dimanche 28 octobre 2007

monfolio.ca



monfolio.ca

Pour tous ceux qui rêve d'avoir un site "portfolio", facile à gérer, un bon ami à moi, Charles Kalos, de cekadev, vient de lancer un service très efficace de site et d'hébergement : www.monfolio.ca
Pour tous les artistes, designer, graphistes, architectes, etc.

Sur la base de mon propre site, www.alec5.com, qui est, en fin de compte, l'ancêtre de monfolio.ca, il a conçu un système de gestion de site claire et simple, qui donne la possibilité de mettre tout ce que vous voulez en ligne. Vous êtes maître à bord : Images de fonds, images du portfolio, textes, liens, couleurs, etc. Et pas besoin de connaître la programmation Web! C'est comme remplir un questionnaire dont vous déterminer les questions et les réponses!

J'en suis jaloux! Mais bon, je me suis habitué à mon vieux site, et pour tout dire, je m'y sens bien.
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vendredi 26 octobre 2007

Statut


Au bord du mur
acrylique sur toile - 2007 - 22" x 28" (55,9 cm x 71,1 cm)

série "Usines" www.alec5.com

Statut

En fait, question de peindre, je suis plutôt au ralenti. Oh, pas que l'envie me manque, au contraire, mais l'espace et surtout le temps me font défaut.
Je suis en période de travaux de rénovation de maison, avant l'hiver, une question d'isolation avant que les grands froids ne nous engouffrent.
Alors mon atelier est plutôt devenu un entrepôt de matériels et outils divers. Ballots de laine minérale, planches de bois embouftées, moulures diverses, filages et boîtes électriques, compresseur pour cloueuse pneumatique, banc de sciage, scie à onglets, etc. Bref, tout l'attirail pour des travaux bien fait et durable.
Voila pourquoi ma priorité n'était plus de peindre ces temps-ci.

Mais pourquoi ai-je le sentiment de faillir à ma tâche? Comme si, ne pas peindre pour une période, autre que l'été, dissolvait mon statu de peintre. D'ailleurs quel est le justificatif d'un tel statut? Peut-on se déclarer peintre seulement par le fait que l'on peigne?
Comme si je pouvais me déclarer "rénovateur", "électricien", "plombier", alors que je ne fais cela que quelque fois par année, pour les besoins de la cause.
Non, bien sûr, puisque cela est sporadique et surtout puisque que je n'ai pas de compétence officielle, mise à part la celle émanant du résultat.
Alors, suis-je peintre simplement parce que je peins plus régulièrement? Et, par cette régularité justificative, ne suis-je pas un peu esclave? Peut-être.
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jeudi 25 octobre 2007

Je peins. Point!



La Factory II
acrylique sur toile - 2007 - 30" x 24" (76,2 cm x 61,0 cm)

série "Usines" www.alec5.com

Je peins. Point!

À la question (sempiternelle) de savoir à quelle étiquette on peut me rattacher, quelqu'un a finalement très bien tranché à ma place « Tu fais de l’abstraction figurative. »
J’ai trouvé cette classification, pour une fois, assez floue pour être parfaitement claire à mon endroit.

Mais le lendemain je me suis posé la question à l’envers : Figuration abstractive?
Oh! Non! Pas encore!
Finalement, il n’y aura jamais de bonne définition, rapide et simple, qui puisse éluder une longue explication de ma démarche.
Moi qui ne voulais pas avoir de démarche, il me semble qu’il faille toujours que je justifie mon travail.
Cela ne devrait pas m’importer, mais on me relance sur le sujet à chaque fois que l’on veut parler de ma peinture.

Je peins. Un point c’est tout!

Ok, ok! Comme chaque artiste, j’aime parler de ma peinture, mais j’ai toujours peur qu’en approfondissant le sujet, cela tourne au nombrilisme.

Je peins. Point! Voilà ce que je me répète souvent.

