2euxRoues" vélo, art et culture
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2011
Chroniqueur
Magazine VéloMag
"Tranche de vie"
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2009 - 2012
Concepteur-rédacteur
Blogues Urbanista
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2007 - 2011
Concepteur-rédacteur
Blogues Opus
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2013 - ...
Écriture :
Roman Jeunesse : Félix L'Heureux
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1990 - ...
Romans :
Romans,
- Le futur simple
- Métal
- Le pinceau d'ocre
- La dernière note
- Gaucho
- Pour une nanoseconde de bonheur







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Expériences professionnelles
Direction artistique, graphisme

2012 - ...
Directeur du marketing - Motion Composites
Chaises roulantes en carbone ultra-légères pour personnes actives

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1989 - 2012
Directeur artistique - Vélos Opus
Graphisme, rédaction, direction photo et photo.

Conception de sites internet
www.opusbike.com
Conception et rédaction des blogues Opus et Urbanista
www.opusbike.blogspot.com
www.opusurbanista.blogspot.com
Conception et montage de clips vidéos
Direction artistique et réalisation de catalogue.
Conception et réalisation d'annonces magazines
Conception et réalisation de bannières de kiosques
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1999 - 2007
Graphiste pigiste
graphisme en domaine musical
Audiogram
BMG


Pochette de disques
Communiqués
Affiches 
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1992 -1993
Directeur de création
Téquila Communication
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1991 -1992
Directeur artistique
Le groupe Hugron et Ass.

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1989 -1990
Directeur artistique
Conceptcom Inc.
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1987 -1988
Directeur artistique
Hermès Communication

Genève (Suisse)
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1986 -1987
Graphiste-concepteur
Publi-Cité

Genève (Suisse)
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1980 -1985
Dessinateur archéologique
Département d’Anthropologie de Genève

(étés) Campagnes archéologiques à Sion,
Sembrencher et Martiny (Valais, Suisse).

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Expériences professionnelles
Design

2012 - ...
Designer-Styliste - Motion Composites
Stylisme de fauteuil roulant en composite carbone
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2000 - 2012
Designer en chef - Vélos Opus
Conception et stylisme de vélos
(Route, Montagne, Urbains, Enfants)
Conception de présentoirs
Stylisme de vêtements
Conception de pièces et d’accessoires Ora (Opus Race Accessories)
Conception de sacs et d’accessoires Urbanista
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1998 - 1999
Designer
Opscom
Recherche et développement en multimédia
Conception d'identifications visuelles pour un système de guide électronique portatif par géolocalisation "Citigo"
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1997 - 1999
Designer
Projet Hélios
Hélicoptère à propulsion humaine
en collaboration avec l'ETS, Bombardier-Canadair, Bell Hélicoptères
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1995 - 2012
Designer en chef
Outdoor Gear Canada

Recherche et développement
• Design industriel
• Design d'environnement
• Design de mode
• Design graphique
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1995 - 1999
Designer
Oakley Canada

Présentoires pour lunettes de soleil
Meubles de réception et de présentation
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1995 -1996
Designer
Projet Omer II, III

Sous-marin à propulsion humaine
en collaboration avec l'ETS, Bombardier-Canadair
• Record du monde de vitesse

Sous-marin Omer 
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1994-1997
Designer
Projet Mutin

Véhicule tri-roues
Athena Automobiles

Projet Mutin
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1990 -1993
Designer
Projet Omer I

Sous-marin à propulsion humaine
en collaboration avec l'ETS, Bombardier-Canadair
• Prix de design
• Prix d'innovation de l'académie de F.A.U.
• Prix international (innovation)

Sous-marin Omer
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Expériences artistiques

2012 - ...
Performances Électro-Acrylique
Performances musico-picturales interactives
avec Dj Pfreud
Bande annonce : projet Électro-Acrylique
2014 - Elektra-Mutek
2014 - Nuit blanche, Montréal en lumière
2013 - Eastern Bloc 


2008 - ...
Performances
Peinture en direct
http://alecart.blogspot.ca/search/label/performance





1990 - ...
Peinture : artiste peintre www.alec5.com


EXPOSITION : Alec - "Les humains et le métal" from alec on Vimeo.

