jeudi 8 avril 2010

Prolongation jusqu'au 19 avril


Bonne nouvelle! La galerie Art Neuf prolonge l'exposition "Mémoire usinée" jusqu'au 19 avril 2010

"Mémoire usinée"

Galerie Art Neuf
Centre culturel Calixa-Lavallée
3819, avenue Calixa-Lavallée
H2L 3A7 Montréal
www.artneuf.ca
artneuf@bellnet.ca

514 872-3947 - 514 523-3316

L'événement sur Facebook

dimanche 4 avril 2010

La foire d’art contemporain (FAC) de Saint-Lambert



Je participerai à La foire d’art contemporain de Saint-Lambert

« La foire d’art contemporain (FAC) de Saint-Lambert se présente comme « le » nouvel événement en arts visuels, sur la Rive-Sud. Pendant trois jours, au printemps 2010, 20 artistes professionnels et émergents vont exposer leurs oeuvres. Les artistes sélectionnés pour exposer à la FAC de Saint-Lambert, sont tous des artistes professionnels et émergents de haut calibre. Leur parcours est notable et leurs oeuvres percutantes. Ils sont de Saint-Lambert, de Montréal et des environs, peintres, sculpteurs, illustrateurs et photographes. »

L’événement se tiendra durant le weekend du 30 avril 2010, du vendredi au dimanche.
Le vernissage aura lieu le jeudi 29 avril.

Espace Création
1101, rue Victoria, Saint-Lambert
www.dominiquepayette.com
Carte Google

www.lafacdesaint-lambert.com

mardi 30 mars 2010

Peindre à deux


Peinture en direct au MainLine Theatre, le jeudi 25 mars 2010

Retour sur la peinture en direct au MainLine Theatre, avec Mélissa Montagne, dit Melsa.

Peindre à deux sur la même toile est un exercice de confiance, de respect, mais aussi d'exploration de soi-même et de l'autre.
De soi-même d'abord car, entraîné par l'autre, on se doit de franchir ses propres limites, de sortir de son sentier, de son tracé, afin d'explorer des côtés insoupçonnés de sa propre créativité.

En frôlant l'art de l'autre, cela oblige à une certaine humilité tout comme à une certaine audace confrontant ses réflexes, ses habitudes et autres maniérismes issus de l'inévitable solitude de l'artiste.
Repasser où l'autre vient de peindre, se faire colorer un espace préalablement composé en tons sur tons, modifier une forme, retracer un coup de pinceau... Autant de gestes qui pourraient être perçus comme autant d'incursions dans l'art de l'autre. Mais dans ce cas, comme c'était le jeu, les règles tacites d'ouvertures et de tolérances se sont naturellement et simplement imposées.

En se plongeant dans l'exercice de peindre avec quelqu'un d'autre, sur le même support, sur le même terrain, on ne peut qu'évoluer. Et c'est alors que l'acte de peindre prend une dimension nourrissante et enrichissante. Le but n'étant plus la finalité de l'oeuvre, mais bien le processus créatif, on peut alors se consacrer corps et âme à l'Art, avec un grand « A ». Car peindre, c'est avant tout ressentir par le geste et l'application d'une matière colorée, une émotion non pas primaire, mais bien primale : la déclaration d'existence. « Je peins, donc je suis! »

vendredi 26 mars 2010

Peinture en direct



Il faut se lancer à l'eau pour savoir une fois pour toute si on sait nager.
Jeudi soir dernier, c'est en gros ce que je ressentais avant de tracer le premier coup de pinceau sur le mur du Mainline Theatre, sur le boulevard Saint-Laurent. À l'invitation du groupe "Acrylique Acoustique" (Mélissa Montagne aux pinceaux et Sébastien Moreau aux guitares), je me suis retrouvé à exécuter une oeuve en direct à deux peintres.

N'ayant fait cela qu'une seule fois à l'occasion de l'exposition à la Tohu, c'est en exploration totale que je me suis lancé car, il s'agissait ici de peindre à deux. Pour Mélissa Montagne, qui n'en est pourtant pas à sa première performance, il y avait aussi une part d'inconnu. Et l'inconnu pour elle, c'était moi. On ne se connaît que depuis quelques mois.

Nous avons eu l'occasion d'entrer en contact lors d'une entrevue sur les artistes à vélo, publiée sur le blogue Urbanista. Suite à cet article, elle m'avait demandé si je faisais de la peinture en direct. « Pas vraiment, mais je suis toujours partant pour l'improvisation! ».

