jeudi 24 juillet 2008

S'afficher en grand! - suite


Le télégraphe - acrylique sur toile - 2006 - 36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "Formes noires"
www.alec5.com

S'afficher en grand!
depuis le 23 avril 07
sur la façade de l'usine de La Paysanne
2820 de la rue Ontario Est

Revitarue 2008
« La murale originale affichée sur le mur de l'usine de La Paysanne dans le cadre du projet Revitarue est demeurée exposée aussi longtemps que possible, mais le temps et les éléments ont finalement eu raison d’elle. Nous avons donc dû la retirer. Mais plutôt que de s’en départir nous avons préféré trouver une façon de la remettre en valeur.

Le projet consiste à isoler chacune des œuvres de la murale commune et à les afficher en divers lieux publics (mur d’un édifice) du quartier Sainte-Marie. L’intention est de créer un petit sentier artistique et de donner la meilleure visibilité à chacune des œuvres, une initiative qui n’est pas sans rappeler la Galerie Artevista.»

Société pour promouvoir les arts gigantesques
www.bainmathieu.ca

voir aussi
http://alecart.blogspot.com/search/label/affichage

mercredi 23 juillet 2008

Don



Saillie chaude
acrylique sur toile - 1990 - 24" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm)

série "Surfaces" www.alec5.com


J'ai offert une toile à la Fondation De L'Art Pour La Guérison, créée par Earl Pinchuk et Gary Blair. Elle viens d'être installée dans le département d'orthopédie, au 1e étage du Centre Ambulatoire de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

voir aussi
http://alecart.blogspot.com/2007/11/lart-fait-du-bien.html
http://alecart.blogspot.com/2007/11/une-goutte-de-peinture-dans-un-ocan.html

La Fondation De L'Art Pour La Guérison
www.artforhealingfoundation.org

lundi 14 juillet 2008

Émanation mnémonique spontanée - suite 2


Continuité industrielle
acrylique sur toile - 2007 - 2 x 30" x 24" (76,2 cm x 61,0 cm)

série "Usines" www.alec5.com


Émanation mnémonique spontanée - suite 2

Ce qui semblait enfoui au plus sombre de ma mémoire, s'est avéré d'une richesse fuyante, impalpable, mais pourtant si présente. Des détails, çà et là, sortis subrepticement de je ne sais où, sans que j'en ai le contrôle, se sont mis à envahir mes synapses et mes neurones.
Émanation mnémonique de ma vie, d'autres vies, d'autres formes de vie?
Lorsque je parle d'autre forme de vie, il ne s'agit pas là de notion Darwinienne, mais de notion culturelle. À quel point peut-on, ne serait-ce que par empathie, saisir la diversité des différences de parcours de vie menant à l'architecture intellectuelle, sensorielle et culturelle d'autres personnes?

Lorsque ces émanations mnémoniques spontanées surgissent, surtout lors d'état de repos, de semi-sommeil, alors que le cerveau semble plus abandonné aux fluctuations erratiques des échanges de données, je me demande souvent si elles viennent de moi ou de quelqu'un d'autre, car elles me semble si différents de ce que je connais ou de ce j'ai connu.
Mais surtout, il m'est alors impossible d'en conscientiser parfaitement le contenu. Sitôt que je tente d'enregistrer plus clairement ces sortes de souvenirs, afin de mieux pouvoir les observer, ils perdent leur essence et leur sens.

Pourtant, à force d'exercer une certaine sensibilisation à l'expérience, je peux en saisir au moins la dimension multiple et riche qui suggère que si notre cerveau pouvait mieux gérer ces informations nous découvririons peut-être qu'une mémoire collective immense nous est transmise génétiquement, une bibliothèque de données, d'expériences et de savoir qui profiterait à tous à l'instar de l'internet. Mais à l'instar de l'internet aussi, ne serions-nous pas envahis alors d'une somme ingérable de données diverses et certainement, pour la plupart inopportunes?
Ok, je divague peut-être, mais je suis certain que chacun d'entre nous a déjà été surpris par des images qui peuvent ressembler à des souvenirs, mais qu'il est impossible de classer correctement dans notre propre vécu.

En fait, je parle d'image pour simplifier, mais il s'agit de bien plus que cela. C'est une impression visuelle, sensorielle, pouvant aussi inclure quelques fois une notion géographique, voire même temporelle. Bref, un amalgame flou qui nous transporte autant ailleurs qu'autrement.

