mercredi 10 septembre 2008

Catalogue Opus 2009



Catalogue Opus 2009

Après des mois de labeur, voici enfin que la gamme de vélos Opus 2009 sort au grand jour. C'est avec la présentation au salon
ExpoCycle 2008, en fin de semaine que cela est devenu officiel. En même temps, sortait le catalogue avec les magnifiques photos de Marc Dussault.
Pour avoir un avant goût, cliquer ici
Version PDF

lundi 8 septembre 2008

jeudi 4 septembre 2008

Expocycle 2008


agrandir l'image
Opus Maadh 1 09
www.opusbike.com


Je prépare, avec toute l'équipe d'Opus, pour cette fin de semaine, l'ExpoCycle 2008, à la Place Bonaventure.
En plus d'y présenter la nouvelle gamme 2009 de vélos Opus, je récidive cette année encore avec un cadre de vélo "art", cadre habillé d'une de mes toiles. Cette foi-ci, en fait, il s'agit d'un vélo entier, un vélo de montagne, le Maadh 1 09.

Je suis pas mal fier de toute la gamme 2009, particulièrement des nouveaux vélos de la série "Urbanista", le CERVIN et les CLASSICO homme et femme. Les détaillants vont enfin pouvoir les voir. Ah oui, c'est un salon professionnel qui n'est malheureusement pas ouvert au public. Mais les "Urbanista" doivent être livrés en magasin à partir de décembre!


Vois les voiles
acrylique sur toile - 1991 - 48
" x 36" (121,9cm x 91,4 cm)
série "Mécaniques" www.alec5.com

mardi 26 août 2008

Dessine-moi un vélo !

26 juillet 2008


Stéphane Le Beau .................................................. Alec Stephani

Dessine-moi un vélo !

Charles Meunier

C'est au Québec que l'on retrouve le plus de vélos par habitant au monde. Surpris ? Pourtant, il suffit d'observer le nombre de cyclistes et de tous âges qui se lancent à l'assaut des pistes cyclables et des routes qui sillonnent la campagne québécoise. Sans oublier les rues et les trottoirs des villes qu'un nombre toujours croissant d'adeptes parcourent sur des engins aux caractéristiques techniques et aux look variant à l'infini.

C'est sur ces deux aspects fondamentaux que planchent Stéphane Lebeau et Alec Stephani. Les deux designers créent des vélos urbains, de route, de montagne et de compétition. Si bien que leurs modèles ont porté leur entreprise, Opus, dans le peloton de tête des marques de vélos recherchés conçus et assemblés, pour la plupart, à Saint-Laurent.

« Les designers québécois de vélos, aux dires d'Alec Stephani, se comptent sur les doigts d'une seule main. » Mais comme le fait remarquer Stéphane Lebeau, « cela est appelé à changer ». Pourquoi ? Parce que l'industrie du vélo n'échappe pas à la mondialisation et à la concurrence qu'elle engendre. Celle de la Chine, notamment, est féroce. On y produit annuellement plus de 70 millions de bicyclettes.

Voilà pourquoi le tandem Stephani-Lebeau considère que pour se démarquer et assurer leur rentabilité, la qualité et l'esthétisme sont les meilleurs atouts des fabricants québécois. Ils doivent, et le temps presse, se forger une réputation qui leur permettra de conserver une longueur d'avance pour offrir partout dans le monde des vélos haut de gamme qui allient art et génie, design et mécanique, tout en offrant la meilleure performance au meilleur prix.

Coiffer les Chinois au fil d'arrivée est un défi de taille. Au cours des sept dernières années, la valeur des importations chinoises au Canada pour des vélos bas de gamme a triplé. Elle est passée de 32 à 93 millions de dollars. Durant la période 2000-2004, le nombre de vélos fabriqués au Canada est passé de 740 000 à 480 000. Cela donne une idée de la taille des enjeux.

Un passé garant du présent et de l'avenir

Alec Stephani, si l'on peut dire, est tombé dedans quand il était petit. Enfant, il dessinait toutes sortes d'engins. Plus tard, alors qu'il travaillait comme directeur artistique en publicité, il s'est intéressé, en autodidacte, aux véhicules sans moteur.