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Diplôme académique

1981-1986
École des Arts Décoratifs de Genève
Section Graphique
Diplôme :
Certificat de Capacité Fédérale

FORMATION
Publicité
Design
Graphisme
Imprimerie
Photographie
Infographie

Mac
Photoshop
Illustrator
QuarkXpress
iMovie (montage vidéo)
MicroLogic, Garage Band (musique)

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Autres

Revue de presse
Magazine Lambert
http://www.magazinelambert.com/2012/06/alec-stephani-fait-tourner-la-roue/


La Presse
http://alecart.blogspot.ca/2012/03/de-la-publicite-au-design-de-velos.html

MédiaSud
http://mediasud.ca/nouvelle.php?id=5463

Clip Vidéo


Capsule vidéo réalisée par Stéphanie Laurin dans le cadre de l'exposition collective Vitamine Art présentée du 10 juin au 25 juillet 2010 à L'ATELIER art toutes directions, St-Hyacintheversion HD 

Musique
 
http://soundcloud.com/alec-stephani

mardi 12 juin 2012

"Red Square" Malevich (1913)

"Red Square" (1913) Malevich

Mis à part un passage, pour le moins mouvementé, chez les pères dans ma prime jeunesse, j’ai eu la chance de faire mes études dans un système de scolarité gratuite, même pour mon école professionnelle. Bon, on achetait notre matériel, ce qui est la moindre des choses je crois, mais les profs étaient payés par l’état qui lui-même allait faire des ponctions dans le secteur des entreprises et dans les pouvoirs publics pour financer ce système. Système et choix clairement logiques de société.

Cela a probablement contribué à faciliter mon choix de carrière. Enfin… presque, car justement, mon premier choix était de devenir designer automobile. La seule école qui dispensait cette formation se trouvait loin et était hors de prix. Donc la porte m’en était totalement fermée. Tans pis, car les Arts Décoratifs, eux, m’ouvraient les leurs avec beaucoup de générosité. Ceci n’excluait pas qu’il y eût de la compétition. De la grande compétition même. Entrer dans cette école était une chose déjà ardue, mais y rester…

Nous étions, paraît-il, 300 inscrits, dont 80 ont eu la permission de se présenter à l’examen d’entrée. 40 y ont été acceptés, scindés en deux classes. Mais c’est là que la compétition a vraiment commencé. Nous avions un prof des plus exigeants, monsieur Chu Liu. Rigueur, rigueur, rigueur, bien avant que le terme soit popularisé ici. On en pleurait quelques fois, on en rageait souvent. Mais Dieu sait combien il nous a taillés, façonnés et polis au métier de graphiste. Il est vrai qu’il y avait une longue tradition de graphisme helvétique à respecter et à faire perdurer.
Je lui en suis tellement reconnaissant aujourd'hui.

Il y avait aussi cet autre professeur que nous avons eu une autre année, Monsieur Calame, un grand gaillard chaleureux et généreux qui imposait le respect et qui soufrait de mal de dos car il ne pouvait se résoudre à ne pas venir avec sa vieille Porsche 911 où il avait de la difficulté à entrer!

Nous avons reçu une formation des plus complètes : Nous avons appris le graphisme évidemment, le dessin technique, le dessin d’observation, le modèle vivant, mais aussi appris et pratiqué tous les procédés d’impression, de la sérigraphie à la flexographie, en passant par la linotype, les cadratins les casses… La photographie! Une certaine année, nous recevions ce cours le lundi matin. Imaginez une dizaine d’ados, au levé, durant près de deux heures dans une chambre noire à développer des photos…. Ronronnnnn!
Il y avait aussi les cours de publicité, d’administration, et tous les autres cours du programme scolaire régulier…

Bref, au terme de nos études nous n’étions plus que 20, dont 15 à l’examen final et 5 en sont sortis avec leur diplôme.
Donc je pense que gratuité n’a rien a voir avec qualité d’enseignement. Cette dernière peut être aussi de haut niveau que dans n’importe quelle institution chèrement payée.

Donc si le système scolaire Suisse avait été payant, les Arts Décoratifs, école de formation professionnelle, auraient été plus cher que la moyenne, et de ce fait, je ne serais probablement pas devenu graphiste et encore moins designer...

Que faire maintenant pour que cette façon de vivre, ce système, ce choix puissent s’installer, et s’ancrer dans notre société Québécoise?

