mardi 30 septembre 2008

Coupures



On en parle partout et on s'indigne des coupures du gouvernement fédéral Conservateur dans les programmes de subvention du domaine culturel. On en parle partout et on veut supporter les artistes, comédiens, metteurs en scène, sculpteurs, cinéastes, et autres. On en parle partout et on souligne le fait qu'il est important de préserver et stimuler notre culture, qu'il est important que des oeuvres d'art puissent voir le jour, que des artistes puissent s'exprimer. On en parle partout et on parle de toiles, de sculptures, de romans, de films, de pièces de théâtre. C'est bien.

Mais nulle part ai-je entendu qu'au-delà du constat matériel d'une oeuvre artistique, l'art est avant tout un moyen de penser, de réfléchir, de se questionner, d'évoluer, d'apprendre, de comprendre, de partager. Au-delà du fait que l'industrie artistique représente près de 7% du PIB, qu'elle emploi plusieurs millions de personnes, que pour 1 dollar investi, il en génère 11, personne ne parle qu'un peuple, s'il n'est pas nourri par l'art, d'une manière ou d'une autre, se meure intellectuellement et de façon certaine.

L'art et l'éducation sont le fondement d'une société en santé, physiquement, intellectuellement et financièrement.
Mon vote ne sera plus un vote pour le "moins pire" parti lorsque l'un d'entre eux aura mis en priorité ces deux bases que je crois essentielles et dont tout le reste découle.
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dimanche 28 septembre 2008

8 expositions et 1 film



UNE SAISON AVEC
FLORISTELLA STEPHANI
ET THIERRY VERNET

8 EXPOSITIONS ET 1 FILM
DU 28 NOVEMBRE 2OO8
AU 3O JUIN 2OO9
Toutes les informations sur le site
http://thierry-vernet.org

jeudi 25 septembre 2008

Thierry Vernet et Floristella Stephani



Le site des peintres Thierry Vernet et Floristella Stephani existe enfin. Les oeuvres de ces deux peintres vont enfin pouvoir rencontrer un large public.

http://thierry-vernet.org/

illustrateur Thierry Vernet (1927-1993) est un peintre et illustrateur genevois établi à Paris, compagnon de route de Nicolas Bouvier.

«Le grand péril que courent les peintres vieillissants est d'échanger leurs sensations contre leurs idées.

Buvant un café ce matin à la terrasse de la Vielleuse, je réalisais combien la faculté de se livrer à une totale sensorialité contribuait au bonheur d'exister. La matité du journal que je lisais, le lisse-droit de la table de marbre, les variations thermiques, entre "le fond de l'air", la chaleur du café, la température intermédiaire du sucre que j'y trempais, l'odeur du café, celle des arbres mouillés ce matin, l'asphalte arrosé à la fois noir-brillant et odorant-frais. Après le poli de la poignée de la porte du métro, l'odeur composite des voyageurs jointe aux couleurs variées de leurs costumes, la remontée de la température, tous ces éléments dont je suis conscient, que je goûte, provoquent une heureuse ébriété. Je pourrais les énumérer sans fin.

Il va sans dire que toutes ces harmoniques sensorielles tournoient et enrichissent l'acte central de prise de possession du monde, qui est, pour un peintre, de le regarder. Pas de le voir mais de le regarder attentivement. Je ne pense pas que, par exemple, le lion dans sa savane ou le condor sur sa montagne soient de grands dépressifs. Parce que sous leur lourde paupière à demi soulevée on apercevrait la lentille brûlante de leur objectif grand-angle à quoi rien n'échappe, qui leur assure leur présence dans la présence du monde, leur densité, leur unité.

Les peintres jouissent d'un bien grand bonheur d'avoir pour vocation de regarder le monde. Et pourtant c'est offert à chacun. Il suffit de s'y mettre. Non pour réaliser de jolis tableaux et dessins à mettre sous verre dans la salle à manger, mais simplement pour augmenter de façon considérable le bonheur d'être né. Rien n'y aide plus que le dessin, ou le regard en vue du dessin. Cela demande de l'attention, mais guère de temps, ça peut se faire partout. Dessiner c'est braver les rapports qui existent entre les choses. Il s'établit alors une relation entre les choses et l'observateur qui, du coup, sort de lui-même. Tolstoï écrivait que "la psychose est le paroxysme de l'égoïsme". On comprend ce qu'il voulait dire par là, dans ce langage qui sent sa longitude. Le dessin n'est pas, ou pas seulement, un acte d'appropriation, mais surtout un acte d'adhésion, de reconnaissance de l'extérieur à soi-même. Je reconnais, dans la maladie, le danger d'enlever ses lunettes, d'adhérer au flou reposant, de perdre le monde.