« J'ai participé, raconte-t-il, à plusieurs projets comme celui d'un sous-marin à propulsion humaine en collaboration avec l'École de technologie supérieure. Il va sans dire que lorsque l'on m'a proposé de dessiner des vélos, j'ai sauté sur l'occasion. »

Son collègue, Stéphane Lebeau détient une maîtrise en éducation physique et il est un fervent adepte du vélo de compétition. Depuis l'an dernier, il est champion du monde sur piste dans la catégorie des maîtres, titre obtenu en Australie. Tout récemment, il s'est mérité le titre de champion canadien contre-la-montre.

Il y a neuf ans, David Bowman, le grand patron de Outdoor Gear Canada qui produit la marque Opus, a demandé à Stéphane LeBeau d'écrire un article sur l'entraînement en vélo. Le texte a dû plaire puisqu'il a été engagé comme chef de projet. « Et quand en 2000, relate-t-il, l'idée de dessiner et de concevoir des vélos s'est concrétisée, j'ai été très heureux de faire partie de l'équipe. »

Comment expliquer que l'entreprise de fabrication de vélospour laquelle Alec et Stéphane travaillent mette autant l'accent sur le design ? Elle tire son origine de l'approche consommateur qu'elle privilégie. Alec Stephani explique : « Trois critères guident le designer et orientent le choix du consommateur lors de l'achat d'un vélo : l'allure, le poids et le prix. »

L'acheteur potentiel doit être séduit au premier coup d'oeil. « Nous vivons à une époque où le look revêt une grande importance. À qualité égale, on choisira le produit le plus attrayant. Voilà pourquoi, nous misons beaucoup sur l'esthétisme. » Ce qui ne veut pas dire que l'on néglige pour autant la qualité du châssis et des composantes mécaniques comme les roulements à billes, les dérailleurs, les matériaux comme le carbone ou le titane du cadre. Bien au contraire.

I1 existe de par le monde plusieurs concepteurs et fabricants de composantes mécaniques de très haute qualité. Inutile donc de réinventer la roue. « Si nous devions, de dire Alec Stephani, sourire en coin, mettre en marché un vélo "maison", on risquerait de passer à côté de notre client cible. Nous préférons utiliser des composantes provenant de Shimano ou de Campagnolo. Ce sont de grandes marques dont la réputation n'est plus à faire. »

Pour Stéphane LeBeau leur rôle de designer de vélos est clair. « Premièrement, dit-il, nous concevons des vélos avec des cadres et des fourches qui assurent la conduite que le cycliste recherche. Tout bon vélo qu'il soit destiné à la course ou à la ballade doit être à la fois stable et nerveux. Il doit aussi être performant quel que soit son usage. Notre seconde considération toujours en lien avec l'esthétisme c'est le poids. »

Et Alec Stephani de renchérir : « On ne fait pas que rouler avec un vélo, il faut aussi le transporter. Sans oublier qu'un vélo léger facilite les accélérations et les remontées. »

Leur recherche esthétique se fait dans les couleurs, le fini, les décalques et les textures qui sortent de l'ordinaire. L'entreprise vend aujourd'hui 25 fois plus de vélos qu'en 2000.

Designer de vélos : un parcours sinueux ?

Comment devient-on designer de vélos ? Alec et Stéphane n'en démordent pas. Pour devenir designer de vélo, il faut, au premier chef, être adepte de la bécane. C'est leur cas. Le vélo est le moyen de transport qu'ils utilisent quotidiennement pour se rendre au travail. Beau temps mauvais temps, ils testent leurs engins pour mieux connaître les besoins des cyclistes. Alec chevauche des vélos de ville. Stéphane, qui parcourt chaque année plus de 7000 kilomètres à des fins d'entraînement et de déplacement en ville, enfourche son Vivace dont il se sert aussi pour la compétition.

Pour Alec, l'amour du vélo ne suffit pas. « Pour faire ce métier, souligne-t-il, il faut être polyvalent, faire preuve de créativité, savoir s'adapter très vite aux changements, aux besoins des consommateurs et aux tendances du marché. »

Stéphane cite le parcours de Hugues Lapointe qui tout récemment à joint l'équipe. « Il est passé par l'école de design de l'Université de Montréal. Puis, il est venu en stage chez Opus. Nous l'avons gardé. On lui a confié le développement d'une nouvelle ligne de vélos pour enfants et la responsabilité de réaliser le catalogue de nos produits. Preuve que pour réussir dans ce métier la multidisciplinarité joue un rôle de premier plan. »

lundi 28 juillet 2008

Moins de toiles, plus de design.


