Corpo Che Si Osserva
2016 - 60" x 36"
acrylique sur toile
"Un corps qui est observé, est un corps qui peut s'exprimer"
Nouveau site pour présenter la nouvelle série en gestation : Corps.
aleccorps.blogspot.ca
Je me suis intéressé à l'impression dans ses multiples sens : De ce que l'on peut ressentir, à ce qu'on peut littéralement imprimer.
Qu'est-ce que notre corps pour nous-même, pour les autres? La perception de notre corps est-elle différente pour nous que pour les autres? Certainement. Mais notre corps ne change-t-il pas selon s'il est regardé par un autre, observé, voire désiré? Peut-il alors s'exprimer différemment, se révéler?
C'est du regard que nait le désir. Pas uniquement de l'observateur vers
l'observé. Le désir de l'observé peut aussi être généré par le regard de
l'observateur.
En utilisant l'impression direct, il n'y a pas de faux semblant, il n'y a pas d'artifice, c'est la vérité crue, direct. Mais malgré tout ce n'est qu'une impression. C'est seulement ce qui peut rester d'un contact. Tout comme ce que peut laissé un corps à un autre.
Avec cette démarche, c'est aussi un cumulatif de mon parcours, mes influences picturales et ma formation de graphiste.
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samedi 16 janvier 2016
jeudi 26 juillet 2012
L’émanation énergétique inertielle

exHumachina
acrylique sur toile - 2012
30" x 48" (76,2 cm 121,9 cm)
série "Humains"
www.alec5.com
Observer le corps comme on découvre une machine et son émanation énergétique inertielle. L’image du corps étant statique, il ne peut s’en dégager que la résultante de l’effort. Donc, non plus dans son action, mais dans son résidu mnémonique des tissus, de la matière même du corps.
La machine, elle, fait de même. En prenant un cliché de celle-ci, on ne la voit pas en action, mais son énergie transparaît à travers l’image prise en instantané. Et ce qui est paradoxal, c’est que cet instantané révèle en fait une beaucoup plus longue période de temps : le vécu.
En mettant en parallèle un humain et une machine, je cherche à observer toutes les similitudes énergétiques, mnémoniques, voire historiques possibles de l’un et de l’autre.
L’émanation énergétique inertielle est pour moi l’essence même de « la force tranquille », mais est-elle si tranquille que cela? Même si l’humain semble au repos, il vibre encore de l’effort effectué. La machine, même si on l’éteint subitement, continuera à dégager sa chaleur. Le corps aussi.
Plus loin dans le temps : Si on observe une ancienne machine de proche, si on la touche, ou même simplement en y étant pleinement attentif, on peut y déceler encore l’énergie qu’elle a produite ou consumé par le passé. Pourquoi? Parce que l’émanation énergétique inertielle fait désormais partie de ses entrailles, de ses atomes.
Il y a des corps dont émane aussi facilement cette énergie inertielle, des corps qui parlent, qui s’expriment rien qu’en étant là. Le charisme? Probablement. Mais il ne s’agit pas de caractère, il s’agit de présence, de masse, tout comme la machine.
Alors pourquoi pas le nu? Le nu, en peinture est-il un passage obligé? Le nu n'est pas le propos de ma démarche actuelle. Pour moi, le nu ne pouvant être asexué (et tant mieux), ferait peut-être dériver le propos de ma peinture. Je ne dis pas que je n'y toucherais pas une fois ou l'autre, mais je ne crois pas qu'il soit en rapport avec ce que je cherche.
C'est l'image de l'humain et de son labeur qui m'intéresse. Pas de décrire ou montrer un labeur en particulier, mais simplement que l'on ressente qu'il y en ait eu un.
samedi 9 juin 2012
Combustion lente
Une fois en place, cette toile a pris une toute autre vie que dans mon atelier. En fait, elle était prévue pour être à cette place. Il est rare que je fasse une "commande" et en plus dans un tout autre style. Vraiment hors série, hors démarche. Mais j'y ai trouvé un certain plaisir exploratoire. Je n'ai même pas peint au pinceau, mais à la truelle! Expérience complètement différente, et en grand format! Quel plaisir!