Alors, lorsque je peins, j'essaie de trouver cet état d'apesanteur cérébrale, cette "flottance" de pensées afin de laisser remonter des éléments de mémoire beaucoup plus profonds, non contrôlés, qui jailliront sur la toile.
Le plus difficile est alors de ne pas interférer par un rationalisme organisationnel et esthétique. Il est essentiel de laisser l'image se former d'elle même, il est primordial que cette émanation soit le plus spontanée possible.
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dimanche 13 juillet 2008

Opus Maadh 09


agrandir l'image
Opus Maadh 09
www.opusbike.com

Pour la troisième année, j'ai l'occasion d'habiller le cadre du vélo de montagne Maadh d'Opus avec l'une de mes toiles. La technique se raffine. La reproduction par impression sur micro-pellicule est de plus en plus fine. Les couleurs sont fidèles.
Cet exercice de conjuguer mon art pictural avec le design de vélo est pour moi une expérience très stimulante, d'autant plus qu'elle transport le vélo dans un milieu qu'il lui est étranger. De voir un vélo exposé ailleurs que dans un magasin de sport est un moyen de sortir des sentiers battu (sans jeu de mots). Le fait d'avoir exposé le Maadh 2008 à la TOHU avait suscité de bonnes réactions. À tel point qu'au lieu d'en faire simplement un cadre vendu séparément, comme par les années précédentes, Opus a décidé d'en faire un vélo complet.

voir aussi :
http://alecart.blogspot.com/search/label/cadre%20d%27art



Vois les voiles
acrylique sur toile - 1991 - 48
" x 36" (121,9cm x 91,4 cm)
série "Mécaniques" www.alec5.com

vendredi 27 juin 2008

Site bilingue

Ça y est, mon site www.alec5.com est entièrement bilingue. Propagez la bonne nouvelle!!

That's it, my website www.alec5.com is fully bilingual. Spread the good news!

jeudi 26 juin 2008

Floristella Stephani et Thierry Vernet



Floristella Stephani et Thierry Vernet

Ma soeur, Ilona Stephani, est en train de monter une sorte de fondation, à Genève, pour Floristella Stephani et Thierry Vernet, couple de peintre (nos oncle et tante) aujourd'hui disparus, mais dont l'oeuvre, remarquable et multiple, suscite l'intérêt de nombreuses personnes.

Il y aura bientôt un site internet.
Voici le texte du communiqué :

l'Association "A la découverte de l'oeuvre des peintres Floristella Stephani et Thierry Vernet "
ADOP : FS – TV

Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance d'une association favorisant la découverte de l’oeuvre des peintres Floristella Stephani et Thierry Vernet.
Soucieux de les rendre leur oeuvre picturale et leur production d'écrits accessibles à tous, nous avons imaginé une série d'événements, un site et un film reflétant leur créativité et parcours de vie.
Notre premier engagement débutera le 27 novembre 2008 au musée Voltaire par la présentation des oeuvres des collections privées genevoises.

Pour soutenir ce projet nous serions très heureux de vous compter, si vous le souhaitez, parmi les membres de l'Association ADOP : FS-TV. Vous trouverez, en annexe, un bulletin de versement.
Afin de pouvoir vous informer au mieux de la suite des événements concernant Floristella et Thierry qui se dérouleront de novembre 2008 à avril 2009 et plus tard, merci de remplir le coupon-réponse ci-joint avec vos coordonnées ou celles de toute personne susceptible d'être intéressée.
Nous tenons à votre disposition les statuts de l'ADOP : FS - TV, ainsi que le dossier de demande de subventions, et sommes bien sûr à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

- cotisation annuelle ordinaire Frs 30.-
- cotisation annuelle de soutien Frs 200.--
- dons

contact : Sophie Lehmann-Vernet
sr.lehmann@bluewin.ch

"Utopie : je rêve de musées qui seraient au long des rues, comme certaines boucles des fleuves retiennent les épaves, de limpides foutoirs, dont le hasard seul, à peine aidé, serait l'organisateur. Là on connaîtrait ces rencontres flashantes, seules vraiment opérantes ".
-Thierry Vernet


En filigrane aux divers événements conçus cette saison nous aborderons les thèmes suivants :

Hommage rendu à l'oeuvre de Floristella Stephani et Thierry Vernet, à leur exploration de la vie.
Peindre : chacun d'eux avait l'intime conviction d'être né peintre, ils en ont exploré tous les aspects : production de gravures, d'aquarelles et d'huiles.
Voir : leur capacité à observer le monde tel qu'il est et initier le visiteur à ce regard est une grande force de leur oeuvre.
Vivre : confrontation quotidienne à la difficulté de créer en tant qu'artiste et les échafaudages pour y parvenir
L'Exil : issus tous les deux de familles bourgeoises genevoises, ils avaient tout ici pour créer en toute sérénité, alors pourquoi cet exil à Paris en 1958 ?
Thierry et Floristella : couple de peintres, leur amour est leur force, leur échange de lettres nous le confirme.

