La valve rougeacrylique sur toile - 2011
36" x 24 (91,4 cm x 61,0 cm)
série " Métal"
www.alec5.com
Engrenages déphasés
Le maître cyclindre
Fleur de laiton










En fin de semaine c'était la Foire d'art Contemporain de Saint-Lambert, la deuxième édition. Encore une fois le vernissage était bondé d'amateurs d'art de tout genre, de notables de la ville dont le maire, de personnalités politiques (nous sommes en élection fédérale...) et d'enfants couraillant çà et là. L'ambiance était vraiment vibrante et chaleureuse.
D'ordinaire, les vernissages ont leur part de vin et de petites bouchées et d'amuses-gueules génériques qui se font rapidement dévorer. À croire même que certains ne viennent à de tels évènements que pour cela. Mais cette fois-ci je dois dire que cela en valait vraiment le détour. La présence du fameux Max Dubois et de ses savoureux fromages de l'Échoppe des fromages et les bouchées surprenantes, créatives et inventives du chef du restaurant Primi Piatti, deux institutions s'il en est de Saint-Lambert ont ajouté un "quelque-chose" d'unique à cette fête d'art.
Pour ma part, c'est encore une fois une expérience particulière, une rencontre avec le public. Je suis chaque fois surpris en bien de la perceptions des gens face à ma peinture. Je m'étonne de leur analyse souvent tellement juste. C'est à croire que mon travail commence à parler de lui-même. Le message passe. Les gens me parlent de temps, de calme, de réflexion, d'observation d'une époque passée... Ils me parlent de mon brossé, qui les étonne. Plus habitués à voir des toiles "couverte" de peintre, quelque-fois proche du bas relief, ils s'interrogent sur ma technique. Je leur explique que, loin d'avoir voulu développer consciemment cette façon de peindre, j'ai tendance à brosser, sur-brosser et essuyer mes toiles, ce qui leur donne un aspect si lisse.
Cette année, Dominique m'a offert une place de choix, un espace libre, dégagé où j'ai pu installer et mettre en valeur mes toiles. Je suis content de cette présentation.






Je participerai à nouveau à La foire d’art contemporain (FAC) de Saint-Lambert
P, comme Pompe
Le robinet


J'ai montré cette toile sitôt sortie de l'atelier. Une amie à fait la remarque que cela lui faisait penser à la peinture d'Edward Hopper, peintre américain des années 30. Il y a effectivement un fondu qui peut faire penser à la technique de Hopper, mais comme ajoutait mon amie, on est loin des thèmes de Hopper. Mais a y repensé, la composition de cette toile me rappel les illustrations et la vision des designers modernistes des années 30. J'ai donc intitulé cette toile "Hopper mécanique. Merci Fabienne!
En ce qui concerne "la valve", c'est un peu la suite de l'observation de "Tuyau de fonte 2". Cette lumière m'attire. Il s'agit du détail de tuyauterie de mon système de chauffage qui, au pied de la cage d'escalier, bénéficie de la lumière naturelle d'un puits de lumière. Cette partie de la maison me fait penser aux ateliers de grands peintres, espace baigné de lumière naturelle et diffuse. Je m'assois souvent sur la dernière marche et m'empreigne de cette pâleur du jour, de cette lumière verticale et du claire obscur qui en résulte. C'est probablement pour assouvir le fantasme d'avoir un tel atelier que je peins cette lumière.
Je ne sais pas encore si j'aime cette toile. Va-t-elle survivre ou être recyclée comme bon nombre avant elle? Elle fait partie d'un nouveau processus que je ne maîtrise pas encore. Il faut encore une fois que je me libère d'un certain contrôle de l'image.
Sitôt que je "contrôle", cela me semble plus "mou", mais lorsque la main et le geste se libèrent et que l'acte de peindre devient régit par l'instinct, alors là je sens que je touche quelque chose de plus juste.
Cette nouvelle série, m'oblige à sortir de ma zone de confort. Mais cette dernière toile ne me le montre pas. "La douille de lampe", "Engrenages" ou encore, "Tuyau de fonte 2" vont beaucoup plus dans le sens de cette libération factuelle. Je ne veux pas façonner une image. Je veux que ce soit l'image qui façonne mon geste. Je veux que l'objet de l'image me transmette son histoire et que je laisse de côté son interprétation visuelle au profit de son interprétation formelle et existentielle. Je veux qu'il me transmette son histoire, son usure du temps, sa résonance. Et c'est dans sa masse métallique que je compte trouver son essence. D'où le nom de cette série : "Métal".

En ce début d'année, il y a bien des changements dans ma vie. Entre autres, un nouveau bureau. Cela fait quinze ans que je travail dans un bureau commun, pour des questions de dynamique de création de design. Ce que j'appréciais beaucoup.



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| Photo d'étude |