Pourtant, je me sens bien dans ma démarche picturale, d'autant plus qu'aujourd'hui je me permets quelque fois des écarts complets. De temps à autre j'essaie des choses, question de soulager la pression de ma démarche qui m'entraîne sur des voies plus complexes. Généralement ces écarts ne donnent rien. Alors je recycle. Mais quelque fois ça donne quelque chose que je peux en quelque sorte revendiquer, ou tout du moins, dont je n'aurai pas honte si cela était installé dans le salon de quelqu'un.
Un ami m'a même suggéré que ce type de toile ferait des heureux dans bien des maisons. Je lui ai répondu en boutade : dis-moi le format que tu veux et je te refais celle-là! Ha! Tout ce que je détestais entendre de certains galeristes commerciaux. Mais après tout, si quelqu'un en voulait une comme celle-là, cela me permettrait de réitérer l'expérience. Jusqu'à ce que je me lasse et alors je dirais tout simplement non, que je ne fais pas de commande.
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| "Combustion lente" 42" x 84". Acrylique sur toile. 2012 www.alec5.com |
mardi 29 mai 2012
Diptyque - hasard des combinaisons
![]() | ||
| Diptyque - "Émission couleur", "Falaise polychromique", 2011, acrylique sur toile | , 40" x 40" |
Alors que le jeu commence! Composez vos diptyques, triptyques et autres....!
mardi 22 mai 2012
L78
![]() |
| L78 - 2012 acrylique sur toile 24" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm) |
Dans ce genre de conflit, on prendra toujours pour le plus faible. Mais justement, qui est le plus faible en réalité?
mardi 8 mai 2012
dimanche 29 avril 2012
lundi 23 avril 2012
lundi 16 avril 2012
Hyper-connexions

Connexions
acrylique sur toile - 2012
30" x 48" (76,2 cm x 121,9 cm)
série "Humains"
www.alec5.com
J'essaie de libérer mon coup de pinceau du contrôle académique. Pas facile. En utilisant des pinceaux en mauvais état qui empêchent un parfait contrôle de la pose du pigment? Oui c'est un début. En peinant frénétiquement? Plus ou moins, en fait non, c'est trop stressant! En peinant plus "gras"? Oui, j'aimerais bien, mais je retombe très vite dans mon réflexe de sécheresse, de frottage excessif. En peinant énergiquement? Selon le format, peut-être. Mais surtout en essayant de me soustraire de la finalité "image". Vouloir reproduire une image exacte.
Dans les oeuvres de Bogdan Luca, on y voit le détachement de la finalité de l'image au profit de son évocation, de son message. Luca observe, recompose et raconte des histoires. Malgré tout, il laisse une grande place à l'interprétation de chacun.
Dans cette dernière toile, "Connexions", c'est l’hyper-connectivité de nos modes de communications. Je la vois comme d'énormes conduits hydrauliques dans lesquels circule à haute pression une huile toxique, résistant aux températures extrêmes. L'humain semble alors dépassé et assommé. Mais sous une posture qui semble montrer pourtant un certain repos, un calme apparent, une dégaine nonchalante, se cache en fait une colère réprimée, une impatience bouillonnante, une surpression de ses propres conduits hydrauliques.Dans la série Humains, je cherche à mettre en relation des états, d'âme et de mécanique. Et de façon sous-jacente, je veux libérer mon coup de pinceau afin qu'il n'en subsiste que l’essentiel, l'évocation plus ou moins précise. C'est encore trop précis, mais cette série ne fait que commencer...
mercredi 29 février 2012
exHumachina

exHumachina
acrylique sur toile - 2012
30" x 48" (76,2 cm 121,9 cm)
série "Humains"
www.alec5.com
Finalement, après avoir terminé cette toile hier soir, tard, je me suis levé ce matin avec son titre final : exHumachina
"La machine hors de l'homme", comme si celui-ci avait été défait de son moteur, de sa puissance, de son énergie. Le jeu de couleurs déclare ce transfert. L'humain est neutre autant dans sa posture que dans ses teintes. La machine, pour sa part, est complexe, profonde et arbore du rouge saignant et du jaune dynamique.