Exposition Pinacothèque des Eaux-Vives
Usage du Monde
de mi-janvier à mi-février 2009
Les dessins de "l'Usage du Monde"

Exposition Bibliothèque des Eaux-Vives
Maximes de peintres
février et mars 2009
Parcours sur les écrits des 2 peintres

Exposition Musée Voltaire
Les tableaux collections genevoises
28 novembre au 28 février 2009
Vernissage : 27 novembre 2008

Exposition Comédie de Genève
Peindre le vrai ou le faux
Mars – avril 2009
"Thierry Vernet" décorateur de théâtre

Mise en espace et en voix Temple St-Gervais
le Chemin de Croix
Du 6 au 9 avril 2009
peinture de Floristella Stephani

Pièce de Théâtre Compagnie des Ombres
Saynètes créées par Jérôme Richer
Février 2009
à partir des écrits de Floristella et Thierry. Interprétées par la comédienne Dominique Reymond (nièce de Thierry Vernet)

Projection du film Les cinémas Scalas
"22 Hospital Street"
Novembre et février 2009
en présence du réalisateur Christoph Kuhn

Travail de recherches Collège Nicolas Bouvier
Projets d' élèves sur l'oeuvre de Floristella et Thierry Vernet
Février – mars 2009

Exposition Librairie "Le Vent des Routes"
Exposition de photos
Février – mars 2009

Film Une palette à quatre mains
Création d'Hélène Faucherre

Site Internet DVD

Pièce de Théâtre Théâtre de la Comédie
Une pièce sur le couple créateur
2010
Jérôme Richer, Dominique Reymond, André Marcon

Certains événements étant encore en conception, certaines dates seront définitivement fixées au début de l'été.


mercredi 25 juin 2008

Traduction


www.alec5.com

Un ami, un proche de mes expériences internet, Charles (cekadev), pour ne pas le nommer, m'a sermonné l'autre jour, sur le fait que je devais peut-être songer à me bouger les f.. en allant voir par New York si j'y étais!
— Si tu veux voir plus loin, il faut que tu y ailles!

Alors dans un effort d'internationalisation, j'ai entrepris la première étape, logique, de cette démarche :
Je suis en train de procéder à la traduction complète de mon site principal, www.alec5.com. "Une job de moine!" Ce sont plus de 650 entrées de données à traduire, comportant chacune 4 à 7 sous éléments descriptifs. Petit bout par petit bout le travail avance... Par chance, pour les "gros" textes, j'ai eu l'aide précieuse d'une traductrice. Car je ne le cache pas, la lange de Sheakspear n'est pas mon fort!
Donc, bientôt disponible sur la toile...

jeudi 19 juin 2008

Multimédia et incompétence

Multimédia et incompétence

À l’ère du multimédia, du fait que la technologie numérique de l’image soit devenue largement accessible, bon nombre de gens s’improvisent graphistes.
Non, je ne pousserais pas jusqu’à demander des cartes de compétence, mais, quelque-fois, c’est à se demander où est-ce que l’on va.
Pourtant, je suis le premier à avoir « multiplier » mes compétences en plongeant dans des domaines connexes à ma formation.

Mais justement, parlons de formation, car je pense que le fond du problème est là. Durant plusieurs années, au cours de mes études de graphisme, j’ai été plus que « sensibilisé » aux diverses techniques d’impression (lithographie, xylographie, sérigraphie, offset, etc.), de typographie, de calligraphie, de photographie, de moulage de plâtre, de dessin de modèle, de dessin d’objet, de dessin d’architecture, d’illustration, de graphisme pur, de publicité, etc. Cette formation très complète m’a permis d’aller plus loin encore, en design. Le saut dans le numérique a été facilité par le fait que la base du métier était déjà bien encrée dans mes réflexes créatifs.

Aujourd’hui, la formation d’un graphiste se résume à peu de choses près à la connaissance, quelquefois approfondie, de Photoshop. Point!

Cette tendance à la prétention de la compétence s’observe, malheureusement, dans toute sorte de domaines, jusqu’à l’installateur électricien qui n’est même pas foutu de lire son manuel d’installation correctement et qui omet des étapes cruciales de mise en marche. (excusez-moi, expérience récente!).