Mais alors je regarde : la distance entre la cafetière et le sucrier. Combien de fois le sucrier rentrerait dans cette distance. Je regarde cette dame en veste rouge sur fond d'immeuble gris. L'autobus passe derrière elle : rapport nouveau du rouge et du vert, puis un véhicule de la poste jaune citron. Nouveau rapport de couleur. Cette dame se demande ce que je regarde, je change de sujet d'observation de crainte de me faire gifler. A regret parce que je n'avais pas épuisé cette mine. Pas encore observé l'aplomb du géranium sur la fenêtre d'au-dessus. Car le plaisir naît de l'observation des aplombs et des niveaux. Quand l'apprenti renâcle à l'usage du niveau et du fil à plomb que lui conseille son maître, il ne sait ce dont il se prive ! A quoi il faut ajouter le bonheur de la sélection des couleurs : s'exercer à ne voir que ce qui est rouge, ou bleu, ou jaune, etc... Vraiment pas de quoi s'ennuyer à une terrasse de bistrot (ni dans un lit d'hôpital). Regarder est un jeu hautement amusant, du plus utile, indispensable à qui ressent la nécessité de s'accrocher à la rambarde sur le pont du navire en perdition sur lequel nous sommes embarqués.»

Thierry Vernet - Paris, septembre 1993

Thierry Vernet: "Peindre, écrire, Chemin faisant" (correspondance envoyée au jour le jour à sa famille pendant son voyage avec Nicolas Bouvier en 1953-54, de la Yougoslavie à l'Afghanistan dans leur petite Fiat Topolino), illustré par Thierry Vernet, précédé de "Transcender le présent", par Richard Aeschlimann, et "Voyager en peignant" par Nicolas Bouvier. 710 pages. Editions L'Age d'homme, Lausanne, 2006

  • Dans la vapeur blanche du soleil : les photographies de Nicolas Bouvier ; Nicolas Bouvier; Thierry Vernet; Pierre Starobinski; Éditeur : Genève : Zoe, 1999. (OCLC 42629321)
  • L'Usage du monde : récit ; Nicolas Bouvier; Thierry Vernet; Paris : Editions La Découverte, 1985. (OCLC 14172915)
  • Corymbe. ; Hilaire Theurillat; Thierry Vernet; Genève, P. Cailler, 1952. (OCLC 40745104)
  • Douze gravures de Thierry Vernet ; Thierry Vernet; Nicolas Bouvier; Genève : [chez les auteurs], 1951. (OCLC 81047530)
  • Thierry Vernet peintre ; Jan Laurens Siesling ; Paris : Somogy; Chexbres : Galerie Plexus, 2006. (OCLC 85829860)
  • Thierry Vernet : une visite d'atelier ; Jan Laurens Siesling; Thierry Vernet; Galerie Plexus (Chexbres); Chexbres : Maison des arts Plexus, [2000] (OCLC 82767582)

source Wikipédia

mercredi 10 septembre 2008

Catalogue Opus 2009



Catalogue Opus 2009

Après des mois de labeur, voici enfin que la gamme de vélos Opus 2009 sort au grand jour. C'est avec la présentation au salon
ExpoCycle 2008, en fin de semaine que cela est devenu officiel. En même temps, sortait le catalogue avec les magnifiques photos de Marc Dussault.
Pour avoir un avant goût, cliquer ici
Version PDF

lundi 8 septembre 2008

jeudi 4 septembre 2008

Expocycle 2008


agrandir l'image
Opus Maadh 1 09
www.opusbike.com


Je prépare, avec toute l'équipe d'Opus, pour cette fin de semaine, l'ExpoCycle 2008, à la Place Bonaventure.
En plus d'y présenter la nouvelle gamme 2009 de vélos Opus, je récidive cette année encore avec un cadre de vélo "art", cadre habillé d'une de mes toiles. Cette foi-ci, en fait, il s'agit d'un vélo entier, un vélo de montagne, le Maadh 1 09.