(sirène de pompiers : Peins, Point! Peins, Point! Peins, Point!)
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lundi 15 octobre 2007

Commentaire


La Factory
acrylique sur toile - 2005 - 36" x 24" (91,4 cm x 61,0 cm)

série "Formes noires" www.alec5.com
vendu

Commentaire

Un petit commentaire, déposé sur www.terminus1525.ca qui m'a particulièrement touché par sa tournure, à propos de la toile "La factory" :

"La suggestion de ce lieu est superbe, poétique, évocatrice, elle permet d'y entrer et ensuite vient le doute à savoir où l'on est vraiment..."
Maude Pilon, artiste

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vendredi 12 octobre 2007

Fin du "Rush"


Fenêtres sur cour industrielle
acrylique sur toile - 2007 - 3 x 16" x 20" (40,6 cm x 50,8 cm)

série "Usines" www.alec5.com
vendu

Fin du "Rush"

Cette fois, mon "Rush" annuel est bel et bien terminé. Je vais pouvoir prendre quelques jours pour retrouver mes esprits, mes pinceaux et mes images.
J'ai eu l'occasion, tout de même, de peindre un peu durant ce tourbillon, question de décompresser un peu. Et les usines semblent vouloir persister par leur présence.
Je poursuis aussi les essais de multiplicité avec ces "multiptyques". Ces images interrompues m'ont fait penser à des fenêtres, un peu comme celles qu'on peut retrouver sur les anciens bâtiments industriels, ces immenses ouvertures composées de multiples carreaux de verre renforcé de fils de fer. Peut-être, un jour, ferais-je carrément une toile de ces vitrages...
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mardi 9 octobre 2007

Peinture et musique


De feu et de cendres
acrylique sur toile - 2007 - 22" x 28" (55,9 cm x 71,1 cm)

série "Usines" www.alec5.com

Peinture et musique

Le visuel et le sonor sont souvent associé. Je serais curieux de savoir ce que ma peinture, en générale, vous inspire comme musique.
Qu'écouteriez-vous en regardant mes toiles?
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samedi 6 octobre 2007

"Multiptyques" et numérisation


Continuité industrielle
acrylique sur toile - 2007 - 2 x 30" x 24" (76,2 cm x 61,0 cm)

série "Usines" www.alec5.com

"Multiptyques" et numérisation

J'ai l'impression, quelques fois, en faisant mes tableaux actuels, de faire des études préparatoires à de plus grands formats. Bien sûr, si ce n'était de l'espace relativement resteint de mon atelier, je m'éclaterais sur de grandes toiles, voire sur de gigantesques tableaux.
Alors, pourquoi ne te loues-tu pas un plus grand atelier, pour quelques mois, pour te laisser l'espace de création?
Je répondrais simplement, et probablement un peu lâchement : Faut que ça rentre dans ma minivan!

Alors une solution : Peintre en "morceau", ou plus académiquement parlant : Faire des diptyques, des triptyques, des "multiptyques", quoi! Pourquoi pas! Sauf que le geste n'est pas le même. Il y a des lignes de séparation, des frontières qui vont immanquablement influencer la continuité du mouvement. Mais je suis prêt à tenter l'expérience pour quelques toiles.

Dans ce premier essai, "Continuité industrielle", étrangement le fait de ressentir cette frontière centrale m'a fait créer une image qui est allée bien plus au-delà du cadre que dans mes toiles précédentes. Réaction à l'encadrement, peur de restriction, le reflex a été de projeter plus loin le geste. En même temps, on peut y voir un rapprochement, comme un zoom sur un détail de l'image. Se rapprocher pour mieux en sortir... Paradoxale!

Il est arrivé, quelque fois, qu'en traitant numériquement les photos de mes toiles, pour le site ou pour d'autre application, je cadre non intentionnellement une partie seulement de la toile. Souvent je trouve le résultat très intéressant, même étonnant, comme une vue macroscopique de ma peinture. C'est alors comme si l'image ne m'appartenait plus. Mon regard sur elle est radicalement différent et détaché de sa paternité artistique. Je la regarde comme un élément étranger et pourtant si familier.

Autant l'approche de la peinture me réconforte par son côté non technologique, et dieu sait si j'en ai besoin du fait de mon métier si tributaire d'ordinateur, autant, quelques fois, j'aimerais faire des cadrages de mes peintures, des mises en page différentes, voire des altérations de contraste. Mais pas d'altération de couleurs ou d'effets numériques proprement dit. Non, juste des mises en valeur de détail critiques, témoignant du geste, du tracé, de la texture de la toile et de la peinture.