Explications du système scolaire Genevois
Le système éducatif suisse dans ses grandes lignes 
En 2006, les pouvoirs publics ont dépensé plus de 26 milliards de francs suisse pour l’éducation, soit 5,7% du PIB

samedi 9 juin 2012

Combustion lente


Une fois en place, cette toile a pris une toute autre vie que dans mon atelier. En fait, elle était prévue pour être à cette place. Il est rare que je fasse une "commande" et en plus dans un tout autre style. Vraiment hors série, hors démarche. Mais j'y ai trouvé un certain plaisir exploratoire. Je n'ai même pas peint au pinceau, mais à la truelle! Expérience complètement différente, et en grand format! Quel plaisir!

Pourtant, je me sens bien dans ma démarche picturale, d'autant plus qu'aujourd'hui je me permets quelque fois des écarts complets. De temps à autre j'essaie des choses, question de soulager la pression de ma démarche qui m'entraîne sur des voies plus complexes. Généralement ces écarts ne donnent rien. Alors je recycle. Mais quelque fois ça donne quelque chose que je peux en quelque sorte revendiquer, ou tout du moins, dont je n'aurai pas honte si cela était installé dans le salon de quelqu'un.

Un ami m'a même suggéré que ce type de toile ferait des heureux dans bien des maisons. Je lui ai répondu en boutade : dis-moi le format que tu veux et je te refais celle-là! Ha! Tout ce que je détestais entendre de certains galeristes commerciaux. Mais après tout, si quelqu'un en voulait une comme celle-là, cela me permettrait de réitérer l'expérience. Jusqu'à ce que je me lasse et alors je dirais tout simplement non, que je ne fais pas de commande.

"Combustion lente"
42" x 84". Acrylique sur toile. 2012
www.alec5.com

lundi 4 juin 2012

"Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur... (moi), sans jamais oser le demander!" ;-)

 Magazine Lambert

 

Alec Stephani fait tourner la roue

Par Suzanne Laliberté

La multiplication des activités créatives est le quotidien d’Alec Stephani. Cet artiste-peintre et designer de vélos est fasciné par les anciennes mécaniques et par les vieux bâtiments industriels. Un original, ce Lambertois ? C’est peu dire, il conçoit aussi des sous-marins et écrit des romans !




 

L’héritage familial

Originaire de Suisse, Alec Stephani vient d’une famille de créateurs. Sa mère était portraitiste et enseignante, et son art a fait vivre la petite famille après la mort du père. Ce dernier provenait d’une famille de médecins, et cette carrière lui avait été imposée. Cependant, le père d’Alec, ayant l’âme d’un ingénieur, a choisi la radiographie, une spécialité high-tech à l’époque. Il a commencé à modifier sa propre machine, mais les protocoles de sécurité en matière de radiations étaient presque inexistants ; il est décédé précocement. Les parents d’Alec lui ont donc légué deux héritages : l’amour de l’art et de la technologie. Il navigue avec facilité entre ces deux univers dont le fil conducteur est la créativité.

 

 L’arrivée

Alec se décrit comme un réfugié culturel ! Ayant étudié en graphisme, il travaillait déjà dans le domaine de la publicité en Suisse, avant son arrivée au Québec en 1988, à l’âge de 23 ans. Mais le système hiérarchique typique des vieux pays ne satisfaisait pas son effervescence créatrice. « Au Québec, si tu as une bonne idée, on t’aide, tandis qu’en Suisse, on ne t’aide que lorsque tu as réussi ». Alec avait déjà un emploi dans le secteur publicitaire à son arrivée au Québec, mais c’est surtout la musique qui a favorisé son intégration. Arrivé sans ses claviers, il s’est improvisé chanteur et a été recruté par un band avec lequel il a fait une soixantaine de concerts par année pendant 10 ans.

 

La sabbatique

Arrive alors la récession de 1990, et Alec se retrouve au chômage. Il décide de consacrer ce temps à créer. « Le petit Suisse en moi regardait ça de haut et se disait : “ Tu n’as pas le droit ”, mais j’avais besoin de cette sabbatique. Cet hiver-là, j’ai peint sans arrêt ! » Dans son appartement de l’époque, situé au deuxième étage, il y avait des peintures et des sculptures partout, ainsi que cinq motos en pièces détachées. « Je ne suis pas un gars de garage. Dans la mécanique, c’est le côté sculptural qui m’intéresse. Ma réflexion va au-delà de la technologie, elle s’articule par rapport à l’objet, à la beauté de la pièce.