Je suis pas mal fier de toute la gamme 2009, particulièrement des nouveaux vélos de la série "Urbanista", le CERVIN et les CLASSICO homme et femme. Les détaillants vont enfin pouvoir les voir. Ah oui, c'est un salon professionnel qui n'est malheureusement pas ouvert au public. Mais les "Urbanista" doivent être livrés en magasin à partir de décembre!


Vois les voiles
acrylique sur toile - 1991 - 48
" x 36" (121,9cm x 91,4 cm)
série "Mécaniques" www.alec5.com

mardi 26 août 2008

Dessine-moi un vélo !

26 juillet 2008


Stéphane Le Beau .................................................. Alec Stephani

Dessine-moi un vélo !

Charles Meunier

C'est au Québec que l'on retrouve le plus de vélos par habitant au monde. Surpris ? Pourtant, il suffit d'observer le nombre de cyclistes et de tous âges qui se lancent à l'assaut des pistes cyclables et des routes qui sillonnent la campagne québécoise. Sans oublier les rues et les trottoirs des villes qu'un nombre toujours croissant d'adeptes parcourent sur des engins aux caractéristiques techniques et aux look variant à l'infini.

C'est sur ces deux aspects fondamentaux que planchent Stéphane Lebeau et Alec Stephani. Les deux designers créent des vélos urbains, de route, de montagne et de compétition. Si bien que leurs modèles ont porté leur entreprise, Opus, dans le peloton de tête des marques de vélos recherchés conçus et assemblés, pour la plupart, à Saint-Laurent.

« Les designers québécois de vélos, aux dires d'Alec Stephani, se comptent sur les doigts d'une seule main. » Mais comme le fait remarquer Stéphane Lebeau, « cela est appelé à changer ». Pourquoi ? Parce que l'industrie du vélo n'échappe pas à la mondialisation et à la concurrence qu'elle engendre. Celle de la Chine, notamment, est féroce. On y produit annuellement plus de 70 millions de bicyclettes.

Voilà pourquoi le tandem Stephani-Lebeau considère que pour se démarquer et assurer leur rentabilité, la qualité et l'esthétisme sont les meilleurs atouts des fabricants québécois. Ils doivent, et le temps presse, se forger une réputation qui leur permettra de conserver une longueur d'avance pour offrir partout dans le monde des vélos haut de gamme qui allient art et génie, design et mécanique, tout en offrant la meilleure performance au meilleur prix.

Coiffer les Chinois au fil d'arrivée est un défi de taille. Au cours des sept dernières années, la valeur des importations chinoises au Canada pour des vélos bas de gamme a triplé. Elle est passée de 32 à 93 millions de dollars. Durant la période 2000-2004, le nombre de vélos fabriqués au Canada est passé de 740 000 à 480 000. Cela donne une idée de la taille des enjeux.

Un passé garant du présent et de l'avenir

Alec Stephani, si l'on peut dire, est tombé dedans quand il était petit. Enfant, il dessinait toutes sortes d'engins. Plus tard, alors qu'il travaillait comme directeur artistique en publicité, il s'est intéressé, en autodidacte, aux véhicules sans moteur.

« J'ai participé, raconte-t-il, à plusieurs projets comme celui d'un sous-marin à propulsion humaine en collaboration avec l'École de technologie supérieure. Il va sans dire que lorsque l'on m'a proposé de dessiner des vélos, j'ai sauté sur l'occasion. »

Son collègue, Stéphane Lebeau détient une maîtrise en éducation physique et il est un fervent adepte du vélo de compétition. Depuis l'an dernier, il est champion du monde sur piste dans la catégorie des maîtres, titre obtenu en Australie. Tout récemment, il s'est mérité le titre de champion canadien contre-la-montre.