Tiens, il me vient l'idée de monter une expo de photos qu'avec des extrait de mes toiles... Ce serait une autre variation de l'utilisation de mes oeuvres. Car, qu'il s'agisse de reproduction sur canevas, d'application sur des cadres de vélos ou de photos de détails, je trouve que cela fait vivre mes toiles au-delà même de leur propre existence.
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jeudi 4 octobre 2007

Annonce Maadh



Annonce Maadh 07

Annonce qui devait paraître en pleine page dans VéloMag de mai 07, avec le cadre d'art présenté au Salon ExpoCycle de Montréal, sur fond d'une photo que j'avais prise pour tester les capacités du petit appareil de photo 4 mpix que je venais d'acheter.

Mais pour cette annonce, on a trop attendu... Une nouvelle version a été créée et est publiée en octobre pour le Maadh 08.
En fait, lorsqu'on place quatre pleines pages dans un magazine durant l'année, il faut faire certains choix.
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samedi 29 septembre 2007

Dario Pegoretti



Dario Pegoretti

De retour de Las Vegas, ville culturelle par excellence (!), je retrouve mes pinceaux, avec une sérénité rassurante.
Cette ville me bouffe littéralement l'esprit. Je dois y aller à chaque année, pour un salon international Interbike, des fabricants de vélos et autres accessoires s'y rattachant. Bref, c'est mon travail de designer qui m'oblige à aller voir ce qui se passe dans le monde, dans ce domaine.

Mais, franchement, de voir ce qui se fait ne m'inspire pas. Pas qu'il n'y ait rien d'intéressant, bien au contraire, mais que si quelque chose a été fait... et bien c'est déjà fait! En fait je réalise que mon inspiration me vient d'ailleurs, de partout ailleurs que dans le monde du cyclisme.
Étant très sensibles à la problématique urbaine, les vélos de cette catégorie m'intéressent plus particulièrement. En terme de design d'objet, il y a beaucoup à faire et les bonnes idées présentées dans ce genre de salon ne manquent pas. Là, il y a matière à inspiration.
Mais graphiquement, c'est autre chose. J'ai l'impression, qu'à ce niveau, il y a un certain abandon de la part des grandes marques. On semble miser plus sur de meilleures spécifications techniques des vélos que sur l'esthétique. Pourtant, comme on le sait bien, l'esthétique est le premier élément qui attire l'oeil et donc l'intérêt.

Oui, mais la peinture dans tout cela?
Des peintres qui font des vélos, de vrais vélos, on pourrait croire que ça n'existe pas, mais, en fait, j'en connais deux : Dario Pegoretti et moi (!). Il y en a sûrement d'autres... Quoi qu'il en soit, Pegoretti est un artiste sculpteur, qui fait de "vrais" cadre de vélos, haut de gamme.
Dario Pegoretti a largement contribué à ce que sont devenus les cadres de vélo de course modernes sur le plan technique. Il a profité d’une formation auprès de Gino Milani, la référence parmi les plus brillants constructeurs de cadre italiens dans les années 70. Plus tard, Pegoretti était le premier constructeur à réussir les soudures TIG sans colliers sur des tubes d’acier à faible épaisseur de paroi. Durant une longue période, il était le constructeur attitré de bon nombre de coureurs professionnels.
Bon, certains pourraient critiquer son éclectisme visuel. C'est vrai, graphiquement, il s'en va dans tous les sens. Mais il faut reconnaître son audace. Le monde du cyclisme de route, surtout de course, est un monde très conservateur. Toutefois, lorsque l'on sort de la clientèle de compétition, tout en restant dans le haut de gamme, on rencontre un autre groupe de cyclistes, ceux qu'ont appel, dans le milieu, les têtes blanches. Ce sont les "Baby boomers" amateurs de cyclisme, souvent des personnes de profession libérale, appréciant l'art et la bonne cuisine (l'un allant souvent avec l'autre!).

