mardi 12 mars 2013

Mapping 2e



Finalement, comme dans tout projet, le temps a manqué. Il fallait rendre un kiosque complet pour le 24 février. Mais même si le délai s'était radicalement réduit, on est arrivé à faire des miracles. En fait on a fait une maquette grandeur nature de la structure et des multiples panneaux écrans et c'est cette maquette fonctionnelle qui est partie à Nashville au International seating symposium.

Hormis quelques mesures de bases, on a littéralement sculpté sur place l'ensemble, dans les installations de Motion Composites. Et ça a marché. Les structures étaient faites de fins chevalets créés sur mesure pour recevoir un fauteuil en hauteur, créant ainsi cet effet de lévitation recherché. Ces chevalets-structure pouvaient aussi soutenir les multiples panneaux-écrans.

L'effet de lévitation était très important. Motion Composites, qui fabrique ces fauteuils, détient le titre du fauteuil le plus léger au monde. Le sigle même de la compagnie représente une plume dans une roue. La symbolique était donc une prémisse et un message important à souligner.

En un temps record, en une journée, on a construit quatre chevalets en bois. Ceux-ci seront en aluminium dans leur version définitive. Puis, dans la même journée, j'ai découpé des immenses panneaux de "foamcore" blanc, selon l'inspiration de formes et la proportion à donner à l'ensemble. La composition a pris rapidement formes.

Le défi pour Vincent L'Ecuyer, le multi disciplinaire du multimédia de Motion Composites, était de cartographier toutes les formes une par une pour en faire des éléments distinctifs afin de pouvoir assigner à chacune d'elle le rôle d'écran.
De ce fait, on pouvait soit afficher des images et des films indépendamment sur chaque panneau, soit les regrouper pour en faire un ensemble visuel cohérent et dynamique.

Le kiosque a été un des plus remarqués à Nashville. 

samedi 2 mars 2013

L'esprit vélo



Effectivement, styliser une chaise roulante peut sembler rébarbatif, surtout après avoir tant dessiné des vélos durant tant d'années. Mais ce que Motion Composites voulait en venant me chercher c'était justement que j'y apporte cette vision de haut de gamme cycliste, cette notion de performance.

Pour me convaincre, ils m'avaient envoyé deux images de concurrents. Sur l'une d'entre elles, on y voyait un homme en fauteuil à côté d'une Ford GT. Son fauteuil était compact et racé. Visiblement cette personne était active. Sur l'autre on y voyait une autre personne en veston d'aviateur, également en fauteuil, à côté d'un planeur. Mon préjugé venait de s'effacer.

Leur dernier modèle de fauteuil, le Veloce, "le fauteuil le plus léger au monde" 8,28 kg, se devait d'être racé telle une machine de performance sans toutefois avoir l'air d'une machine de course. À l'instar d'une Porsche, le Veloce doit transmettre son image d'efficacité, de légèreté et de performance.

La première fois que je me suis assis dans ce fauteuil, j'ai eu tout d'abord le syndrome de l'imposteur. Petit malaise. Avais-je le droit? Mais ce que je trouve de fabuleux chez Motion Composite, c'est que la connotation de handicap est totalement dissoute dans l'image de performance de l'objet.

En moins de 5 minutes je me sentais totalement à l'aise à me déplacer avec ce fauteuil. La géométrie complètement ajustable, bien au-delà de ce que peut offrir un vélo, permet de s'adapter à la perfection à la morphologie et au tempérament de chacun. Au tempérament? Oui car Le fauteuil peut tout autant devenir fougueux que sage, agile que tranquille. Tout est question d'angle et de déplacement de centre de gravité.

On pense qu'un fauteuil est encombrant. Il est aussi léger, sinon plus qu'un vélo de performance, se plie en une main et se manie avec une telle précision que l'on a envie de le tester à ses limites. Mais les limites sont les nôtres et notre apprentissage à la confiance.

Il aura fallu ces 5 minutes pour me convaincre qu'il était question que quelque chose de complètement différent de ce que l'on peut se faire comme idée d'un fauteuil roulant.

Tout comme un vélo de qualité, plus l'objet est facile d'utilisation, plus on est enclin à vouloir l'utiliser. Et plus le fauteuil saura se faire pratique, moins il sera un obstacle à vouloir se déplacer.

"Mobilité pour tous" est le leitmotiv de Motion Composites.

À la blague, quoiqu'emprunte d'une certaine véracité, je dis maintenant que j'en veux un.

Motion Composites : fibre entrepreneuriale et de carbone (La Presse)

jeudi 7 février 2013

Mini velo


Voir le résultat de mois de travail enfin en "vrai" est toujours quelque chose de spécial, d'euphorisant, voire d'intimidant.

Longtemps avant il y a un "flash", une simple petite idée embryonnaire, ce que j'appel le "Et si...", rapidement suivit du "Wow, ce serait cool!!"

