mardi 17 août 2010

Le vélo

Bon! Il fallait bien que j'essaie dans l'autre sens. J'avais déjà mélangé mes toiles et le vélo en faisant des oeuvres directement sur des cadres de vélo monocoque carbone. C'est le projet ArtBike. Mais je n'avais jamais mis en scène un vélo sur une de mes toiles. Pourquoi? Parce que je trouve cela peut-être trop anecdotique. Quoiqu'en étant toujours à la limite de l'un et de l'autre, je travail plus dans l'abstraction que dans le figuratif. Mais comme le design de vélo prend une bonne partie de ma vie et de mon énergie depuis 10 ans, je me suis souvent dit qu'il serait peut-être intéressant de m'exprimer artistiquement sur le sujet. Je suis loin de faire ce que crée Taliah Lempert, prolifique artiste dont le sujet unique est justement la bicyclette.

À vrais dire, je n'ai pas beaucoup de temps à me consacrer à la peinture ces temps-ci. C'est la période la plus occupée de l'année chez Opus. Nous lançons dans quelques jours la nouvelle collection Opus 2011. Beaucoup de travail! J'ai terminé le catalogue qui, cette année, a demandé beaucoup plus de jus. Comme nous avons changé de photographe, je voulais faire les choses autrement : Depuis 10 ans, nous prenons les vélos en photo dans un studio. Cela donne les magnifiques photos de Marc Dussault avec qui je travail depuis... pfff! 12 ans? 15 ans? Je ne sais plus. Depuis mon ancienne vie en publicité.

Cette année c'est Rick Katigbak qui a assuré la prise de vue. Et comme, par égard aux deux photographes, je ne voulais pas qu'on les compare, j'ai pensé faire des prises de vue totalement différentes, en extérieure. "On va aller jouer dehors". Mais quelle logistique! Trouver des emplacements variés et prendre en photos près de 70 modèles, le transport, la météo... C'était tout un défi! Mais défi réussi! J'ai très hâte de montrer les nouveaux modèles et le catalogue!
En septembre, après le salon Expocycle, à la place Bonaventure, le catalogue 2011 sera en ligne.

Et donc, ma démarche dans tout cela? Mon intérêt pour les choses anciennes, pour les objets manufacturés du début de l'industrialisation me stimule plus que jamais. Paradoxalement, le fait d'être allé faire des repérages photo, en vélo, dans d'anciens quartiers industriels, m'a convaincu que je devais approfondir mon observation.
Il y a donc des choses dans ma tête qui, par ces temps trop occupés, germent et commencent à former la suite (logique) de "l'Émanation mnémonique spontanée". Un indice : Cette toile qui a émergé spontanément il y a plusieurs mois... À suivre!


Tuyaux de fonte 2
acrylique sur toile - 2009 - 36" x 24 " (
91,4 cm x 61,0 cm)
série "Hors série" www.alec5.com

dimanche 8 août 2010

The Gazette - Festival Mode & Design


Photograph by: (Dave Sidaway / THE GAZETTE)

Alec Stephani, riding his bike, is the designer of Opus Bicycles that are on display at the Festival Mode et Design fashion show along McGill College Ave. in Montreal on Wednesday, August 4, 2010.

Read more: www.montrealgazette.com/life/fashion-beauty

à lire aussi :
opusurbanista.blogspot.com retour sur le defile au fmdm
opusurbanista.blogspot.com angelo samuse sur la passerelle

lundi 2 août 2010

Des vélos d’ici marquent le monde de la mode et du design


Opus Jura Photo : Rick Katigbak rick@rksportsphoto.com

Opus Nuovella photo : Alec

Article de SENSATION MODE

Vélo OPUS s’associe à la dixième édition du Festival Mode & Design de Montréal

MONTRÉAL (Québec) – Le fabricant montréalais de vélos OPUS est fier d’appuyer le design québécois en participant à la dixième édition du Festival mode et design de Montréal. Le Festival, qui se déroulera du 4 au 7 août sur l’avenue McGill College, permettra à l’équipe d’OPUS de partager sa passion pour le design avec les 500 000 visiteurs attendus.
Afin de mettre de l’avant le côté design des vélos, Angelo Cadet, ambassadeur de la marque montréalaise, marchera à côté de son Zermatt lors du défilé « Highlight sur la semaine de mode de Montréal », au profit de la Fondation de la mode de Montréal et présenté par les vélos OPUS le 4 août à 18 h.