Il y a neuf ans, David Bowman, le grand patron de Outdoor Gear Canada qui produit la marque Opus, a demandé à Stéphane LeBeau d'écrire un article sur l'entraînement en vélo. Le texte a dû plaire puisqu'il a été engagé comme chef de projet. « Et quand en 2000, relate-t-il, l'idée de dessiner et de concevoir des vélos s'est concrétisée, j'ai été très heureux de faire partie de l'équipe. »

Comment expliquer que l'entreprise de fabrication de vélospour laquelle Alec et Stéphane travaillent mette autant l'accent sur le design ? Elle tire son origine de l'approche consommateur qu'elle privilégie. Alec Stephani explique : « Trois critères guident le designer et orientent le choix du consommateur lors de l'achat d'un vélo : l'allure, le poids et le prix. »

L'acheteur potentiel doit être séduit au premier coup d'oeil. « Nous vivons à une époque où le look revêt une grande importance. À qualité égale, on choisira le produit le plus attrayant. Voilà pourquoi, nous misons beaucoup sur l'esthétisme. » Ce qui ne veut pas dire que l'on néglige pour autant la qualité du châssis et des composantes mécaniques comme les roulements à billes, les dérailleurs, les matériaux comme le carbone ou le titane du cadre. Bien au contraire.

I1 existe de par le monde plusieurs concepteurs et fabricants de composantes mécaniques de très haute qualité. Inutile donc de réinventer la roue. « Si nous devions, de dire Alec Stephani, sourire en coin, mettre en marché un vélo "maison", on risquerait de passer à côté de notre client cible. Nous préférons utiliser des composantes provenant de Shimano ou de Campagnolo. Ce sont de grandes marques dont la réputation n'est plus à faire. »

Pour Stéphane LeBeau leur rôle de designer de vélos est clair. « Premièrement, dit-il, nous concevons des vélos avec des cadres et des fourches qui assurent la conduite que le cycliste recherche. Tout bon vélo qu'il soit destiné à la course ou à la ballade doit être à la fois stable et nerveux. Il doit aussi être performant quel que soit son usage. Notre seconde considération toujours en lien avec l'esthétisme c'est le poids. »

Et Alec Stephani de renchérir : « On ne fait pas que rouler avec un vélo, il faut aussi le transporter. Sans oublier qu'un vélo léger facilite les accélérations et les remontées. »

Leur recherche esthétique se fait dans les couleurs, le fini, les décalques et les textures qui sortent de l'ordinaire. L'entreprise vend aujourd'hui 25 fois plus de vélos qu'en 2000.

Designer de vélos : un parcours sinueux ?

Comment devient-on designer de vélos ? Alec et Stéphane n'en démordent pas. Pour devenir designer de vélo, il faut, au premier chef, être adepte de la bécane. C'est leur cas. Le vélo est le moyen de transport qu'ils utilisent quotidiennement pour se rendre au travail. Beau temps mauvais temps, ils testent leurs engins pour mieux connaître les besoins des cyclistes. Alec chevauche des vélos de ville. Stéphane, qui parcourt chaque année plus de 7000 kilomètres à des fins d'entraînement et de déplacement en ville, enfourche son Vivace dont il se sert aussi pour la compétition.

Pour Alec, l'amour du vélo ne suffit pas. « Pour faire ce métier, souligne-t-il, il faut être polyvalent, faire preuve de créativité, savoir s'adapter très vite aux changements, aux besoins des consommateurs et aux tendances du marché. »

Stéphane cite le parcours de Hugues Lapointe qui tout récemment à joint l'équipe. « Il est passé par l'école de design de l'Université de Montréal. Puis, il est venu en stage chez Opus. Nous l'avons gardé. On lui a confié le développement d'une nouvelle ligne de vélos pour enfants et la responsabilité de réaliser le catalogue de nos produits. Preuve que pour réussir dans ce métier la multidisciplinarité joue un rôle de premier plan. »

lundi 28 juillet 2008

Moins de toiles, plus de design.


Opus Cervin 09
(agrandir l'image)
photo : Marc Dussault

Moins de toiles, plus de design.
Vélo URBANISTA

C'est l'été. Je suis moins dans mon atelier, je ne peins presque pas. Honte sur moi! Mais je ne suis pas en reste de création. Je suis en pleine finalisation de la gamme de vélo Opus 2009 (51 modèles).

À ce titre, je me suis "payé la traite" cette année. La ligne est de plus en plus diversifiée : vélos de compétition de route, vélos de cyclosport, vélos de cyclocross, vélos de touring, vélos urbains performance et urbain confort, vélos de compétition montagne (simple et double suspensions), et surtout, deux petits nouveaux :
  • Un vélo multiservice, le CERVIN (image du haut). Inspiré des robustes vélos suisses, le Cervin est un vélo polyvalent, un navetteur au style... particulier. Un clin d'œil à mes origines helvétiques.
  • Un vélo classique, le CLASSICO (image du bas) d'inspiration hollandaise. Noir mat satiné.