Opus Cervin 09
(agrandir l'image)
photo : Marc Dussault

Moins de toiles, plus de design.
Vélo URBANISTA

C'est l'été. Je suis moins dans mon atelier, je ne peins presque pas. Honte sur moi! Mais je ne suis pas en reste de création. Je suis en pleine finalisation de la gamme de vélo Opus 2009 (51 modèles).

À ce titre, je me suis "payé la traite" cette année. La ligne est de plus en plus diversifiée : vélos de compétition de route, vélos de cyclosport, vélos de cyclocross, vélos de touring, vélos urbains performance et urbain confort, vélos de compétition montagne (simple et double suspensions), et surtout, deux petits nouveaux :
  • Un vélo multiservice, le CERVIN (image du haut). Inspiré des robustes vélos suisses, le Cervin est un vélo polyvalent, un navetteur au style... particulier. Un clin d'œil à mes origines helvétiques.
  • Un vélo classique, le CLASSICO (image du bas) d'inspiration hollandaise. Noir mat satiné.

Les vélos sympathiques

Comme la mission d'Opus a toujours été de "faire aimer le vélo et sa pratique en grand nombre, transmettre notre passion des belles machines et le plaisir d'un sport praticable à tous les niveaux", le concept de vélos “sympathiques” s’est alors naturellement imposé de lui-même.
À l'instar du design néo-classique que l'on peut observer dans le domaine automobile, j'ai voulu essayer de redéfinir le style de certains vélos d'antan qui ont marqué leur époque.

Ainsi, j'ai cherché à créer des vélos aux styles très définis, classiques et épurés, aux composants et matériaux très actuels (aluminium 6061 t6 et groupe Shimano), pouvant engendrer un coup de coeur autant chez l’amateur de vélo que chez le néophyte. Et comme aimer son vélo est aussi important qu'aimer sa pratique, les concepts de géométrie et de tenue de route des vélos urbains performants ont été incorporés à ces vélos, les rendant ainsi légers et extrêmement maniables.


Opus Classico 09
(agrandir l'image)
photo : Marc Dussault

samedi 26 juillet 2008

La Presse

Un article sur mon métier de designer de vélo est paru dans la Presse d'aujourd'hui, samedi 26 juillet, cahier carrière, page 1 et 2
Je n'ai pas encore le lien internet de la Presse... Je l'ajouterais sous peu.
En attendant :


Article de la Presse du samedi 26 juillet

jeudi 24 juillet 2008

S'afficher en grand! - suite


Le télégraphe - acrylique sur toile - 2006 - 36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "Formes noires"
www.alec5.com

S'afficher en grand!
depuis le 23 avril 07
sur la façade de l'usine de La Paysanne
2820 de la rue Ontario Est

Revitarue 2008
« La murale originale affichée sur le mur de l'usine de La Paysanne dans le cadre du projet Revitarue est demeurée exposée aussi longtemps que possible, mais le temps et les éléments ont finalement eu raison d’elle. Nous avons donc dû la retirer. Mais plutôt que de s’en départir nous avons préféré trouver une façon de la remettre en valeur.

Le projet consiste à isoler chacune des œuvres de la murale commune et à les afficher en divers lieux publics (mur d’un édifice) du quartier Sainte-Marie. L’intention est de créer un petit sentier artistique et de donner la meilleure visibilité à chacune des œuvres, une initiative qui n’est pas sans rappeler la Galerie Artevista.»

Société pour promouvoir les arts gigantesques
www.bainmathieu.ca

voir aussi
http://alecart.blogspot.com/search/label/affichage

mercredi 23 juillet 2008

Don



Saillie chaude
acrylique sur toile - 1990 - 24" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm)

série "Surfaces" www.alec5.com


J'ai offert une toile à la Fondation De L'Art Pour La Guérison, créée par Earl Pinchuk et Gary Blair. Elle viens d'être installée dans le département d'orthopédie, au 1e étage du Centre Ambulatoire de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

voir aussi
http://alecart.blogspot.com/2007/11/lart-fait-du-bien.html
http://alecart.blogspot.com/2007/11/une-goutte-de-peinture-dans-un-ocan.html