« Être heureux à vélo, c'est être entre terre et ciel, à une hauteur qui n'existe pas », déclare celui qui est tombé amoureux de cette marque tout aussi performante que stylée. « C’est génial d’avoir un vélo qui combine à la fois performance et design! ».

Les festivaliers pourront également parler design, art, culture et bicyclettes avec Alec Stephani, designer des vélos OPUS, entre 12 h et 14 h, et entre 16 h 30 et 22 h à chaque jour, durant la tenue du festival. En effet, OPUS sera présent tout au long du festival à l’Espace Design situé sur l’esplanade de la Place Ville-Marie.

« Nous sommes très fiers de nous associer au Festival mode et design de Montréal», affirme Alec Stephani, designer des vélos OPUS. « C’est pour nous l’occasion parfaite de partager notre vision du design avec des gens passionnés. Le design fait partie de ma vie quotidienne et ce sera un plaisir d’en discuter avec les festivaliers. »

Des vélos conçus pour la vie urbaine : design accrocheur et look d’enfer

Les vélos de la collection Urbanista, qui ont d’ailleurs séduit plusieurs personnes dont le designer Philippe Dubuc et l’animateur Angelo Cadet, affichent un design rétro et une âme écolo. Ces engins au look d’enfer offrent un maniement et une tenue de route impeccables. Simples et élégants, le Classico et le Cervin sont de véritables clins d’œil aux bicyclettes du siècle dernier, adaptés au mode de vie d’aujourd’hui.
Pratiques, robustes, munis d‘accessoires tout confort et de magnifiques poignées en cuir, le Classico et le Cervin séduiront les citadines résolues à éviter les bouchons de circulation et les pleins d’essence. Offerts à prix modeste, on peut même se permettre d’y ajouter un joli panier pour faire ses emplettes.

Mode de transport urbain par excellence, bon pour la santé et pour l’environnement, les vélos de la collection Urbanista permettent d’évoluer librement, du boulot au resto, tout en faisant tourner les têtes sur son passage.
Dessinés et assemblés au Québec, les vélos OPUS sont disponibles dans les boutiques spécialisées. Consultez le www.opusbike.com pour de plus amples informations.
Prix de détail suggéré : Collection Urbanista à partir de 545$$

Blogue Urbanista : http://opusurbanista.blogspot.com/
Blogue OPUS : http://opusbike.blogspot.com/

À propos d’Outdoor Gear Canada

Outdoor Gear Canada (OGC) a lancé la marque de vélos OPUS en 2001. OPUS compte aujourd’hui une gamme complète de vélos avec plus de 70 modèles. L’entreprise, fondée en 1978 à Montréal, est aussi distributeur exclusif d’une vingtaine de marques réputées de pièces et accessoires de vélo, dont les casques Bell et Giro, les accessoires Easton, les fourches à suspension Fox, les cadenas Kryptonite, les roues Mavic, des souliers et vêtements cyclistes, les systèmes d’hydratation Camelbak, les lubrifiants Finish Line et White Lightning, les supports à vélos Thule/SportRack, les pédales Speedplay ainsi que les pneus Vittoria/Geax.