À ne plus former les gens correctement, on déforme une société. Et après on s’étonne qu’on ne puisse plus se fier à la solidité d’un édifice, car il n’y a plus d’architectes, dans le sens créatif (donc qui puissent réfléchir), il n’y a que des fonctionnaires qui exécutes des normes éditées par d’autres fonctionnaires qui ne savent même pas qui est Gaudi ou Mario Botta.
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jeudi 29 mai 2008

Déambulations erratiques


Séparation
Photo, 2003
Série "Floues",
www.alec5.com

Déambulations erratiques

Il fait beau, il fait chaud (enfin presque) et c'est très difficile de s'enfermer dans un atelier de sous-sol. S'il s'agissait d'un atelier ensoleillé, aux larges vitrages industriels, je ne dis pas que j'y serais tout le temps, mais bien plus souvent!
Dans un sens, ce n'est pas si grave, du moins j'essaie de m'en convaincre. Cette pause créera peut-être une rupture nécessaire à l'évolution de mon travail.
L'exposition que je devais donner ces jours-ci à Magog est reportée, probablement pour le printemps prochain.

Je pense aussi qu'un ressourcement visuel est nécessaire. Afin de mettre en pratique ma théorie de l'émanation mnémonique spontanée, j'irai immerger mon inconscient visuel dans des quartiers urbains et industriels par de longues déambulations erratiques.

Le temps me manque bien plus qu'autrefois, à l'époque où je pouvais partir durant quatre à six heures de marche à travers la ville, à l'affût de détails architecturaux, de détours de ruelles, d'ambiances différentes et transcendantes.

Il suffit qu'une frise de toiture de tôle rouillée, soutenue par une structure en bois vermoulu, vienne languir sa coulée d'oxydation ferreuse sur un mur de briques qui, autrefois blanc et luisant, accuse aujourd'hui le passage du temps par sa décrépitude, offrant ainsi autant de minuscules obstacles à la coulée ocre, la faisant dériver ici et là, pour que cette image s'inscrive comme une toile abstraite dans mon esprit en pleine captation sensorielle.

Ces longues marches replacent le temps, replacent l'être, restituent l'espace et l'époque, permettant, après coup, un certain recul sur cette implacable réalité.
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mercredi 21 mai 2008

Merci Claude Rajotte


La frénésie industrielle
acrylique sur toile - 2008 -
24" x 36" (61,0 cm x 76,2 cm)
série "Usines" www.alec5.com

Merci Claude Rajotte

De nature, je suis récalcitrant à l'éclectisme sous toutes ses formes, surtout en musique. J'ai du mal à écouter un disque qui n'a pas de suite logique, sous prétexte d'être créatif et de vouloir toucher à tout les genres. Lorsqu'on me propose une atmosphère et que celle-ci me plaît, je n'aime pas être déranger.
Une exception : L'émission de Claude Rajotte sur Espace Musique de Radio-Canada. C'est un savoureux et déstabilisant mélange de techno, drum'n bass, électro-jazz, funk... De quoi attraper la plus virulente des urticaires culturelles. Mais Rajotte a le don de trouver la ligne, de créer la fluidité sonore qui fait que même si on est surpris, il nous prend par la main et nous emmène sur des avenues sonores enrichissantes.

Comme je peins enrobé de musique, l'univers sonore est très important pour moi.
Depuis quelque temps, je préfère me faire surprendre par l'inconnu, par la nouveauté. Ainsi, être trimballé sur les ondes "rajotiennes" est vecteur de sursauts créatifs très inspirants. D'autant plus que je n'ai pas de disque dans ces genres musicaux et que, même si j'en avais, je ne serais pas porté à préméditer mes choix. Je me laisse transporter, bousculer, séduire, agacer par ce que Claude Rajotte propose. Il faut dire aussi qu'il fouille profondément dans des avenues parallèles que lui seul peut explorer en toute connaissance de cause.
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jeudi 8 mai 2008

Émanation mnémonique spontanée - suite


La grande usine
acrylique sur toile - 2008 -
36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "Usines" www.alec5.com

L’homme, d’un certain âge, s’était avancé lentement vers la toile. Se penchant, il a baissa ses petites lunettes. Son autre main, dans le dos, semblait vouloir faire contrebalant, tant il s’était penché, collant presque son nez sur le canevas. Puis, se redressant, il recula tout aussi lentement et compara les toiles environnantes.
Devant cette vision d’ensemble, un étrange sourire s’inscrit sur son visage. Heureux? Plutôt troublé.
C’est alors qui sembla chercher quelqu’un autour de lui. Son regard s’arrêta sans grande hésitation sur moi.
— C’est vous l’artiste?
— Oui.
S’approchant, il regarda encore une fois les toiles sur le mur. Puis, pointant l’ensemble il déclara :
— Vous savez, j’ai vécu tous ça!
Il me raconta alors qu’il venait d’une ville minière, dans le nord, me décrivant les ambiances lourdes, humides et chargées de poussières. Il me questionna sur mes origines. Je dû lui avouer que je n’avais jamais vécu dans de tels environnements, mais que, par certains voyages, j’avais vu cela.
— Mais vous avez su le transmettre du plus profond de vous à vos images peintes.