Nous ne nous sommes que très peu concertés pour cette performance. Quelques indices çà et là pour un peu définir nos repères, mais sans plus. Et il n'en a pas fallu de plus pour que la chimie opère. J'ai découvert une artiste généreuse et sans aucune chasse gardée. Nous avons vraiment peint ensemble. Les coups de pinceau se sont à maintes reprises superposés, repris, soutenus, suivit... Étonnamment, nous n'avons pas échangé beaucoup de mots car je pense que la longueur d'onde était parfaite.

Comme il s'agissait de créer une oeuvre permanente pour le lobby-bar d'une salle de spectacle underground, il était dit que nous aborderions le thème de l'urbanité colorée. Pas question pour ma part de faire une oeuvre sombre...

Nous avons observé le style de l'autre et à quelques reprises même, nous l'avons rejoint. Je ne suis vraiment pas un coloriste et, à mon grand étonnement, je me suis retrouvé avec un pinceau gorgé de mauve, puis de jaune et de bleu. Pour sa part, elle est allée explorer des terrains plus flous, plus terreux qu'à son habitude.

Comme il s'agissait d'une murale, le coup de pinceau était très différent que sur une toile. L'intention magnifiée, le trait exagéré afin de libérer l'image essentielle. Pour moi ce fut un apprentissage sur le tas. Heu... sur le mur!

Le guitariste qui nous accompagnait, Sébastien Moreau, a offert à l'assistance un choix de pièces classiques d'abord, puis plus contemporaines, d'une sensibilité et d'une sonorité s'harmonisant parfaitement avec notre création. Il a su animer la soirée d'explications sur sa musique tout plus intéressants les uns que les autres.

Une expérience très différente de la performance à la Tohu. Une expérience à renouveler.



images sur Facebook/Alec
images sur Facebook/Melissa

Visite matinale - 4

Je serai ce vendredi matin, 26 mars
de 10h à 12h,
à l'exposition "Mémoire usinée"

Galerie Art Neuf
Centre culturel Calixa-Lavallée

3819, avenue Calixa-Lavallée
H2L 3A7 Montréal
Au coeur du Parc Lafontaine
Carte Google
Accès : Par la rue Rachel - Métro : Sherbrooke - Autobus : 24 Est
Stationnement gratuit
www.artneuf.ca
artneuf@bellnet.ca
514 872-3947 - 514 523-3316

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lundi 22 mars 2010

Peinture en direct



Peinture en direct

avec le groupe Acrylique Acoustique
Sébastien Moreau (guitare) et Melsa Montagne (peintre)
le jeudi 25 mars à 20h, au MainLine Theatre
3997, Saint-Laurent, Montréal
514 849-3378

Prix d'entrée: 5$
http://www.mainlinetheatre.ca/fr/content/fringe-montréal
http://alecart.blogspot.com/2010/02/mainline-theatre-peinure-en-direct.html

mercredi 17 mars 2010

Perdre son temps


Le pont des soupirs
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm)

série "Usines" www.alec5.com

Lors du vernissage de l'exposition "Mémoire usinée", la commissaire de l’exposition, Anne Évangéline LeBlanc m’a fait remarquer à quel point les gens semblaient prendre plus leur temps pour regarder et s'imprégner de mon travail.
Et c’est justement l’un de mes propos que je veux faire ressortir par mes toiles : où est passé le temps? Il y a une époque, pas si lointaine, où le temps semblait se fondre en harmonie dans le quotidien. Aujourd’hui, ce serait plutôt le quotidien qui fait fondre le temps au point de le faire disparaître.

L'expression, perdre son temps prend, à mes oreilles, tout un autre sens. À l’instar du regard que l’on peut avoir sur un verre à moitié rempli, perdre son temps serait justement le moyen de le retrouver. Prendre une marche, regarder, s’arrêter, respirer… Voilà ce qu’il faut faire pour regagner ce temps qui nous échappe par l’optimisation continuelle que nous tentons d'exécuter. Agenda à la main, à l’ordinateur, au iPhone, au Blackberry, nous le remplissons de peur de le perdre. Mais c’est justement en le remplissant de la sorte que nous l’occultons. Il n’a plus de place pour nous laisser voir et vivre ce qui nous entoure.

Je veux perdre du temps à en gagner. Et si pour certains, le temps c'est de l’argent, alors je veux être riche de temps qui passe. Et je veux passer du bon temps avec lui.

dimanche 14 mars 2010

"Mémoire usinée" - suite de l'exposition


La grande verrière extérieure
acrylique sur toile - 2009 - 36" x
48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "Usines" www.alec5.com

Une personne qui n'avait vu mes toiles que par le net, m'a fait des commentaires intéressants sur le fini et la texture de mes oeuvres en les découvrant à l'exposition "Mémoire usinée". Elle s'étonnait de ressentir autant de douceur de l'acrylique, elle qui, de prime abord, n'aimait pas ce médium.