La Fondation De L'Art Pour La Guérison
www.artforhealingfoundation.org

lundi 14 juillet 2008

Émanation mnémonique spontanée - suite 2


Continuité industrielle
acrylique sur toile - 2007 - 2 x 30" x 24" (76,2 cm x 61,0 cm)

série "Usines" www.alec5.com


Émanation mnémonique spontanée - suite 2

Ce qui semblait enfoui au plus sombre de ma mémoire, s'est avéré d'une richesse fuyante, impalpable, mais pourtant si présente. Des détails, çà et là, sortis subrepticement de je ne sais où, sans que j'en ai le contrôle, se sont mis à envahir mes synapses et mes neurones.
Émanation mnémonique de ma vie, d'autres vies, d'autres formes de vie?
Lorsque je parle d'autre forme de vie, il ne s'agit pas là de notion Darwinienne, mais de notion culturelle. À quel point peut-on, ne serait-ce que par empathie, saisir la diversité des différences de parcours de vie menant à l'architecture intellectuelle, sensorielle et culturelle d'autres personnes?

Lorsque ces émanations mnémoniques spontanées surgissent, surtout lors d'état de repos, de semi-sommeil, alors que le cerveau semble plus abandonné aux fluctuations erratiques des échanges de données, je me demande souvent si elles viennent de moi ou de quelqu'un d'autre, car elles me semble si différents de ce que je connais ou de ce j'ai connu.
Mais surtout, il m'est alors impossible d'en conscientiser parfaitement le contenu. Sitôt que je tente d'enregistrer plus clairement ces sortes de souvenirs, afin de mieux pouvoir les observer, ils perdent leur essence et leur sens.

Pourtant, à force d'exercer une certaine sensibilisation à l'expérience, je peux en saisir au moins la dimension multiple et riche qui suggère que si notre cerveau pouvait mieux gérer ces informations nous découvririons peut-être qu'une mémoire collective immense nous est transmise génétiquement, une bibliothèque de données, d'expériences et de savoir qui profiterait à tous à l'instar de l'internet. Mais à l'instar de l'internet aussi, ne serions-nous pas envahis alors d'une somme ingérable de données diverses et certainement, pour la plupart inopportunes?
Ok, je divague peut-être, mais je suis certain que chacun d'entre nous a déjà été surpris par des images qui peuvent ressembler à des souvenirs, mais qu'il est impossible de classer correctement dans notre propre vécu.

En fait, je parle d'image pour simplifier, mais il s'agit de bien plus que cela. C'est une impression visuelle, sensorielle, pouvant aussi inclure quelques fois une notion géographique, voire même temporelle. Bref, un amalgame flou qui nous transporte autant ailleurs qu'autrement.

Alors, lorsque je peins, j'essaie de trouver cet état d'apesanteur cérébrale, cette "flottance" de pensées afin de laisser remonter des éléments de mémoire beaucoup plus profonds, non contrôlés, qui jailliront sur la toile.
Le plus difficile est alors de ne pas interférer par un rationalisme organisationnel et esthétique. Il est essentiel de laisser l'image se former d'elle même, il est primordial que cette émanation soit le plus spontanée possible.
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dimanche 13 juillet 2008

Opus Maadh 09


agrandir l'image
Opus Maadh 09
www.opusbike.com

Pour la troisième année, j'ai l'occasion d'habiller le cadre du vélo de montagne Maadh d'Opus avec l'une de mes toiles. La technique se raffine. La reproduction par impression sur micro-pellicule est de plus en plus fine. Les couleurs sont fidèles.
Cet exercice de conjuguer mon art pictural avec le design de vélo est pour moi une expérience très stimulante, d'autant plus qu'elle transport le vélo dans un milieu qu'il lui est étranger. De voir un vélo exposé ailleurs que dans un magasin de sport est un moyen de sortir des sentiers battu (sans jeu de mots). Le fait d'avoir exposé le Maadh 2008 à la TOHU avait suscité de bonnes réactions. À tel point qu'au lieu d'en faire simplement un cadre vendu séparément, comme par les années précédentes, Opus a décidé d'en faire un vélo complet.

voir aussi :
http://alecart.blogspot.com/search/label/cadre%20d%27art



Vois les voiles
acrylique sur toile - 1991 - 48
" x 36" (121,9cm x 91,4 cm)
série "Mécaniques" www.alec5.com

vendredi 27 juin 2008

Site bilingue

Ça y est, mon site www.alec5.com est entièrement bilingue. Propagez la bonne nouvelle!!