Le siège social et l’entrepôt principal certifiés LEED (Argent) d’OGC sont situés à Montréal. OGC possède également un entrepôt à Vancouver. La compagnie compte 75 employés en plus de treize représentants des ventes à travers le pays. Pour obtenir plus de renseignements sur la société, visitez www.ogc.ca et www.opusbike.com.

vendredi 30 juillet 2010

Urbanista au Festival Mode & Design de Montréal



Je vais présenter les vélos Urbanista au Festival Mode & Design de Montréal, du 4 au 7 août de 12h à 14h, et de 17h à 21h, sur l'avenue McGill College, à Montréal, dans l'Espace Design.

Les vélos vont aussi participer au défilé "Hightlight sur la Semaine de mode de Montréal", le mercredi 4 août, à 18h, sur la scène principale, précédé par la "Marche des Urbanista", partant de l'Espace Design à la scène principale.

L'événement sur la page Facebook de Opus
http://www.facebook.com/event.php?eid=127583390619684&index=1

« Place au plus grand happening de mode en Amérique! Durant 5 jours, la prestigieuse Avenue McGill College revêt ses plus beaux atours afin de vous proposer défilés de mode, prestations musicales, expositions et événements spéciaux survoltant ralliant mode et musique. »

information : http://www.festivalmodedesign.com/defiles/single/specialevent/31

lundi 26 juillet 2010

Voyages en mer de Béring et en Antarctique


Ça y est, Ceska a publié quelques-uns de ses récits de voyages. A force de patience de convictions, certains, dont Francis Renevey de l'Atelier Nomade, lui-même aquarelliste, l'ont convaincu de montrer au public ses dessins et illustrations, ainsi que ses textes. Ceska est une artiste peintre genevoise ...dont je suis issu! Oui, oui, c'est ma mère!

Un livre d'artiste de 113 pages couleurs, au format 21 x 30 cm.
Plusieurs centaines d'aquarelles de voyage, complétées d'un texte vif et incisif qui nous fait revivre avec intensité le parcours de Ceska dans la mer de Béring, en Alaska et au travers des icebergs de l'Antarctique.
Tirage numéroté, signé. Édition limitée. Reliure artisanale cartonnée. Réservation recommandée : ateliernomade@hotmail.com


« Des troupeaux de rennes à l'infini... Bouffés par les moustiques. Un arrêt près d'un lac, une oasis de petits aulnes nains, un Lapon au pays des Saames nous propose un sauna réparateur dans sa cabane en rondins. C'était le premier voyage au Cap Nord, le soleil de minuit au-dessus du cercle polaire : la Finlande et la Norvège.

Trois décennies plus tard, même date. Un soleil plus blanc, un jour continuel avec variantes jaunes, toujours autant de moustiques et de maringouins... "N'oublier pas votre huile à mouches", nous a crié le portier en partant de l'hôtel à Montréal.

Deux jours et deux nuits de train à travers les forêts boréales, la Taïga, romantique de bouleaux. Puis, le paysage se pèle d'arbustes, se racornit : les lacs deviennent tanniques et tout s'épuise en mousses. lichens, névés sales et râpés.

Voilà la Baie d'Hudson, le quai de gare "Far West" et les ours blancs ne sont pas au rendez-vous! Le froid, oui. Cependant, dans la baie, les bélougas se montrent enjoués, élégants, vêtus de blanches incarnations polaires, mélodieux par leurs chants aquatiques aux refrains pélagiques.

De petits icebergs flottent en surface et l'air pique sérieusement... Mais nous sommes venus pour ça...
Et nous la voyons enfin, notre première Inuit, bien plantée dans ses bottes, dans sa large robe courte, son bébé dans la capuche, et un visage magnifique... Ça y est, le cercle polaire nous a repris... Les moustiques, les maringouins, le froid...»



http://ateliernomade.romandie.com/post/4463/198645

vendredi 16 juillet 2010

Peinture en direct - suite




Les façades harmoniques
acrylique sur toile - 2010 - 48" x 72" (121,9 cm x 182,9 cm)

série "Usines" www.alec5.com


Résultat d'une soirée de peinture en direct, avec deux groupes de rock progressif :
FINAL FLASH & A GRAND SCENE, Dans le cadre de Vitamine Art, exposition collective de 14 artistes
http://www.facebook.com/event.php?eid=120772794624905&ref=ts