C’est, en résumé, un des plus beaux compliments que j’ai reçu sur mon travail des « Usines ». Cela me pousse à continuer et cela vient aussi conforter ma théorie de l’émanation mnémonique spontanée.

Émanation mnémonique spontanée : résurgence de la mémoire profonde de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque.

Et d’ailleurs, j’irais beaucoup plus loin dans cette théorie un peu farfelue, de prime abord que je tente d'élaborer avec ma série des "Usines".
Comme je l’expliquais, l’autre jour à des amis, je soupçonne fortement que le génome contient une mémoire du vécu qu’il transmet d’individu en individu.

J’en veux pour exemple deux observations : J’ai perdu mon père à l’age de 5 ans et demi. Il y a donc une grande part de son héritage de connaissances à laquelle je n’ai logiquement pas eu accès. Mon père avait un intérêt très particulier pour l’ingénierie (il dessinait toutes sortes de véhicules, de systèmes d’aquarium multiples, de machines complexes), mais, par contrainte paternelle, il a dû suivre la voie toute tracée de la médecine. Pour palier à son désir d’ingénierie, il a contourné le problème en se dirigeant vers la radiologie, science en développement à l’époque. Évidemment, il ne s’est pas contenté d’utiliser sa machine de radioscopie. Il l’a modifié, adaptée, allant même jusqu’à innover dans le domaine de la mammographie par immersion.
Parallèlement à cela, étant ami de Jacques Piccard, fils du célèbre Auguste Piccard (immortalisé par Hergé sous les traits du Professeur Tournesol), mon père à participé (je ne sais pas à quel niveau*) à la construction du sous-marin commercial, Mésoscaphe. J’ai appris, assez récemment, qu’il envisageait aussi de s’installer aux États-Unis, après ses études, fascinés comme beaucoup d’autres personnes à son époque par l’Amérique des possibilités infinies.

Tous cela pour dire qu’aujourd’hui, je me vois avoir émigré en Amérique du Nord, au Canada, avoir été à la conception initiale du sous-marin Omer, détenteur du record du monde de vitesse depuis de nombreuses années et être devenu designer de vélos de compétition, de route et de montagne, et de vélos urbains….

Deuxième observation : ma mère m’a dit un jour « Dans tes toiles, tu transmets les couleurs, les oxydations et les odeurs, la poussière et la noirceur de la ferronnerie de ton arrière-grand-père maternel. »


Arialdo Stephani (gauche), Auguste Piccard (centre), Jacques Piccard (droite).

*Rectifications d'une lectrice assidue :

... «Je tiens, cependant à rectifier, avant que quelqu'un d'autre rectifie...que ton père a été engagé par les Piccard au moment de la mise à l'eau du Mésoscaphe à Naples, Sorrente? Comme traducteur, il recevait les journalistes italiens et expliquait en italien à ceux-ci ce que Jacques et son père expliquaient de leur invention en allemand et en anglais ou en français.
Ton père, toujours très près des Piccard, a officié, cet été-là, dans une ambiance merveilleuse, m'a-t-il souvent dit, comme " hôtesse d'accueil" et barrant ainsi les curieux trop collants, sélectionnant aussi les visiteurs trop vifs .
Ses qualités linguistiques, son charme à l'italienne, sa connaissance du sujet avaient conquis les Piccard, pour un été, Il s'occupait aussi des rendez-vous avec la presse. Il était "chauffeur" car ils logeaient tous (la famille Piccard ainsi que madame Piccard, dans un hôtel très chic, au-dessus de la baie de Naples. Ton père y était invité.
C'est surtout, ses possibilités linguistiques qui leur rendaient service.
Voilà, petite mise au point... devoir de mémoire ! »
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dimanche 4 mai 2008

Dernière semaine d'exposition




Dernière semaine d'exposition

Dernière semaine d'exposition à la Tohu. Déjà? J'ai l'impression d'avoir accroché il y a quelques jours seulement. Cela a passé tellement vite! C'était ma plus grosse exposition jusqu'à présent et j'aurais voulu en profiter encore plus. Rares seront les occasions où je pourrais exposer plusieurs périodes, plusieurs séries dans un cade aussi vaste.
Je suis très content de la réponse par rapport à mon travail. Ça me motive à continuer et à exposer encore et, surtout, à présenter encore une fois la performance...
Bon, je retourne dans mon atelier!
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mardi 29 avril 2008

Invitation au lancement officiel



Invitation au lancement officiel
de la programmation estivale de la TOHU!