Je reprends ici un peu ce que je lui écrivais en réponse.
La texture, la matière, le brossé sont des éléments importants pour moi. Après tout, c'est le fait même de peindre que de jouer avec cela. Mais je ne suis pas fervent de coups de pinceaux trop visibles en générale, voire ostentatoire, ce genre de traces éclatantes qui semblent vouloir dire : « Hey! Je suis un artiste! ». Je préfère que l'image prenne le dessus sur l'exposé du geste.
Malgré tous, il y a des coups de pinceaux fortuits qui parlent tellement, au-delà même de l'intention du peintre, que je les laisse survivre à l'essuyage ou au brossage!
Ce "brossé" est longuement et énergiquement travaillé, ce qui est paradoxal d'ailleurs, car la douceur que voient certains, voire la plupart, dans mes toiles de la série Usines, est issue en fait d'une grande énergie déployée.

« J'ai aussi vu, senti, dans toutes ces toiles, une sympathie, un amour pour ces objets architecturaux injustement tombés en disgrâce. »

Je suis tellement heureux que les gens voient ce dont j'avais envie de parler à travers cette série "Usines". Le temps. L'époque. Cette façon dont les choses étaient faites. Avec cette sorte de naïveté, de candeur qui permettait de ne pas penser aux coûts de productions mais, en plus de la fonction de l'objet, à sa beauté. Que ce soit sur le plan architectural, du design d'intérieure ou du design d'objet, il y avait un souci du bien fait, dans la mesure des moyens techniques de l'époque, bien sûr.

À travers des impressions floues de souvenirs épars, j'essaie de retrouver et de témoigner de cet état d'esprit. Pourtant je ne suis pas du tout de cette génération. Mais elle me parle à travers les décennies, voire le siècle.

mardi 9 mars 2010

MainLine Theatre - peinure en direct


Photo : David Fraser

Une expérience nouvelle : Peinture en direct avec une autre peintre.
Melsa Montagne m'a proposé de partager un nouvel espace de création. Nouveau parce que ni elle ni moi avons vraiment fait l'expérience de peindre à quatre mains, deux esprits et deux styles.
Il m'est arrivé une fois de me retrouver à peindre en direct sur une toile collective, mais il s'agissait plus de peindre sa partie du tableau.
Ici, nous allons essayer de fondre nos styles en une oeuvre homogène. Cette oeuvre sera permanente car exécutée directement sur des portes et un mur intérieures au MainLine Theatre qui accueil entre autres le festival Fringe de Montréal.

Melsa Montagne est une jeune peintre montréalaise dynamique et créative qui s'est joint, il y a quelques années, à un concept de duo musique et peinture, le groupe Acrylique Acoustique.
www.artcoustik.com

Peinture en direct au MainLine Theatre, le jeudi 25 mars à 20h
3997, Saint-Laurent, Montréal
514 849-3378
http://www.mainlinetheatre.ca/fr/content/fringe-montréal

vendredi 5 mars 2010

Clip "Mémoire usinée"



Clip monté pour l'exposition "Mémoire usinée" à la galerie ART NEUF du Centre culturel Calixa-Lavallée.
Thème musical : Dan Thouin, Half Dub 1, de l'excellent album Mile End Waverly

mercredi 3 mars 2010

Retour sur le VERNISSAGE - Mémoire usinée



Un vernissage est toujours une expérience dont on ne peut rien prévoir à l'avance. On se fait une idée générale, mais c’est toujours une surprise. Et celui-ci n’y a pas fait exception. Ce fut l’occasion de rencontres multiples, de visages connus et d’autres à découvrir...
L'occasion de rencontrer pour la première fois des gens qui me suivent par le blogue ou le site depuis un moment déjà. Entre autres, j'ai eu le plaisir de rencontrer Marie-Josèphe Vallée dont le travail m'avait interpellé il y a quelques années. Il y a dans le travail de cette artiste, quelques points communs avec le mien. Nous nous sommes ainsi reconnu dans nos oeuvres.
C'était l'occasion aussi de rencontrer aussi Sylvain, "Le vadrouilleur urbain" qui, depuis quelques semaines, donne un relais média important à l'annonce de cette exposition. Il y avait aussi l'artiste Michel Picotte, amateur de vélo qui fut intrigué par le cadre de vélo peint à la main ArtBike.