Mais, finalement, ce n'est pas l'humain face à la machine, c'est lui-même, son miroir, sa traduction métallique et mécanique.
samedi 25 février 2012
Work in progress

Il des fois où je me demande ce que je cherche. Ce que je vois souvent en résultat me montre cruellement que ce n'est pas ce que je veux. Je sais pourtant ce que j'aime d'une toile et ce que je veux voir, mais mes mains ne se laissent pas aller à cette liberté tant recherchée. Car en plus du message de l'image, je crois que la façon et la manière font aussi partie du discourt.
Par exemple parallèle, une lettre qui, à contenu identique, présentée soit manuscrite, soit dactylographiée, ne transmettra pas le même sens à un niveau subconscient. La dactylographiée ne pourra pas traduire le même niveau de sensibilité, même si celle-ci est de toute évidence plus claire à lire. On n'aura pas la dimension supplémentaire que peut offrir la manière visuelle de l'écrit manuel.
Or, en peinture, il me semble que cela est aussi observable. Une peinture hyperréalisme, bien que spectaculaire et d'une clarté absolue n'aura pas ce supplément d'âme issu de l’erreur, du défaut, de l’imprévisible. J'admire des peintres comme Lucian Freud ou Kent Williams, qui sont capables de transcender l'image par la facture picturale. Ils y ajoutent une dimension non pas hyperréaliste, mais hypersensible. Et c'est cela que je cherche à atteindre maintenant. Je veux pouvoir traduire autant la force que la faiblesse de ces personnages et mettre en relation la force et la faiblesse de système mécanique qu'ils côtoient.
Cette nouvelle toile est en progression. Je crois que c'est la première fois que je montre une oeuvre inachevée. Mais je pense que le personnage est pour sa part achevé et du coup, la toile vient de prendre son premier sens. Surtout pour moi, car j'ai touché ce que je voulais atteindre! Vais-je pouvoir continuer sur cette lancée? Il faut dire que les conditions étaient particulièrement et étonnamment favorables. Un après-midi "libre", un fabuleux café d'un ami une heure plus tôt qui m'avait mit sur un rythme effréné, une musique enivrante...Je réalise maintenant que le travail ne se fait plus seulement sur la toile, mais aussi sur moi.
À suivre.
mercredi 15 février 2012
Les Séries
exHumachina
acrylique sur toile - 2012
30" x 48" (76,2 cm x121,9 cm)série "Humains"
Série Humains
7e phase (2012-...)
Observer le corps comme on découvre une machine et son émanation énergétique inertielle. L’image du corps étant statique, il ne peut s’en dégager que la résultante de l’effort. Donc, non plus dans son action, mais dans son résidu mnémonique des tissus, de la matière même du corps.
La machine, elle, fait de même. En prenant un cliché de celle-ci, on ne la voit pas en action, mais son énergie transparaît à travers l’image prise en instantané. Et ce qui est paradoxal, c’est que cet instantané révèle en fait une beaucoup plus longue période de temps : le vécu.
En mettant en parallèle un humain et une machine, je cherche à observer toutes les similitudes énergétiques, mnémoniques, voire historiques possibles de l’un et de l’autre.
L’émanation énergétique inertielle est pour moi l’essence même de « la force tranquille », mais est-elle si tranquille que cela? Même si l’humain semble au repos, il vibre encore de l’effort effectué. La machine, même si on l’éteint subitement, continuera à dégager sa chaleur. Le corps aussi.
Plus loin dans le temps : Si on observe une ancienne machine de proche, si on la touche, ou même simplement en y étant pleinement attentif, on peut y déceler encore l’énergie qu’elle a produite ou consumé par le passé. Pourquoi? Parce que l’émanation énergétique inertielle fait désormais partie de ses entrailles, de ses atomes.
Il y a des corps dont émane aussi facilement cette énergie inertielle, des corps qui parlent, qui s’expriment rien qu’en étant là. Le charisme? Probablement. Mais il ne s’agit pas de caractère, il s’agit de présence, de masse, tout comme la machine.
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La douille de lampe
acrylique sur toile - 201124" x 30" (61,0 cm x 76,2 cm)série "Métal"
Série Métal
6e phase (2011-...)
Dans cette série de toiles, je veux observer sans juger, traduire sans reproduire, évoquer sans raconter, laisser l'impression de l'image parler d'elle-même.