Opus “Nuovella” collection Urbanista. Inspiré d’une ancienne Vespa 1958 et de la Dolce. Vita de Felini de 1960. 

 

La peinture

C’est à cette époque qu’est née la série de peintures intitulée Mécanique. En peinture, la démarche actuelle d’Alec se veut un travail de mémoire des objets, des architectures et des lieux, de leur valeur et de leur passage dans le temps. Elle est aussi un questionnement sur la conception de ces objets et architectures, l’esthétisme et la durabilité étant devenus des notions trop souvent obsolètes.

 

Les sous-marins

Cette même année, un ami étudiant à l’École de technologie supérieure (ETS), Éric Deschamps, lui propose de participer à un concours international de conception et de course de sous-marins à propulsion humaine. La deuxième version de leur sous-marin Omer a battu le record du monde de vitesse sous l’eau, et depuis (ils en sont à la neuvième version), l’équipe bat ses propres records, toutes catégories confondues. « Ils sont fous ces ingénieurs ! Avec ce projet, j’ai été propulsé dans un univers complètement différent. C’est avec eux que j’ai appris le design industriel. »

 

Les vélos

Après la sabbatique et l’expérience sous-marine, Alec réalise que le milieu de la publicité ne correspond plus à ses valeurs. Un ami le recrute alors pour refaire l’image graphique et le catalogue de l’entreprise OGC, un distributeur de vélos et d’accessoires de cyclisme. Il accepte le mandat sans grand enthousiasme. Mais grâce à l’expérience des sous-marins, les dirigeants de l’entreprise comprennent les capacités d’Alec en design industriel. On lui propose alors de développer une ligne d’accessoires de vélo. Ce projet, concret, correspond mieux au type de création qui l’interpelle. Puis, en 2001, OGC décide de créer ses propres vélos. En collaboration avec un collègue expert de ce sport, Alec crée les cinq premiers vélos de la réputée marque Opus. Depuis, 95 modèles ont été développés.
« C’est quoi, un bon vélo ? », questionne Alec. « Plus encore que la haute technologie, le design doit réveiller la sensation de plaisir. Comme lorsqu’on était enfant et que notre vélo était l’objet magique qu’on enfourchait pour partir à la découverte du quartier. » Le courant Slow Bike, originaire d’Angleterre, est une philosophie qui va en ce sens, explique Alec. « Au lieu de penser comme un automobiliste, le cycliste peut choisir d’autres voies, propices à l’observation de l’architecture et de la nature, comme un enfant préférera spontanément la ruelle à la circulation de la grande rue. »

 

L’écriture

Toutes ces réflexions amènent Alec à démarrer le blogue Urbanista*, qui présentait la gamme éponyme des vélos Opus via des articles et des entrevues, et il découvre alors le plaisir de l’écriture journalistique. Mais Alec avait déjà commencé à écrire des romans dès 1990. Il a commencé par une toute petite histoire de science-fiction devant faire 4 ou 5 pages, mais qui s’est terminée par 200 pages ! Suivent trois romans portant sur la sculpture (Métal), la peinture (Le pinceau d’ocre) et la musique (La dernière note). Bien sûr, Alec aimerait être publié. « Telle une peinture qui, lorsqu’elle est installée dans le salon particulier, prend une autre forme, l’écriture doit circuler et avoir sa vie propre », explique Alec. Comme son écriture est très visuelle, il songe aussi au cinéma. Bref, sa carrière d’écrivain est en devenir. « On verra… », dit Alec, philosophe.

 

Les performances

Récemment, Alec a commencé à tâter de la performance. « Le goût pour la performance vient d’une scène que j’avais écrite dans le roman La dernière note. Je voulais vivre moi aussi cette expérience. » Il planche présentement sur un projet d’improvisation mélangeant art visuel et électro-acoustique. « J’ai amené ma peinture dans le design, mais pour la première fois je l’intègre à la musique. »

 

L’avenir

Peinture, écriture, musique, design, mécanique, performance et sculpture… où cela le mènera-t-il ? « Mon parcours m’a maintes fois montré que ce qui semble être des directions professionnelles différentes est en fait une suite logique à ma véritable passion : créer ! » La carrière prometteuse de ce « Da Vinci lambertois » est donc à surveiller, car il est impossible de prédire dans quelle direction elle ira !