Les vélos sympathiques

Comme la mission d'Opus a toujours été de "faire aimer le vélo et sa pratique en grand nombre, transmettre notre passion des belles machines et le plaisir d'un sport praticable à tous les niveaux", le concept de vélos “sympathiques” s’est alors naturellement imposé de lui-même.
À l'instar du design néo-classique que l'on peut observer dans le domaine automobile, j'ai voulu essayer de redéfinir le style de certains vélos d'antan qui ont marqué leur époque.

Ainsi, j'ai cherché à créer des vélos aux styles très définis, classiques et épurés, aux composants et matériaux très actuels (aluminium 6061 t6 et groupe Shimano), pouvant engendrer un coup de coeur autant chez l’amateur de vélo que chez le néophyte. Et comme aimer son vélo est aussi important qu'aimer sa pratique, les concepts de géométrie et de tenue de route des vélos urbains performants ont été incorporés à ces vélos, les rendant ainsi légers et extrêmement maniables.


Opus Classico 09
(agrandir l'image)
photo : Marc Dussault

samedi 26 juillet 2008

La Presse

Un article sur mon métier de designer de vélo est paru dans la Presse d'aujourd'hui, samedi 26 juillet, cahier carrière, page 1 et 2
Je n'ai pas encore le lien internet de la Presse... Je l'ajouterais sous peu.
En attendant :


Article de la Presse du samedi 26 juillet

jeudi 24 juillet 2008

S'afficher en grand! - suite


Le télégraphe - acrylique sur toile - 2006 - 36" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)
série "Formes noires"
www.alec5.com

S'afficher en grand!
depuis le 23 avril 07
sur la façade de l'usine de La Paysanne
2820 de la rue Ontario Est

Revitarue 2008
« La murale originale affichée sur le mur de l'usine de La Paysanne dans le cadre du projet Revitarue est demeurée exposée aussi longtemps que possible, mais le temps et les éléments ont finalement eu raison d’elle. Nous avons donc dû la retirer. Mais plutôt que de s’en départir nous avons préféré trouver une façon de la remettre en valeur.

Le projet consiste à isoler chacune des œuvres de la murale commune et à les afficher en divers lieux publics (mur d’un édifice) du quartier Sainte-Marie. L’intention est de créer un petit sentier artistique et de donner la meilleure visibilité à chacune des œuvres, une initiative qui n’est pas sans rappeler la Galerie Artevista.»

Société pour promouvoir les arts gigantesques
www.bainmathieu.ca

voir aussi
http://alecart.blogspot.com/search/label/affichage

mercredi 23 juillet 2008

Don



Saillie chaude
acrylique sur toile - 1990 - 24" x 48" (61,0 cm x 121,9 cm)

série "Surfaces" www.alec5.com


J'ai offert une toile à la Fondation De L'Art Pour La Guérison, créée par Earl Pinchuk et Gary Blair. Elle viens d'être installée dans le département d'orthopédie, au 1e étage du Centre Ambulatoire de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

voir aussi
http://alecart.blogspot.com/2007/11/lart-fait-du-bien.html
http://alecart.blogspot.com/2007/11/une-goutte-de-peinture-dans-un-ocan.html

La Fondation De L'Art Pour La Guérison
www.artforhealingfoundation.org

lundi 14 juillet 2008

Émanation mnémonique spontanée - suite 2


Continuité industrielle
acrylique sur toile - 2007 - 2 x 30" x 24" (76,2 cm x 61,0 cm)

série "Usines" www.alec5.com


Émanation mnémonique spontanée - suite 2

Ce qui semblait enfoui au plus sombre de ma mémoire, s'est avéré d'une richesse fuyante, impalpable, mais pourtant si présente. Des détails, çà et là, sortis subrepticement de je ne sais où, sans que j'en ai le contrôle, se sont mis à envahir mes synapses et mes neurones.
Émanation mnémonique de ma vie, d'autres vies, d'autres formes de vie?
Lorsque je parle d'autre forme de vie, il ne s'agit pas là de notion Darwinienne, mais de notion culturelle. À quel point peut-on, ne serait-ce que par empathie, saisir la diversité des différences de parcours de vie menant à l'architecture intellectuelle, sensorielle et culturelle d'autres personnes?