Entamée par la série "Usines", la démarche de l'Émanation mnémonique spontanée a engendrer un besoin de plonger dans le figuratif afin d'explorer la nature même et le vécu des objets observés.
J'ai maintenant le goût de voir ce qui m'intrigue. Ne plus simplement le suggérer, mais l'observer. Voir et brosser rapidement l'essentiel de ce que je ressens par rapport à l'image de l'objet, son émanation. Oui, il s'agit encore d'émanation mnémonique, mais cette fois cela ne vient plus de moi mais directement des formes et des objets que j'observe. Ils ont quelque chose à raconter.
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La grande usine
acrylique sur toile - 200836" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)série "Usines"
Série Usines
5e phase (2007-2011)
« C’est un travail sur la mémoire architecturale, non pas dans son sens construction, ni esthétique, mais sur l’émanation mnémonique spontanée, la perception de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque. »
Je me rends compte maintenant que tout mon processus pictural est en train de se cristalliser sur la mémoire inconsciente, instinctive et spontanée, celle qu’on ne peut expliquer mais qui est là, sous-jacente à chaque mouvement, geste ou décision que l’on prend.
À l’instar de la mémoire des métaux, par exemple, je crois que le corps en son entier acquiert une mémoire des lieux et du temps qui transcende même la qualification de mémoire.
En stimulant le réflexe, le geste spontané, et surtout en se « débranchant » non seulement des contrôles de forme, de justesse mais aussi des normes reçues ou établies, il devient alors possible de retranscrire des images sans même les concevoir. Seule cette mémoire interne pourra s’exprimer et faire surgir des images peut-être floues, mais qui laisseront à tout un chacun un espace interprétatif libre, pouvant réagir selon sa propre émanation mnémonique spontanée.
C'est peut-être pour cela que je me balade entre l'abstraction et le figuratif...
C'est peut-être aussi pour cela que je peins les yeux mi-clos, comme me l'a fait remarquer quelqu'un lors de la performance. Je ne regarde pas vraiment ce que je fais, je le perçois.
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Terres noires
acrylique sur toile - 200626" x 38" (66 cm x 95,5 cm)série "Formes noires"
Série Formes noires
4e phase (2004-2010)
La démarche est en réalité une contre-démarche. Plonger tête première dans une image en formation. Se mettre en déséquilibre afin que l'instinct pictural prime sur la réflexion conceptuelle. Au besoin répéter l'expérience mainte et mainte fois, afin de pouvoir cerner la cohérence de l'image. Ne pas essayer de comprendre ni ce qui se passe, ni ce qui pourrait se passer. Ne pas réfléchir, mais bien agir sur la toile, jusqu'à ce que l'image se stabilise.
Le point de départ est toujours une forme noire dominante, qui impose, par sa structure, le sujet de l’histoire. Viennent alors se juxtaposer des teintes et des formes, sorte de contrepoints justifiant la présence et l'existence de la forme noire. Chaque couleur est spontanément saturée de noir. Cette saturation exprime l’usure, le travail et la véracité de la vie.
Les teintes sont simples et complexes à la fois, pour que l’on puisse voir plus que ce qu’il y a dans la composition, que chaque observateur puisse décerner les images qu’il peut s’inventer, en apercevant par transparence des niveaux de lecture multiple.
La démarche, s'il en est une, est de faire abstraction de toute formation académique, quelle qu'elle soit, de tout ce qui pourrait entraver le processus créatif, de toute démarche conceptuelle, et ne laisser s'exprimer que l'essence même de ce l'on est.
C'est à chaque fois un plongeon dans une image qui surgit au fur et à mesure des mouvements, des couleurs et des formes. Il n'y a pas de concept initial. Chaque toile est issue d'un désir de surface, qui, progressivement, s'approfondit par couches et interventions successives, et forme enfin une sorte de cohérence de couleurs et de structures. Peindre, c'est se mettre souvent en situation de risque. Il y a une peur constante durant l'exécution, une sorte de stress dynamisant, une curiosité de ce qui va se passer, et un plaisir immense lorsque les choses se mettent soudainement en place. Cette excitation de sentir le moment précis où la cohérence s'installe et que l'image prend forme est le moteur même du désir de peindre.