Lundi 5 mai, 5 à 7

Toute l'équipe de la TOHU, de nombreux artistes, médias et autres invités.

TOHU, la Cité des arts du cirque
2345, rue Jarry Est
Montréal (Québec)

mardi 22 avril 2008

Production



Production

La « production » s'est ralentie. Il y a même eu un arrêt total durant près de deux semaines... D’abord et surtout à cause de la mise en place de cette exposition à la TOHU. Pendant la mise au point du plan d’exposition, on aurait dit que je n'osais peindre de peur de créer une toile que j’aurai absolument eu envie d’exposer et, du coup, revoir tout le plan d’accrochage.

D’accord, il y avait bien des détails à régler, des petites choses à faire ou à finir, les invitations, les affiches, la promotion, les premières entrevues… Il y avait aussi les ateliers, le vernissage, la performance, tant de choses qui m’occupaient l’esprit et me prenaient de l’énergie.

Pourquoi ai-je toujours ce sentiment que si je ne peins pas, je ne suis pas peintre? Suis-je peintre? Je suis un designer qui peint ou suis-je un peintre qui design?
« Ah ces artistes! Toujours à se poser des questions existentielles! »
« De toute façon, tu as tellement de toiles, ce n’est pas une de plus qui fera la différence! »
Vraiment? C’est un processus continu. Et lorsque qu’après une période d’arrêt je reprends mes pinceaux, c’est comme un muscle, c’est un peu plus dur à redémarrer. J’ai alors tendance à revenir sur mes traces et à me plagier pour reprendre mes marques.

Finalement, cet hiver aura été moins productif que les précédents. Rénovations, expositions, toutes des bonnes raisons.
Mais maintenant que l’exposition majeure de ma courte carrière est bien lancée, je devrais pouvoir retrouver mon rythme. Mais mon atelier sommairement vidé est intimidant. Il faudrait que je réaménage, que je remette quelques autres toiles sur les murs.
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jeudi 17 avril 2008

Le "coaching"


La façade ocre
acrylique sur toile - 2008-
32" x 24" (81,3 cm x 61,0 cm)
série "Usines" www.alec5.com


Le "coaching"


En tant qu'artiste, il n'est pas rare de se faire proposer une forme de "coaching" de la part de galeristes.
Permettez-moi ici un coup de gueule!
Que les choses soient claires : le soit disant "coaching" n'est rien de moins que le moyen de faire faire à l'artiste ce que le galeriste veut pouvoir vendre.

« Mais non ! C'est seulement que, quelques-fois, un conseil pour aller dans telle ou telle direction, ce n'est jamais mauvais à prendre. »
Foutaises ! Ce ne sont que des conseils pour maximiser la "production" de l'artiste, pour mieux presser le citron. Si vous considérez que votre artiste ne rencontre pas vos attentes, changez d'artiste.

« Quelque fois ce n'est que pour corriger une perspective, un choix de couleurs, une proportion... »
Si vous considérez que votre artiste ne maîtrise pas tout à fait son art, il est à se demander si votre façon de choisir vos artistes est la bonne.

« Et puis nous pouvons offrir un certain recul objectif à l'oeuvre d'un artiste, surtout un artiste émergeant! »
Foutaises encore ! Vous n'oseriez jamais faire cela avec un artiste établi. Le jeune artiste, trop heureux de pouvoir (enfin) entrer dans l'écurie d'une galerie, se pliera aux vues du galeriste, délaissant sa propre démarche. Malheureusement, une fois que le jus sera extrait, le galeriste considérera le jeune artiste moins intéressant et le mettra sur une tablette, le temps que sont contrat, souvent exclusif, pour un an ou plus, s'achève enfin.

« Après tout, c'est de bonne guerre, on est là pour vendre de l'art et que tout le monde puisse y trouver son compte! »
Foutaises toujours ! Question de bons comptes, les 50, 60, 70 % et plus, que bon nombre de galeries retiennent sur la vente d'une oeuvre sont largement abusifs, surtout s'il ne s'agit que de mettre les oeuvres en consigne.

Je reste convaincu qu'il existe des galeristes qui travaillent de concert avec l'artiste pour non pas les "coacher" mais bien établir un plan (de carrière?), à cours, moyen et peut-être long terme, afin de promouvoir le travail artistique de l'artiste et, ainsi, l'aider à s'épanouir, à s'exprimer pleinement dans la démarche artistique qu'il aura choisie par lui-même et qui fait justement son unicité.
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dimanche 13 avril 2008

Marie-Josèphe Vallée

Marie-Josèphe Vallée est une artiste complexe, si l'on en juge par son site internet. Mais la force de ses images est indéniable. Mixture savante de photo et de peinture, d'illustration et de réflexion intense sur ce qui l'entoure, elle nous décrit un aspect particulièrement émotif de l'architecture sur l'environnement urbain.