Il y a deux ans, j'ai travaillé sur un premier projet de cadre artistique qui s'adressait aux mordus de vélo de montagne (Maadh 07). En fait, pas du tout la clientèle qui fréquente les galeries d'art! Pourtant la réception de ces cadres, mis sur le marché cette année, a été excellente. Nous avons donc réitéré l'expérience pour 2008 (Maadh 08).

Dès la semaine prochaine, je me lance dans l'habillage "artistique" d'un impressionnant cadre en carbone monocoque ultra-léger (860 g), une pièce d'art et de technologie à lui tout seul, destiné aux fameuses têtes blanches. Il sera en production pour la gamme 2009.
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samedi 22 septembre 2007

Une galerie, un site



Une galerie, un site

Je trouve que peu de galeries prennent le temps de bien "nourrir" leur site. Accrocher des oeuvres, présenter des artistes, que ce soit sur des murs ou sur un site, demande le même soin. Je suis peut-être devenu trop internaute, mais je juge aussi le sérieux d'une galerie à la qualité de son site. Un site est, aujourd'hui, un incontournable, ce n'est plus un accessoire. C'est une vitrine aussi importante que la galerie elle-même. Et en plus, un site à la propriété de franchir toutes les frontières, géographiques, sociales et culturelles. Bon, ça tout le monde le sait, mais peu s'en rendent vraiment compte lorsqu'il est temps de se mettre en ligne sur le net.

Et puis, en tant qu'artiste, je ne voudrais pas retrouver mes oeuvres, mal représentées, mal entourées (pour ne pas dire "encadrées"!), sur un site de second ordre, à l'allure commerciale et sans style (et il y en a tant!). Bien sûr, une galerie est aussi là pour faire de l'argent, mais il n'est vraiment pas souhaitable de le faire sentir. On parle quand même d'art, d'artistes, de professionnels d'art et d'amateurs d'art.

Quelques beaux sites de galeries à Montréal?
Galerie Simon Blais www.galeriesimonblais.com
Galerie MX www.galeriemx.com
Galerie Quartier Libre www.quartierlibregalerie.com
Cnetre d'art Quartier éphémère www.quartierephemere.org

Par contre, je suis tombé, complètement par hasard sur une galerie de Canne, la galerie Michelle Champetier (www.mchampetier.com), en fait par un lien secondaire (www.mchampetier.com/mouvements), c'est-à-dire sur une de leur page qui est un véritable cours d'histoire de l'art. Je me suis demandé si j'étais bien sur le site d'une galerie.

Bon, ok, le site n'est vraiment pas ce qu'il y a de plus convivial, ni visuellement (et c'est un comble) ni en terme de navigation, mais j'ai été impressionné par la somme d'information sur l'art et les artistes que l'on peut y retrouver.
En fait j'ai réalisé l'immense travail derrière ce site. Voici le plan : www.mchampetier.com/plan.

Allier cette profondeur d'information avec une esthétique soignée et originale, mettant parfaitement en valeur les oeuvres et artistes représentés, et on aura le site de galerie idéal.
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mercredi 19 septembre 2007

Pourquoi cette trace rouge-orange?


L'usine cathédrale
acrylique sur toile - 2007 - 36" x 24" (91,4 cm x 61,0 cm)

série "Usines" www.alec5.com

Pourquoi cette trace rouge-orange?

Pourquoi y'a-t-il, presque dans toutes mes toiles, cette trace rouge-orange?
On m'a posé cette question récemment. Je n'y avais pas pensé auparavant. J'ai alors cherché, évidemment, une réponse qui se tienne : Probablement parceque j'ai autant peur du noir et blanc que du foisonnement de couleur (en fait, bien plus du foisonnement de couleur). Ou alors : Je trouve qu'une touche de couleur, aussi infime soit-elle, a beaucoup de pouvoir sur l'univers de ma peinture. Cela semble peut-être un peu simple comme analyse, mais je n'ai pas vraiment trouvé d'autre justificatif.

Pourquoi rouge-orange et pas bleu, vert ou autre?
Pour cela je suis bien plus sûr de mon choix : Cela vient d'une certaine fascination pour la rouille, pour l'oxydation des métaux, de l'acier, particulièrement. Mais je crois que cette trace symbolise aussi, inconsciemment (jusqu'à présent) une forme d'énergie, une chaleur contrebalançant l'ambiance inerte de l'image proposée.