Certes, on ne réinvente jamais la roue, mais on peut faire les choses autrement. Ce que j'aime le plus en design, c'est renversé la vision que l'on peut avoir d'un concept et le regarder sous un autre angle, au risque de ne pas être compris car cela sort souvent des conventions établies. Et Dieu sait si la plupart des gens ont besoin de ces conventions établies pour pouvoir juger en se référent à quelque chose de connu.
Alors, si l'idée se maintient, on projette cette vision 3D en dessin 2D. On esquisse quelques croquis, puis, par une illustration, on essaie de coller à cette vision, à cette intime conviction d'un nouveau concept. Alors on passe au dessin technique afin de valider le concept par des mesures précises.

Mais bien au-delà du dessin technique, on essaie de ressentir les formes, les courbes, les forces, les points de stress du métal. On essaie de pressentir le comportement du vélo. On calcule alors une géométrie nouvelle, complètement adaptée au concept. On teste des agencements de couleurs. Et comme tout oeuvre, on lui trouve un titre, un nom. Étrangement, même si le travail technique est considérable, c'est souvent le nom qui est le plus ardu à trouver.

Dans ce cas, en fait, cela n'a pas été si difficile. Autant pour la couleur que pour le nom, cela est tombé sous le sens. J'avais la vision d'une petite voiture de sport racée... Une Ferrari. La couleur était donc évidente et le nom... Enzo!

Donc, voir le résultat de mois de travail est enivrant, surtout lorsqu'on réalise que les calcules sont justes et que le vélo se comporte parfaitement bien malgré le mini diamètre des roues (20"). Alors on scrute les erreurs, on cherche ce qui pourrait clocher, ou ce qui serait à améliorer. Il y a toujours des détails à modifier, mais dans ce cas, pas grand-chose. Une autre béquille peut-être, plus stylée... Dans l'ensemble c'est une réussite.

Bref, le Enzo est un mini-vélo super équipé : Fourche à suspension mono-shock, freins à disques hydrauliques, pneu à haute pression (110 psi) avec bande de roulement style moto.

Je suis pas mal fier de ce dernier né, que je savais être le dernier d'ailleurs.

Et le Lorenzo? Aussi un mini-vélo, aussi des roues de 20". Mais l'approche est différente. Au départ, je voulais faire un vélo hyper-compact, hyper-maniable, un passe-partout pratique, agile et serviable, avec sa cage avant montée sur le cadre. 3 vitesses internes au moyeu arrière. Les vitesses internes? Ah! Le bonheur. J'en ai parlé en long et en large sur le défunt blogue Urbanista (republié dans ÜrbArt5). Ce système est précis, rapide, sans souci et tellement adapté à l'urbanité cycliste.

Le concept de la cage avant, montée sur le cadre, est là pour ne pas influencer la direction. Dans le cas d'un autre vélo de la gamme Urbanista, l'Ivan (et le Ivanna, version femme du l'Ivan), la cage, ou plutôt, le plateau de chargement est monté sur la fourche avant. Ce plateau vire avec la direction. Dans le cas où l'on surcharge ce plateau, cela influence évidemment beaucoup la direction.

On s'habitue, mais cela demande plus de contrôle. C'est pourquoi je me suis dit que, si ce plateau de chargement faisait partie du cadre, la fourche serait libre de virer aisément. Par contre c'est le cerveau qui doit s'adapter. Aux premiers essais, on a l'impression que la direction est faussée, car la cage ne bouge pas. Seule la direction vire. C'est une fausse impression car, si on fait abstraction de ce que l'on voit, le vélo se comporte tout à fait normalement. On peut le prouver en enlevant la cage. Il faut donc juste s'habituer. Mais ne s’habituons pas à tout. C'est un peu comme avoir toujours conduit une voiture manuelle et passer à une automatique. On a l'impression que la boîte de vitesse est mal ajustée. L'inverse est aussi vrai.

Le troisième, le Leonardo, c'est exactement le même principe que le Lorenzo mais à dérailleur 7 vitesses.

Pourquoi avoir développé une petite gamme de mini-vélos? Pour bien des raisons.
Mais tout d'abord par ce que j'ai senti le vent du large et celui-ci annonçait cette mode. Au Japon, c'est l'explosion dans le milieu urbain. En Europe, c'est une sorte de retour. En Amérique du Nord... Ça va venir.

Trop tôt? Peut-être, mais il fallait que je les fasse avant de partir. Et de toute façon, certains modèles doivent être présentés longtemps avant de décoller. J'espère seulement que le distributeur et les représentants auront la patience nécessaire au développement de cette catégorie.

mardi 22 janvier 2013

Mapping

C'est ironique, mais moi qui rêve de travailler pour Moment Factory, voici que je me retrouve à développer un projet kiosque complet avec projection 3D en "Mapping" pour Motion Composites.
Motion composites crée des fauteuils roulants ultra-légers en carbone. L'un de leur modèle, le Veloce, est le fauteuil le plus léger au monde.