Poussé par un mur de son compact et homogène (heureusement, j'avais des bouchons dans les oreilles pour atténuer les décibels), je me suis laissé emporter par le rock progressif de ces deux groupes.
Peindre sur une musique inconnue est un exercice que j'aime beaucoup. Surtout s'il s'agit d'un style que je n'ai pas l'habitude d'écouter. Cela pousse l'énergie créatrice dans des avenues imprévues et différentes. La composition de cette toile est ressortie plus "carrée". Probablement était-ce dû au fait que les musiciens étaient "tight" et que leurs compositions étaient très solides.
Merci à Stéphanie Laurin et Victor Varacalli de L'atelier toutes directions d'avoir organisé tout cela!

L'ATELIER art toutes directions...
1750 rue des Cascades, Saint-Hyacinthe. J2S 3J1
vitamineart@gmail.com

Dans le cadre de Vitamine Art, exposition collective de 14 artistes
http://www.facebook.com/event.php?eid=120772794624905&ref=ts

mercredi 7 juillet 2010

Peinture en direct


FINAL FLASH @ L'ATELIER art toutes directions

Le groupe de musique montréalais Final Flash sera en spectacle à L'ATELIER art toutes directions pour présenter leurs compositions. L'artiste peintre Alec réalisera une peinture en direct.
Coût d'entrée à la porte 10$(comprends une consommation)
Billets en prévente dès maintenant au coût de 10$ à L'Atelier art toutes directions.

www.myspace.com/final flash
L'ATELIER art toutes directions...
1750 rue des Cascades, Saint-Hyacinthe. J2S 3J1
Info: (450) 888-4191
vitamineart@gmail.com

Dans le cadre de Vitamine Art, exposition collective de 14 artistes
http://www.facebook.com/event.php?eid=120772794624905&ref=ts

mardi 6 juillet 2010

Rouages industriels


Rouages industriels
acrylique sur toile - 2009 - 24" x 36" (61,0 cm x 91,4 cm)

série "Usines" www.alec5.com

samedi 26 juin 2010

Peinture en direct

Je participerai à la peinture en directe dans le cadre de l'exposition collective Vitamine Art, à l'occasion de la vente-trottoir du centre ville de Sainte-Hyacinthe.
Vendredi 16 juillet

À partir de 10h am. Le soir il y aura des spectacles.

Vitamine Art
exposition collective + capsules vidéos
10 juin au 25 juillet 2010
vernissage le 10 juin de 17h à 21h
à L’ATELIER art toutes directions
1750B, rue des Cascades, Centre-ville de Saint-Hyacinthe.


« Il s'agit du week-end de la vente-trottoir à Saint-Hyacinthe, un gros évènement avec plus de 2000 passants par jour et tout les évènements de l'atelierc seront annoncés dans un journal de 14 000 lecteurs, en plus d'une couverture radio, etc... - Création en direct (dans la rue ou a l'atelier) - Diffusion ''officielle'' de votre capsule d'artiste + commentaire, répondre aux questions du public. - etc. » Source : Stéphanie Laurin
Coordonnatrice Vitamine Art
www.stephanielaurin.com
(514) 886 - 6240

mercredi 23 juin 2010

mardi 15 juin 2010

Capsule Vitamine Art



Alec - capsule Vitamine Art [HD] 5:21
version HD

Capsule vidéo réalisée par Stéphanie Laurin dans le cadre de l'exposition collective Vitamine Art présentée du 10 juin au 25 juillet à L'ATELIER art toutes directions.

samedi 12 juin 2010

Retour sur Vitamine Art

Quelques photos du vernissage de Vitamine Art.





Des capsules vidéos ont été diffusées lors du vernissage sur un mur d'écrans de télévision. Ce sont des entrevues d'artistes participants à cette exposition, réalisées par Stéphanie Laurin.
L'exposition se poursuit jusqu'au 25 juillet 2010.
Une performance en direct est prévue sous peu. À suivre...

mardi 8 juin 2010

L'accrochage est terminé!