That's it, my website www.alec5.com is fully bilingual. Spread the good news!

jeudi 26 juin 2008

Floristella Stephani et Thierry Vernet



Floristella Stephani et Thierry Vernet

Ma soeur, Ilona Stephani, est en train de monter une sorte de fondation, à Genève, pour Floristella Stephani et Thierry Vernet, couple de peintre (nos oncle et tante) aujourd'hui disparus, mais dont l'oeuvre, remarquable et multiple, suscite l'intérêt de nombreuses personnes.

Il y aura bientôt un site internet.
Voici le texte du communiqué :

l'Association "A la découverte de l'oeuvre des peintres Floristella Stephani et Thierry Vernet "
ADOP : FS – TV

Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance d'une association favorisant la découverte de l’oeuvre des peintres Floristella Stephani et Thierry Vernet.
Soucieux de les rendre leur oeuvre picturale et leur production d'écrits accessibles à tous, nous avons imaginé une série d'événements, un site et un film reflétant leur créativité et parcours de vie.
Notre premier engagement débutera le 27 novembre 2008 au musée Voltaire par la présentation des oeuvres des collections privées genevoises.

Pour soutenir ce projet nous serions très heureux de vous compter, si vous le souhaitez, parmi les membres de l'Association ADOP : FS-TV. Vous trouverez, en annexe, un bulletin de versement.
Afin de pouvoir vous informer au mieux de la suite des événements concernant Floristella et Thierry qui se dérouleront de novembre 2008 à avril 2009 et plus tard, merci de remplir le coupon-réponse ci-joint avec vos coordonnées ou celles de toute personne susceptible d'être intéressée.
Nous tenons à votre disposition les statuts de l'ADOP : FS - TV, ainsi que le dossier de demande de subventions, et sommes bien sûr à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

- cotisation annuelle ordinaire Frs 30.-
- cotisation annuelle de soutien Frs 200.--
- dons

contact : Sophie Lehmann-Vernet
sr.lehmann@bluewin.ch

"Utopie : je rêve de musées qui seraient au long des rues, comme certaines boucles des fleuves retiennent les épaves, de limpides foutoirs, dont le hasard seul, à peine aidé, serait l'organisateur. Là on connaîtrait ces rencontres flashantes, seules vraiment opérantes ".
-Thierry Vernet


En filigrane aux divers événements conçus cette saison nous aborderons les thèmes suivants :

Hommage rendu à l'oeuvre de Floristella Stephani et Thierry Vernet, à leur exploration de la vie.
Peindre : chacun d'eux avait l'intime conviction d'être né peintre, ils en ont exploré tous les aspects : production de gravures, d'aquarelles et d'huiles.
Voir : leur capacité à observer le monde tel qu'il est et initier le visiteur à ce regard est une grande force de leur oeuvre.
Vivre : confrontation quotidienne à la difficulté de créer en tant qu'artiste et les échafaudages pour y parvenir
L'Exil : issus tous les deux de familles bourgeoises genevoises, ils avaient tout ici pour créer en toute sérénité, alors pourquoi cet exil à Paris en 1958 ?
Thierry et Floristella : couple de peintres, leur amour est leur force, leur échange de lettres nous le confirme.

Exposition Pinacothèque des Eaux-Vives
Usage du Monde
de mi-janvier à mi-février 2009
Les dessins de "l'Usage du Monde"

Exposition Bibliothèque des Eaux-Vives
Maximes de peintres
février et mars 2009
Parcours sur les écrits des 2 peintres

Exposition Musée Voltaire
Les tableaux collections genevoises
28 novembre au 28 février 2009
Vernissage : 27 novembre 2008

Exposition Comédie de Genève
Peindre le vrai ou le faux
Mars – avril 2009
"Thierry Vernet" décorateur de théâtre

Mise en espace et en voix Temple St-Gervais
le Chemin de Croix
Du 6 au 9 avril 2009
peinture de Floristella Stephani

Pièce de Théâtre Compagnie des Ombres
Saynètes créées par Jérôme Richer
Février 2009
à partir des écrits de Floristella et Thierry. Interprétées par la comédienne Dominique Reymond (nièce de Thierry Vernet)