J'ai donc misé sur un concept alliant la légèreté, la lévitation, la fluidité, l'évanescence et la translucidité. La projection en "Mapping" va générer des images et des jeux de lumières dynamiques. Certains fauteuils seront fixé à quelques pouces de leur surface d'appuis afin d'accentuer cet effet de lévitation et de légèreté.

Vincent L'Ecuyer, de Motion Composites, est un as de la programmation, des nouveaux médias et d'images numériques. Avec lui, ce projet risque de devenir complètement fou.

Qu'est-ce que la projection "Mapping" :

dimanche 20 janvier 2013

Espace, frontière finale.

Les travaux avancent. Pas vite, mais ils avancent. C'est long lorsqu'on a jamais vraiment fait un projet de cette ampleur. Construire un atelier digne de ce nom, isolé comme il se doit n'est pas une sinécure.

Quoi qu'il en soit, il sera terminé d'ici quelques semaines. Alors je pourrais me remettre à peindre. Alors je pourrais faire de visites d’atelier. Alors je pourrais me retrouver dans mes affaires.

Me remettre à peindre... Cette longue pose aura-t-elle affecté mon élan de ces derniers temps? Va-t-elle modifier ma façon de peindre? Une chose est certaine, le changement de volume, d'espace, va influencer le mouvement. Le geste, je l'espère, va être plus ample. Vais-je enfin peindre "humide"? Je veux dire par là, plus gras, plus "coulant"... Une autre chose est certaine, je vais pouvoir beaucoup plus expérimenter de nouvelles techniques, probablement même faire dériver ma démarche. Enfin... ma démarche évolue en restant la même, mais elle pourra peut-être emprunter de nouvelles avenues.

Aah! Mon fantasme se réalise!

vendredi 11 janvier 2013

D'un design à l'autre

1955 Inter 175A
En 1995, je travaillais, avec quelques amis, sur un projet de véhicule à trois roues, biplaces longitudinales, une machine assez sportive, quatre saisons, avec quelques innovations technologiques intéressantes.
Le projet Mutin
En fait, il y avait trop d'innovations en même temps dans ce véhicule, ce qui a contribué à engourdir le projet qui s'est finalement essoufflé. Dommage, par ce que j'y croyais vraiment, comme la plupart de mes projets d’ailleurs!

Dans la foulée de ce projet, je m'étais posé la question à savoir quel genre de véhicule j'aimerai vraiment utiliser. Je me suis alors dessiné un petit monoplace de style rétro, tout en aluminium, léger et performant, sympa et esthétique tel un vieil avion ayant bourlingué à travers le continent...

Et voilà que quelques décennies plus tard, je tombe sur un site d'un collectionneur de micros véhicules Bruce Weiner. Il y avait là tout ce qui peut exister de mini bagnoles étranges et pourtant réelles, plus bizarres les unes que les autres, au point où l'on pouvait se demander si tous ces inventeurs, ingénieurs et designers n'avaient pas perdu la boule. Il y en avait des franchement laides. Et tout à coup, celle-ci, cette Inter 175A de 1955.

Mon cœur s'est mis à battre comme il n'avait pas battu depuis ce temps où je me voyais rouler dans mon étrange véhicule tout en sachant que jamais je ne pourrais réaliser ce rêve, car je ne disposais pas, individuellement, des moyens de construire mon design.

Il faut dire qu'à l'époque, je roulais avec une vieille moto, une Honda CB750, trouvée à Baie Comeau, chez l'oncle d'un ami, sous la neige et que j'avais entièrement restaurée. Une superbe mécanique, bien conçue, avec une esthétique unique. Elle m'inspirait beaucoup!!

De plus, la voiture de mes rêves, la Messerschmitt KR 175
véhicule qui ma hanté de nombreuses années, qui fut même un élément déclencheur de mon premier roman, cette Messerschmitt venait de se faire détrôner largement.

Maintenant je sais dans quoi je voudrais rouler!


dimanche 6 janvier 2013

Le futur : L'objet de nos peurs.

 
Hi-tech : Cette machine va bouleverser notre vie plus que internet

Les imprimantes 3 D deviennent de plus en plus abordables au point où elles arrivent tranquillement dans les chaumières. Ces imprimantes nous offrent la possibilité de créer des objets solides et usuels par consolidation plastique en trois dimensions d'une image informatique. Le reportage qu'a diffusé la 2, en France, nous fait entrevoir les multiples possibilités à partir du moment où l'on se met à réfléchir aux applications possibles. Mais on réfléchit aussi aux implications possibles.

Face à de nouvelles technologies, il y a toujours ceux qui ont la peur de l'inconnu. Le futurisme fait peur. Dans ce cas, peur de quoi au juste? De faire les choses par soi-même? Car il s'agit bien de cela : pouvoir créer des objets en plastique ou en polymère (voire organique) selon ses besoins, chez soi.