Vitamine Art
exposition collective + capsules vidéos
10 juin au 25 juillet 2010
vernissage le 10 juin de 17h à 21h
à L’ATELIER art toutes directions
1750B, rue des Cascades, Centre-ville de Saint-Hyacinthe.

dimanche 16 mai 2010

Balades du BAC : La virée des ateliers



C'était pourtant mal parti. Journée grise, pluie en après midi, météorologues annonçant encore et encore de la pluie et peut-être même des orages pour la soirée... Il semblait clair que la Balade du BAC de ce vendredi serait annulée. Mais soudainement, vers 19h, le ciel s'est entièrement dégagé et l'appel d'une balade en vélo dans la fraîcheur du soir est devenu si présent que je me suis lancé sur la route. Compte tenu de l'heure avancée, il n'était plus question d'aller rejoindre le point de rendez-vous. Ayant fait la suggestion d'aller à la "Virée des ateliers", j'ai pensé pouvoir y rencontrer quelques baladeurs du BAC.

Le ciel était magnifique et la ville multicolore dans cette pénombre prénocturne.
Rouler, alors que l'air frais embaumait l'urbanité et la lumière de l'astre déclinait, était tout simplement extraordinaire, d'autant plus qu'il n'était même pas question, quinze minutes au préalable, que je sorte en vélo ce soir-là. J'avais d'autant plus un sentiment de liberté totale, ce qui me faisait pédaler d'un bon petit rythme constant. Et même si mon temps était compté, et que je déteste être en retard, le concept du "Slow Bike" a prit alors le dessus, tant ce que je voyais était beau : il a fallu que je m'arrête pour prendre un cliché (et c'est vraiment le cas de le dire) de la ville de lumière.

La "Virée des ateliers" est une excellente initiative basée sur l'idée des portes ouvertes. Ainsi, l'édifice Grover de la rue Parthenais, qui regroupe une multitude d'ateliers et de studios d'artistes et d'artisans, s'ouvrait pour quatre jours au public. On y retrouvait : des arts visuels, de la céramique, du design métal, de l'ébénisterie, de la gravure, de l'iconographie, de la joaillerie, de la mode, de la maroquinerie, de la peinture, de la sculpture, du tissage, et du verre. Pfiou! de quoi y passer des heures!
Malheureusement, il ne me restait que très peu de temps. Je suis donc allé voir des amis designers qui se spécialisent dans la confection de présentoirs, d'objets et de meubles en plaques d'acier, K-One. Pour l'occasion, ils avaient installé leur studio en confortable chambre à coucher dont la pièce maîtresse était, évidement, un immense lit de métal et de bois. J'ai trouvé mes deux compères, avachis, se reposant d'une intense journée de portes ouvertes.

Ils m'ont toutefois fait visiter un peu de ce qui restait d'ouvert. J'ai pu entre autre découvrir une artiste, Sylvie Lupien qui, de prime abord fait des toiles abstraites, soigneusement encadrées sous verre. Mais c'est lorsque l'on s'approche de l'image que le réel, brut et simple, se déclare sans artifice car il s'agit non pas de peinture, mais bien de photos. Sous la focale incisive et précise de son appareil, elle capture des images de plaques rouillées, de murs défraîchis et autres détails de surfaces qui nous échappent dans l'ensemble. Elle sait ainsi capté l'abstraction naturelle des choses.

En sortant de cet atelier, moi qui suis devenu complètement réfractaire à la moindre odeur de cigarette, a été happé par une senteur d'un excellent tabac de pipe. Elle appartenait à nulle autre que Dominique Engel, créateur patenteux s'il en est. Cet homme d'âge respectable, au faciès illustrant un certain vécu, sorte de Plume Latraverse du bricolage artistique, nous apostrophe en remarquant quelques points précis de nos propos. Il nous apporte alors son point de vue sur le traitement de surface d'un métal afin que celui-ci ne puisse plus s'oxyder.