Mais au-delà du fait d’y découvrir des gens, ce qui m’a le plus touché, c’est que pour beaucoup, le sens de ma démarche semblait suffisamment transparaître de mes toiles. Plusieurs m’ont parlé de la dichotomie entre l’austérité du sujet, les usines, et la douceur du travail. « Austérité et tendresse » à mentionné quelqu'un. Il avait parfaitement raison. Je perçois dans la genèse industrielle du début du siècle, une innocence et une tendresse qui ont fait de la moindre usine une oeuvre conçue et construite avec un certain charme, une certaine tendresse. Les détails architecturaux en témoignent.
Il en est de même pour la machinerie qui était tout naturellement enjolivée de fioritures inutiles au demeurant, mais qui faisait de ces énormes monstres, de paisibles et gentils dragons de fonte.

En parlant de ma peinture, quelqu’un d'autre a même parlé de « flouisme »! J'aime beaucoup ce néologisme. Le fauvisme, l'impressionnisme... et maintenant, le flouisme. Pourquoi pas!
C'est précisément ce flou, émanant de notre inconscient visuel, que je cherche à faire ressurgir. L'émanation mnémonique spontanée.

Je suis content de l'ensemble de l'exposition, de sa « composition ». Car il s'agit bien là d'une composition. Je suis content de l'harmonie des oeuvres. Décidément, je suis encore très loin de pouvoir présenter une exposition éclectique!

"Mémoire usinée "
, jusqu'au 10 avril 2010

mardi 2 mars 2010

Première critique de "Mémoire usinée"

Première critique de l'exposition "Mémoire usinée" par le vadrouilleur urbain .
À lire : Le vernissage d'Alec à la galerie Art Neuf

« L’artiste réussi à faire de son époque le symbole de tous les autres, génial, libre et sans concession, tout cela donne à son art une inimitable signature. »

Le vadrouilleur urbain
« Le Blogzine du Vadrouilleur urbain est une formule de nouvelles brèves et d'humeur sur l’art visuel. C’est cultiver la paresse active afin de vous livrer les dernières découvertes en art visuel tout en jonglant avec les clichés urbains. »


photo : Sylvain

mercredi 24 février 2010

ArtBike à l'exposition "Mémoire usinée"



Un des cadres du projet ArtBike sera présenté lors de l'exposition "Mémoire usinée"

"Mémoire usinée"
à la galerie Art Neuf
du 1er mars au 10 avril 2010.
vernissage : mardi 02 mars à 18h
Le vin d'honneur est commandité par:
www.barefootwine.com


Galerie Art Neuf
Centre culturel Calixa-Lavallée
3819, avenue Calixa-Lavallée
H2L 3A7 Montréal (Québec)
Au coeur du Parc Lafontaine
Carte Google
Accès : Par la rue Rachel - Métro : Sherbrooke - Autobus : 24 Est
Stationnement gratuit

www.artneuf.ca
- artneuf@bellnet.ca
514
872-3947 - 514 523-3316

L'événement sur Facebook

mardi 16 février 2010

Exposer chez les designers - SIDIM 2010



J'ai l'occasion de participer au Salon International du Design d'Intérieur de Montréal, le SIDIM, à la place Bonaventure, en montrant mes toiles dans un des kiosque, situés du même côté du salon que La tribune des designers et L’avenue des promoteurs.

C'est un salon haut de gamme présentant ce qui ce fait de mieux en design d'intérieur.

Visiteurs professionnels Les visiteurs du SIDIM sont les membres les plus actifs de la communauté du design, de l’architecture, de la construction et de la rénovation ainsi que leur clientèle d’affaires (voir tableau descriptif). Ils viennent surtout du Québec, du Canada et des États-Unis, et aussi d’Europe, d’Asie, et d’Amérique latine.

Exposants et acheteurs internationaux Au SIDIM, des entreprises venant entre autres d’Italie, de France, d’Espagne, de Belgique, d’Allemagne, et d’Afrique, etc., se partagent un espace important dans le Carrefour International, attirant du même coup une centaine d’acheteurs de l’étranger.


Afin d'absorber le coût de participation, je suis à la recherche d'un commanditaire qui voudrait profiter de cette visibilité. En plus d'un kiosque, une annonce apparaîtra dans le guide annuel ainsi que sur le site internet du SIDIM.
Donc, très bonne visibilité assurée!