Projection du film Les cinémas Scalas
"22 Hospital Street"
Novembre et février 2009
en présence du réalisateur Christoph Kuhn

Travail de recherches Collège Nicolas Bouvier
Projets d' élèves sur l'oeuvre de Floristella et Thierry Vernet
Février – mars 2009

Exposition Librairie "Le Vent des Routes"
Exposition de photos
Février – mars 2009

Film Une palette à quatre mains
Création d'Hélène Faucherre

Site Internet DVD

Pièce de Théâtre Théâtre de la Comédie
Une pièce sur le couple créateur
2010
Jérôme Richer, Dominique Reymond, André Marcon

Certains événements étant encore en conception, certaines dates seront définitivement fixées au début de l'été.


mercredi 25 juin 2008

Traduction


www.alec5.com

Un ami, un proche de mes expériences internet, Charles (cekadev), pour ne pas le nommer, m'a sermonné l'autre jour, sur le fait que je devais peut-être songer à me bouger les f.. en allant voir par New York si j'y étais!
— Si tu veux voir plus loin, il faut que tu y ailles!

Alors dans un effort d'internationalisation, j'ai entrepris la première étape, logique, de cette démarche :
Je suis en train de procéder à la traduction complète de mon site principal, www.alec5.com. "Une job de moine!" Ce sont plus de 650 entrées de données à traduire, comportant chacune 4 à 7 sous éléments descriptifs. Petit bout par petit bout le travail avance... Par chance, pour les "gros" textes, j'ai eu l'aide précieuse d'une traductrice. Car je ne le cache pas, la lange de Sheakspear n'est pas mon fort!
Donc, bientôt disponible sur la toile...

jeudi 19 juin 2008

Multimédia et incompétence

Multimédia et incompétence

À l’ère du multimédia, du fait que la technologie numérique de l’image soit devenue largement accessible, bon nombre de gens s’improvisent graphistes.
Non, je ne pousserais pas jusqu’à demander des cartes de compétence, mais, quelque-fois, c’est à se demander où est-ce que l’on va.
Pourtant, je suis le premier à avoir « multiplier » mes compétences en plongeant dans des domaines connexes à ma formation.

Mais justement, parlons de formation, car je pense que le fond du problème est là. Durant plusieurs années, au cours de mes études de graphisme, j’ai été plus que « sensibilisé » aux diverses techniques d’impression (lithographie, xylographie, sérigraphie, offset, etc.), de typographie, de calligraphie, de photographie, de moulage de plâtre, de dessin de modèle, de dessin d’objet, de dessin d’architecture, d’illustration, de graphisme pur, de publicité, etc. Cette formation très complète m’a permis d’aller plus loin encore, en design. Le saut dans le numérique a été facilité par le fait que la base du métier était déjà bien encrée dans mes réflexes créatifs.

Aujourd’hui, la formation d’un graphiste se résume à peu de choses près à la connaissance, quelquefois approfondie, de Photoshop. Point!

Cette tendance à la prétention de la compétence s’observe, malheureusement, dans toute sorte de domaines, jusqu’à l’installateur électricien qui n’est même pas foutu de lire son manuel d’installation correctement et qui omet des étapes cruciales de mise en marche. (excusez-moi, expérience récente!).

À ne plus former les gens correctement, on déforme une société. Et après on s’étonne qu’on ne puisse plus se fier à la solidité d’un édifice, car il n’y a plus d’architectes, dans le sens créatif (donc qui puissent réfléchir), il n’y a que des fonctionnaires qui exécutes des normes éditées par d’autres fonctionnaires qui ne savent même pas qui est Gaudi ou Mario Botta.
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jeudi 29 mai 2008

Déambulations erratiques


Séparation
Photo, 2003
Série "Floues",
www.alec5.com

Déambulations erratiques

Il fait beau, il fait chaud (enfin presque) et c'est très difficile de s'enfermer dans un atelier de sous-sol. S'il s'agissait d'un atelier ensoleillé, aux larges vitrages industriels, je ne dis pas que j'y serais tout le temps, mais bien plus souvent!
Dans un sens, ce n'est pas si grave, du moins j'essaie de m'en convaincre. Cette pause créera peut-être une rupture nécessaire à l'évolution de mon travail.
L'exposition que je devais donner ces jours-ci à Magog est reportée, probablement pour le printemps prochain.