Si on y réfléchit bien, la roue tourne. Il n'y a pas si longtemps de cela, lorsqu'on avait besoin d'une chaise on allait couper du bois et on la fabriquait, lorsqu'on avait besoin d'un pot, prenait de la terre et on le fabriquait. C'était dans l'ordre des choses. De plus les objets qu'on fabriquait soi-même, on y portait plus de respect et on les entretenait. On se les passait même de génération en génération. Aujourd'hui on achète et on jette sans même se demander si c'est réparable, car on nous démontre trop souvent qu'il est plus cher de réparer que de remplacer. Pourtant ce n'est pas toujours le cas. Passer un peu de temps à réparer quelque chose nous fait apprendre un peu plus sur comment sont faites les choses.

Et puis si on se réappropriait la confection d'objets usuels, de la sorte, tout le monde pourrait découvrir son potentiel créatif.

Le moyen ou la machine sont discutables? Peut-être. Mais il y a un début à tout. Pensez-vous que celui qui a découvert la confection feu "chez soi", on ne la pas honni prétextant qu'il jouait avec la nature des choses?

mardi 1 janvier 2013

Projet d'écriture

Dans la veine des "Journal d'un dégonflé", "Nate" ou "Journal d'une grosse nouille", ça me tentait d'essayer un autre style d'écriture que celui de mes romans, et de me mettre dans la peau d'un gamin de huit ans d'aujourd'hui, avec ses intérêts, ses doutes et ses interrogations. Exercice de style, contre-emploi, ou que sais-je encore, je découvre un nouveau terrain de jeu où je m'éclate complètement.

En fait, cela a commencé par la boulimie de lecture d'un vrai gamin de huit ans. Voyant les sources littéraires s'épuiser rapidement, j'ai entrepris d’écrire moi-même quelques chapitres d'un livre fictif et de les mettre en ligne sous usage exclusif, sans lui dire que j'en étais l'auteur afin de préserver une certaine crédibilité du dit livre. J'ai juste expliqué au gamin que j'avais trouvé un livre dans le genre qu'il aimait, mais en numérique, disponible seulement sur iPad. Et cela a fonctionné. Le petit lecteur a mordu et maintenant je me retrouve à devoir fournir des chapitres à un débit raisonnable, mais tout de même soutenu.

Alors je me suis dit que cela pouvait aussi bien être publié pour que d'autres gamins puissent en profiter.

Donc, éditeurs de romans jeunesses...! Si cela vous intéresse...Voici un extrait :

Félix l'Heureux :

Bon, moi, Félix L’Heureux, j’ai eu le goût, de commencer mon propre journal. À force de lire "Le journal d’un dégonflé", qui est vraiment super en passant, je me suis dit que je pourrais aussi raconter mon histoire.

Quand ma tante Jasmine a appris que je faisais un journal, elle dit que c'était un "exutoire de l'âme". Je ne sais pas ce que cela veut dire. De toute façon, je ne comprends pas souvent ce qu'elle veut dire, ma tante Jasmine. Mon père dit qu'elle est une "intellectuelle" et que les intellectuels ont le cerveau qui va un peu plus vite que tout le monde. Moi je ne le crois pas, parce que la seule fois que ma tante Jasmine a joué avec moi à Mario Kart, elle était complètement nulle. Elle a fini 12e. Alors, question vitesse, on repassera!

Ok, ok, j’avoue, on pourrait trouver que ma vie est plutôt ordinaire. Mais moi je trouve que non!. J’ai deux parents. Ça c’est ordinaire. Mais les miens sont avec moi, à la maison et ça, par rapport aux amis dans ma classe, c’est déjà pas très ordinaire. J’ai une petite sœur et franchement, elle, elle n’est pas ordinaire du tout. Elle est plutôt stressante si vous voulez mon avis, mais je l’aime bien quand même. En fait je l’aime beaucoup même si des fois j’aimerais bien qu’elle soit la sœur de quelqu’un d’autre. Elle pense peut-être la même chose de moi. C’est sûrement pour ça qu’en général, on s’entend bien.


Mon papa, il est super. C’est un inventeur. Il invente toutes sortes d’affaires pour arranger d’autres affaires. Il est génial! En tout cas, c’est ce qu’il pense parce qu’en général, tout ce qu’il « créer » fini par devenir plus ou moins une catastrophe et maman fini toujours par lui dire que ça existe déjà en magasin et qu’il n’a qu’à aller l'acheter. C’est vrai, elle l’a vu sur Internet. Ma maman, elle magazine tout sur Internet. Elle dit que, comme ça, elle ne perd pas de temps en magasin. Mais avec tout le temps qu’elle passe sur l’ordinateur, je ne suis pas si sûr que ça.