Pour toutes questions et/ou propositions :
info@alec5.com
Dossier commandite SIDIM (PDF)

Salon International du Design d'Intérieur de Montréal
www.sidim.com
du 27 au 29 mai 2010
Place Bonaventure
800, De La Gauchetière Ouest, Montréal
Métro Bonaventure

dimanche 14 février 2010

Homogène ou éclectique?



Il est aussi difficile de choisir des toiles pour une exposition que de choisir des chansons pour un album ou pour un spectacle. On se dit que l'on veut montrer le meilleur, ou le plus représentatif de ce que l'on fait, mais aussi en montrer suffisamment pour donner un vaste échantillon de son travail de création.

Exposer un "best of"? Oui, mais les meilleurs toiles s'agencent-elles facilement? Pas nécessairement.
Exposer une démarche? Oui, mais comment éviter alors la répétition, la série trop redondante, ou l'uniformité qui peut créer un certain ennui.

Homogène ou éclectique? Pour ma part, l'éclectisme m'a toujours paru comme étant un manque de direction, un manque de décision. Pour d'autres, l'éclectisme est preuve de richesse, de multiplicité, d'inventivité.

En une dizaine de toiles, un artiste peut-il faire découvrir l'ensemble de son travail? La réponse théorique devrait être oui, mais dans la pratique, c'est une autre histoire. Surtout pour l'artiste lui-même. Est-il le mieux placé pour déterminer quelles toiles représentent le mieux sa démarche? Oui. Est-il le mieux placé pour savoir si une toile va plaire ou pas? Non.
Est-ce que le fait de plaire devrait être un critère pour l'artiste? Personne ne cherche foncièrement à déplaire, d'autant plus lorsque l'on veut faire découvrir ses oeuvres. Et puis l'artiste cherche aussi à vendre ses toiles pour que celles-ci voyagent, et pouvoir financer la production d'autres toiles.

Alors, prendre note du regard des autres, de leurs avis? Oui, mais c'est un peu comme un "Blind Date", rencontre surprise organisée par un ami. On réalise alors que les gens, même les proches, ne nous connaissent pas aussi bien que l'on pourrait croire.

Il reste alors le "gros bon sens". Mais pour cela, il faut arrêter de se poser des questions. Ok, ok! J'arrête. Mais...

vendredi 12 février 2010

Préparer une exposition - "Mémoire usinée"


La géante noire
acrylique sur toile - 2009 - 48" x 72" (121,9 cm x 182,9 cm)

série "Formes noires" www.alec5.com


"Mémoire usinée"
à la galerie Art Neuf
du 1er mars au 10 avril 2010.
vernissage : mardi 02 mars à 18h


Il y a eu la visite de la salle, l'observation et la prise de mesures des murs disponibles. Avec ces informations, je fais un plan. En fait de plan, en termes d'architecture, on devrait plutôt appeler cela une élévation. Sur cette élévation, j'appose des images des toiles en proportion. Cela me permet de faire une première version virtuelle de l'exposition. Ainsi je peux essayer plusieurs agencements.

J'avais procédé de la même façon pour l'exposition à la Tohu. Du fait de l'immense espace disponible, je m'étais permis une sorte de rétrospective sur près de vingt ans, en installant une série par mur. J'avais même eu la possibilité de faire repeindre un des murs en gris anthracite, pour mettre en valeur la série "Usines" . Il y avait même des grands titres en gris clair au dessus de chaque série.
Avant cette exposition, j'avais plutôt tendance à arriver sans plan établi, simplement avec bien plus de toiles que prévu et j'improvisais sur place. Il faut dire que même avec un plan précis, il reste une part d'improvisation car, une fois sur place, les choses changent, même si tout a été finement mesuré. Question d'ambiance, d'atmosphère...

Après discussion avec la commissaire de l'exposition, Anne Évangéline LeBlanc, et compte tenu des dimensions des murs, il a été convenu que les séries "Formes Noires" et "Usines" constitueraient l'ensemble de l'exposition. La synergie de ces deux séries permet un enchevêtrement non éclectique.
J'haïs l'éclectisme! Malgré cela, je me promets, un jour, d'essayer une expérience risquée à mes yeux : tout mélanger! Exposer des toiles de toutes les séries et observer le lien qui les unie. Bien sûr, la patte du peintre est un dénominateur commun, mais j'ai tellement le nez ans mes tableaux que je ne peux avoir objectivement le recule nécessaire pour voir l'ensemble de l'oeuvre comme un tout. Je perçois trop de différence entre les "Mécaniques", par exemple, et les "Usines" , pour pouvoir les mettre ensemble.
Malgré cela, en termes de démarche, il s'agit véritablement d'une évolution de la même observation, du même questionnement sur notre façon de créer et de vivre les objets et les lieux.