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American Fields
acrylique sur toile - 199134" x 48" (86,4 cm x 95,5 cm)série "Mécaniques"Série Mécaniques
3e phase (1991-1992)
Immersion dans une période d'ingénierie, les structures visuelles s'inscrivent dans une thématique anecdotique purement mécanique.
Une part de moi est attirée par l'ingénierie et la mécanique. Dans cette série, je me suis laissé aller à exprimer ma relation dans un domaine qui, de prime abord, semble peu ou pas artistique. Mais il s'agit bien là d'un univers de création sculpturale. J'ai tenté de transférer la notion tridimensionnelle dans un univers pictural bidimensionnel. Même si l'abstraction est la base de la composition, les éléments anecdotiques sont des supports à la narration. Les paysages, s'ils apparaissent quelques fois, sont là pour définir l'espace, pour définir la scène.
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Échaffaudage 4
acrylique sur toile - 199148" x 24" (121,9,4 cm x 61 cm)série "Structures"
Série Structures
2e phase (1990-1991)
À l'instar des échafaudages architecturaux qui semblent cacher ce qu'ils construisent, les thèmes visuels se composent de structures apparentes. C'est le besoin de rendre visible la recherche des formes et des surfaces, le besoin de comprendre, sans cacher ce qui se trame durant le processus créatif.
Je voulais montrer ce qui est invisible dans le processus de création : les structures organisationnelles qui construisent l'image sur la toile. Je voulais rendre apparent ce qui ne se montre pas, ce qui se passe dans la tête du créateur. Rapidement, ces structures ont pris une place prédominante à la composition.
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Carapace
acrylique sur toile - 199148" x 24" (121,9,4 cm x 61 cm)série "Surfaces"
Série Surfaces
1e phase (1990)
C'est une période de découverte de la toile, de sa surface et de sa texture, d'assemblage des formes visuelles et des couleurs d'où vont émerger une palette de tons et de formes qui seront les éléments récurrents dans tout le parcours artistique. C'est le fondement du travail.
Cette série fut ma première incursion dans le monde de la peinture. J'ai voulu déstructurer mon apprentissage graphique, progressivement. C'est aussi les premières recherches de couleurs, l'établissement de ma palette de base, les ocres, les blancs et les noirs. Cette période a été pour moi la découverte de la surface de lin, la relation sensorielle avec la toile, avec son grain et ses textures, avec l'objet même, le tableau.
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acrylique sur toile - 2012
30" x 48" (76,2 cm x121,9 cm)série "Humains"
Série Humains
7e phase (2012-...)
Observer le corps comme on découvre une machine et son émanation énergétique inertielle. L’image du corps étant statique, il ne peut s’en dégager que la résultante de l’effort. Donc, non plus dans son action, mais dans son résidu mnémonique des tissus, de la matière même du corps.
La machine, elle, fait de même. En prenant un cliché de celle-ci, on ne la voit pas en action, mais son énergie transparaît à travers l’image prise en instantané. Et ce qui est paradoxal, c’est que cet instantané révèle en fait une beaucoup plus longue période de temps : le vécu.
En mettant en parallèle un humain et une machine, je cherche à observer toutes les similitudes énergétiques, mnémoniques, voire historiques possibles de l’un et de l’autre.
L’émanation énergétique inertielle est pour moi l’essence même de « la force tranquille », mais est-elle si tranquille que cela? Même si l’humain semble au repos, il vibre encore de l’effort effectué. La machine, même si on l’éteint subitement, continuera à dégager sa chaleur. Le corps aussi.
Plus loin dans le temps : Si on observe une ancienne machine de proche, si on la touche, ou même simplement en y étant pleinement attentif, on peut y déceler encore l’énergie qu’elle a produite ou consumé par le passé. Pourquoi? Parce que l’émanation énergétique inertielle fait désormais partie de ses entrailles, de ses atomes.
Il y a des corps dont émane aussi facilement cette énergie inertielle, des corps qui parlent, qui s’expriment rien qu’en étant là. Le charisme? Probablement. Mais il ne s’agit pas de caractère, il s’agit de présence, de masse, tout comme la machine.