*Le blogue Urbanista a existé durant cinq ans. Il n’est plus en ligne.

www.alec5.com — www.alecart.blogspot.com

 
Opus “Cervin”, collection Urbanista. Inspiré d’une Jeep Saharienne de 1940 et de Indiana Jones.

Ses favoris
Film : Les ailes du désir, de Wim Wenders l’a profondément marqué.
Musique
 : Arvo Pärt, Fauré, Debussy et Borodine, Keith Jarret, Miles Davis, Dan Touin, Brand New Heavies, Zéro 7, Meshell Ndegeocello et Daft Punk.
Voyages
 : New York, San Francisco, Paris, Berlin, Venise.
Passe-temps
 : Créer, créer et créer !
Cause sociale
 : Le vélo comme mode de vie.
Restaurant
 : Bidon Taverne Culinaire, évidemment !

mardi 29 mai 2012

Diptyque - hasard des combinaisons

Diptyque - "Émission couleur", "Falaise polychromique", 2011, acrylique sur toile, 40" x 40"
"Falaise polychromique" (à droite) a été réalisée lors de la soirée V.I.P. Virus d'improvisation picturale. Mise à l'encan, cette toile a été achetée par une dame qui, m'ayant contacté, cherchait venir voir mon atelier pour trouver une autre toile de la même dimension. Au début je me disais : "Bon, cette dame aime ce que je fais, mais elle préférerait finalement une autre toile...". Eh bien non, elle cherchait à composer un diptyque afin de créer plus de présence sur le mur qui lui était destiné. Je trouvais l'idée surprenante et la demande inusitée. Mais cette dame avait du pif car cela n'a pas pris de temps. On a trouvé une combinaison parfaite. En fait, on en a trouvé deux. Un autre diptyque composé de toiles de la série "Formes Noires". Et si nous avions cherché plus à fond je soupçonne que l’exercice aurait donné de nombreux autres résultats.

Alors que le jeu commence! Composez vos diptyques, triptyques et autres....!

mardi 22 mai 2012

L78

L78 - 2012 acrylique sur toile 24" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm)
Ce qui se passe est bien plus qu'une grogne à propos d'augmentation de frais de scolarité. Par leurs positions et leurs réactions, deux formes de vie se sont tout à coup fait face. Mais c'est comme un oursin emporté par le courant qui passe à côté d'une anémone : il est impossible que l'un puisse avoir conscience de l'autre tant leur forme de pensée est différente.

Dans ce genre de conflit, on prendra toujours pour le plus faible. Mais justement, qui est le plus faible en réalité?

mercredi 9 mai 2012

Urbain

Du 5 mai au 1er juin
URBAIN
Exposition collective
Vernissage
Samedi 5 mai 2012
17h - 21h
166 Cowie, Granby
mgalerieboutique.com

dimanche 29 avril 2012

lundi 16 avril 2012

Hyper-connexions


Connexions
acrylique sur toile - 2012
30" x 48" (76,2 cm x 121,9 cm)

série "Humains"
www.alec5.com


J'essaie de libérer mon coup de pinceau du contrôle académique. Pas facile. En utilisant des pinceaux en mauvais état qui empêchent un parfait contrôle de la pose du pigment? Oui c'est un début. En peinant frénétiquement? Plus ou moins, en fait non, c'est trop stressant! En peinant plus "gras"? Oui, j'aimerais bien, mais je retombe très vite dans mon réflexe de sécheresse, de frottage excessif. En peinant énergiquement? Selon le format, peut-être. Mais surtout en essayant de me soustraire de la finalité "image". Vouloir reproduire une image exacte.

Dans les oeuvres de Bogdan Luca, on y voit le détachement de la finalité de l'image au profit de son évocation, de son message. Luca observe, recompose et raconte des histoires. Malgré tout, il laisse une grande place à l'interprétation de chacun.