L'exposition s'appellera "Mémoire usinée" en réaction à la mémoire "formatée" de notre époque actuelle, celle des disques durs. C'est dans le sens de ma démarche : Émanation mnémonique spontanée, ou l'observation de l'approche industrielle des formes d'une époque révolue, alors qu'il y avait une certaine et paradoxale tendresse dans les détails des objets et architectures industrielles.

L'événement sur Facebook

vendredi 29 janvier 2010

Exposition - "Mémoire usinée"


La tour noire
acrylique sur toile - 2009 - 34" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)

Série "Usines"
www.alec5.com

Exposition solo
"Mémoire usinée"
Oeuvres récentes.

du 1er mars au 10 avril 2010.
vernissage : mardi 02 mars à 18h


L'exposition s'appelle "Mémoire usinée" en réaction à la mémoire "formatée" de notre époque actuelle, celle des disques durs. C'est dans le sens de ma démarche : Émanation mnémonique spontanée, ou l'observation de l'approche industrielle des formes d'une époque révolue, alors qu'il y avait une certaine et paradoxale tendresse dans les détails des objets et architectures industrielles.

« C’est un travail sur la mémoire architecturale, non pas dans son sens construction, ni esthétique, mais sur l’émanation mnémonique spontanée, la perception de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque. »

Je me rends compte maintenant que tout mon processus pictural est en train de se cristalliser sur la mémoire inconsciente, instinctive et spontanée, celle qu’on ne peut expliquer mais qui est là, sous-sous-jacente à chaque mouvement, geste ou décision que l’on prend.
À l’instar de la mémoire des métaux, par exemple, je crois que le corps en son entier acquiert une mémoire des lieux et du temps qui transcende même la qualification de mémoire.

En stimulant le réflexe, le geste spontané, et surtout en se « débranchant » non seulement des contrôles de forme, de justesse mais aussi des normes reçues ou établies, il devient alors possible de retranscrire des images sans même les concevoir. Seule cette mémoire interne pourra s’exprimer et faire surgir des images peut-être floues, mais qui laisseront à chacun un espace interprétatif libre, pouvant réagir selon sa propre émanation mnémonique spontanée.

C'est peut-être pour cela que je me balade entre l'abstraction et le figuratif...
C'est peut-être aussi pour cela que je peins les yeux mi-clos, comme me l'a fait remarquer quelqu'un lors de la performance. Je ne regarde pas vraiment ce que je fais, je le perçois.


Galerie Art Neuf
Centre culturel Calixa-Lavallée
3819, avenue Calixa-Lavallée
H2L 3A7 Montréal (Québec)
Au coeur du Parc Lafontaine
Carte Google
Accès : Par la rue Rachel - Métro : Sherbrooke - Autobus : 24 Est
Stationnement gratuit

www.artneuf.ca
- artneuf@bellnet.ca
514
872-3947 - 514 523-3316

L'événement sur Facebook

Le vin d'honneur du vernissage est commandité par:

www.barefootwine.com

vendredi 22 janvier 2010

Faire ma part en tant qu'artiste....


Fenêtres sur cours industrielle 2
24" x 36" (61,0 cm x 91,4 cm)
Hors série
www.alec5.com


Faire ma part en tant qu'artiste....

Un Don, Une Oeuvre
à la Galerie Fabienne Rhein
29 janvier 2010
de 15:00 à 22:00
301 rue Saint Paul Est
(Vieux-Montréal, en face du Marché Bonsecours)

« De nombreux artistes Québécois et Haïtiens se mobilisent en offrant une ou plusieurs de leurs œuvres dont l’intégralité de la vente sera versée à la Croix Rouge Canadienne en faveur des haïtiens sinistrés. Cette exposition de qualité présentera le travail d’artistes émergents et professionnels à des prix accessibles à tous, pour la bonne cause. Il y aura des toiles, dessins , photos, sculptures, bijoux, céramique verre soufflé... La chanteuse haïtienne Lao-Annick Siméon viendra éclairer la soirée de son immense talent. Nous espérons un public nombreux afin que la somme collectée soit conséquente. »

http://www.facebook.com/home.php?#/event.php?eid=271616817168

Galerie Fabienne Rhein
301, rue Saint-Paul Est
Montréal (Québec) H2Y 1H1
http://www.fabienne-rhein.com