à voir :
www.mariejosephevallee.qc.ca

jeudi 10 avril 2008

Designer de vélo


entrevue publiée sur le blogue d'Opus

ENTREVUE

Alec est responsable du design et du style des vélos Opus et des accessoires Ora.

Q : En quelques mots, quel est votre parcours?

AS : Je suis né à Genève et j'ai étudié le design graphique aux Arts Décoratifs. Depuis toujours, je me suis intéressé au design d'objets et au design graphique. Ma formation m'a permis d'explorer plusieurs avenues professionnelles, telles que la publicité, où j'ai été graphiste, puis directeur artistique de quelques agences, à Genève et à Montréal, le dessin archéologique pour le département d'anthropologie de Genève, l'illustration, la peinture et le design pour divers projets.
Parmi eux, j'ai eu le plaisir d'être au commencement d'un projet extraordinaire : Omer, un sous-marin à propulsion humaine, qui détient, encore aujourd'hui, dans sa 6e version, le record mondial de vitesse sous l'eau.
Je suis entré chez OGC (distributeur de produits de cyclisme) en 94. En 2000, nous avons commencé le projet de vélos Opus.

Q : Qu’est-ce qui vous a amené à vous occuper du design et du style de la marque Opus?

AS : Je m'occupais déjà, chez OGC du développement de produit. Lorsque OGC a pris la décision de développer sa propre marque de vélo, ce fut alors le projet le plus excitant de ma carrière, car cela me donnait la possibilité d'enfin réaliser des véhicules qui seraient distribués à travers tout le pays.

Q : La marque Opus existe sur le marché depuis 2001. Quels sont vos projets pour la marque pour les années à venir?

AS : L'avenir se trouve, à mon sens, dans le vélo urbain, anciennement appelé hybride. Mais le terme d'hybride est réducteur et quelque peu péjoratif. Un hybride et la combinaison de deux choses. Autant dire qu'il n'est ni l'un ni l'autre complètement! Dans la désignation "Urbain" il y a une idée sous-jacente qui est le "tous les jours".
Le but est de développer un vélo pouvant le mieux répondre aux besoins de cette vie de tous les jours. Les préoccupations environnementales sont évidemment considérées. Quoi de mieux que de laisser sa voiture, ne pas polluer et se mettre en forme. Mais il y aussi le "coup de coeur". Ne nous le cachons pas, nous vivons dans un monde matérialiste. On aime les objets et on veut le plus beau. Si je peux arriver à faire aimer la pratique du cyclisme par le fait d'avoir un coup de coeur pour une belle mécanique, alors cela va me stimuler à dessiner le plus beau des vélos, le plus raffiné, correspondant aux goûts de son utilisateur, mais aussi, ayant les composants les plus intéressants, tout en respectant un budget parfaitement abordable. C'est un défi de taille. J'aime créer des machines de compétition, de véritables formules 1 cyclistes, mais l'exercice est relativement facilité du fait que bien des composants de pointe sont choisis pour ces vélos de course. Au final, le prix reflète les besoins du coureur.
Pour le cycliste de tous les jours, le budget est évidemment beaucoup plus serré. Mais il ne faut pas que la conception de sa machine en souffre. Alors il faut chercher et encore chercher les bons produits afin de créer un vélo au comportement routier parfait et à la fiabilité irréprochable.
C'est un défi qui me stimule beaucoup et qui me pousse à aller quelque fois au-delà des sentiers battus. Et si, en plus j'arrive à faire en sorte que ce vélo ait un style unique, alors je suis content de mon travail.
Ma récompense est de voir quelqu'un circuler sur un de nos vélos, sans effort, tout sourire et fier de sa monture.
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dimanche 6 avril 2008

L'après-match



L’expérience de la performance à la TOHU m’a marqué durant plusieurs jours. Je n’ai pas arrêté d’y penser, de l’analyser, d’échafauder de nouvelles possibilités.

Malgré toutes mes années de scène, en tant que musiciens, puis de chanteur, je ne me suis jamais senti autant à ma place. La symbiose avec le groupe de musiciens a été plus marquée et marquante que je ne l’avais imaginée. J’avais prévu une certaine interaction mais, sachant qu’il s’agissait d’une première, que nous ne nous connaissions pas sous cette forme, cela aurait été probablement bien, mais peut-être vécu chacun de son côté. Bien sûr j’espérais que mon fantasme se réalise pleinement, mais je n’en espérais pas trop pour ne pas être déçu si rien ne se passait, ou, au pire, si cela ne fonctionnait pas.
C’est pourquoi je plane sur un nuage depuis plusieurs jours. Il s’est passé des moments forts qui présument des capacités et des possibilités d’un tel échange.