À n'en pas douter, le Engel a une longue expérience sur la question. Une étrange et passionnante discussion s'entame alors en plein couloir. Le bonhomme s'exprime avec soin et précision tout en jurant sporadiquement. Il nous captive et nous séduit complètement. Il nous raconte aussi qu'il a fait de la télévision. Je me suis alors souvenu l'avoir vu dans une série d'émissions de défi de bricolage à Ztélé : La Patente.

La virée des ateliers étant maintenant fermée pour la soirée, j'ai laissé mes amis rentrer chez eux et j'ai repris mon fidèle vélo pour me diriger, à travers les petites rues tranquiles du Plateau, vers la galerie Articule où se donnait ce soir-là, la finale de l'exposition "Hospitalité 2 : peu à peu, une vue d’ensemble". Il s'agissait d'une performance. Mais je suis arrivée après les faits. Il restait pas mal de monde et j'ai pu parler avec l'une des artistes de la soirée, Claudia Fancello.
Elle paraissait très contente de son expérience. Les initiateurs de la série d'expositions "Hospitalité", Sylvie Lachance et Richard Ducharme étaient eux aussi de la partie.
Soudainement, sous l'égide de Claudia, qui est également danseuse et chorégraphe, Richard Ducharme s'est essayé à une forme de "Brake Dance". Belle performance spontanée! De quoi donner des leçons aux jeunes timides que nous semblions être alors.

La soirée s'est poursuivie et terminée au Billy Kun. Par chance, je dirais, car en sortant de là, nous nous sommes aperçus qu'il avait finalement plu. En fait, il y avait de sévères orages, mais nous n'avons ni entendu ni vu quoi que ce soit.

Mon retour s'est fait dans un calme d'après pluie, et j'ai béni mes garde-boues, qui faisant en sorte que je n'apercevais même pas du degré de détrempage de l'asphalte.

Somme toute, une soirée complètement improvisée. Mais n'est-ce pas là l'essence même des balades du BAC?


photos : Alec
photo de l'Édifice Groover : www.culturemontreal.ca
photo de Dominique Engel : AlienTv.org

Pour en savoir plus sur les Balades du BAC :
www.opusurbanista.blogspot.com

mercredi 12 mai 2010

Balades du BAC : Résonnances numériques

Montréal regorge d'activités culturelles, certaines très médiatisées, d'autres beaucoup plus "underground". Jusque-là, rien de très différent des grandes métropoles comme Berlin, Londres, New York et tant d'autres. Mais ce qui pourrait différencier Montréal de toutes ces grandes villes foisonnantes d'art et de culture, c'est le numérique.
Montréal est devenu sans conteste la capitale de l'imagerie numérique et du son électronique. "Capitale Mondiale" ont dit certains. Tant mieux!
Avec, entre autres, ses festivals Mutek (musique) et Elektra (audio-visuel), ses entreprises d'animation numérique pour le cinéma ou la télévision, ses créations de logiciels et de jeux vidéo, ses essaims de programmeurs d'applications pour iPod, iPhone et iPad, Montréal s'est placé à l'avant-scène de l'image et du son de synthèse.

À la dernière Balade du BAC (Bicycles, Art et Culture), Sylvie Laplante nous a emmenés à l'Usine C, l'un des hauts lieux de représentation du festival Elektra, onzième édition.
Arrivés dans cette ancienne usine restaurée en centre multi-artistique, dont on a conservé l'emblématique cheminée de briques rouges, nous sommes entrés dans la grande salle principale, sorte d'immense hangar de béton et d'acier plongé dans une relative noirceur cérémoniale, dominée par un non moins gigantesque écran blanc lumineux couvrant l'ensemble du quatrième mur.