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La douille de lampe
acrylique sur toile - 201124" x 30" (61,0 cm x 76,2 cm)série "Métal"
Série Métal
6e phase (2011-...)
Dans cette série de toiles, je veux observer sans juger, traduire sans reproduire, évoquer sans raconter, laisser l'impression de l'image parler d'elle-même.
Entamée par la série "Usines", la démarche de l'Émanation mnémonique spontanée a engendrer un besoin de plonger dans le figuratif afin d'explorer la nature même et le vécu des objets observés.
J'ai maintenant le goût de voir ce qui m'intrigue. Ne plus simplement le suggérer, mais l'observer. Voir et brosser rapidement l'essentiel de ce que je ressens par rapport à l'image de l'objet, son émanation. Oui, il s'agit encore d'émanation mnémonique, mais cette fois cela ne vient plus de moi mais directement des formes et des objets que j'observe. Ils ont quelque chose à raconter.
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La grande usine
acrylique sur toile - 200836" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)série "Usines"
Série Usines
5e phase (2007-2011)
« C’est un travail sur la mémoire architecturale, non pas dans son sens construction, ni esthétique, mais sur l’émanation mnémonique spontanée, la perception de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque. »
Je me rends compte maintenant que tout mon processus pictural est en train de se cristalliser sur la mémoire inconsciente, instinctive et spontanée, celle qu’on ne peut expliquer mais qui est là, sous-jacente à chaque mouvement, geste ou décision que l’on prend.
À l’instar de la mémoire des métaux, par exemple, je crois que le corps en son entier acquiert une mémoire des lieux et du temps qui transcende même la qualification de mémoire.
En stimulant le réflexe, le geste spontané, et surtout en se « débranchant » non seulement des contrôles de forme, de justesse mais aussi des normes reçues ou établies, il devient alors possible de retranscrire des images sans même les concevoir. Seule cette mémoire interne pourra s’exprimer et faire surgir des images peut-être floues, mais qui laisseront à tout un chacun un espace interprétatif libre, pouvant réagir selon sa propre émanation mnémonique spontanée.
C'est peut-être pour cela que je me balade entre l'abstraction et le figuratif...
C'est peut-être aussi pour cela que je peins les yeux mi-clos, comme me l'a fait remarquer quelqu'un lors de la performance. Je ne regarde pas vraiment ce que je fais, je le perçois.
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Terres noires
acrylique sur toile - 200626" x 38" (66 cm x 95,5 cm)série "Formes noires"
Série Formes noires
4e phase (2004-2010)
La démarche est en réalité une contre-démarche. Plonger tête première dans une image en formation. Se mettre en déséquilibre afin que l'instinct pictural prime sur la réflexion conceptuelle. Au besoin répéter l'expérience mainte et mainte fois, afin de pouvoir cerner la cohérence de l'image. Ne pas essayer de comprendre ni ce qui se passe, ni ce qui pourrait se passer. Ne pas réfléchir, mais bien agir sur la toile, jusqu'à ce que l'image se stabilise.
Le point de départ est toujours une forme noire dominante, qui impose, par sa structure, le sujet de l’histoire. Viennent alors se juxtaposer des teintes et des formes, sorte de contrepoints justifiant la présence et l'existence de la forme noire. Chaque couleur est spontanément saturée de noir. Cette saturation exprime l’usure, le travail et la véracité de la vie.
Les teintes sont simples et complexes à la fois, pour que l’on puisse voir plus que ce qu’il y a dans la composition, que chaque observateur puisse décerner les images qu’il peut s’inventer, en apercevant par transparence des niveaux de lecture multiple.
La démarche, s'il en est une, est de faire abstraction de toute formation académique, quelle qu'elle soit, de tout ce qui pourrait entraver le processus créatif, de toute démarche conceptuelle, et ne laisser s'exprimer que l'essence même de ce l'on est.
C'est à chaque fois un plongeon dans une image qui surgit au fur et à mesure des mouvements, des couleurs et des formes. Il n'y a pas de concept initial. Chaque toile est issue d'un désir de surface, qui, progressivement, s'approfondit par couches et interventions successives, et forme enfin une sorte de cohérence de couleurs et de structures. Peindre, c'est se mettre souvent en situation de risque. Il y a une peur constante durant l'exécution, une sorte de stress dynamisant, une curiosité de ce qui va se passer, et un plaisir immense lorsque les choses se mettent soudainement en place. Cette excitation de sentir le moment précis où la cohérence s'installe et que l'image prend forme est le moteur même du désir de peindre.