Je pense aussi qu'un ressourcement visuel est nécessaire. Afin de mettre en pratique ma théorie de l'émanation mnémonique spontanée, j'irai immerger mon inconscient visuel dans des quartiers urbains et industriels par de longues déambulations erratiques.

Le temps me manque bien plus qu'autrefois, à l'époque où je pouvais partir durant quatre à six heures de marche à travers la ville, à l'affût de détails architecturaux, de détours de ruelles, d'ambiances différentes et transcendantes.

Il suffit qu'une frise de toiture de tôle rouillée, soutenue par une structure en bois vermoulu, vienne languir sa coulée d'oxydation ferreuse sur un mur de briques qui, autrefois blanc et luisant, accuse aujourd'hui le passage du temps par sa décrépitude, offrant ainsi autant de minuscules obstacles à la coulée ocre, la faisant dériver ici et là, pour que cette image s'inscrive comme une toile abstraite dans mon esprit en pleine captation sensorielle.

Ces longues marches replacent le temps, replacent l'être, restituent l'espace et l'époque, permettant, après coup, un certain recul sur cette implacable réalité.
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mercredi 21 mai 2008

Merci Claude Rajotte


La frénésie industrielle
acrylique sur toile - 2008 -
24" x 36" (61,0 cm x 76,2 cm)
série "Usines" www.alec5.com

Merci Claude Rajotte

De nature, je suis récalcitrant à l'éclectisme sous toutes ses formes, surtout en musique. J'ai du mal à écouter un disque qui n'a pas de suite logique, sous prétexte d'être créatif et de vouloir toucher à tout les genres. Lorsqu'on me propose une atmosphère et que celle-ci me plaît, je n'aime pas être déranger.
Une exception : L'émission de Claude Rajotte sur Espace Musique de Radio-Canada. C'est un savoureux et déstabilisant mélange de techno, drum'n bass, électro-jazz, funk... De quoi attraper la plus virulente des urticaires culturelles. Mais Rajotte a le don de trouver la ligne, de créer la fluidité sonore qui fait que même si on est surpris, il nous prend par la main et nous emmène sur des avenues sonores enrichissantes.

Comme je peins enrobé de musique, l'univers sonore est très important pour moi.
Depuis quelque temps, je préfère me faire surprendre par l'inconnu, par la nouveauté. Ainsi, être trimballé sur les ondes "rajotiennes" est vecteur de sursauts créatifs très inspirants. D'autant plus que je n'ai pas de disque dans ces genres musicaux et que, même si j'en avais, je ne serais pas porté à préméditer mes choix. Je me laisse transporter, bousculer, séduire, agacer par ce que Claude Rajotte propose. Il faut dire aussi qu'il fouille profondément dans des avenues parallèles que lui seul peut explorer en toute connaissance de cause.
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jeudi 8 mai 2008

Émanation mnémonique spontanée - suite


La grande usine
acrylique sur toile - 2008 -
36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "Usines" www.alec5.com

L’homme, d’un certain âge, s’était avancé lentement vers la toile. Se penchant, il a baissa ses petites lunettes. Son autre main, dans le dos, semblait vouloir faire contrebalant, tant il s’était penché, collant presque son nez sur le canevas. Puis, se redressant, il recula tout aussi lentement et compara les toiles environnantes.
Devant cette vision d’ensemble, un étrange sourire s’inscrit sur son visage. Heureux? Plutôt troublé.
C’est alors qui sembla chercher quelqu’un autour de lui. Son regard s’arrêta sans grande hésitation sur moi.
— C’est vous l’artiste?
— Oui.
S’approchant, il regarda encore une fois les toiles sur le mur. Puis, pointant l’ensemble il déclara :
— Vous savez, j’ai vécu tous ça!
Il me raconta alors qu’il venait d’une ville minière, dans le nord, me décrivant les ambiances lourdes, humides et chargées de poussières. Il me questionna sur mes origines. Je dû lui avouer que je n’avais jamais vécu dans de tels environnements, mais que, par certains voyages, j’avais vu cela.
— Mais vous avez su le transmettre du plus profond de vous à vos images peintes.

C’est, en résumé, un des plus beaux compliments que j’ai reçu sur mon travail des « Usines ». Cela me pousse à continuer et cela vient aussi conforter ma théorie de l’émanation mnémonique spontanée.