Là nous attendait Blake Carrington (non, non, rien à voir avec Dynasty, heureusement!!) au séquenceur et analyseur vidéo-numérique. Dans un grondement synthétique profond, simulant les sonoritées de grandes orgues, une image radiographique et fantomatique d'un plan architectural d'une cathédrale gothique s'est progressivement affichée, structurée, déstructurée, tout en noir sur cet écran blanc envahissant. Le plan cathédrale se faisait balayer, analyser, scanner horizontalement, générant ainsi des sons et des fréquences, suivant le canevas même de son dessin. Plus les structures étaient massives, plus les sons se faisaient amples, graves et forts. Par variation de filtres et d'oscillation, Blake Carrington se servait de l'image évanescente pour générer un thème musical monocorde et pourtant polyphonique, fait d'infra-basses et de sur-aiguës, absolument hypnotisant.

C'est alors que tout le sacré d'une cathédrale, tout le mystique du gothique, tout le "magnificat" du numérique s'est imposé dans toute la salle de l'Usine C et certainement aussi dans les esprits des gens présents. On se serait cru dans une des scènes de 1984, lorsque le visage de Big Brother, démesurément projeté sur grand écran, illumine les nombreux regards éberlués et blafards de l'assistance. C'était véritablement envoûtant, épeurant et magnifique à la fois!

Suite à cette performance, il nous a été proposé plusieurs projections numériques des plus folles et captivantes. Je n'avais jamais vu de traitements numériques aussi avancés et créatifs, bien au-delà de ce qu'Hollywood peut générer en termes d'images de synthèse et d'effets spéciaux. Mais je laisse Sylvie Laflame, dans son article "Balades du BAC : ELEKTRA II" mieux nous expliquer la nature de ses projections et qui sont les artistes qui ont créé ses oeuvres.

Reprenant nos vélos, nous nous sommes laissé pour la soirée sur ses images impressionnantes dans tous les sens du terme.
La fin de soirée était plus que fraîche, mais après cette expérience audio-visuelle, je me suis senti comme un microprocesseur à qui on offre un vent de fraîcheur pour mieux fonctionner.
C'est alors qu'en pédalant sur le chemin du retour, je me suis aperçu que je ne regardais plus les choses de la même façon. Les couleurs, les formes, les sons, tout me semblait pouvoir maintenant s'intégrer numériquement à ce que je venais de voir et de vivre.

En m'engageant sur le pont Jacques Cartier, les ombres portées des milliers de barreaux du garde-fou, ainsi que les massives structures du pont sont devenues autant de séquences rythmiques visuelles et sonores, autant de fréquences et d'harmoniques composant une sorte de "loop" cadencé. On aurait pu filmer cette enfilade métallique à perte de vue tel une partition binaire et y faire correspondre des sons numériques engendrés par les intervalles lumineux que ces barres grises sur fond de nuit transmettaient. La fréquence et la couleur de l'éclairage au tungstène y étaient aussi pour quelque choses. Peut-être était-ce aussi dû à mon état de fatigue ce soir-là, au rythme régulier de pédalage sur ce long trajet de piste cyclable surplombant l'eau, a l'oxygénation et à la résonance de ce que venait de voir et d'entendre, mais cette traversée du fleuve fut littéralement... numérique!

- Photos : Alec
- Image du film 1984 (Nineteen Eighty-Four) film britannique réalisé par Michael Radford en 1984 d'après le roman de George Orwell (1948)
- Image de Inject v.02 de
Herman Kolgen, présenté au Festival Elektra II, image tirée du site de l'artiste.

Pour en savoir plus sur les Balades du BAC :
www.opusurbanista.blogspot.com

jeudi 6 mai 2010

La Foire d'art contemporain de Saint-Lambert


photos et montage : Marcel Renaud


Des images de la La Foire d'art contemporain de Saint-Lambert qui a regroupé une vingtaine d'artistes le weekend du 30 avril 2010 à l'Espace Création, organisé par Dominique Payette, Sophie Dionne et Marcel Renaud


photo : Marcel Renaud