..Ah! Et puis tiens en passant, en regardant cette toile, je pense que je vais ajouter une seconde cheminée!
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vendredi 14 septembre 2007

Début de saison


Fin de journée
acrylique sur toile - 2007 - 24" x 36" (61,0 cm x 91,4 cm)

série "Usines" www.alec5.com

Début de saison

Et voilà, ça semble être reparti! Comme une nouvelle saison, l'envie irrésistible de créer m'a poussé dans mon atelier.
Étrangement, là où j'avais laissé ma peinture aux thèmes des usines, j'y ai trouvé une tendance hybride entre ces dernières et les "Formes noires" qui m'ont accompagnée depuis quelques années. Probablement le réflexe normal de retrouver ses marques avant de plonger dans de nouvelles avenues.
Sans projection, sans règle établie, je relance mes pinceaux sur cette voie, afin de voir où elle m'amènera. Seule chose qui m'apparaît plus claire maintenant, est l'envie plus évidente qu'auparavant, de raconter des histoires visuelles.
Pour exemple cette "Fin de journée" ou "Sortie d'usine", lourdeur du labeur accompli sous un ciel oxy d'effort et de fatigue. Probablement parce que je me sens un peu comme cela.
La période intense de l'année étant terminée, j'ai cette impression de "fini" qui me freine dans la volonté de recommencer autre chose.
Alors je me tourne vers ma peinture qui elle ne sera, je l'espère, jamais finie.
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mardi 11 septembre 2007

ExpoCycle 2007



C'était, du 6 au 11 septembre, l'ExpoCycle 2007, à la Place Bonaventure. En plus d'y présenter la nouvelle gamme 2008 de vélos Opus. J'y ai exposé le projet de "Cadre d'Art", 2e édition. Opus propose ce cadre, en production limitée. Cela a beaucoup intrigué les gens et les détaillants de vélo. La réponse est très bonne. Je suis très content. Cela me pousse à continuer ce projet pour l'année prochaine. J'aimerais développer la technique encore plus loin, afin de littéralement envelopper le cadre avec une reproduction.

Autant cela était particulier de présenter un vélo avec une toile dans un salon de vélo, autant ce sera particulier de présenter une toile avec un vélo à l'exposition de la Tohu en 2008.

À noter, qu'encore une fois, j'ai utilisé le chevalet familial, ainsi que sa lampe d'origine, pour présenter ce concept.

vendredi 7 septembre 2007

La lumière au bout du tunel


Opus Stakh III 2008 - vélo de VTT double suspension
photo ; Marc Dussault

La lumière au bout du tunel

J'arrive enfin au bout de ma période la plus dense de l'année. Mon travail de designer me prend toute mon énergie. C'est l'aboutissement (chaque année depuis sept ans) d'une année de travail et de création. Et de ce long labeur résulte une nouvelle collection complète de vélos de route et de montagne Opus, accompagné de la production d'un catalogue, d'annonces, d'affiches, de site internet et autre supports promotionnels.

C'est aussi le grand lancement annuel de cette ligne de vélo qui se déroulera au Salon ExpoCycle à la Place Bonaventure, du 6 au 11 septembre 07.

Chaque année c'est pour moi un défi de recréer, dans une certaine continuité, le style de la marque.
À l'instar des grandes marques automobiles européennes, j'ai toujours essayé de trouver un fil conducteur, une ligne commune, une esthétique identifiable pour toute la gamme, qui était jusqu'à peu, uniquement consacrée aux vélos de route.
Depuis l'arrivée des vélos de montagne, en 2006, j'ai voulu casser le moule et donner à cette catégorie une saveur particulière. Cela m'a aussi donné l'occasion d'exploiter de nouveaux thèmes graphiques, de nouvelles couleurs. Des couleurs et des formes qu'il est plus difficile d'utiliser pour la clientèle de route plus conservatrice. Le milieu du vélo montagne est plus débridé, plus collé aux tendances graphiques actuelles que l'on peut retrouver dans le milieu musical, ou urbano-graphique, ou même dans celui des planches. Non, pas celles du théâtre, mais celles du surf, du snow, ou du skate!