Lorsque ces émanations mnémoniques spontanées surgissent, surtout lors d'état de repos, de semi-sommeil, alors que le cerveau semble plus abandonné aux fluctuations erratiques des échanges de données, je me demande souvent si elles viennent de moi ou de quelqu'un d'autre, car elles me semble si différents de ce que je connais ou de ce j'ai connu.
Mais surtout, il m'est alors impossible d'en conscientiser parfaitement le contenu. Sitôt que je tente d'enregistrer plus clairement ces sortes de souvenirs, afin de mieux pouvoir les observer, ils perdent leur essence et leur sens.

Pourtant, à force d'exercer une certaine sensibilisation à l'expérience, je peux en saisir au moins la dimension multiple et riche qui suggère que si notre cerveau pouvait mieux gérer ces informations nous découvririons peut-être qu'une mémoire collective immense nous est transmise génétiquement, une bibliothèque de données, d'expériences et de savoir qui profiterait à tous à l'instar de l'internet. Mais à l'instar de l'internet aussi, ne serions-nous pas envahis alors d'une somme ingérable de données diverses et certainement, pour la plupart inopportunes?
Ok, je divague peut-être, mais je suis certain que chacun d'entre nous a déjà été surpris par des images qui peuvent ressembler à des souvenirs, mais qu'il est impossible de classer correctement dans notre propre vécu.

En fait, je parle d'image pour simplifier, mais il s'agit de bien plus que cela. C'est une impression visuelle, sensorielle, pouvant aussi inclure quelques fois une notion géographique, voire même temporelle. Bref, un amalgame flou qui nous transporte autant ailleurs qu'autrement.

Alors, lorsque je peins, j'essaie de trouver cet état d'apesanteur cérébrale, cette "flottance" de pensées afin de laisser remonter des éléments de mémoire beaucoup plus profonds, non contrôlés, qui jailliront sur la toile.
Le plus difficile est alors de ne pas interférer par un rationalisme organisationnel et esthétique. Il est essentiel de laisser l'image se former d'elle même, il est primordial que cette émanation soit le plus spontanée possible.
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dimanche 13 juillet 2008

Opus Maadh 09


agrandir l'image
Opus Maadh 09
www.opusbike.com

Pour la troisième année, j'ai l'occasion d'habiller le cadre du vélo de montagne Maadh d'Opus avec l'une de mes toiles. La technique se raffine. La reproduction par impression sur micro-pellicule est de plus en plus fine. Les couleurs sont fidèles.
Cet exercice de conjuguer mon art pictural avec le design de vélo est pour moi une expérience très stimulante, d'autant plus qu'elle transport le vélo dans un milieu qu'il lui est étranger. De voir un vélo exposé ailleurs que dans un magasin de sport est un moyen de sortir des sentiers battu (sans jeu de mots). Le fait d'avoir exposé le Maadh 2008 à la TOHU avait suscité de bonnes réactions. À tel point qu'au lieu d'en faire simplement un cadre vendu séparément, comme par les années précédentes, Opus a décidé d'en faire un vélo complet.

voir aussi :
http://alecart.blogspot.com/search/label/cadre%20d%27art



Vois les voiles
acrylique sur toile - 1991 - 48
" x 36" (121,9cm x 91,4 cm)
série "Mécaniques" www.alec5.com

vendredi 27 juin 2008

Site bilingue

Ça y est, mon site www.alec5.com est entièrement bilingue. Propagez la bonne nouvelle!!

That's it, my website www.alec5.com is fully bilingual. Spread the good news!

jeudi 26 juin 2008

Floristella Stephani et Thierry Vernet



Floristella Stephani et Thierry Vernet

Ma soeur, Ilona Stephani, est en train de monter une sorte de fondation, à Genève, pour Floristella Stephani et Thierry Vernet, couple de peintre (nos oncle et tante) aujourd'hui disparus, mais dont l'oeuvre, remarquable et multiple, suscite l'intérêt de nombreuses personnes.