On n'a pas de chien, ni de chat, même pas de hamster. Maman dit qu’en général les animaux c’est trop compliqué. Je l’ai même entendu dire à papa que les animaux à la maison, ça pue. Elle a un peu raison. Chez mon ami Erik, ça pue un peu tout le temps. Il a un lapin et une tortue.
Mais c’est pas seulement pour ça que ça pue un peu chez Erik, c'est parce que la maman d’Erik cuisine des trucs bizarres. Je suis déjà allé manger chez lui et à chaque fois j’ai dû demander à sa maman ce qu’il y avait dans mon assiette parce que je ne reconnaissais pas du tout ce que c’était. Et puis de toute façon, même si elle me disait ce que c’était, ça ne m’aidait pas à comprendre ce qu’on mangeait. Ça a toujours des noms bizarres. Mais même si ça pue un peu, ça a quand même souvent bon goût. 

C’est peut-être parce que les parents d’Erik sont européens que leur bouffe est bizarre. Ils viennent du Danemark. C’est de là que viennent des Vikings. C’est pour ça que j’aime bien Erik. Il est un futur viking, mais lui, il ne le sait pas encore. Ok, il faut dire qu’Erik n’a rien d'un viking quand on le regarde. Il est maigre, petit, avec des lunettes. La seule chose qui fait viking, c’est qu’il a les cheveux blonds un peu longs. Moi aussi j’ai les cheveux blonds, mais ils sont courts et c’est pour ça que j’ai rien d’un viking. En plus, je ne parle pas danois. Alors j'ai aucune chance. Non, moi je suis plutôt un futur « célèbre ». Ça, j’en suis sûr. Mais célèbre pourquoi? J’en sais rien encore. De toute façon, notre prof de classe nous a dit qu’on devait avoir un objectif dans la vie et moi c’est celui-là : Être célèbre.

En passant, la tortue d'Erik s’appelle "Lafontaine". C'est un peu bizarre. Et le lapin, ils l'ont appelé "Fablede". C'est sûrement parce qu’ils sont Européens qu'ils donnent des noms bizarres aux animaux. 

samedi 29 décembre 2012

PEA - Comme deux gamins qui découvrent un nouveau jeu

Alors que l'on faisait les premiers tests dans le studio maison de Dj Pfreud, on s'est vite aperçu que la toile, branchée et montée sur le nouveau chevalet, se transformait en véritable instrument de percussion. Dj Pfreud captait les sons, les coups et les mouvements, puis les modelait pour leur donner encore plus de profondeur.

Au bout de la première ronde, j'ai dû lui demander si c'était uniquement les sons captés qui formaient toute cette rythmique digne des meilleurs "beat box". Je suis sidéré par le potentiel de cette technique. J'avais déjà pressenti les possibilités en faisant mes propres tests, mais là, je sens que l'on ne voit que la pointe de l'iceberg.

Plus la soirée avançait, plus les boucles et échantillonnages formaient des "rythmes" complexes et intéressants. On était comme deux gamins qui découvrent un nouveau jeu. "Et si on faisait ça? Ok on essaie ça aussi! Attends, attends, j'ai une idée!!.."

Bon, il est vrai que pour Dj Pfreud, c'est une sacrée job de gérer en direct toute cette information numérique, de la séquencer, de la filtrer, de la modeler, etc. On s'est dit alors qu'on aurait peut-être besoin d'autres fous comme nous pour nous aider dans ce projet.

Mais, résultat de cette première soirée : ça marche!

Performance Électro-Acrylique
C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs. Le musicien devient instrumentiste visuel. Le peintre devient percussionniste pictural.

Bande annonce : projet Électro-Acrylique

dimanche 23 décembre 2012

PEA - Premiers tests

Premiers tests

Les premiers tests sont surprenants. Je ne m'attendais pas à grand-chose en branchant les premiers micro-capteurs derrière la toile. Il n'y avait ni ordinateur, ni synthétiseur, ni séquenceur, ni modulateur, (alouette!). Simplement quelques micro-capteurs entrés dans une console et des écouteurs. C'est tout!
Mais le simple fait de jouer avec l'assignation de chaque micro sur la plage stéréo et le passage du pinceau sec frottant la surface rêche de la toile a immédiatement généré un son étrange et puissant, sorte de microscope sonore observant de la surface de lin. Chaque mini aspérité y était magnifiée. J'ai pu créer des sons de machine en y ajoutant des mouvements syncopés et percussifs.

Je vais devoir penser autant en tant que peintre qu'en tant que percussionniste. Je ne sais pas jusqu'où je devrais "jouer" ma peinture ou simplement initier des sons et des formes qui seront reprit en séquences par DJ Pfreud. Il m'a avoué que de gérer le tout en direct serait un sacré défi. Mais toute l'expérience est un défi et une inconnue totale tant qu'on n'a pas plongé en se lançant dans une première performance.

J'ai hâte de commencer!

Performance Électro-Acrylique
C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs. Le musicien devient instrumentiste visuel. Le peintre devient percussionniste pictural.