Dans cette dernière toile, "Connexions", c'est l’hyper-connectivité de nos modes de communications. Je la vois comme d'énormes conduits hydrauliques dans lesquels circule à haute pression une huile toxique, résistant aux températures extrêmes. L'humain semble alors dépassé et assommé. Mais sous une posture qui semble montrer pourtant un certain repos, un calme apparent, une dégaine nonchalante, se cache en fait une colère réprimée, une impatience bouillonnante, une surpression de ses propres conduits hydrauliques.

Dans la série Humains, je cherche à mettre en relation des états, d'âme et de mécanique. Et de façon sous-jacente, je veux libérer mon coup de pinceau afin qu'il n'en subsiste que l’essentiel, l'évocation plus ou moins précise. C'est encore trop précis, mais cette série ne fait que commencer...

dimanche 1 avril 2012

Nouvelle installation


Requiem
acrylique sur toile - 1991
48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm)
48" x 36" (121,9 cm x 91,4 cm)
48" x 24" (21,9 cm x 61,0 cm)
série "Structures"
www.alec5.com


C'est toujours surprenant de voir des œuvres prendre leur place dans un nouvel environnement, et ainsi transformer l'ambiance d'une pièce radicalement. D'autant plus des grandes toiles.
Le salon dont il est question, très moderne, très design, de bois, d'acier et de cuir, avait des murs blancs depuis longtemps. Il y avait une magnifique atmosphère zen.

L'arrivée de grandes toiles aurait pu bouleverser l'équilibre. Et c'est après quelques essais que ce triptyque s'est imposé comme le meilleur choix.
C'est lorsqu’on a l'impression que l’œuvre a toujours été là que je me dis que c'est véritablement sa place.

Dualité formelle
acrylique sur toile - 2007

36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "Usines"
www.alec5.com

lundi 5 mars 2012

De la publicité au design de vélos

Publié le 05 mars 2012
Alec Stephani... (Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse)
Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse
Alec Stephani
Ils ont étudié en biologie, en sciences politiques ou en droit. Aujourd'hui, ils sont musiciens, programmeurs de jeux vidéo ou éleveurs de canards. La Presse dresse leur portrait et démontre que l'école ouvre bien plus qu'une porte.
La publicité et la conception de vélos ont peu en commun. C'est pourtant les deux domaines dans lesquels Alec Stephani a travaillé, après son diplôme en graphisme à l'École des arts décoratifs de Genève.

«C'est lors d'un événement portes ouvertes que j'ai eu un coup de coeur pour la publicité. Je voulais transmettre mon message par l'image. J'avais d'ailleurs déjà des contrats pendant mes études», dit Alec Stephani.

Après avoir travaillé comme directeur artistique dans une boîte de publicité, le principal intéressé s'installe à Montréal en 1988, pour poursuivre sur la même voie.

Une remise en question l'attend toutefois au détour. «Je réalisais que je mettais ma créativité au service de produits auxquels je ne croyais pas. J'ai même refusé de travailler sur des mandats qui étaient en contradiction avec mes valeurs», se rappelle M. Stephani.


Un sous-marin à propulsion humaine

Un ami lui propose alors de travailler avec lui sur une idée à des années-lumière du marketing: en collaboration avec l'École de technologie supérieure (ÉTS), ils conçoivent le projet Omer, un sous-marin à propulsion humaine. «C'est ce qui m'a amené vers le design concret», estime Alec Stephani. Ils ont d'ailleurs créé un monstre, puisque le projet Omer en est à... Omer 8, selon Alec.

Depuis, ce dernier se consacre au design de vélos, principalement à la gamme Opus. «Tout le monde me pose la question «C'est quoi, un bon vélo? «. J'essaie constamment d'y répondre et de mieux définir le concept de vélo urbain», explique-t-il.

Sa mission: faire redécouvrir le vélo aux citadins. «Concevoir la meilleure bicyclette du monde, c'est facile. Tu prends les meilleures composantes et tu les assembles. Le défi, c'est de faire un vélo accessible, puisque chaque détail compte.»

Sa formation et son expérience en publicité l'aident beaucoup dans son travail. «Je suis à l'aise dans les communications, la mise en marché et le marketing. Mais la publicité, c'est devenu un outil plutôt qu'un métier», réalise Alec Stephani. Nul doute que ce touche-à-tout saura continuer longtemps de mettre sa créativité à profit.