Il y aura bientôt un site internet.
Voici le texte du communiqué :

l'Association "A la découverte de l'oeuvre des peintres Floristella Stephani et Thierry Vernet "
ADOP : FS – TV

Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance d'une association favorisant la découverte de l’oeuvre des peintres Floristella Stephani et Thierry Vernet.
Soucieux de les rendre leur oeuvre picturale et leur production d'écrits accessibles à tous, nous avons imaginé une série d'événements, un site et un film reflétant leur créativité et parcours de vie.
Notre premier engagement débutera le 27 novembre 2008 au musée Voltaire par la présentation des oeuvres des collections privées genevoises.

Pour soutenir ce projet nous serions très heureux de vous compter, si vous le souhaitez, parmi les membres de l'Association ADOP : FS-TV. Vous trouverez, en annexe, un bulletin de versement.
Afin de pouvoir vous informer au mieux de la suite des événements concernant Floristella et Thierry qui se dérouleront de novembre 2008 à avril 2009 et plus tard, merci de remplir le coupon-réponse ci-joint avec vos coordonnées ou celles de toute personne susceptible d'être intéressée.
Nous tenons à votre disposition les statuts de l'ADOP : FS - TV, ainsi que le dossier de demande de subventions, et sommes bien sûr à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

- cotisation annuelle ordinaire Frs 30.-
- cotisation annuelle de soutien Frs 200.--
- dons

contact : Sophie Lehmann-Vernet
sr.lehmann@bluewin.ch

"Utopie : je rêve de musées qui seraient au long des rues, comme certaines boucles des fleuves retiennent les épaves, de limpides foutoirs, dont le hasard seul, à peine aidé, serait l'organisateur. Là on connaîtrait ces rencontres flashantes, seules vraiment opérantes ".
-Thierry Vernet


En filigrane aux divers événements conçus cette saison nous aborderons les thèmes suivants :

Hommage rendu à l'oeuvre de Floristella Stephani et Thierry Vernet, à leur exploration de la vie.
Peindre : chacun d'eux avait l'intime conviction d'être né peintre, ils en ont exploré tous les aspects : production de gravures, d'aquarelles et d'huiles.
Voir : leur capacité à observer le monde tel qu'il est et initier le visiteur à ce regard est une grande force de leur oeuvre.
Vivre : confrontation quotidienne à la difficulté de créer en tant qu'artiste et les échafaudages pour y parvenir
L'Exil : issus tous les deux de familles bourgeoises genevoises, ils avaient tout ici pour créer en toute sérénité, alors pourquoi cet exil à Paris en 1958 ?
Thierry et Floristella : couple de peintres, leur amour est leur force, leur échange de lettres nous le confirme.

Exposition Pinacothèque des Eaux-Vives
Usage du Monde
de mi-janvier à mi-février 2009
Les dessins de "l'Usage du Monde"

Exposition Bibliothèque des Eaux-Vives
Maximes de peintres
février et mars 2009
Parcours sur les écrits des 2 peintres

Exposition Musée Voltaire
Les tableaux collections genevoises
28 novembre au 28 février 2009
Vernissage : 27 novembre 2008

Exposition Comédie de Genève
Peindre le vrai ou le faux
Mars – avril 2009
"Thierry Vernet" décorateur de théâtre

Mise en espace et en voix Temple St-Gervais
le Chemin de Croix
Du 6 au 9 avril 2009
peinture de Floristella Stephani

Pièce de Théâtre Compagnie des Ombres
Saynètes créées par Jérôme Richer
Février 2009
à partir des écrits de Floristella et Thierry. Interprétées par la comédienne Dominique Reymond (nièce de Thierry Vernet)

Projection du film Les cinémas Scalas
"22 Hospital Street"
Novembre et février 2009
en présence du réalisateur Christoph Kuhn

Travail de recherches Collège Nicolas Bouvier
Projets d' élèves sur l'oeuvre de Floristella et Thierry Vernet
Février – mars 2009

Exposition Librairie "Le Vent des Routes"
Exposition de photos
Février – mars 2009

Film Une palette à quatre mains
Création d'Hélène Faucherre

Site Internet DVD

Pièce de Théâtre Théâtre de la Comédie
Une pièce sur le couple créateur
2010
Jérôme Richer, Dominique Reymond, André Marcon

Certains événements étant encore en conception, certaines dates seront définitivement fixées au début de l'été.