Tél.: 514 868-1119

jeudi 14 janvier 2010

Travail final sur un artiste contemporain

Merlin Germain-Demers
merlin200@hotmail.com
Cégep Saint-Laurent, Montréal
Travail présenté à M. André H. Martin
Décembre 2009


Alec

Je ne m’attendais pas à grand-chose lorsque j’ai entamé ma recherche d’un artiste contemporain montréalais en tapant ces mots dans le moteur de recherche de mon ordinateur. C’est sur un registre d'artistes peintres de Montréal que le deuxième site d’artiste m’a intrigué. L’artiste avait plusieurs séries de peintures qui me parlaient. Les séries visibles sur son site sont nommées : Surfaces, Structures, Mécaniques, Formes noires et Usines. D’autres onglets figurent également à son site où on y trouve une démarche diversifiée.

J’ai donc contacté Alec par courriel pour une entrevue et c’est un lundi soir, chez Baptiste, que j’ai rencontré le créatif en question. Avec les informations que j’avais obtenues sur lui par son site, je me doutais que nous avions des centres d’intérêts en commun. J’ai donc commencé par lui parler un peu de moi : travail dans le domaine du vélo, mon groupe de musique, la peinture… Je ne fus pas surpris d’apprendre par la suite qu’il était également musicien.
« J’ai fait de la musique dans les clubs et les festivals pendant longtemps. J’ai arrêté il y a quatre ans pour me consacrer uniquement à la peinture. La musique c’est épuisant. Et puis ça n'a jamais vraiment décollé. Donc c’est beau d’être patient et persévérant, mais à un moment donné… J'ai des chums qui se sont cassé la gueule en continuant. Alors, avant de m’épuiser, j’ai arrêté là. »


Il avait commencé comme claviériste, puis avait fait les back vocals, et enfin, il ne s'est présenté sur scène qu’avec un micro. Son domaine était le jazz, le blues, le rythm'n blues et le funk. « Fallait que ça groove ».
Alec me confia avoir réalisé à l'époque une première série de toiles inédites qu’il a ensuite détruites.
« Ma première série, en 89, fut très longue et intensive. Comme elle faisait suite à une rupture, c’était très violent et j’ai finalement tout détruit. Je peignais sur des grands panneaux de Masonite, c’était très lourd et je pouvais pas vraiment les traîner. Alors ce n’était pas très pratique. Après, cela s’est apaisé avec la série des Surfaces ».

Après les séries Surfaces, Structures et Mécaniques, peintes entre 90 et 91, ce sont les Formes noires et Usines, de 2004 à aujourd'hui, qui représentent le résultat d’une démarche définie par l’artiste comme l’émanation mnémonique spontanée.
L’émanation mnémonique spontanée, c’est la reproduction instinctive de la sensation d’un lieu et d’une époque.
« Décris-moi en quelques taches un lieu où tu es allé dans ton enfance. La structure de l’image ne peux pas être claire, mais ton souvenir l’est. »


Les ambiances ainsi produites par l’artiste dans ses toiles appartiennent à l’époque du début de l’industrialisation. Ce sont des souvenirs sur trois générations dans lesquels il pige, en faisant ressurgir des impressions de choses qu’on lui a racontées. Des objets appartenant à cette époque, des lieux qu’il a vus, des sensations qu’il a éprouvées. Il m’a raconté une anecdote concernant son exposition à la Tohu où un vieil homme lui a dit : « Tu as exactement peint ce qu’on vivait, ce qu’on respirait, ce qu’on ressentait à cette époque-là », en parlant de l’industrialisation et de l’ambiance poussiéreuse du début du siècle.

Ce qu’il veut représenter, c’est le dur labeur de cette époque, mais où il y avait malgré tout un souci du travail bien fait, où les objets étaient fait de matériaux solides pour durer avec la petite touche de poésie dans l’ornement sur une fournaise de fonte, par exemple, l’implication des gens, la touche humaine présente dans une époque difficile. Tout cela est en contraste avec la société de consommation actuelle où le « fait à la main » est une marque de prestige, où l’on vit de plus en plus rapidement et que les objets ont une durée de vie de plus en plus courte. Mais pourquoi porter cette importance aux objets? Peut-être parce que l’artiste, en mettant autant d’implication dans le processus de création d’une œuvre, qui est avant tout un objet, est plus sensible aux objets qui l’entourent.

Alec démontrait une réelle fascination en me décrivant la plaque ornementale d’une grosse machine ou de simples poulies, « comme elles étaient belles ces poulies ». Un ouvrier a dû couler du métal dans un moule pour les produire et tant qu’à faire ça, quelqu'un d’autre a dû s’assurer de l’esthétique du moule même si les seuls à voir ces poulies étaient les employés de l’usine. Les beaux objets, tout comme les œuvres d’arts, apportent une certaine fierté.