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American Fields
acrylique sur toile - 199134" x 48" (86,4 cm x 95,5 cm)série "Mécaniques"Série Mécaniques
3e phase (1991-1992)
Immersion dans une période d'ingénierie, les structures visuelles s'inscrivent dans une thématique anecdotique purement mécanique.
Une part de moi est attirée par l'ingénierie et la mécanique. Dans cette série, je me suis laissé aller à exprimer ma relation dans un domaine qui, de prime abord, semble peu ou pas artistique. Mais il s'agit bien là d'un univers de création sculpturale. J'ai tenté de transférer la notion tridimensionnelle dans un univers pictural bidimensionnel. Même si l'abstraction est la base de la composition, les éléments anecdotiques sont des supports à la narration. Les paysages, s'ils apparaissent quelques fois, sont là pour définir l'espace, pour définir la scène.
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Échaffaudage 4
acrylique sur toile - 199148" x 24" (121,9,4 cm x 61 cm)série "Structures"
Série Structures
2e phase (1990-1991)
À l'instar des échafaudages architecturaux qui semblent cacher ce qu'ils construisent, les thèmes visuels se composent de structures apparentes. C'est le besoin de rendre visible la recherche des formes et des surfaces, le besoin de comprendre, sans cacher ce qui se trame durant le processus créatif.
Je voulais montrer ce qui est invisible dans le processus de création : les structures organisationnelles qui construisent l'image sur la toile. Je voulais rendre apparent ce qui ne se montre pas, ce qui se passe dans la tête du créateur. Rapidement, ces structures ont pris une place prédominante à la composition.
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Carapace
acrylique sur toile - 199148" x 24" (121,9,4 cm x 61 cm)série "Surfaces"
Série Surfaces
1e phase (1990)
C'est une période de découverte de la toile, de sa surface et de sa texture, d'assemblage des formes visuelles et des couleurs d'où vont émerger une palette de tons et de formes qui seront les éléments récurrents dans tout le parcours artistique. C'est le fondement du travail.
Cette série fut ma première incursion dans le monde de la peinture. J'ai voulu déstructurer mon apprentissage graphique, progressivement. C'est aussi les premières recherches de couleurs, l'établissement de ma palette de base, les ocres, les blancs et les noirs. Cette période a été pour moi la découverte de la surface de lin, la relation sensorielle avec la toile, avec son grain et ses textures, avec l'objet même, le tableau.
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lundi 28 novembre 2011
Révolution

Révolution
acrylique sur toile - 2011
24" x 30" (61,0 cm x 76,2 cm)
série "Métal"
www.alec5.com
Clin d’œil aux affiches soviétiques des années 30. C'est toujours l'arrivée de l'industrialisation et le virage des consciences face à cette nouvelle façon de faire les choses qui m'intriguent. Comment se vivait cette révolution industrielle dans des contrées où la grande révolution avait tant changé les mœurs et les esprits?
Mais aussi c'est un constat que même s'il est question de révolution, et donc soit disant de changement, la roue ne fait que tourner. Ne dit-on pas : "Plus ça change, plus c'est pareil"?
lundi 21 novembre 2011
Cycles, Recycle, CyclArt!
Dans le cadre de la première édition de CyclArt, je participerais en faisant une peinture en direct sur le thème du vélo. Hum! Un thème que je connais bien, non? J'y exposerais aussi un cadre du projet ArtBike.
Y participera aussi Armand Vaillancourt. Gageons que sa création en direct sera mécanico-éclectique-flyé-ben-raide! Ça va être pas mal intéressant comme journée!