Bande annonce : projet Électro-Acrylique

vendredi 21 décembre 2012

PEA - Le chevalet branché

Le chevalet - 4e partie

Le nouveau chevalet est terminé et déjà branché. Premiers tests. Ça marche! Et tellement bien, qu'il n'est plus nécessaire de mettre les capteurs directement sur la surface arrière de la toile! Du fait que la toile soit isolée du chevalet et maintenue fermement sur les coussins de caoutchouc, le faux cadre transmet parfaitement les impulsions du pinceau aux capteurs. Il s'agit aussi de la qualité et la sensibilité de ces deux nouveaux capteurs, qui permettent de capter les moindres détails percussifs.

J'ai très hâte de commencer les tests avec DJ Pfreud. J'ai hâte de voir comment on va réagir et interagir ensemble.

Mais il est clair pour moi qu'il ne s'agira pas de peinture comme je la connais. Loin de là. La rythmique devient un élément capital. Je vais donc devoir "jouer" de la peinture!

Performance Électro-Acrylique
C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs. Le musicien devient instrumentiste visuel. Le peintre devient percussionniste pictural.

Bande annonce : projet Électro-Acrylique

mardi 18 décembre 2012

PEA - Le chevalet électro

Le chevalet - 3e partie

Le montage est finalisé, la quincaillerie exulte! La phase électro s'en vient. Et c'est là que l'on va voir si cela fonctionne vraiment.

Mais je dois avoué que j'ai fait le contraire du design conceptualisé : ce fut un "work in progress". ça ne me tentait pas vraiment de complètement dessiner et coter par mesures un plan précis. J'avais plus besoin de toucher la matière, se tester avec les matériaux et d'échafauder des concepts selon les pièces que je trouvais. Je suis parti de morceau de bois, que bribes de quincaillerie et hop, j'ai commencé à couper et percer. Mais le but était de ne pas se tromper. Une impro sans erreur possible, car je ne voulais ni perdre de bois, ni percer pour rien.

Alors ça ma pris peut-être un peu plus de temps car j'ai progressivement visualisé les étapes suivantes et optimisé le concept. Je ne dis pas que si je recommençais je modifiais quelques détails, mais dans l'ensemble, il serait sensiblement le même.

Performance Électro-Acrylique
C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs. Le musicien devient instrumentiste visuel. Le peintre devient percussionniste pictural.

Bande annonce : projet Électro-Acrylique

dimanche 16 décembre 2012

L'atelier

La coque est terminée. Maintenant, il faut que je m'attaque à l'intérieur. Isolation, électricité, finition... Tout en gardant un style épuré et convivial, inspirant et créatif. Ça va vraiment être un espace créatif, autant pour de furieuses que de sereines créations. J'ai hâte de tout peindre en blanc.

Étrangement, sitôt que mon vieux chevalet est entré, pour des raisons de manque d'espace ailleurs, il a imposé son aura d'art profondément ancrée dans l’essence de son bois sec aux senteurs du passé de nombreux peintres. Lui qui m'a toujours parut immense, avait l'air parfaitement adapté au lieu. Bientôt, il va revivre car, à part les sorties pour les performances ou les expositions, il n'était pas dans mon atelier, le plafond étant trop bas pour l'accueillir. Il ne manquait que quelques pouces, mais je ne l'aurais coupé pour rien au monde. J'avais déjà pris soin de le restaurer et le renforcer pour lui donner une nouvelle vie. Dans ce nouvel atelier, il va enfin donner tout son potentiel.Au fait, il vient de trouver son nom : Le maître

Il côtoiera le nouveau chevalet conçu spécialement pour le projet Électro-Acrylique. D’ailleurs, ce nouvel atelier permettra d'expérimenter et de pratiquer ce projet, avec Dj Pfreud.

vendredi 14 décembre 2012

PEA - Se dépasser

Bon. Le but de l’exercice est de se dépasser. Il y a la démarche. Il y a la technique. Mais avant tout c’est de vouloir essayer de nouveaux trucs, de s’éclater à expérimenter et à innover.
Sitôt la recherche de ce projet amorcée, on y a vu un potentiel de versions possibles : en duo d’artistes, tel un face à face créatif, en quatuor, avec un alchimiste rythmique et créateur vidéaste, ou même avec plus d’artistes interactifs… Pourquoi pas? On pourrait « grossir l’affaire ».

Mais bon, on va commencer par la base : le duo interactif. Ce qui va déjà nous donner assez de fil à retordre.

Performance Électro-Acrylique
C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs. Le musicien devient instrumentiste visuel. Le peintre devient percussionniste pictural.

Bande annonce : projet Électro-Acrylique

lundi 10 décembre 2012

PEA - Le chevalet prend forme

Le chevalet - 2e partie

J’ai l’impression d’avoir amassé les pièces d’un meuble Ikea. D’un côté du bois, de l’autre de la quincaillerie dans des petits sacs. Sauf qu’ici, pas de plan dessiné simple à suivre. Le plan est dans ma tête. L’ensemble et les détails ont été mûrement visualisés.