Chaque année, juste après ledit lancement, arrive une période de trac : « Et maintenant, comment faire mieux? ».
Mais, à ce moment, j'ai le temps de me ressourcer.

Voilà entre autres pourquoi je ne peins plus durant cette période.
Mais la peinture n'est vraiment pas loin, ne serait-ce que pour le projet de cadre d'art Maadh 08 ou le cadre d'art Maadh 07.
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mercredi 5 septembre 2007

C'est en forgeant qu'on devient forgeron



C'est en forgeant qu'on devient forgeron

En lisant l'excellent texte de Foglia La maman de Marius (01.09.07), où une mère s'indigne, à très juste raison, des fautes de français de l'institutrice et, se plaignant au directeur, celui-ci lui répond que de toute façon, cette institutrice a une excellente formation pédagogique, cela fait bien réaliser que l'académisme ne remplace pas l'apprentissage, que le contenant ne valide pas le contenu, que l'étude n'égalera jamais l'expérience.

Je veux dire par là qu'il y a une foule de personne qui se targuent de connaître à font l'orthographe, par exemple, et ses nombreuses règles contradictoires, sans pouvoir, pour autant, écrire la moindre ligne de leur propre chef, sclérosées par l'angoisse de la faute, qu'il y des musiciens classiques qui savent lire la musique comme on lit un livre, mais qui sont incapable d'improviser, privés de leurs partitions, qu'il a des infographes qui connaissent leurs programmes informatiques sur le bout des doigts, mais qui ne sont pas foutu de dessiner le moindre petit bonhomme.

Faut-il savoir dessiner pour être un artiste visuel? Certains me diront que non. Et ils auront peut-être bien raison. Regardez les artistes conceptuels : ce sont souvent des gens qui ne savent même pas dessiner. Mais un architecte, encore par exemple, qui ne sait pas dessiner (et ça existe!), je trouve cela très inquiétant! Il est évidemment très important, dans ce cas, de savoir parfaitement bien calculer, mais une forme disgracieuse est souvent une forme déséquilibrée, et donc instable! Alors que vaut une somme considérable de chiffres si le résultat ne tient pas le regard?

Dans chaque domaine, il y a une somme d'expériences qu'il est incontournable d'acquérir. Et cette expérience n'est évidemment pas dans les livres, ni dans les cours, mais bien sur le terrain. "C'est en forgeant qu'on devient forgeron", cette expression dit tout.

Alors, lorsqu'on est rendu au point de vouloir enseigner, c'est d'une transmission de savoir et d'expérience dont il est question, pas seulement d'une bonne formation en pédagogie.
Ce qui est pitoyable est de constater le nombre d'enseignants ignares, incultes et fonctionnaires qui "forment" nos enfants. Et surtout, doit-on s'inquiéter des nombreuses réformes de l'éducation qui nivellent par le bas la culture générale, afin de diminuer les statistiques d'échecs.

L'autodidacte aura toujours une avance sur l'académique. Il saura tirer une expérience bien plus enrichissante de ses échecs que l'étudiant formaté à l'apprentissage automatique du "par coeur" ou du "c'est comme ça", sans résonnement propre.

Je me suis toujours dis que si on avait envie de faire quelque chose, en fait, de créer quelque chose, il fallait se lancer, sans pudeur, quitte à se casser la gueule. Pour cela, j'ai essayé toute sorte de choses : la musique, la peinture, l'écriture, le design, etc.
Je ne sais pas lire la musique. Qu'importe! J'ai écouté et petit à petit j'ai créé des pièces. Je suis pourri en orthographe. Qu'importe! J'ai eu envie de raconter des histoires, et je les ai écrites. Je n'ai pas fait de grandes écoles de design (ni de petites d'ailleurs!). Qu'importe! J'avais envie de dessiner. J'ai donc dessiné et suis devenu designer!
Et rien ne m'empêcherait de faire un film, une sculpture, une pièce de théâtre, ou que "ne sais-je pas" encore!
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vendredi 24 août 2007

Opus Maadh - cadre d'art


Ça y est, le cadre Maadh 08 de Opus est arrivé!