De plus, Alec aurait également une petite série de toiles inédites exposées chez lui. Une fois, il a eu le malheur de la montrer à une galerie qui avait sélectionné toutes ses séries. Puis elle ne voulu que cette petite série de dix toiles.
« Je n’ai jamais trouvé le moyen de continuer cette série-là. C’était la succession logique aux mécaniques. En fait, je peux te le dire, c’était des corps humains, la seule fois que j’ai fait des corps humains. »


Designer pour la compagnie de vélo Opus, Alec travaille depuis quatre ans à mettre des extraits de ses toiles sur une ligne de cadres de vélo. Le résultat en était concluant. Alors, toujours dans l’optique d’allier ses passions, à la fin de l’été, il a commencé un projet qui consiste à s’exprimer librement en peinture directement sur des cadres de vélos de fibre de carbone : Artbike (un jeu de mot avec « Arbeith », en Allemand pour le travail : progression de l’œuvre artistique).
Ce nouveau médium motive beaucoup l’artiste et est une habile avancée de l’art dans un milieu qui lui est étranger. D’autant plus que les cadres passeront par un atelier spécialisé afin que le fini respecte les standards de qualité, ce qui fait de chacune de ces pièces uniques, un vélo qui pourra être assemblé puis utilisé.

Les oeuvres sur les cadres reprennent les formes abstraites de la série Formes noires, mais Alec n’exclut pas la possibilité de petites incartades dans d’autres styles, ce qui semble inévitable vu la différence de forme entre une toile et un cadre de vélo.
En regardant le cadre devant la toile, je remarque que les couleurs sont reprises, la forme des motifs également, mais les motifs sont plus petits sur le cadre. Sûrement parce que celui-ci offre une surface plus étroite. Le contraste entre la forme du cadre, dont chaque angle a été calculé, et les formes noires qui sont plutôt instinctives est subtil, puisqu’un cadre de carbone a une structure lisse et travaillée. Ce nouveau médium offre une surface en trois dimensions donc, il y a toujours des surfaces que l’on ne peut pas voir simultanément.
Heureusement, Alec cherche à faire exposer ces cadres bientôt à Montréal, Toronto et Vancouver. Donc nous pourrons aller les contempler sous tous les angles.

Enfin, Alec est un artiste moderne qui a su s’adapter à la société actuelle en mélangeant le design avec la peinture pour créer des œuvres excitantes à réaliser et qui trouveront leurs places dans des expositions ainsi que dans des magasins de vélo (sur commande du moins). On voit dans le travail de peinture d’Alec un souci d’exprimer quelque chose de plus que l’esthétisme. Avec la démarche d’émanation mnémonique spontanée, avec lequel il parvient à tirer de ses origines européennes, souvenir des guerres et de sa famille artistique, des impressions dont sont imprégnées les ambiances de ses toiles souvent à la limite du figuratif et de l’abstrait.
Ses romans et ses design de pochettes d’album touchent à sa passion pour la musique et la photo.

Bref, Alec semble avoir fait bon usage de sa créativité pour allier ses champs d’intérêt et son travail est fait de manière consciencieuse. Son intégrité par rapport à son travail de peinture est également un aspect de cet artiste qui est fort et qui fera de son œuvre quelque chose qui devrait traverser le temps à titre représentatif de l’artiste dans notre société actuelle.

mardi 12 janvier 2010

Hommage de Christophe Bustin


Christophe Bustin

« Bonjour,

Je me nomme Christophe Bustin et je tiens à vous dire que ce que vous faites est vraiment quelque chose de fascinant. Je suis étudiant à Saint-Luc, à Liège, et je dois faire un travail sur un artiste que j'aime particulièrement. Je vous ai donc choisi. Je vous ai mis en lien une photo de la peinture que j’ai réalisée pour mon travail. Je tiens à vous dire que je suis vraiment admiratif de vos peintures. »


Christophe Bustin (Belgique)
departure-plan@hotmail.com


Merci Christophe pour ce travail. C'est toujours très touchant de voir son oeuvre étudiée par de jeunes artistes. Bravo pour ton travail. Je pense que tu t'es inspiré d'un de mes triptyques : Requiem


Requiem
triptyque - acrylique sur toile - 1991
48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm)
48" x 36" (121,9 cm x 91,4 cm)
48" x 24 (121,9 cm x 61,0 cm)

série "Mécaniques" www.alec5.com