Il ne restait que l’étape de la confrontation des matériaux. Durant près de deux heures chez Rona-Réno ou Chépluquois, j’ai mis en réel ma vision virtuelle. Chaque pièce est évaluée et le concept évolue et se modifie sensiblement car je découvre des pièces qui sont plus adaptées au projet.

J’ai hâte de commencer l’assemblage. Ce chevalet va être un outil sur mesure parfait pour le projet Électro-Acrylique!

Performance Électro-Acrylique
C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs. Le musicien devient instrumentiste visuel. Le peintre devient percussionniste pictural.

Bande annonce : projet Électro-Acrylique

samedi 8 décembre 2012

PEA - Premier contact

Ça y est! Premier contact avec Frédéric Laurier alias DJ Pfreud. Fred est un designer sonore. Il conçoit et réalise des trames et des univers sonores pour des films, des émissions et des publicités pour le Boogie Studio, à Montréal.

« Depuis plus de 8 ans, Frédéric est concepteur sonore et mixeur tant dans le domaine de la pub que celui de la télévision et du cinéma. On notera au passage son travail sur les films "Grande Ourse - La clé des possibles" et Nitro.

Comparé à un canif suisse, il est reconnu par sa grande aptitude à sculpter les sons d'une façon très originale et détaillée. Il est aussi reconnu pour sa grande aptitude à la recherche musicale. Ce qui s'explique par le fait qu'il est DJ à ses heures depuis une quinzaine d'années. »

Source Boogie Studio

Le projet l’intéresse vraiment. Le défi est de taille. Mais sa curiosité et son esprit créatif sont clairement stimulés par ce projet.
Il va faire quelques tests de logiciels et d’échantillonnages, de son côté. De mon côté, je continue mes propres tests de prise de son et de mouvements.
Puis nous nous commencerons les "Jams" exploratoires!

Notre première rencontre s’est vite transformée en « Brainstorm ». Tellement d’idées ont surgit, qu’il va falloir fonctionner étape par étape et valider chaque progression vers ce qu’on pourrait appeler une sorte d’improvisation contrôlée, afin de définir notre niveau de communication, notre « langage » interactif.

Le défi est technologique aussi. Dans un premier temps, nous nous contenterons de canaux stéréos afin de transmettre les impulsions de la toile vers ses machines. Plus tard, nous assignerons certains capteurs à des canaux spécifiques, afin de contrôler certaines zones sonores ou séquences préenregistrées. Les possibilités sont légion et il n’en tient qu’à nous de les exploiter adéquatement.

Nous avons parlé aussi du fait que d’autres collaborateurs pourraient se joindre à nous, tels qu’un vidéaste qui pourrait faire de l’édition vidéo en direct afin d’augmenter l’aspect visuel de la performance. Un autre « bidouilleur » électronique pourrait aussi prendre part au spectacle pour s’occuper par exemple, spécifiquement des rythmes ou des enveloppes.

À suivre.

Performance Électro-Acrylique
C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs. Le musicien devient instrumentiste visuel. Le peintre devient percussionniste pictural.

Bande annonce : projet Électro-Acrylique

jeudi 6 décembre 2012

PEA - Le chevalet

Le chevalet - 1ère partie

Je dois maintenant m’atteler à construire un chevalet spécialement conçu pour les performances du projet Électro-Acrylique. Il ne s’agit plus simplement de soutenir une toile. Il faut la maintenir fermement, assez solidement pour absorber les coups percussifs. Et surtout faire en sorte que la toile vibre, mais pas le chevalet. Il faut isoler la toile de son support. Le chevalet doit aussi être hyper-stable. Bref c’est un projet en soi, un défi de design très intéressant.
Le bois est de mise pour ce projet. Le chêne ou le pin? Le pin absorbera mieux les vibrations, mais le chêne sera plus rigide et solide. Oh, et puis il y aura peut-être plusieurs versions de ce chevalet. Commençons par le 1.0 : en pin.

Jusqu'à présent, pour les performances, j'ai utilisé un chevalet ancestral qui me venait d'une famille amie de ma famille... tous des peintres! C'est un monstre gigantesque, massif et magnifique que j'ai restauré et solidifié pour mes besoins. Il est fantastique en spectacle. Seul hic : il ne rentre pas dans mon atelier actuel!! Et il est si imposant qu'il n'est pas facile à transporter. Le bois, de très bonne qualité, est séché avec les années et étrangement, ce chevalet n'est pas si pesant. Mais un successeur s'impose, répondant au défi technologique du projet Électro-Acrylique.

Il faut donc que son successeur en soit digne! Car j'ai le plus grand respect pour ce vénérable chevalet qui a traversé le temps sur plusieurs générations tout en restant debout et fier.

Le successeur devra être "pliable" autant que possible, sans faiblir sur sa stabilité et sa rigidité. Ou peut-être même montable et démontable en quelques "clics and snaps".

À suivre!