Tout comme l'an passé, Opus m'a proposé d'appliquer une de mes toiles sur l'un des cadres de vélo de montagne, le Maadh .
La technique est un transfert photographique d'un montage d'éléments de l'image de la toile originale (ci-dessous), sur une micro-pellicule, appliqué en décalcomanie puis recouvert d'un vernis satiné et cuit au four.

Ce cadre sera présenté aux détaillants Opus, à l'occasion du salon professionnel ExpoCycle de Montréal, à la Place Bonaventure, du 6 au 11 septembre 07. J'espère qu'il va faire des ravages avec sa peinture originale, tout comme son prédécesseur de 2007.

Il sera aussi présenté, avec le modèle 07, à mon exposition à la TOHU, de mars à mai 2008.


Le savant fou
acrylique sur toile - 1991 - 36" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm)

série "Mécanique"
www.alec5.com

mercredi 22 août 2007

In Situ


Le balancier
acrylique sur toile - 2004 - 48" x 14" (121,9 cm x 35,6 cm)

série "Formes noires"
www.alec5.com

In Situ
ou l'intégration parfaite.

Sur mon site www.alec5.com, il y a une section, dans "peinture" qui s'appelle "photos In Situ"
(In Situ, latin, en situation, en contexte, sur place.)
J'ai proposé aux propriétaires de mes toiles, de les prendre en photos, chez eux, et de pouvoir les publier sur mon site, afin de voir comment s'intègrent mes oeuvres dans leur environnement.

Dans le cas de cette toile (Le balancier), je dois dire que l'intégration est parfaite et originale. La première photo illustre la première vision que vous pouvez avoir en entrant chez ces gens.
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dimanche 19 août 2007

Reproductions


Carapace
1991 - 48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm) série "Surfaces"
impression sur canevas - 24" x 12" (61,0 cm x 30,5 cm)


Voilà un autre moyen de rendre mes toiles plus accessibles :
Les reproduire sur canevas, en petit format de 24" x 12" (61,0 cm x 30,5 cm)

Pour une première expérience, 5 de mes toiles, de la première période (90-91), sont maintenant disponibles, au coût de 35 $ chacune, chez :

- Galerie Bégin, à Montréal, 350, St-Paul Est #245, dans le Marché Bonsecours, 514 398-0720
- Galerie Bégin, à Québec, 83, Petit-Champlain, 418 837-2449
ou, directement par l'éditeur :
- Bégin Édition, 418 837-2449 infogaleriebegin@qc.aira.com


Gondoles et Gondolées
1991 - 48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm) série "Mécaniques"
impression sur canevas - 24" x 12" (61,0 cm x 30,5 cm)



Rose du temps
1991 - 48" x 24" (121,9 cm x 61,0 cm) série "Mécaniques"
impression sur canevas - 24" x 12" (61,0 cm x 30,5 cm)
(à venir)



Port du nord
1991 - 24" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm) série "Mécaniques"
impression sur canevas - 12" x 24" (61,0 cm x 30,5 cm)
(à venir)



Les brumes de l'ancienne cité
1990 - 24" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm) série "Surfaces"
impression sur canevas - 12" x 24" (30,5 cm x 61,0 cm)
(à venir)

jeudi 16 août 2007

Tu as un Corneau? Moi j'ai une Mini et un iPod



Tu as un Corneau? Moi j'ai une Mini et un iPod
Le marché de l'art

[...] Même si le Québec regorge de galeries et d’artistes, le marché de l’art est en déclin à Montréal. C’est que Montréal n’est plus la capitale économique du Canada depuis belle lurette, si bien que, à tort ou à raison, le marché de l’art a accompagné l’argent à Toronto. [...]
Martin Bisaillon, Le journal de Montréal

[...] Historiquement, l’art et son marché ont toujours suivi les capitaux, que ce soit à Florence au 15e siècle, aux Pays-Bas au 17e siècle ou à New York après la Seconde Guerre mondiale. [...]
Paul Maréchal, spécialiste en marché de l’art et conservateur de collection

Qu'est-ce que le marché de l'art? Les encans prestigieux où se vautrent des fortunes en quête de trésor à convoiter? Des gros galeristes investisseurs ou receleurs, qui font la pluie et le beau temps artistique? Ou est-ce des amateurs d'art, des amoureux culturels, des galeristes passionnés, des conservateurs et des commissaires qui considèrent l'art comme un véritable sacerdoce? Ou est-ce tous simplement des gens qui découvrent des oeuvres et qui se les approprient pour ce qu'ils pensent être les bonnes raisons?
Tout cela à la fois, me répondriez-vous. Évidemment.
Mais où est l'artiste?