« Montréal, le samedi 10 décembre 2011 – Cyclo Nord-Sud est fier de vous inviter à sa première édition du Marché CyclArt, un événement inédit réunissant les oeuvres originales et ingénieuses d’artistes et d’artisans récupérateurs s’inspirant du vélo. Sacs en chambre à air, ceintures en pneu, boucles d’oreille, peintures... Une grande variété de créations seront exposées et en vente; à l’approche du temps des Fêtes, profitez-en pour acheter un cadeau originale à votre cycliste préféré! Le Marché CyclArt est organisé par Cyclo Nord-Sud, un organisme à but non lucratif qui recueille des vélos (pièces, outils et accessoires) inutilisés au Québec pour les expédier aux communautés démunies des pays du Sud, où ils servent de moyen de transport et de gagne-pain pour lutter contre la pauvreté. Les pays du Sud seront aussi représentés par une exposition de photos de « machines-vélo » ingénieuses. Les populations moins nanties, par faute de moyen, souvent contraints à user de créativité pour échapper à la pauvreté, ce qui les rend du coup de grands créateurs! »
Marché CyclArt
10 décembre 2011
de 11h à 19h
7235, rue St-Urbain, Montréal, Qc
H2R 2Y5
514 843-0077
Infos : Lucie Poulin, 514 843-0077
www.cyclonordsud.org
Y participera aussi Armand Vaillancourt. Gageons que sa création en direct sera mécanico-éclectique-flyé-ben-raide! Ça va être pas mal intéressant comme journée!
« Montréal, le samedi 10 décembre 2011 – Cyclo Nord-Sud est fier de vous inviter à sa première édition du Marché CyclArt, un événement inédit réunissant les oeuvres originales et ingénieuses d’artistes et d’artisans récupérateurs s’inspirant du vélo. Sacs en chambre à air, ceintures en pneu, boucles d’oreille, peintures... Une grande variété de créations seront exposées et en vente; à l’approche du temps des Fêtes, profitez-en pour acheter un cadeau originale à votre cycliste préféré! Le Marché CyclArt est organisé par Cyclo Nord-Sud, un organisme à but non lucratif qui recueille des vélos (pièces, outils et accessoires) inutilisés au Québec pour les expédier aux communautés démunies des pays du Sud, où ils servent de moyen de transport et de gagne-pain pour lutter contre la pauvreté. Les pays du Sud seront aussi représentés par une exposition de photos de « machines-vélo » ingénieuses. Les populations moins nanties, par faute de moyen, souvent contraints à user de créativité pour échapper à la pauvreté, ce qui les rend du coup de grands créateurs! »
Marché CyclArt
10 décembre 2011
de 11h à 19h
7235, rue St-Urbain, Montréal, Qc
H2R 2Y5
514 843-0077
Infos : Lucie Poulin, 514 843-0077
www.cyclonordsud.org
lundi 7 novembre 2011
Prolongation - Spécial sur les séries "Surfaces", "Structures" et "Mécaniques"
Prolongation : Du 10 août au 31 décembre 2011, les séries "Surfaces", "Structures" et "Mécaniques" sont à moitié prix!
www.alec5.com

Une simple moissonneuse de vent
acrylique sur toile - 1990
24" x 30" (61,0 cm x 76,2 cm)
série " Mécanique"
www.alec5.com
www.alec5.com

Une simple moissonneuse de vent
acrylique sur toile - 1990
24" x 30" (61,0 cm x 76,2 cm)
série " Mécanique"
www.alec5.com
dimanche 31 juillet 2011
Fleur de laiton
Fleur de laitonacrylique sur toile - 2011 - 40" x 30" (101,6 cm x 76,2 cm)série "Métal" www.alec5.com
mardi 26 juillet 2011
mardi 12 juillet 2011
Engrenages déphasés
Engrenages déphasésacrylique sur toile - 2011
60" x 40" (152,4 cm x 101,6 cm)
série " Métal"
www.alec5.com
Une soirée de peinture. Ça faisait longtemps!
Mais justement, cette peinture exprime l'impression de déphasage des choses qui m'entourent. Je vis entre deux rythmes : l'intérieur et l'extérieur ne tournent pas à la même vitesse. Les dents de l'engrenage ne s'emboîtent pas. Il va falloir que j'y remédie.
mercredi 29 juin 2011
Marge mécanique

Marge mécanique
acrylique sur toile - 2011 - 36" x 60 "
(76,2 cm x 152,4 cm)
série " Métal"
www.alec5.com
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