Performance Électro-Acrylique
C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs. Le musicien devient instrumentiste visuel. Le peintre devient percussionniste pictural.

Bande annonce : projet Électro-Acrylique

mercredi 5 décembre 2012

PEA - Projet Électro-Acrylique



Projet : Électro-acrylique
Performance multi-médium.
Un peintre, un musicien, une osmose visuelle et sonore.


"Le coup de pinceau a un son.

Le son a une forme. 
La forme a une image."

Performance :

C'est une performance de création picturale et sonore en direct dans une osmose artistique complète. Une oeuvre globale se forgeant par l'interaction de deux médiums inter-reliés physiquement par des capteurs et des récepteurs.

Technique :

À l’endos de la toile de 4’ par 6’ se trouvent une multitude de capteurs.

Le peintre crée une oeuvre. Se faisant, les micros captent le passage du pinceau sur la toile et les vibrations du canevas selon l'intensité de la pulsion créative. Les premiers sons, ainsi générés, sont récupérés par le musicien qui les module, les transforme et les organise en séquences afin de former une trame sonore de fond qui lui servira à son tour de canevas virtuel pour créer une oeuvre musicale. En réciprocité, la composition musicale va directement influencer la composition picturale. Il se créer alors une sorte d'effet rétroactif de Larsen (feedback). On ne sait plus qui influence qui. Les deux oeuvres se bâtissent par rapport à l'autre pour n'en former qu'une le temps de la performance.

On tente ainsi de créer une osmose parfaite entre les deux arts et les deux artistes. L’un n’est plus seulement musicien, puisqu’il influence directement le geste du peintre. L’autre n’est plus seulement peintre, puisqu’il génère des sons et des séquences.
Le musicien devient instrumentiste visuel.
Le peintre devient percussionniste pictural.

Le musicien : Fréderic Laurier alias DJ Pfreud
Concepteur sonore chez Boogie Studio. Depuis plus de 8 ans, Frédéric est concepteur sonore et mixeur tant dans le domaine de la pub que celui de la télévision et du cinéma. On notera au passage son travail sur les films "Grande Ourse - La clé des possibles" et "Nitro".

Comparé à un canif suisse, il est reconnu par sa grande aptitude à sculpter les sons d'une façon très originale et détaillée. Il est aussi reconnu pour sa grande aptitude à la recherche musicale. Ce qui s'explique par le fait qu'il est DJ à ses heures depuis une quinzaine d'années.

Source : Boogie Studio

Démarche :

Observation de la rencontre et de l'interaction possible du "High-tech" et du "Low-tech"Le "High-tech" est ici évidemment représenté par l'électro-acoustique. Le "Low-tech", ce sont les pinceaux et la toile de lin.

Nous avançons inexorablement dans un monde "High-tech" pour, en grande partie, de bonnes raisons. Parallèlement à cela, il y a un mouvement, une conscience, une réaction, un désir de retour vers une approche plus "Low-tech" de notre environnement et de notre quotidien. Le "High-tech" et le "Low-tech" sont-ils de deux façons d'appréhender notre manière de vivre? Faut-il choisir son camp? Faut-il d’ailleurs inéluctablement compartimenter nos modes de fonctionnement, classifier et étiqueter ce que nous sommes selon ce que nous employons comme forme de fonctionnement?

Cette performance tente de démontrer que non seulement ces deux univers peuvent co-exister, mais ils peuvent se fondre en un mouvement enrichit de l'un et de l'autre en décloisonnant l'un et l'autre par cette inter-relation physique et créative.

Sous-démarche :

C'est une sorte de métissage artistique basé sur l'interactivité de deux formes d'art complètement différentes de prime abord, mais qui sont fondamentalement jumelles dans leur processus créatif. La musique, tout comme la peinture, se travaille par couches successives et par la mise en place dans un espace, qu'il soit bi ou multi-dimensionnel, d'éléments distincts qui forment un ensemble dans une recherche constante d'équilibre.

Habituellement, un peintre tente de commencer, modeler et finaliser une image, or ici, il se peut que cette dernière change radicalement durant le processus. Il en est de même pour le musicien qui d'ordinaire tente de structurer et composer une pièce selon des préceptes identifiables.

Mais ici, dans le cadre de cette performance, il y a une part d'inconnu dans ce qui va se passer durant le processus. L'empirisme même de l'expérience peut générer des surprises, autant du point de vue du peintre que du musicien. C'est un décloisonnement du modus operandi artistique individuel qui oblige chaque artiste à explorer et découvrir de son art appliqué sur une toute autre forme créative. Cela va au-delà de la simple performance d'improvisation où d'ordinaire on se base sur ses outils, son expérience et ses références premières afin de, malgré tout, contrôler la situation. Ici, les deux artistes devront se laisser aller et se libérer de leurs réflexes créatifs. La part de risque est plus grande.

Blog du Projet Électro-Acrylique :
http://projetelectroacrylique.blogspot.ca/