Lorsque j'entends parler de marché d'art, j'entends toujours un énoncé de chiffres et des noms d'artistes, effectivement, mais cité comme on cite le nom d'un produit à la mode.
« Tu as un Corneau? Moi j'ai une Mini 2008 et un iPod 30 Go.»

Ah! La valeur d'un artiste! Le seul moyen qu'il nous est donné de l'évaluer est par référence monétaire. Et je ne vois pas, effectivement, comment être plus simple et normatif. On ne va pas inventer des étoiles (ou des pinceaux) pour coter l'oeuvre d'un artiste.

Un artiste existe-t-il sans ce fameux marché de l'art? Je n'ai pas de réponse. Je reformule : Un artiste peut-il exister sans ce fameux marché de l'art? Je ne le crois pas. Et même si un artiste se développe par lui même et, que par bonheur, ses oeuvres se vendent si bien qu'il peut espérer en vivre, pour que sa "carrière" tienne le coup, peut-il naviguer hors des eaux (peut-être trouble) du marché de l'art? Je n'en ai aucune idée. Il existe probablement plusieurs cas d'artistes qui ont fait des carrières hors piste. Mais même en hors-piste, on skie sur de la neige, même en navigant en solitaire, on est tributaire des mêmes vents et des mêmes courants marins que tout le monde.

Et les artistes qui sont à contre-courant? À mon sens, ils pagayent plus fort et dépensent plus d'énergie.
Et les artistes d'avant-garde? Ah! Les chanceux! C'est tout le contraire! Des vrais "surfeurs"!
Et moi, et moi, et moi? (Dutronc). Je ne sais pas et je ne cherche pas vraiment à savoir. J'avance à mon rythme, même si je rêve de vent plus fort pour pousser mes toiles... heu, mes voiles!!
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lundi 13 août 2007

Les conceptuels ne foutent rien.

C'est drôle, mais à force de ne pas peindre ces temps-ci, je me mets à réfléchir. Beaucoup réfléchir. Sur le pourquoi de peindre, sur ma propre peinture, sur les thèmes de celle-ci, sur l'art en général, et blabla...
C'est, de mon point de vue bien sûr, bien la preuve que les conceptuels ne foutent rien. Lorsqu'on crée vraiment, on n'a pas le temps de réfléchir.

Bien sûr, je reconnais que la réflexion a du bon, que la prise d'un certain recul peut être salutaire, que la prise de conscience peut élever l'âme. Mais il est facile de s'empêtrer dans cet état. "Grand parleur, petit faiseur" dit-on. Cette sagesse populaire résume parfaitement le fait.

Il me brûle d'aller dévaliser le magasin de canevas. Qu'est-ce qui m'en empêche? Rien et tout à la fois. Rien de concret, rien d'insurmontable, mais tout ce qui peut distraire. Entre autres : l'été. L'été oblige un rythme différent. Pas moins lent, pas plus rapide, mais tellement différent. On se retrouve à sauter sur la moindre occasion d'en profiter. D'autant plus que cet été n'est pas particulièrement clément météorologiquement parlant. L'été, c'est aussi les travaux d'extérieurs à finir... Alors, me cloîtrer dans mon atelier de sous-sol, ne m'attire pas vraiment. Mais peindre m'attire!
Je ne suis créatif et prolifique que l'hiver.
Peut-être que si je construisais cet atelier utopique sur mon terrain... Utopique, car la réalité me contraindrait aux règlements municipaux, au type, aux coûts et aux délais de construction, à la diminution de la surface du terrain, à la vie courante à assumer...

Il ne me reste qu'à justifier mon farniente en palabrant sans fin sur l'acte de peindre, sur le concept même de la peinture.
Vraiment, être conceptuel, ce n'est pas fatigant.
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