Émanation mnémonique spontanée : résurgence de la mémoire profonde de l'histoire vécue ou ressentie d'un lieu et d'une époque.

Et d’ailleurs, j’irais beaucoup plus loin dans cette théorie un peu farfelue, de prime abord que je tente d'élaborer avec ma série des "Usines".
Comme je l’expliquais, l’autre jour à des amis, je soupçonne fortement que le génome contient une mémoire du vécu qu’il transmet d’individu en individu.

J’en veux pour exemple deux observations : J’ai perdu mon père à l’age de 5 ans et demi. Il y a donc une grande part de son héritage de connaissances à laquelle je n’ai logiquement pas eu accès. Mon père avait un intérêt très particulier pour l’ingénierie (il dessinait toutes sortes de véhicules, de systèmes d’aquarium multiples, de machines complexes), mais, par contrainte paternelle, il a dû suivre la voie toute tracée de la médecine. Pour palier à son désir d’ingénierie, il a contourné le problème en se dirigeant vers la radiologie, science en développement à l’époque. Évidemment, il ne s’est pas contenté d’utiliser sa machine de radioscopie. Il l’a modifié, adaptée, allant même jusqu’à innover dans le domaine de la mammographie par immersion.
Parallèlement à cela, étant ami de Jacques Piccard, fils du célèbre Auguste Piccard (immortalisé par Hergé sous les traits du Professeur Tournesol), mon père à participé (je ne sais pas à quel niveau*) à la construction du sous-marin commercial, Mésoscaphe. J’ai appris, assez récemment, qu’il envisageait aussi de s’installer aux États-Unis, après ses études, fascinés comme beaucoup d’autres personnes à son époque par l’Amérique des possibilités infinies.

Tous cela pour dire qu’aujourd’hui, je me vois avoir émigré en Amérique du Nord, au Canada, avoir été à la conception initiale du sous-marin Omer, détenteur du record du monde de vitesse depuis de nombreuses années et être devenu designer de vélos de compétition, de route et de montagne, et de vélos urbains….

Deuxième observation : ma mère m’a dit un jour « Dans tes toiles, tu transmets les couleurs, les oxydations et les odeurs, la poussière et la noirceur de la ferronnerie de ton arrière-grand-père maternel. »


Arialdo Stephani (gauche), Auguste Piccard (centre), Jacques Piccard (droite).

*Rectifications d'une lectrice assidue :

... «Je tiens, cependant à rectifier, avant que quelqu'un d'autre rectifie...que ton père a été engagé par les Piccard au moment de la mise à l'eau du Mésoscaphe à Naples, Sorrente? Comme traducteur, il recevait les journalistes italiens et expliquait en italien à ceux-ci ce que Jacques et son père expliquaient de leur invention en allemand et en anglais ou en français.
Ton père, toujours très près des Piccard, a officié, cet été-là, dans une ambiance merveilleuse, m'a-t-il souvent dit, comme " hôtesse d'accueil" et barrant ainsi les curieux trop collants, sélectionnant aussi les visiteurs trop vifs .
Ses qualités linguistiques, son charme à l'italienne, sa connaissance du sujet avaient conquis les Piccard, pour un été, Il s'occupait aussi des rendez-vous avec la presse. Il était "chauffeur" car ils logeaient tous (la famille Piccard ainsi que madame Piccard, dans un hôtel très chic, au-dessus de la baie de Naples. Ton père y était invité.
C'est surtout, ses possibilités linguistiques qui leur rendaient service.
Voilà, petite mise au point... devoir de mémoire ! »
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dimanche 4 mai 2008

Dernière semaine d'exposition




Dernière semaine d'exposition

Dernière semaine d'exposition à la Tohu. Déjà? J'ai l'impression d'avoir accroché il y a quelques jours seulement. Cela a passé tellement vite! C'était ma plus grosse exposition jusqu'à présent et j'aurais voulu en profiter encore plus. Rares seront les occasions où je pourrais exposer plusieurs périodes, plusieurs séries dans un cade aussi vaste.
Je suis très content de la réponse par rapport à mon travail. Ça me motive à continuer et à exposer encore et, surtout, à présenter encore une fois la performance...
Bon, je retourne dans mon atelier!
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