Au dire même des musiciens, la prochaine fois, cela risque d’être très prenant! Et j’ai tellement hâte à cette prochaine fois.

Je rêve maintenant d’une expérience à grand déploiement, une création musico-picturale bien plus exaltée encore.
À l’aide d’écrans géants, de multiples caméras, dont une, minuscule, placée sur ma tempe, dans l’axe visuel exact, avec l’interaction de musiciens aguerris (ceux-là même qui ont cassé la glace avec moi à la TOHU), dans une enceinte post industrielle reconvertie, à l’exemple de la Fonderie Darling, on pourrait créer un œuvre multimédia, un véritable spectacle d’immersion artistique, une invitation au spectateur à plonger dans le processus même de la création.

Musiciens, vidéastes, monteurs, sonorisateurs, éclairagistes, toute une équipe pour cette expérience d’improvisation.
La base même de l’idée créatrice est « l’émanation mnémonique spontanée », c’est-à-dire la transcription non préméditée de la mémoire d’un lieu, de sa forme à son histoire.
Chaque spectacle serait directement influencé par ce lieu.
Bon, ok, je rêve, mais la performance de la TOHU n’était aussi qu’un rêve flou qui a trouvé son lieu et son temps.

Alors, appel à tous ceux qui seraient intéressés à m'aider à concrétiser un tel spectacle. (...ou quelque chose dans le genre!)

La création en art visuel, ou en art plastique est une discipline généralement solitaire. Rendre publique la phase de création a une dimension de partage. J'ai toujours senti que les gens étaient curieux de savoir comment cela se passe. De mettre ainsi en contexte le processus créatif permet de rejoindre encore plus intensément les gens et de leur offrir une fenêtre sur une dimension souvent impalpable, voire incomprise.
Nombre de personne qui sont venu me voir après la performance en me disant « Je ne savais pas comment tu travaillais », ou « Moi, l'art, j'y comprends pas grand-chose, je ne suis pas un connaisseur, mais maintenant je comprend pourquoi vous, les artistes, vous tripper autant à créer. C'est beau à voir et je regarde maintenant votre travail d'une autre manière », ou « De voir ça comme ça, ça me donne envie d'essayer ».
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vendredi 4 avril 2008

Jogues Rivard



Jogues Rivard

Ce photographe explore les lieux abandonnés, inconnus du regard du passant.
Il explore la mémoire et l'altération du temps sur les structures et les matériaux. Par ces observations, Rivard nous fait prendre conscience que l'oubli est le virus principal de nos sociétés modernes, technologiques et performantes (!). Ce souci de mémorisation, ou, tout du moins, le rappel d'une certaine mémoire me touche particulièrement car, elle fait écho à mon travail pictural récent, avec la série des usines.

À voir à la
Galerie Monopoli
Du 19 mars au 10 mai 2008 - mercredi au vendredi, 13 h à 18 h, samedi 13 h à 17 h
181 rue St-Antoine Ouest
514 868-6691

à voir aussi :
www.explorationurbaine.ca

mardi 1 avril 2008

L'émanation mnémonique spontanée

« C’est un travail sur la mémoire architecturale, non pas dans son sens de construction, ni d'esthétique, mais sur l'émanation mnémonique spontanée, résurgence de la mémoire profonde de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque. »

Je me rends compte maintenant que tout mon processus pictural est en train de se cristalliser sur la mémoire inconsciente, instinctive et spontanée, celle qu’on ne peut expliquer mais qui est là, sous-jacente à chaque mouvement, geste ou décision que l’on prend.

À l’instar de la mémoire des métaux, par exemple, je crois que le corps en son entier acquiert une mémoire des lieux et du temps qui transcendent même la qualification de mémoire.

En stimulant le réflexe, le geste spontané, et surtout en se « débranchant » non seulement des contrôles de forme, de justesse mais aussi des normes reçues ou établies, il devient alors possible de retranscrire des images sans même les concevoir. Seule cette mémoire interne pourra s’exprimer et faire surgir des images peut-être floues, mais qui laisseront à chacun un espace interprétatif libre, pouvant réagir selon sa propre émanation mnémonique spontanée.

C'est peut-être pour cela que je me balade entre l'abstraction et le figuratif...

C'est peut-être aussi pour cela que je peins les yeux mi-clos, comme me l'a fait remarquer quelqu'un lors d’une performance publique. Je ne regarde pas vraiment ce que je fais, je le perçois.